Madagascar Ministère de la justice: Concours ENMG- : abrogation confirmée de la phase de présélection la gazette de la grande ile du 23 février 2018

Après la demande du Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) et l’exigence de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), concernant l’annulation de la phase de présélection du concours d’entrée en élève greffier et magistrat le 6 et 7 février derniers, pour cause de suspicion de corruption , madame la garde des Sceaux, ministre de la justice a fait une déclaration officielle hier matin sur la confirmation de l’abolition des deux concours dans le but de protéger l’intérêt des candidats et  pour sauver l’image du ministère. La transparence est ainsi de rigueur pour regagner la confiance de ses compatriotes. Les concours seront donc reportés de 3 à 4 semaines à la suite de ce communiqué.

Les concours seront  sous tutelle d’un nouveau haut responsable au niveau de l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG) pour éviter toute corruption et pour avoir des résultats intacts, telle est la solution proposée par la ministre lors de son affirmation. Par contre de la part de la Bureau Indépendant Anti-corruption (BIANCO), tout concours qui se passera  sur le territoire de Madagascar sera surveillé depuis la première épreuve jusqu’à la sortie du résultat. Cela veut dire qu’il adoptera la politique de l’emplacement de cameras de surveillance de la salle d’examen, à la salle de correction et enfin à la phase terminale pour la saisie des noms des meilleurs.

Il aura fallu l’intervention du SMM et de la CNIDH pour que les responsables prennent les mesures indispensables face aux rumeurs qui ont circulé. Nous avons encore un concours qui est en suspens, le concours des policiers qui n’est pas encore publié jusqu’à maintenant alors que l’article 26 du décret 2011-446 prévoit que : Pour un concours administratif à plusieurs phases, le délai maximum qui va de sa conception à la publication de ses résultats officiels, ne doit pas excéder 8 mois. ». BIANCO, ou en êtes-vous ?

Sylvia R.

 http://www.lagazette-madagascar.com/2018/02/23/ministere-de-justice-concours-enmg-greffiers-abrogation-confirmee-de-phase-de-preselection/

Madagascar les épreuves d’entrée à l’école nationale de la magistrature annulée expressmada du 23 fevrier 2018

Élise Alexandrine Rasolo a annoncé l’annulation des épreuves d’entrée à l’École nationale de la magistrature et du greffe à cause d’une suspicion de corruption. Coup de massue. Ce fut l’effet de l’annonce de la ministre de la Justice, Élise Alexandrine Rasolo, qui a déclaré hier, lors d’un point de presse à Faravohitra, l’annulation des épreuves de présélection et d’admissibilité à l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG). « Sont annulées les épreuves de présélection du 6 février 2018 pour les candidats au concours de recrutement des élève-magistrats et les épreuves d’admissibilité du 7 février 2018 pour les candidats au concours de recrutement des élève-greffiers », a-t-elle déclaré. Le but étant de garantir une légitimité plus grande du concours. Elle a invoqué comme raison de l’annulation des suspicions de corruption perpétrée par le directeur des affaires et de l’opération budgétaire de l’école. Ce sera au nouveau directeur des affaires financières de l’ENMG d’organiser de nouvelles épreuves qui doivent avoir lieu dans trois à quatre semaines. L’ancien directeur des affaires financières et de l’opération budgétaire de l’ENMG, quant à lui, sera poursuivi par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). Il a d’ailleurs déjà fait l’objet d’une enquête par ce bureau à propos d’un trafic d’influence autour du concours d’entrée à l’ENMG de cette année. D’après les informations, il « a pris la fuite » au moment où les enquêteurs allaient procéder à une perquisition. Existence de preuves Pourtant, contacté encore vendredi, le directeur de l’ENMG, Hugues Rajoelina, a déclaré qu’aucune annulation ne se produirait juste à cause d’une suspicion. « Il n’y aura ni annulation ni reprise du processus. C’est le Bianco qui soupçonne quelque chose, mais jusqu’ici, il n’y aucune preuve de fraude, de fuite de sujet ni de quoi que ce soit d’autres », a-t-il martelé. D’ailleurs, toujours selon lui, il n’y avait eu aucune perquisition à l’École, car « l’ordre a été annulé par celui qui l’a donné ». Le Bianco de son côté n’entend pas lâcher l’affaire de sitôt. Selon son directeur général, Jean Louis Andriamifidy, il existe des preuves qui permettraient de le poursuivre. « Nous ne pouvons pas divulguer quelles sont ces preuves, mais nous allons le poursuivre », a-t-il soutenu. Cela impliquerait qu’une poursuite pénale sera engagée à l’issue des enquêtes du Bianco. Du côté du ministère de la Justice, tout porte à croire qu’elle signera une autorisation de poursuite à l’égard de l’inculpé, étant donné que c’est le même ministère qui a l’a abrogé de cette fonction. Selon le directeur de la communication du ministère de la Justice, Jérémie Napou, ces épreuves seront réalisées sans trop de changement. « Les candidats garderont leur convocation et leur salle d’examen. Il leur faut juste présenter leur carte d’identité », a-t-il expliqué. Selon lui, la correction des dernières épreuves ne doit pas être très avancée. « Le ministère et le Bianco ont soupçonné de la corruption dans tout le processus. La demande du Syndicat des magistrats ajoutée à cela, nous avons décidé d’annuler toutes les épreuves », a-t-il expliqué. Il incombe ainsi au nouveau directeur des affaires financières de l’école d’organiser de nouvelles épreuves dans un délai de trois à quatre semaines, sans l’ajout d’autres candidats et avec de nouveaux sujets gardés secret jusqu’au jour de l’examen. Loïc Raveloson http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/concours-national-les-epreuves-dentree-a-lenmg-annulees/  

