Deux présumés complices de Claudine Razaimamonjy dans des affaires de marchés fictifs incarcérés – Expressmada du 27 mars 2019
Condamnés et sous la coupe d’un mandat d’arrêt à l’audience, deux présumés complices de Claudine Razaimamonjy ont été appréhendés, la semaine dernière. Immédiatement emprisonnés, ils sont également impliqués dans quatre autres dossiers en cours d’enquête.
Fugitifs. C’est le statut des deux personnes interpellées par le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO), la semaine dernière. Co-accusés de Claudine Razaimamonjy, femme d’affaire, dans une affaire de détournement de deniers publics, les deux individus ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement ferme, à l’issue d’un jugement prononcé par le Pôle anti-corruption, en septembre 2018.
Absents le jour du jugement, le PAC d’Antananarivo, a lancé un mandat d’arrêt à l’audience contre les deux fugitifs. Ils sont en cavale, depuis ce procès, jusqu’à vendredi. L’un d’entre eux a été appréhendé dans la ville des mille, vendredi.
Il a ensuite, indiqué que son complice se trouvait à Fianarantsoa. Le second larron a donc été épinglé dans la capitale du Betsileo. Les deux personnes ont été incarcérées, en début de semaine.
Les délits imputés aux deux personnes récemment interpellées concernent des détournements de deniers publics. Il s’agit d’une malversation dans le financement et l’attribution de marché public pour la construction d’un lycée technique dans la commune rurale d’Ambalavao.
Des faits qui remontent à la fin de l’année 2016, et dont le préjudice causé à l’Etat s’élève à
Deux cent millions d’ariary.
Instruite au parquet de l’ancienne Chaîne pénale anti-corruption (CPAC), en 2017, avant que le PAC ne prenne le relais sur cette affaire. A l’époque « favoritisme, détournement de deniers publics, ainsi que faux et usage de faux », ont été les chefs d’inculpations soulevés dans le dossier déféré devant la CPAC. Jugées en septembre 2018 donc, il s’agissait d’un des premiers procès au niveau du PAC.
Relaxée
C’est également le premier procès impliquant la femme d’affaires Razaimamonjy.
Un premier jugement où l’hôtelière qui avait un statut de co-auteur avait été « relaxée au bénéfice du doute ». Une des explications avancée à l’époque est que « le PAC n’a pas trouvé de lien entre elle [Claudine Razaimamonjy] et les auteurs des faits ».
Agrippée par plusieurs dossiers de corruption et de tripatouillage de deniers publics, la propriétaire de I’A&C hôtel est, toutefois, toujours en détention provisoire.
Selon Jean Louis Andriamifidy, directeur général du BIANCO, les deux fugitifs appréhendés sont impliqués dans quatre autres affaires en cours d’enquête, à Ambohibao. Quatre dossiers qui touchent aussi, Claudine Razaimamonjy.
Les deux fuyards seraient considérés comme « des prête-noms », pour « les sociétés écrans », de la femme d’affaires. La raison de cette «forte suspicion », serait que le circuit de l’argent utilisé par les sociétés dont les deux anciens fugitifs sont dépositaires et de leurs recettes, proviennent et atterrissent dans un seul compte bancaire, celui de l’hôtelière.
Un temps, pourtant, le Bureau indépendant anti-corruption pensait que ces deux individus étaient des « identités fictives ». Ils étaient introuvables durant l’enquête menée par BIANCO, jusqu’au jugement.
Les recherches ont visiblement fini par les confondre et les identifier pour, au final procéder à leur arrestation ; Apr7s un premier jugement impliquant ses présumés acolytes oùClaudine Razaimamonjy a joui d’une relaxe au bénéfice du doute, l’éventualité sue les mêmes causes conduisent aux mêmes effets n’est pas à écarter.
Suite à cette première déconvenue, en 2018, il est, probable, toutefois, que le BIANCO ait peaufiné ces dossiers avant leur envol devant le parquet du PAC. Ceci afin qu’aucune faille ne puisse permettre aux éventuels responsables de se faufiler entre les mailles du filet. Le verdict appartient, toutefois, au juge.
D’autres personnalités pouvant être happées par les dossiers concernant l’hôtelière ne sont, par ailleurs, toujours pas inquiétées, jouissant d’un privilège de juridiction.
Garry Fabrice Ranaivoson.
