Des magistrats, dont l’intégrité n’est pas le fort, s’évertuent à se mette à la place des juges de la HCC pour conclure que la déchéance est le seul et unique verdict qui doit être prononcé. On comprend mieux pourquoi la Justice marche sur la tête quand on voit le comportement de ces juges, qui, de par leur déontologie, sont tenus a priori par le devoir de réserve à l’image des officiers dans ce genre de situation. Que peut-on encore espérer des juges et de la Justice quand des magistrats affichent ostensiblement leur tendance politique et influencent leurs homologues d’une haute juridiction ?
En clair, la justice populaire traduit un manque de confiance de la population en la justice pour sanctionner les délinquants, car même si ces derniers sont appréhendés, ils ne sont pas forcément condamnés à cause de la corruption. De ce fait, les gens agissent eux-mêmes.
D'après le SECES, tant que la justice restera un terme vidé de son sens, !es Malgaches, réputés pour leur patience infinie, accules a la sédition, descendront toujours sur la place du 13 mai dans le dessein avoué de renverser le pouvoir en place, quel que soit le qualificatif attribue a leur mouvement (soulèvement, insurrection, coup d'Etat ...), que cela plaise ou non aux dirigeants, que cela vous plaise ou non, à vous autres de la prétendue communauté internationale.
D'après l'ancien vice-premier ministre, les magistrats à Madagascar, pour conserver leur poste et bénéficier de promotion, doivent se montrer conciliants.
Les opérateurs commencent à se regrouper pour exprimer leur ras-le-bol et réclamer le droit de travailler sereinement. Les citoyens exigent le droit de s’exprimer. Ils ne veulent plus subir le harcèlement administratif ou politique. En toute liberté et sans craindre pour leur sécurité. En tenant de tels propos, je n’ignore pas que je me mets sous le joug d’un Code de la Communication répressif habilement remanié qui réprime le droit fondamental à pouvoir s’exprimer. Il est certain que je m’expose.