Madagascar – Concours de l’Ecole nationale de la magistrature annulée midi madagasikara du 23 févier 2018

D’après les explications, un nouveau concours sera organisé d’ici 3 à 4 semaines. Des hauts responsables de la Justice sont de nouveau dans la tourmente. Les suspicions de corruption autour du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature et de Greffe (ENMG) prennent un nouveau rebondissement. Hier, la ministre de la Justice, Rasolo Elise Alexandrine a convoqué la presse dans son bureau à Faravohitra pour annoncer l’annulation des épreuves de présélection du 6 février 2018 pour les candidats au concours de recrutement des élèves magistrats et les épreuves d’admissibilité du 7 février pour les candidats au concours de recrutement des élèves greffiers. Selon ses explications, « cette mesure a été prise dans le souci de préserver la fiabilité des résultats et pour éradiquer toute suspicion entourant le déroulement du concours ». Nul n’ignore pourtant que la Garde des Sceaux a cédé face aux pressions « trop fortes » qu’engendre cette affaire, de la part entre autres, du Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco), du Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) et de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) qui ont réclamé l’annulation pure et simple de ce concours. Rasolo Elise Alexandrine a aussi annoncé la dissolution du comité d’organisation du concours et la désignation de nouveaux membres qui organiseront de nouvelles épreuves d’ici 3 à 4 semaines. Pour sa part, Hugues Rajoelina, Directeur de l’ENMG a déclaré que le concours sera réorganisé avec les mêmes candidats. Il n’y aura donc pas de nouvelles inscriptions. En revanche, les centres d’examens et les heures pour les épreuves seront maintenus. Preuves irréfutables. Quoiqu’il en soit, bien malgré cette décision, le Bureau Indépendant Anti-Corruption persiste et signe dans le combat contre les malversations dans l’organisation des concours administratifs. Hier, le DG du Bianco, Jean Louis Andrimifidy a annoncé que l’enquête se poursuit du côté d’Ambohibao à propos des suspicions de corruption dans le cadre du concours d’entrée à l’ENMG. « Le dossier sera déféré au parquet de la Chaîne pénale dès que nous aurons fini notre travail », a-t-il annoncé. Une manière d’annoncer qu’Ambohibao ne fera pas machine arrière. D’ailleurs, selon ses dires, « les enquêteurs disposent de preuves irréfutables confirmant l’existence de corruption dans l’organisation de ce concours ». De son côté, la présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM), Fanirisoa Ernaivo affirme qu’ « un seul responsable ne peut pas organiser tout seul les malversations autour de cette affaire ». Une allusion au Directeur Administratif et Financier de l’ENMG qui a déjà été limogé lors du dernier Conseil des ministres. Le numéro Un du SMM estime en fait que d’autres hauts responsables pourraient aussi être impliqués. Pour l’assainissement du monde de la Justice, le SMM continue de mettre la pression sur les autorités concernées. « L’enquête doit aller jusqu’au bout et tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans cette affaire doivent être poursuivis devant la Justice », a martelé Fanirisoa Ernaivo. A noter que 1 800 candidats ont participé au concours de recrutement d’élèves magistrats et 2 000 candidats pour les élèves greffiers. Davis R   http://www.midi-madagasikara.mg/politique/2018/02/23/enmg-concours-annule/