Tribunaux et Domaines à Madagascar : A quand l’assainissement ? (1ère partie) – La gazette DGI du 26 mars 2019
L’assainissement de l’administration est en marche, grâce à la double impulsion du Président de la République et du Premier Ministre. C’est une action positive fortement appréciée par la population et par les bailleurs de fonds. Toutefois, des poches de résistance subsistent partout, notamment au niveau des tribunaux et des domaines. Les différends fonciers sont nombreux et variés. Les causes et les conséquences des litiges finissent par se confondre quand se juxtaposent des problèmes d’indivisions sordides, de constructions illicites, d’héritiers lésés par d’autres, de bornes déplacés, de faux certificats de notoriété, de servitudes de passages controversées, de morcellements contestés, de déclarations de succession incomplètes, d’actes de décès falsifiés…Les terrains, de plus en plus chers, attisent des appétits de plus en plus grands. En revendant une parcelle, certaines personnes peuvent espérer gagner plus d’argent que durant toute une longue vie de dur labeur.
La complexité du droit foncier, la valeur des terrains et l’appât du gain facile expliquent en partie les plus folles magouilles qui enrobent les litiges fonciers. Etant donné que ceux-ci paraissent souvent insolubles, ils se terminent souvent à la barre des tribunaux civils ou correctionnels pour traîner pendant des années, voire des décennies, jusqu’à la Cour Suprême. Les tribunaux et les domaines sont donc intimement liés. Il est vital de démanteler les réseaux mafieux qui permettent à certains individus de s’enrichir de manière scandaleuse. En corrompant un Ministre en charge de l’Aménagement du Territoire et un Ministre en charge de la Justice, un individu sans scrupule a vite fait, en toute illégalité et en toute impunité, de s’accaparer des terrains domaniaux, d’organiser des expropriations sauvages, de faire immatriculer au nom de l’Etat des terrains privés pour mieux les racheter ou encore de vendre à bas prix des terrains appartenant au domaine public ou au domaine privé de l’Etat. Sur ce dernier point, un Ministre en charge de l’Aménagement du Territoire a cédé à un prix dérisoire un immense terrain situé à Mahajanga à un indopakistanais fortuné. Avant lui, presque tous ses prédécesseurs ont fait la même chose. De tels abus sont condamnables. Pour cela, ils doivent être dénoncés sur la place publique. C’est pourquoi nous consacrerons une série d’articles à ce sujet.
Ranary
A Madagascar, Le Code Pénal est fait pour les chiens en matière de rétablissement de l’ordre public – La gazette DGI du 26 mars 2019
Ces derniers temps, au sein de la population civile, comme actuellement au niveau des grands responsables des forces de l’ordre, la Loi du Talion semble avoir été privilégiée pour les règlements (au pluriel) des problèmes de société d’ordre litigieux. Il y a quelques années encore et même de nos jours, la colère était devenue le moteur régulateur dans la violence des mésententes entre les habitants d’une même localité. A une certaine époque, la populace osait même s’en prendre à des fonctionnaires civils et militaires. Et parfois aussi à des juges. A Ambovombe, une fois, il était même question de punir un procureur sous prétexte que ce dernier n’avait pas bien agi dans le cadre d’une procédure concernant un homme tué par des malfaiteurs notoires. Les exemples sont tellement nombreux qu’on perd son temps à les énumérer tous. Depuis que l’actuel Premier Ministre Christian Ntsay s’est mis en tête de donner l’exemple en matière de lutte contre l’insécurité en dirigeant des patrouilles de nuit en pleine capitale, les choses ont changé. On voit maintenant des militaires armés faire des rondes dans les quartiers de la capitale comme si on était sous la loi martiale…Personne ne peut douter de l’efficacité dissuasive de mesures pareilles. Mais… On a la nette impression que quelque part ordre a été donné de ne pas faire de quartier. D’un peu partout dans les campagnes où règne le banditisme rural avec le regain d’activité des dahalos ces véritables terroristes de l’arrière-pays, comme si le « permis de tuer » était accordé aux éléments des forces de l’ordre en service commandé jusqu’à l’échelon Fokontany, les paysans au lieu d’être rassurés sont paniqués devant la répression sanglante à laquelle ils assistent (brutalités physiques et parfois même exécutions sommaires.
