Silence radio au sein de la justice à propos de la double évasion des deux condamnés à perpétuité – La vérité du 23 mai 2019

Silence radio après l’évasion de deux dangereux criminels à la maison d’arrêt de Vohitany dans la commune de Gogogogo Ejeda à Ampanihy. Les réactions du ministère de la Justice ainsi que de l’administration pénitentiaire sont attendues après un transfert rocambolesque ayant permis l’évasion des deux détenus, mais ces derniers semblent fermer les yeux sur l’affaire. Alors qu’une forte suspicion de corruption carcérale saisit l’opinion publique qui attend la prise de mesures contre les magistrats ou les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire pouvant être mouillés dans cette histoire, l’indifférence semble totale. Il s’agit d’Alain Zaheraly Rostand et Eric Mario. Curieusement, les deux criminels ont été transférés de la maison de force de Tsiafahy vers la vieille maison d’arrêt presque non fonctionnelle et en état de délabrement à Ejeda. Vendredi, vers 15 heures, une délégation conduite par le directeur de l’administration pénitentiaire de la région Atsimo Andrefana allait les ramener à Tsiafahy, lorsqu’ils se sont échappés la nuit, vers 22 heures.   Seth Andriamarohasina

Corruption carcérale – aucune réaction dans le système judiciaire suite à l’évasion de deux condamnés à perpétuité – Expressmada du 23 mai 2019

Silence radio après l’évasion de deux dangereux criminels à la maison d’arrêt de Vohitany dans la commune de Gogogogo Ejeda à Ampanihy. Les réactions du ministère de la Justice ainsi que de l’administration pénitentiaire sont attendues après un transfert rocambolesque ayant permis l’évasion des deux détenus, mais ces derniers semblent fermer les yeux sur l’affaire. Alors qu’une forte suspicion de corruption carcérale saisit l’opinion publique qui attend la prise de mesures contre les magistrats ou les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire pouvant être mouillés dans cette histoire, l’indifférence semble totale. Il s’agit d’Alain Zaheraly Rostand et Eric Mario. Curieusement, les deux criminels ont été transférés de la maison de force de Tsiafahy vers la vieille maison d’arrêt presque non fonctionnelle et en état de délabrement à Ejeda. Vendredi, vers 15 heures, une délégation conduite par le directeur de l’administration pénitentiaire de la région Atsimo Andrefana allait les ramener à Tsiafahy, lorsqu’ils se sont échappés la nuit, vers 22 heures

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Transférés trois mois après leur condamnation à perpétuité de la maison de force de Tsiafahy, deux détenus se sont volatisés d’une prison près de leur domicile – Madagascar Tribune du 22 mai 2019

Un ressortissant indien impliqué dans le meurtre de Tinah, une jeune fille malgache de 23 ans, à Toliara au mois de décembre 2017 et un autre prisonnier, tous les deux condamnés à perpétuité pour le même crime, ont manqué à l’appel dans la prison de Vohitany, commune Ejeda, Toliara. Ce sont Alain Zaheraly Rostand alias Karana et Eric Mario alias Rambô. Le directeur général de l’administration pénitentiaire confirme que les prisonniers se sont bel et bien évadés de la prison. Il indique ne pas avoir de plus amples informations sur cette évasion suspecte. « Une enquête est actuellement en cours, menée par des enquêteurs diligentés par le ministre de la Justice », élude le premier responsable de cet établissement pénitentiaire. La constatation de l’évasion n’aurait eu lieu que vendredi dernier. Mais des témoins affirment que les prisonniers circulaient déjà librement dans la ville d’Ejeda quelques jours auparavant. Il se pourrait en effet qu’ils ont quitté la prison depuis un long moment. Les deux fugitifs étaient détenus à la maison de force de Tsiafahy après leur jugement. Après trois mois d’emprisonnement, ils ont été transférés à la maison centrale de Vohitany à Toliara à la demande de leur famille en dépit de la dénonciation d’une éventuelle manœuvre visant à les faire sortir de prison. Leur famille révélant que la prison où ils sont détenus, se trouvait à quelques kilomètres de leur domicile. Le ministre de la Justice, Jacques Randrianasolo a notamment fait savoir au mois d’avril que l’extorsion de fonds effectué par des agents pénitenciers de la prison de Tsiafahy à la famille du détenu indien serait à l’origine de son transfert dans cette maison centrale de Vohitany. Mais le directeur de l’établissement contestait cette accusation en lançant que cette question a déjà été débattue à plusieurs reprises et que des enquêtes auraient été menées, sans que les faits soient prouvés.