Madagascar Soupçon de corruption à l’ENMG les épreuves de préselection annulées la verité du 23 fevrier 2018

Réveil en sursaut. Le ministère de la Justice est sorti de son silence hier à la suite de fortes suspicions de corruption aux examens officiels d’entrée à l’Ecole nationale de magistrature et des greffes. Au cours d’une conférence de presse, la ministre Elise Rasolo Alexandrine a annoncé que les épreuves de présélection effectuées le février dernier pour les élèves magistrats et les épreuves d’admissibilité du 7 février pour les élèves greffiers dont annulées. Une mesure prise ” dans le souci de préserver la fiabilité des résultats du concours et pour éradiquer toute suspicion entourant son déroulement “, selon les explications du ministère. De nouvelles épreuves seront organisées deux ou trois semaines. “Nous avons pris la décision pour que la confiance envers la Justice soit également préservée. Parce qu’il faut instaurer aussi un climat d’apaisement. Il a fallu remplacer des responsables chargés de ces concours d’admission au sein de l’école !”, a expliqué la Garde des Sceaux. Avant-hier, le directeur administratif et financier de l’ENMG pointé du doigt dans cette affaire a été limogé par le conseil des ministres. D’après toujours la ministre de la Justice, elle aurait immédiatement informé le Président de la République stôt que l’affaire a éclaté. “Nous n’avons pas cessé de convoquer des réunions afin de trouver les mesures à prendre”, a-t-elle continué. De son côté, Yves Hugues Rajoelina, le directeur de l’ENMG a précisé qu’il n’y aura de nouveaux candidats, les épreuves seront juste à refaire. “Ce qui fait qu’ils ne paieront plus de droits. Aucun changement aussi pour les centres d’examen et les convocations” a-t-il précisé. Toutefois, il a martelé que les andidats devront se prémunir toujours de leurs carte d’identité ainsi que de leurs anciennes convocations. Rappelons que 2000 cabdidats postulent pour être élèves greffiers tandis que 1800 autres apirent à devenir élèves magistrats. Des preuves accablantes Interrogé par les jounalistes sur le sujet, le directeur général du Bianco, Jean Louis Andriamifidy soutient que “nous disposons de preuves irréfutables, c’est pour cette raison que nous avons ouvert une enquête”. Des preuves qui semblent accabler le directeur administratif et financier de l’ENMG dont le limogeage n’est qu’une”formalité administrative” selon le DG du Bianco. Il insiste sur le fait que tous les responsables impliqués dans cette affaire de fraude et de coruption doivent être sanctionnés. A en croire toujours le numéro un d’Ambohibao, l’enquête sur cette affaire a déjà commencé et se poursuit. Une fois clôturé, le dossier sera remis entre les mains de la Chaîne pénale anti-corruption. SR