Comme si ces hommes en treillis avaient été investis pour faire justice eux-mêmes. Les vœux les plus sincères de la population pastorale étaient d’être sous la protection des hommes en armes envoyés sur les lieux pour protéger les biens et les personnes. Mais devant les horribles spectacles des personnes battues avec violence ou passées par les armes parce qu’elles seraient de criminels connus et dénoncés par la rumeur publique, alors les habitants sont convaincus qu’ils assistent à ce qu’un magistrat avait classé un jour l’étiquette inattendu de la part d’un professionnel du Droit comme étant une pure «vindicte militaire».Personne à ces ministres et autres hautes autorités de féliciter les bons services faits par des vaillants et honnêtes serviteurs de la loi en uniformes, qu’ils prennent conscience également que dans un excès de zèle ou tout simplement à titre de représailles pour tels ou tels qu’eux seuls sur les théâtres d’opération avaient vécu, les tentations sont grandes pour outrepasser les agissements normaux et dans le cadre de la légalité auxquels ils ont droit (comme la légitime défense proportionnelle à l’attaque…).
Mais en agissant comme si la violence seule serait la réaction dans le cadre général des opérations de lutte surtout préventive contre l’insécurité, des forces déployées par centaines en rase campagne, finissent par donner l’impression qu’au niveau des dirigeants le dispositif répressif disproportionné et les réponses tardives à la tête des décideurs centraux relèvent d’une absence de savoir-faire. La preuve : la mise à l’écart des personnes ressources expérimentées et capables de faire face à des situations précises. Dans quelques districts on fait état d’un démantèlement systématique des services et équipes ayant fait preuve d’efficacité avéré et constaté avec des états de service louable par leurs chefs hiérarchiques. C’est comme si à l’échelon des commandements centraux on cherche sans en avoir l’air à écarter les éléments valables afin de laisser libre cours aux activités mafieuses de toutes sortes (vols de bœufs, trafics de cannabis, produits prohibés et autres activités criminelles). Sur fond de déception, de désespoir et de colère professionnelle, parmi les militaires dans les casernes, comme chez les gendarmes et les policiers face à la cécité intellectuelle actuelle de leurs chefs, c’est tout juste s’ils ne livrent pas les noms de supérieurs et même ces généraux qui profitent de leur autorité pour prêter main forte à des activités interdites par nos lois. Dans des allusions très directes, ces sous-officiers et ces subordonnés laissent entendre que les vols de bœufs et autres activités illicites ne peuvent avoir lieu sans les appuis discrets de ces respectables chefs qu’entretiennent l’argent des richissimes hommes d’affaires qui encadrent l’approvisionnement des marchés locaux de la viande et facilitent ou participent à l’exportation des bœufs sur pieds ou déjà usinés vers Moroni, l’île Maurice et même l’Asie. De tout ce qui précède, il faut bien admettre que de part et d’autre de la barrière aucune forme de légitimation de la violence avec la recherche de contact physique par les forces de l’ordre comme l’usage de la cruauté par ceux d’en face ne sont pas acceptables. Que faire alors, diront certains responsables soucieux de vouloir jouer les justiciers donneurs d’ordres brassant des crédits budgétaires incontrôlables ? Là et les réponses sont entre les mains des hommes de troupes coupés de leurs chefs parce qu’on ne leur demande jamais leur avis…C’est le quiproquo institutionnalisé des relations bornées entre chefs et subordonnés. C’est comme si en matière de sécurité publique pour le maintien de l’ordre (MOP) et le rétablissement de l’ordre (ROP) le Code Pénal est fait pour les chiens. Et encore…
Prison de haute sécurité – Vers la réouverture de Nosy-Lava – Les nouvelles du 26 mars 2019
Conformément au projet du président de la République (PRM), Andry Rajoelina, d’ériger une prison de haute sécurité pour les prisonniers considérés comme de grands criminels à l’image des kidnappeurs, le Ministère de la justice envisage la réouverture de la maison de sécurité de Nosy Lava, une île située au nord-ouest de Madagascar au large de la ville d’Analalava.
«Etre envoyés à la prison de Nosy Lava a été jadis le cauchemar de tous les détenus. La réouverture de cette prison figure ainsi dans nos programmes», a fait savoir vendredi dernier le ministre de la Justice, Jacques Randrianasolo, en marge de la sortie de la 11e promotion «Raitra» de l’Ecole d’administration pénitentiaire d’Antetezambaro, à Toamasina.