Madagascar, deux détenus condamnés à perpétuité se sont évadés après leur transfert dans une prison à ciel ouvert – Expressmada du 22 mai 2019

Deux criminels condamnés à la perpétuité détenus à Tsiafahy avant d’être transférés à la prison à ciel ouvert de Vohitany à Ejeda où ils se sont fait la malle. Une prison où le seul détenu est le pénitencier. C’est tout simplement une invitation à l’évasion. N’importe qui à leur place aurait profité de cette aubaine providentielle pour retrouver la liberté. On a beau affirmer que la Justice se refait une santé à travers la mise en place d’équipements de surveillance au tribunal ou des ateliers anti-corruption, preuve en est qu’il y a loin de la coupe aux lèvres Le fait d’extirper deux criminels qui ont assassiné une étudiante à Toliara en 2017 recèle déjà un fort relent de corruption étant donné que le transfert devrait relever d’une décision judiciaire bien argumenté. Quand on les envoie dans une prison à l’autre bout du pays sans toit ni loi, là la ficelle est trop grosse pour passer inaperçue.       C’est clair qu’il s’agit là d’une affaire impliquant de hautes autorités judiciaires. Coïncidence ou pas, il y a quelques semaines, le ministre de la Justice avait autorisé le transfert de détenus qui se sont dits victimes de racket des pénitenciers de Tsiafahy. Une affirmation démentie par le chef pénitencier de Tsiafahy qui rétorque avoir reçu l’ordre de libérer ces détenus. On ignore s’il s’agit des mêmes prisonniers. Dans tous les cas, le fait est gravissime et anéantit tous les efforts pour rétablir la notoriété de la Justice. On aura beau arrêter tous les auteurs de détournements publics, tous les trafiquants de bois précieux, tous les délinquants fiscaux, tous les réactionnaires, la crédibilité de la Justice restera très précaire avec ce genre de situation. Il est absolument impensable qu’il s’agit d’une petite combine entre les détenus et les pénitenciers étant donné qu’il fallait d’abord avoir l’autorisation de transfert. On comprend mieux pourquoi la justice populaire supplante la Justice des juges. Il faut se mettre à la place de la famille de la victime        pour comprendre l’envie suprême,  la tentation inexpugnable de vengeance et de pratiquer la loi du talion. Du moins si c’est possible étant donné que les criminels seraient déjà à l’étranger. On vient juste de constater leur disparition. Tout a été donc bien organisé depuis le début. Du transfert des détenus, à leur départ à l’étranger en passant par l’évasion. La Justice mettra du temps à se remettre dans le sens de la marche. On a eu de l’espoir avec les efforts entrepris par la ministre Vololona Harimisa Razafindrakoto pour  redorer  le blason de la Justice mais il semble qu’on fait plusieurs pas en arrière. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’une libération de criminel se passe depuis le début de l’année. On se souvient de l’élargissement d’un présumé patron de kidnapping emprisonné à Toamasina, candidat aux législatives. Un ordre d’en haut est venu pour enjoindre les pénitenciers de la prison d’Ambalatavoahangy de lui ouvrir les portes. Il aurait eu son billet d’avion pour Tana avant même sa sortie de prison. Aucune poursuite n’a eu lieu sur cette affaire. Cela risque encore d’être le cas cette fois ci à en juger les circonstances de l’évasion. Si tel n’était pas le cas l’État devrait sévir avec la dernière rigueur. Sinon il faut arrêter d’embobiner l’opinion avec la lutte contre la corruption et de tourner en bourrique la population alors que la corruption à perpétuité est désormais munie d’un décret.