Madagascar La justice au banc des accusés express Madagascar du 23 février 2018

155e sur 180 pays. Il n’y a pas de quoi jubiler sur le classement de Madagascar publié par Transparency International à propos de l’Indice de la perception de la corruption. On a le rang que l’on mérite et pour une fois il est impossible de recourir à la corruption pour améliorer ce classement. Rien d’étonnant d’ailleurs, étant donné que pauvreté rime avec corruption. Les pays les plus corrompus occupent tous la queue du classement. Madagascar a perdu dix places par rapport à l’année dernière. Ce qui est tout à fait logique avec l’éclatement de plusieurs affaires liées à la corruption durant l’année 2017 qui ont défrayé la chronique. La plus grande est sans doute l’affaire Claudine Razaimamonjy relative à des détournements de deniers publics. Alors que la dame d’affaires était mise en détention préventive, l’intervention du ministre de la Justice de l’époque demandant sa remise en liberté a totalement décrédibilisé le système judiciaire. On attend la suite de cette affaire qui semble stagner alors que l’opinion publique attend le procès. Puis il y eut le scandale de la vente de la villa Elisabeth à Ivandry, domaine de l’ancien chef de l’État Albert Zafy cédé à un prix dérisoire à un promoteur immobilier véreux aujourd’hui traqué par la police. L’État a annulé la vente mais le mal est fait avec la signature des documents, dont l’acte de vente, par des responsables ministériels. La confection des cartes grises et permis soi-disant biométriques a également marqué l’année 2017 au chapitre des affaires douteuses. Une affaire de gros sous ou visiblement poussé par un besoin urgent de liquidité, on avait imposé un délai très court pour le remplacement de ces documents. Il fallait ainsi arriver à Ambohidahy des 20 heures du soir pour être sûr d’être reçu. Une fois le budget réuni, le délai a été plusieurs fois rallongé pour courir cette année. Mais au passage, les responsables ont le cynisme de déclarer que ce permis n’avait rien de biométrique et que pour ceux qui veulent conduire à l’étranger, il va encore falloir le changer. Cette fois il s’agit d’un permis anti-accident. L’octroi de visa a également subi un changement avec le recrutement d’une société privée pour percevoir les droits que l’on payait directe à l’État auparavant. Le classement de Transparency international ne pouvait mieux tomber. Il a été précédé par la publication des marchés publics en 2016 par l’ARMP. Des sommes pharaoniques y figuraient pour l’achat de marchandises dont la valeur a été multipliée par des millions de fois. L’État a allégué une erreur de saisie pour justifier l’énormité des montants. Ce qui n’explique qu’en partie les dépenses. Et la publication du classement de Transparency international coïncide avec l’annulation du concours d’entrée à l’École nationale de magistrature et de greffe pour suspicion de corruption dénoncée par plusieurs entités. Alors là, c’est très mal tombé. Il n’y a pas mieux comme preuve matérielle pour percevoir la corruption. Le concours d’entrée à l’ENMG a toujours été précédé d’une mauvaise réputation comme celui de la police ou de l’Enam où semble-t-il, il faut payer un pactole pour y entrer et procéder au recouvrement des frais une fois devenu haut fonctionnaire de l’État. Comment peut-on prétendre vouloir lutter contre la corruption dans la justice si dès le départ la moralité des magistrats et greffe laisse à désirer ? L’État doit ainsi redoubler d’efforts pour pouvoir renverser la tendance et concrétiser sa volonté de lutter contre la corruption. Il ne s’agit plus de tenir de beaux discours ni de se contenter d’intentions mais de passer aux actes. Par Sylvain Ranjalahy http://www.lexpressmada.com/blog/opinions/la-justice-au-banc-des-accuses/      

Les virements de 1.047.060 euros supposés illicites dans la plainte ont une contrepartie acceptés par RANARISON Tsilavo, le plaignant lui-même

Dans sa plainte avec demande d’arrestation du 20 juillet 2015, RANARISON Tsilavo, directeur exécutif de CONNECTIC jusqu’en septembre 2012, gérant fondateur CEO NEXTHOPE Madagascar, accuse Solo d’abus de bien sociaux (ABS) en virant sans contrepartie 1.047.060 euros de la société CONNECTIC vers la société française EMERGENT.alors que les preuves, provenant de trois tierces parties – RANARISON Tsilavo, douane française et le fournisseur WESTCON Africa – montrent que la contrepartie dépasse largement les virements de 3.663.933.565,79 ariary, soit environ 1.047.060 euro (d’après la plainte contre X avec constitution de partie civile, TGI de Paris, le 4 juillet 2017) :
  1.  RANARISON Tsilavo constate lui-même le 25 avril 2012 : 1.631.125 USD et 297.032 euros de matériels reçus de Solo (société EMERGENT),
  2.  la douane française constate que 1.415.430 euros de marchandises a été envoyé par la société française EMERGENT à la société CONNECTIC à Madagascar,
  3. la société WESTCON Africa  a facturé 1.288.099,70 USD de marchandises à la société française EMERGENT NETWORK avec comme adresse de livraison CONNECTIC Madagascar.
La valeur de la contrepartie est largement supérieure aux virements envoyés par CONNECTIC Madagascar à la société française EMERGENT NETWORK mais malgré cela Solo a été condamné pour abus de biens sociaux.
Monsieur ANDRIAMBOLOLO-NIVO en sa qualité de gérant de la société CONNECTIC, payait les factures d’EMERGENT NETWORK SYSTEMS, pour un montant total de 3.663.933.565,79 ariary, soit environ 1.047.060 euros Plainte contre X avec constitution de partie civile adressée au Doyen des Juges d’instruction Tribunal de grande instance de Paris, le 4 juillet 2017
Dans sa plainte avec demande d’arrestation déposée au Procureur Général près de la Cour d’Appel d’Antananarivo le 20 juillet 2015,on retrouve également le même montant de 3.663.933.565,79 ariary.
Soit au total le montant de 3.663.933.565,79 ariary suivant les attestations bancaires des transferts de la société CONNECTIC vers la société EMERGENT NETWORK SYSTEMS joints à la présente Plainte avec demande d’arrestation adressée et traitée par le Procureur Général de la Cour d’Appel d’Antananarivo le 20 juillet 2017
On peut donc dire en recoupant la plainte avec demande d’arrestation du 20 juillet 2015 déposée auprès du PGCA d’Antananarivo et celle déposée auprès du Doyens des juges d’instruction au Tribunal de Grande Instance de Paris que le montant des virements dits illicites envoyé par la société malgache CONNECTIC à la société EMERGENT NETWORK en France est de 3.663.933.565,79 ariary soit environ 1.047.060 euros. Les faits et les preuves sont têtus, par rapport aux virements qualifiés d’illicites par RANARISON Tsilavo d’un montant total de 1.047.060 euros envoyés par la société CONNECTIC Madagascar à la société EMERGENT.
On constate tout de suite que le montant des virements qualifiés d’illicites,1.047.060 euros, est largement inférieur avec le montant global des matériels envoyés à Madagascar chez CONNECTIC  :
  • 1 –  RANARISON Tsilavo constate lui-même le 25 avril 2012 : 1.631.125 USD et 297.032 euros de matériels reçus de Solo (société EMERGENT),
  • 2 – la douane française constate que 1.415.430 euros de marchandises a été envoyé par la société française EMERGENT à la société CONNECTIC à Madagascar,
  • 3 – la société WESTCON Africa  a facturé 1.288.099,70 USD de marchandises à la société française EMERGENT NETWORK avec comme adresse de livraison CONNECTIC Madagascar.
A vous de juger, avec les preuves écrites, provenant de tierces personnes, ci-dessous :