Toutefois, il précise que d’autres endroits font aussi l’objet d’une étude pour la mise en place d’une nouvelle prison de haute sécurité.
Fermé définitivement en 2000 suite aux investigations menées par un journaliste malgache, Rivoherizo Andriakoto sur l’existence de prisonniers de l’autorité coloniale française qui y croupissaient encore, le bagne d’Analalava pourrait reprendre du service en tant que prison de haute sécurité.
Comme la surpopulation carcérale est une réalité à Madagascar et que les actes criminels (kidnapping, meurtre, braquage de banque…) ne cessent de prendre l’ampleur aussi bien dans les milieux ruraux qu’urbains, Analalava figure parmi les options les plus crédibles sur long terme pour accueillir les grands criminels.
En semi-liberté
La maison de force de Nosy Lava a été créée durant l’époque coloniale, plus précisément en 1911. Dans les années 90, le ravitaillement des détenus ayant coûté cher à l’administration pénitentiaire, le chef d’établissement de l’époque avait décidé de libérer les prisonniers pendant la journée, sauf les criminels jugés dangereux, afin qu’ils puissent trouver eux-mêmes de quoi se nourrir.
«Cette semi-liberté avait permis à ces derniers de se mêler à la population locale et de faciliter ainsi leur réinsertion sociale», a témoigné un responsable de l’administration pénitentiaire, actuellement en retraite. Puis durant la deuxième République, le Président Didier Ratsiraka a gracié la plupart d’entre eux, ce qui a également conduit à la fermeture de la prison. Cependant, bon nombre d’entre eux ont choisi de rester sur l’ile en y fondant une famille.
Actuellement, Nosy Lava est peuplée par des pêcheurs qui vivent uniquement des ressources marines, de petit élevage et de travaux artisanaux.
Sera R.
Madagascar, deux poids , deux mesures dans la lutte contre la corruption sur tous les plans – La gazette DGI du 25 mars 2019
Madagascar est encore loin du compte en termes de lutte contre la corruption d’autant plus qu’elle tend à devenir une pratique coutumière dans tous les secteurs d’activités : justice, sécurité, foncier… En février, on a eu droit à une décision gouvernementale pour la suspension de polices routières dont la raison est de mettre fin aux actes de corruption dont le racket qui fait jaser les automobilistes. Une décision qui n’a pas enchanté les syndicats au sein de la police nationale pensant que le fait de racketter est légitime. Et oui, dans la Grande Ile on commence à légitimer la corruption ce qui est assez honteux. On s’étonne que le pays traîne question développement, et ce malgré le fait que l’île est dotée de richesses naturelles considérables. Il faut dire que le poids de la corruption pèse lourd sur tous les plans bloquant l’indépendance financière du pays. Madagascar n’arrivera à progresser sur le plan économique que s’il renforce la lutte contre la corruption. Pourtant, on a pu constater par les faits que les actions entreprises sont loin d’enchanter tout le monde vu que les corrompus ne manquent pas dans la Grande Ile. Environ 10% des Produits Intérieurs Bruts (PIB) de Madagascar avec quelques milliards à la clé sont déviés dans la corruption dont les trafics illicites en tout genre qui y font rage. Le régime essaie tant bien que mal de lancer une campagne de tolérance zéro vis-à-vis de la corruption. Quelques actions ont été enregistrées dont l’arrestation musclée d’Eddy Maminirina et Mbola Rajaonah, mais n’empêche que l’on constate l’application de deux poids deux mesures dans les actions entreprises vu que ce sont les camps adverses qui sont passés au peigne fin en vue de la lutte contre la corruption, probablement pour affirmer qu’ils ont actuellement le plein pouvoir et qu’ils ne plaisantent pas. Alors qu’au sein de leur troupeau se cachent des loups affamés qui n’attendent que le bon moment pour passer à l’action.
Jean Riana
Haute cour de la justice – Vao mainka manome vahana ny tsimatimanota ny fisian’ny HCJ hoy i Clément Jaona filohan’ny SMM – Ao raha du 23 mars 2019
Mampanahy. Tsy resy lahatra amin’ny fahefana sy andraikitra nomena ny Fitsarana manokana hitsara an’ireo mpitondra ambony (HCJ) ny Sendikan’ny mpitsara eto Madagasikara (SMM). Nahitsy ny fanehoan-kevitr’i Clément Jaona, filohan’ny SMM, omaly raha nilaza fa : « vao main ka miaro ny tsimatimanota ny fananganana an’io Fitsarana io ».