les quatre candidats aux législatives en détention préventive demandent une autorisation de faire campagne – Midi MAdagasikara du mai

Les quatre candidats aux Législatives actuellement en prison ne seront pas encore autorisés à rencontrer les électeurs pendant les dix jours restants de la campagne électorale. Dix jours sont passés, les candidats aux Législatives du 27 Mai auront encore un peu plus d’une semaine pour mener leur campagne. Quelque part, on dénonce l’égalité de chances des candidats. En effet, les partisans des quatre candidats détenus en prison pour des affaires purement pénales crient à l’absence de cette égalité qui constitue pourtant selon eux , l’un des principes à respecter pour une élection juste et démocratique. D’après nos sources, ces quatre candidats dont deux à Tsaratanàna, un à Fandriana et un à Ifanadiana, sont jusqu’ici empêchés de mener leur campagne. Ils auraient négocié auprès de la CENI pour que celle-ci les autorise à descendre sur le terrain pour convaincre les électeurs, mais la négociation aurait échoué. La Commission Electorale Nationale Indépendante aurait évoqué le principe de la séparation des pouvoirs pour justifier qu’elle ne peut pas s’ingérer dans une affaire de justice. Les quatre candidats concernés auraient dû demander une liberté provisoire auprès des juridictions compétentes, s’ils voulaient jouir de leur liberté durant les 20 jours de la campagne électorale.

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CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY : Délit d’initié, autorité de la chose jugée…- La gazette DGI du 15 mai 2019