1 –  RANARISON Tsilavo constate lui-même le 25 avril 2012 : 1.631.125 USD et 297.032 euros de matériels reçus de la Mr Solo, la société française EMERGENT NETWORK,

Le  tableau “RECAPITULATIF ANNUEL DES ACHATS DES EQUIPEMENTS EFFECTUES PAR Mr SOLO” fait partie d’un e-mail envoyé par RANARISON Tsilavo le 25 avril 2012.    
 
  • 2 – la douane française constate que 1.415.430 euros de marchandises a été envoyé par la société française EMERGENT à la société CONNECTIC à Madagascar,

L’expéditeur dans ce dossier douanier est EMERGENT NETWORK SYSTEMS, 12 mail Rene Clair 91080 Courcouronnes, le destinataire est CONNECTIC Mada, 48 rue Havana, 101 Antananarivo, Madagascar lé déclarant est MIDEX SARL France, Aérogare Sud Orly fret 835, 94549 Orly aérogare Cedex.  
Dossier complet douanier françaises EX1 constatant les envois de Emergent à la société Connectic publié par  
  • 3 – la société WESTCON Africa  a facturé 1.288.099,70 USD de marchandises à la société française EMERGENT NETWORK avec comme adresse de livraison CONNECTIC Madagascar.

  • En 2009, la société WESTCON a facturé la société EMERGENT NETWORK pour 209.883,72 USD
  • En 2010, la société WESTCON a facturé la société EMERGENT NETWORK pour 499.209,42 USD
  • En 2011, la société WESTCON a facturé la société EMERGENT NETWORK pour 579.006,52 USD
Le détail de la facturation de WESTCON à EMERGENT NETWORK en 2009 avec toute la correspondance est comme suit  
Notes de la rédaction : RANARISON Tsilavo a déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile au Tribunal de grance instance de Paris le 4 juillet 2015. Il est clairement indiqué que le montant des virements internationaux envoyé par la société CONNECTIC à la société française EMERGENT NETWORK s’élève à 1.047.060 euros qui sera la base de comparaison.
Solo a été mis en mandat de dépôt le 29 juillet 2015, le jour de son départ en France et n’est libéré qu’au prononcé du verdit le 15 décembre 2015, soit cinq mois plus tard.

Magistrature : Le SMM réclame l’annulation du concours de l’ENMG midi madagasikara du 22 février 2018