«Maninona no ny fahefana politika no omem- pahefana hanapa-kevitra mikasika ny fanenjehana azy ireo. Tsy azo antoka mihitsy ny hisian’ny tena fametrahana rafitra hahafahana manameloka mpitondra fanjakana raha ny lalàna no jerena», hoy izy.
Miaiky ireo mpahay lalàna sasany fa vao mainka mampanano sarotra ny fanenjehana an’ireo mpitondra ambony ny fisian’ny andinin-dalàna manome fahefana an’ireo depiote hanapa-kevitra amin’ny fanenjehana ara-pitsarana na tsia an’ireo mpitondra ambony lreo.
Voafaritra ao anatin’ ny lalàna mifehy ny asan’ ny HCJ fa mila fankatoavan’ ny roa ampahatelon’ireo depiote ao amin’ny Antenimierampirenena ny fanenjehana mpitondra ambony. Isan’izany ireo mpikamban’ny governemanta teo aloha, voasaringotra amina raharaham- pitsarana. Ireo mpikambana eo anivon’ny Antenimieram- pirenena ihany koa no afaka manome alalana ny HCJ hanenjika an’ireo Filoham-pirenena teo aloha, raha nisy ny hadisoana nataony.
Soson-kevitra nataon’ny filohan’ny SMM ny amin’ny tokony fanafoanana ny Fitsarana manokana toy izao. «Amiko dia tsy mety izany satria vao mainka manome vahana an’ireo tsimatimanota ireo. Efa nisy, ohatra, ny raharaha momba ny Praiminisitra teo aloha, saingy tsy noraharahain’ireo depiote akory ny fanenjehana azy ka dia nidaboka fotsiny teo», hoy hatrany ny filohan’ny SMM.
Juliano Randrianja
Ministra ny fitsarana teo aloha – Hogadraina noho ny raharaha kolikoly – Gasy Tia tanindrazana du 22 mars 2019
Niakatra teny anivon’ny PAC (Pole Anti-Corruption) ny 15 martsa teo ny raharaha. Tsiahivina fa ny 6-7 febroary 2018 no nanatanterahana ny fifaninana, izay nofoanana noho ny fiahiahiana resaka kolikoly. Niteraka resabe sy ahiahy ny fandorana ireo antontan-taratasim-panadinana. Nohidiana teo imason’ny vadin-tany ny trano nisy izany mba hitandroana ny hasin’ny fanadinana, saingy novohaina nakana ireo taratasy nodorana. Nilaza ny Bianco teo anatrehan’ny zava-nisy fa zava-dehibe tsy azo ihodivirana amin’ny ady amin’ny kolikoly ny fanaraha-maso ny fifaninanam-panjakana. Antoka lehibe hahafahana mampitovy ny zanaka Malagasy amin’ireny fifaninanam-panjakana ireny ihany koa, ka ny fahaizana no tena hikaonty. Nilaza anefa ity sampan-draharaha ity, fa tsy nahalala ny resaka famakiana ny toerana nanidiana ireo taratasim-panadinana niraketana ireo dosie, ny firaketana an-tsoratra, ary ireo dosie isan-karazany taorian’ny fandorana ireo antontan-taratasy. Ireo dosie samihafa dia sokajiana ho tokony ilaina amin’ny fanadihadiana momba ny fiahiahiana kolikoly tamin’ity fanadinam-panjakana ity, saingy nodorana. Nanamafy ny Bianco fa vao mainka nanamafy ny fahaverezan’ny fitokisan’ny olom-pirenena amin’ireny fifaninanam-panjakana ireny ny toe-javatra niseho tamin’iny raharaha ENMG iny. Nalaza tamin’ny fanjakana Rajaonarimampianina ny raharaha Houcine Arfa, izay nisian’ny filazan’ity farany fa nanome vola 70 000 euros ho an’ny minisitra ho tambin’ny fanafahana azy. Na izany na tsy izany dia nisy ireo nijoro sy niaro, fa tena hentitra sy tsy azo hinoana hanao kolikoly ity minisitra ity, ka ho hita eo izay ho tohiny. Marihina anefa fa ny Fitsarana Ambony na ny HCJ no tena afaka manao ny fanenjehana, miainga amin’ny fankatoavan’ny depiote maro an’isa eny amin’ny antenimiera.
