Suite à son évasion le 28 décembre 2017, Houcine Arfa, par ses multiples sorties médiatiques, a réussi à décrédibiliser tout le système judiciaire malgache. Déclarant avoir soudoyé le ministre de la Justice, son directeur de cabinet, la procureure de la République par le truchement du chef de la brigade criminelle, les propos d’Houcine Arfa ont trouvé dans l’opinion publique un terrain très favorable pour déstabiliser la Justice malgache
Pourquoi le Procureur de la République d’Antananarivo n’a pas arrêté l’individu qui a tenté de la corrompre trois fois et a renvoyé le corrupteur vers le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice?
Dangereux criminel pour les uns, victime d’un complot au sommet de l’Etat pour les autres. Une affaire digne d’un roman d’espionnage. Avec un mystérieux «consultant», une prétendue tentative de coup d’Etat, des valises d’argent liquide, des accusations de torture, une invraisemblable évasion et un imbroglio diplomatique. Un vrai scénario de cinéma. En attendant, «l’affaire Houcine Arfa» ne fait pas rire du tout les autorités malgaches, accusées d’avoir délibérément facilité l’évasion de ce Français considéré comme «l’ennemi public numéro un» et détenu depuis six mois dans les geôles du pays.
La justice française a indiqué aux autorités malgaches qu’elle donnait suite au mandat d’arrêt international émis le 4 janvier envers Houcine Arfa. Et à Madagascar, le Français Houcine Arfa, ancien proche de la présidence malgache, affirme avoir versé 70 000 euros à la ministre de la Justice et 30 000 au procureur pour son évasion.