Le Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) monte au créneau face aux polémiques autour de la suspicion de corruption durant le concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature et de Greffe (ENMG). Dans un communiqué publié hier, le SMM, se disant soucieux de préserver l’image de la Magistrature, rappelle que « la recherche de la dignité et de la crédibilité du corps est son but ultime et que pour ce faire, le SMM se sentait, se sent et se sentira toujours concerné par les éléments ou les informations tendant à discréditer ce corps, et ce, dès le recrutement des élèves qui seront les futurs magistrats de ce pays ». Aussi, le SMM, dans un souci de transparence et d’assainissement des concours, exige que les épreuves de sélection soient annulées et refaites et que l’équipe en charge de l’organisation soit dissoute et recomposée. En quelque sorte, le syndicat des magistrats réclame l’annulation pure et simple du dernier concours d’entrée à l’ENMG. Les Fanirisoa Ernaivo et consorts exigent également l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur cette affaire. « Que les investigations entreprises par le Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco) ne soient entravées par des interventions en haut lieu qui parviennent à notre connaissance », averti le SMM. Plaintes. L’étau se resserre sur le ministère de la Justice. Avant le SMM, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) et le Bianco ont également réclamé l’annulation du concours à la Magistrature. Face aux suspicions de corruption et de trafics d’influence, Ambohibao a déjà ouvert une enquête suite à de nombreuses plaintes reçues. La semaine dernière, une perquisition chez le Directeur Administratif et Financier de l’Ecole Nationale de la Magistrature et de Greffe a été annulée. Ce dernier aurait pris la fuite lorsqu’il a appris que l’équipe du Bianco allait perquisitionner chez lui. Ce haut responsable se trouve dans la tourmente suite à cette affaire. C’est certainement la raison pour laquelle il a été limogé durant le Conseil des ministres d’hier. Après l’ARFAGATE, voici que le département de la Justice est de nouveau cité dans une nouvelle affaire de corruption. Histoire à suivre. Davis R

Suspicion de corruption à l’ENMG les magistrats exigent une enquête la vérité du 22 février 2018

Les soupçons de corruption dans le cadre du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des greffes pour la session 2018 continuent de faire des vagues. Hier, ce fut au tour du Syndicat des Magistrats de Madagascar de fairepart de ses préoccupations par rapport à la fiabilité et la crédibilité de l’organisation dudit concours. « La Magistrature malagasy se veut être un corps d’élite dans l’administration publique. (…) Pour être digne de confiance, le magistrat doit avoir une bonne moralité dès son recrutement qui se fait généralement par concours national. Il va de soi donc que l’organisation de ce concours soit la plus parfaite possible », souligne le Smm. Le syndicat ne manque pas de rappeler la signature d’une convention qui rassemble l’Enmg, le Ministère de la Justice, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et le ministère de la Fonction Publique en de la transparence des concours. Sur cette lancée, le syndicat emboite le pas à la Commission nationale indépendante des droits de l’homme en demandant l’annulation des épreuves. Le Smm réclame aussi la dissolution de l’équipe d’organisation du concours ainsi que l’ouverture d’une enquête à l’interne et que les investigations menées par le Bianco ne soient entravées par des interventions en haut lieu. A l’issue d’une telle enquête, des têtes devraient normalement tomber. La nomination du Daf abrogée Rappelons que la Cnidh s’est déjà exprimée sur le sujet en se disant également préoccupée par la situation. La commission avait particulièrement rappelé que la méfiance envers les magistrats constitue la principale motivation des actes de vindicte populaire. La Cnidh avait également affirmé son soutien aux efforts du Bureau Indépendant Anti-corruption pour combattre les pratiques de corruption à l’entrée des grandes écoles de formation de fonctionnaires, et plus particulièrement au concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes. La Commission a ouvertement demandé que la session soit annulée si les suspicions de corruption sont avérées, et que les responsables, y compris les personnalités qui seront rendues coupables de pression pour l’admission des candidats, soient sanctionnés, et les sanctions rendues publiques. La Cnidh avait aussi interpellé le ministère de la justice ainsi que l’ensemble des responsables étatiques et les simples citoyens. En guise de réaction, la ministre de la justice, Elyse Rasolo, a limogé hier en conseil des ministres le directeur Administratif et financier et de la programmation budgétaire de l’école nationale de la magistrature et des greffes. Celui-ci dont la perquisition du domicile, demandée par le Bianco, aurait été stoppée nette par une décision venant en haut lieu. Ce limogeage signifie-t-il que la corruption s’est avérée au concours d’entrée à la magistrature ? Si tel est le cas, espérons que les mesures répressives ne se limitent pas à la mise en écart de ce hau responsable, considéré jusqu’à présent comme un bouc émissaire. Par contre, d’autres sources affirment que le concerné a plutôt démissionné, et ce depuis lundi, mais ce serait seulement hier que sa nomination a été abrogée. Recuellis pas S.R

Madagascar – Concours d’entrée à l’ENMG…: Retour à la case départ ? la gazette de la grande ile du 21 février 2018