[perfectpullquote align=”full” bordertop=”false” cite=”” link=”” color=”” class=”” size=””]Le déficit de confiance envers la justice de notre pays de la part tous les justiciables riches à milliards (prompts à corrompre) et les simples gens presque toujours lésés à tort au profit des plus offrants dépend depuis belle lurette de deux réalités contradictoires qui s’affrontent inévitablement après chaque procès. L’intégrité sous la forte pression de l’argent de la corruption devient alors un véritable frein pour la mise en place de la bonne gouvernance et la lutte contre les mauvaise pratiques financières.[/perfectpullquote]   Malgré «le premier revers politique important » suite à l’avis défavorable de la Haute Cour Constitutionnelle, dans ces entretiens avec la presse, le président Andry Rajoelina reste et demeure confiant quant à la suite de son retour triomphal au pouvoir. Sans se laisser impressionner par les traîtrises ambiantes et les envieux des compagnons de campagne, toujours droit dans ses bottes il n’hésite pas à clamer haut et fort «Mon adversaire n’est pas tel ou tel responsable politique, mais la pauvreté dont souffrent les Malgaches. J’essaie de rassembler mon peuple dans cette lutte. Le reste, les animosités personnelles, les ambitions des uns et des autres, m’importe peu.(…) Parce que disait-il récemment à Emme Sari de Jeune Afrique « je me suis longuement préparé et, surtout, que j’ai appris de mes erreurs(…) Et qu’aussi «Madagascar est un grand pays avec un fort potentiel. Nous avons tout pour réussir et allons travailler avec le secteur privé, notamment au moyen de partenariats public-privé ». Or, sa détermination à s’atteler au développement de son pays se trouve confrontée à plusieurs facteurs de blocage. Le déficit de confiance envers la justice de notre pays de la part tous les justiciables riches à milliards (prompts à corrompre) et les simples gens presque toujours lésés à tort au profit des plus offrants dépend depuis belle lurette de deux réalités contradictoires qui s’affrontent inévitablement après chaque procès. L’intégrité sous la forte pression de l’argent de la corruption devient alors un véritable frein pour la mise en place de la bonne gouvernance et la lutte contre les mauvaise pratiques financières. Malgré la mobilisation générale des forces de sécurité du nord au sud de l’île avec les grands moyens très modernes, le contexte qui prévaut actuellement dans tout le pays, ne permet pas d’être optimiste quant à l’amélioration du climat socioéconomique de Madagascar. En cette période électorale surtout, personne ne semble avoir envie de respecter la loi, surtout quand les objectifs visés tournent autour de l’opportunité de se faire élire député par tous les moyens légaux ou pas. Il est maintenant fréquent dans les rédactions de la capitale de voir atterrir les plaintes et les doléances apeurés et désemparés de certains candidats victimes des abus d’autorité de la part des chefs hiérarchiques provinciaux agissant ai profit de certains candidats peu honnêtes qui arrivent à acheter leurs appuis partisans afin de handicaper et de mettre les bâtons dans les roues de leurs concurrents. Comme dans d’autres régions même jusque dans l’Androy, les responsables des DREN (Direction Régionale de l’Education Nationale) font pression et terrorisent le personnel enseignant afin d’obliger les instituteurs à  voter pour tel ou tel candidat qui n’est plus en odeur de sainteté vis-à-vis de la population. Un cas parmi tant d’autres : un certain Christian député sortant du District d’Ambalavao connu et fameux pour les cas de détournement de deniers publics prouvables à son actif, se fait aider par les autorités locales pour battre un trio de prétendants qui font l’objet de harcèlements. Les équipes de campagne de ces derniers sont menacés de représailles alors que cet parlementaire caméléon utilise et mobilise des fonctionnaires de l’enseignement depuis le DREN  jusqu’au Chef CISCO pour terroriser les instituteurs afin de se mobiliser au profit de ce « parler menteur » qui distribue des vélos financés par les crédits CLD pour animer sa campagne électorale. C’est comme si la neutralité de l’administration n’a plus sa raison d’être. La crédibilité d’Andry Rajoelina menacé au plus haut point par ces activités douteuses accomplies sous la bannière du TGV est également mis à mal par cette violation presque généralisée du respect de «l’autorité de la chose jugée» ces derniers temps. C’est à se demander si certains magistrats de siège font exprès pour se livrer à des dénis de justice rien que pour discréditer la croisade de l’actuel ministre de la Justice. S’il veut des preuves, il ne doit pas se fier à des caméras, mais à des justiciables en colère. En principe et en vertu des lois en vigueur à une infraction commise en toute légalité une sanction pénale. Or, dans la pratique quelques magistrats (pour des raisons évidemment inavouables) préfèrent souvent recourir à l’usage douteux et souvent monnayé du «bénéfice des doutes» plutôt que trancher sur la culpabilité justifiée d’un inculpé sur lequel pèse de très lourdes charges confirmées par des preuves accablantes. Aussi incroyable que puisse paraître, l’existence de pareils faits inadmissibles est d’actualité. Les cas flagrants au bénéfice d’un criminel karana condamné en première instance et en appel puis libéré dans des conditions très obscures et d’un autre tous les deux faisant l’objet d’un mandat de dépôt décerné à l’audience agitent et scandalisent les esprits. De tels jugements pas très courants, il faut le reconnaître, sont le lot habituel de nombreux plaignants qui assistent impuissants à la mise en liberté de criminels notoires. Sans pour autant faire l’apologie de la justice populaire, on ne peut que déplorer une permissivité de ce genre qui incite à se méfier de l’action occulte de ces riches hommes d’affaires d’origine indo-pakistanaise qui ont financé les candidatures de plusieurs candidats députés. Dans quel but suspect non avoué et pourquoi ? Jusqu’à ce jour, l’accointance visible ou cachée(actuelle ou passée) du Premier ministre Christian Ntsay avec certains groupes pétroliers reste toujours suspecte aux yeux de tous…