Madagascar a participé au 30eme sommet de l’Union Africaine dont le thème portait sur la lutte contre la corruption, ce mot que l’on entend tout le temps, cette lutte qui est répétée à longueur de journée par les dirigeants malagasy à la manière de la méthode Coue, cette lutte contre la corruption qui en devient risible avec l’impunité ou les dossiers qui se terminent souvent en queue de poisson. Aujourd’hui, alors que le concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature et des greffes a regagné en crédibilité après les années noires dont particulièrement celles  de la période de transition sous Rajoelina et Razanamahasoa entraînant des réformes drastiques avec des verrouillages du concours et la mise en place de différentes étapes et différents jury, le concours est aujourd’hui de nouveau écorné avec des suspicions de corruption, or le milieu de la justice est celui qui est le plus décrié en terme de corruption. Il est facile de détruire et réduire à néant tous les efforts faits. Il est difficile par la suite de tout reconstruire. Face à ces histoires ou ces suspicions qui portent de nouveau atteinte à la crédibilité du concours d’entrée à l’ENMG,  une fois de plus la garde des sceaux se mure dans le silence. Elle sortira probablement de son mutisme plus tard comme elle l’a fait avec l’affaire Houcine Arfa, mais le mal est déjà fait. La crédibilité du concours est entachée par ces soupçons de corruption et on est plus ou moins sûr qu’il y aura dans ce cas défection des universitaires qui évitent comme la peste d’être mêlés à des histoires de corruption dans les concours d’entrée dans la fonction publique. Si la lutte contre la corruption était au menu lors du 30eme sommet de l’union africaine, chez nous les incantations de lutte contre la corruption sont au menu depuis longtemps! D.R. http://www.lagazette-madagascar.com/2018/02/21/concours-dentree-a-lenmg-retour-a-case-depart/

Affaire Houcine Arfa : les coupables ne sont pas ceux qu’on croit ! la gazette de la grande ile du 21 février 2018

Après les quelques révélations en malgache de Rinah Rakotomanga hier, il semble de plus en plus certain que les acteurs tournant autour de cette affaire Houcine Arfa se sont tellement fait des croche-pieds les uns les autre qu’il fallait bien trouver des boucs émissaires. Je parle au pluriel et non au singulier. De tous les noms qu’elle a cités dans son «droit de réponse»  -mais est-elle impliquée directement dans cette affaire, pour s’être arrogée ce droit ?-  il y a ceux de deux victimes qui sont devenus le centre d’une affaire qui n’a même pas sa raison d’être. Sauf pour éloigner tout le monde de la vérité. Et celle-ci n’est pas très jolie. Après la présentation que j’ai faite de Vonjy Todisoa Randriamaromanana (ICI), vous comprendrez que c’est un jeune homme qui est victime de trop d’étalages «techniques». Malheureusement, il est tombé sur des rapaces, très voraces mais qui ont un pouvoir entre les mains. Celui de conseillers spéciaux du président Hery Rajaonarimampianina. Des individus dont on parle peu, sinon pas du tout, alors qu’ils sont à la base même de cette «Arfagate», pour reprendre le terme de Rinah. En réalité, il faudrait plutôt tout recentrer et l’appeler l’affaire Hervé Rabe. Rappelez-vous, ce n’était pas sans raison que j’avais publié sa carte de visite (La Gazette de la Grande Ile du samedi 10 février 2018). Comme un tripode de caméra, ils sont trois derrière une machination digne de  Machiavel. Rinah Rakotomanga a donc révélé leurs noms hier. Il s’agit de Jaobarison Randrianarivony, Hervé Rabehanitriony et Willy Rakotomalala. Mais c’est le second qui constitue le cerveau, le maître d’œuvre de cette affaire mélangeant lutte de pouvoir et gros sous. La réalité est que le (trop) jeune Vonjy Todisoa a été obligé de porter plainte contre le «vazaha» Houcine Arfa. La réalité est que les conseillers devaient de l’argent, beaucoup d’argent à Vonjy, mais ils ne lui ont jamais répondu.  La réalité est qu’ils ont fait pression sur lui, d’une manière ou d’une autre et que cette histoire de dettes a rapidement été transformée en complot d’Etat par Hervé et Willy. Plaçant Houcine Arfa comme le grand méchant loup, vazaha en prime. L’implication directe de Jaobarison ne paraît pas, ici, mais il fait partie des magouilles de Sky One dont parle Vonjy lui-même. Ainsi, au lieu de répondre aux mails insistants de Vonjy, quant à ses sous (il parle de 70.000 USD), Hervé et Willy, bien cités par Rinah Rakotomanga vont alors utiliser, dans un premier temps, Me Christian Raoelina qui va vraiment jouer au grand méchant loup, lui, comme l’atteste les preuves que j’apporte. Après le Patrick du ministre des PTT, Nepatraike (une descente au domicile de ses parents «infructueuse et dévastatrice »), Me Raoelina Christian F. débarque à son tour dans la famille Randriamaromanana avec le lieutenant Zo et ses acolytes. Jusque-là, aucune trace d’Houcine Arfa. Mais c’est lorsque Vonjy annonce dans un mail qu’il va rencontrer le président et que «l’heure de vérité est absolue», qu’Herve Rabe (surtout) et Willy Rakoto vont mettre en branle un plan diabolique dans lequel le vazaha Houcine Arfa sera le bouc émissaire parfait. Pour l’heure, le moment n’est pas venu de vous faire savoir qui a présenté Arfa au président Hery. Mais sachez qu’une liste de personnes à éliminer, écrite, pourtant, de la main de Hervé Rabe a suffi à faire d’Houcine Arfa celui qui a été décrit jusque par la ministre de la justice: un mercenaire, un sniper, bref un tueur. Et cela la mayonnaise a si bien pris qu’une vitrine pare-balle a été utilisée à Mahamasina lors du défilé du 26 juin 2017. Mais comment le filoha Rajaonarimampianina peut-il gober tout ce que certains de ses conseillers lui racontent? La révélation de Rinah, hier, est véridique: Mbola Rajaonah, autre conseiller présidentiel, figure dans cette liste ! Pour l’heure, la place nous fait défaut et chaque chose en son temps. Du coup, en deux temps, trois mouvements, l’affaire Houcine Arfa est née. Je ne sais pas quelle sorte de pression pèse sur Vonjy, mais dans sa plainte contre Arfa pour «extorsion de fonds, menace de mort, usage de faux, usurpation de titre et de fonction», les noms de Hervé Rabehanitriony et Willy Rakotomalala ne figurent nulle part. De son côté, Me Haja Rakotoson, après la publication de mon dossier sur Vonjy (La Gazette de la Grande île du samedi 17 février 2018), est monté sur ses grands chevaux sur les réseaux sociaux. Or, à ce moment-là, je ne savais pas que Vonjy était son client. C’est lui qui s’est découvert tout seul et il devra désormais savoir que je ne suis pas un «simple journaliste». La question n’est pas de défendre ou pas un «vazaha» mais d’appliquer le vrai droit. Déjà le français utilisé dans l’objet de la plainte contre Houcine Arfa et contre X -tout de même- ferait tordre de rire n’importe quel juriste francophone de la planète. Mais plus encore, étant donné qu’il n’y avait que des témoins à charge dont des membres de la famille de Vonjy, cela pue le faux témoignage à plein nez. Le nom d’Houcine est (trop) souvent cité alors qu’il n’y a aucune preuve de sa présence physique. Comme si on parlait d’une légende qui tue. Ce qui est plus que bizarre, très étrange même. Par ailleurs, il ne faut surtout pas que Me Haja Rakotoson oublie ce qu’extranéité veut dire… Cette «plainte respectueuse» sera très rapidement démontée, argument par argument. Pour revenir à nos vrais moutons donc, Rinah Rakotomanga demande d’attendre «sagement», le procès du 9 mars 2018. Il n’y aura rien à attendre : Houcine Arfa, piégé par Hervé et Willy, devenu la brebis galeuse de choix (qu’ils ont cru et qu’ils pensent croire encore) verra sa condamnation confirmée. Ce qu’ils ne savent certainement pas, c’est que ce sera à partir de ce 9 mars 2018 que la justice française se mettra en branle. Et là, comme on dit : rira bien qui rira le dernier, la république française n’est pas une république bananière et sa justice est très indépendante. Alors? Ben que Rinah arrête avec sa manie de se prendre pour une journaliste d’investigation très informée. Surtout dans une affaire où à aucun moment son nom n’a été cité. Ensuite, que Me Haja Rakotoson ne croit pas que sa toge d’avocat le protègera contre la diffamation publique, révise son Droit et ne confond pas le Fihavanana avec la recherche de la justice. Allez à bon entendeur, salut les copains. Mais cette affaire Houcine Arfa est loin d’être close. Bien au contraire et le président Hery Rajaonarimampianina doit comprendre que ses ennemis ne sont pas ceux qu’on veut lui faire croire. Jeannot Ramambazafy