Toky R
Rasolo Elise – Fisiana sampana boboka anatin’ny rafitra iankinanana raha toa ka ny Minisitry ny fitsarana no voampanga – Les nouvelles du 21 mars 2019
Toy ny efa tafiditra ao amin’ny fahazarana ny fahenoana, na miaramila izany, na zandary, na pôlisy voarohirohy noho ny fandraisana anjara amina raharaha maloto. Ambonin’ny heloka nefainy noho ny maha miaramila, zandary sy pôlisy azy, dia miampy fanotana fady karazana famosavina olona natao ho tahian’ny tena ny fanararaotana andraikitra, izay nampiasaina ho fanakonana ny ratsy atao.
Taitra ihany anefa raha naheno fa minisitry ny fitsarana, izay ankoatr’izany dia mpitsara ambony, no mety ho voasaringotra ao anatin’ilay fitsikombakombana tamin’ny fikasana hanodinkodina ny fizotra sy vokatry ny fifaninanana hidirana ao amin’ny Fianarana ho mpitsara. Tsy voalohany izao no nandrenesana fanao toy izany, fa izay vao nisy fanatrarana. Tompon’andraikitra ambony no ipetrahan’ny ahiahy mikasika ny fandraisana anjara ao anatin’ilay tambajotra. Tsy isalasalana fa ao ambadika ao ny resa-bola sy kolikoly.
Rariny raha tsy ampy fitokisana amin’ny fitsarana ny olona, ary raha mirona any amin’ny finoana ny laza maloto zakain’ny mpitsara ny vahoaka. Iza moa no mitondra vola ho fandisoana ny vokatry ny fifaninana, fa tsy ny mpifaninana? Izay no mitarika ny fiheverana fa raha fomba vetaveta no nampiasaina teo amin’ny fidirana, ka mbola anisan’ ireo niombona tamin’ilay fomba ratsy ihany koa ny sasantsasany amin’ireo tompon’andraikitra ambony ao amin’ilay fianarana, dia ho vonton’ny fahamarinana sy fahadiovana ve ny toe-tsain’ireo mpianatra niofana tao?
Mitombona ny fisin’ny ahiahy : moa ve rehefa mandray toerana ireo nanefa be tany am-pidirana dia hanan-tsaina afa-tsy ny fanorana, izay hany fomba famerenana ny lany ? Ahoana moa ny anatra mampitandrina mba tsy ho zarina mitsotra ny tànana, sy ny resaka mikasika ny fahazaran-dratsy toy ny fankafizana vola tsy nisasarana ? Iza moa no anankinana ny fampiharana lalàna tsy an-kijery tavan’ olona?
Mba hanjakan’ny rariny, dia tsy ny lalàna no tokony hotsarain’ireo mpiambina ny fampiharana lalàna, fa ny fanajan’ny olon-drehetra ny lalàna velona no tandrovan’izy ireo. Raha boboka ny rantsana sasantsasany amin’ny sampana natokana ho tompon’antoka amin’ny fampiharana lalàna, azo heverina fa hanahirana toy izany koa ny famerenana ny tany sy fanjakana ho fehezin’ny lalàna. Izay anefa ny làlana ombana ankehitriny, hany làlana ahatongavana amin’izany hoe tany tan-dalàna izany, tany tan-dalàna hany fomba ahafahan’ny fanjakan’ny rariny hijoro.
Léo Raz
Fifaninanana hidirana polisim-pirenena toy ny tao amin’ny sekoly ambony manofana mpitsara : odiana tsy hita ny tsy mety ? La gazette DGI du 21 mars 2019
Misy raharaha tsy ara-drariny mitranga eo anivon’ny fianakaviamben’ny pôlisim-pirenena ao. Efa notaterina teto, ohatra, ny momba ny fifaninanana nandraisana mpianatra ho kaomisera sy ny momba izany. Momba an’io indrindra, ohatra, dia re fa nivory ny lohandohan’ny mpisorona tao anivon’ny pôlisy ka nilaza hoe “raharaha efa nandeha fitsarana io ary efa namoahan’ny fitsarana didy ka tsy misy atahorana fa iniana tsy valiana”. Eny, tompoko. Tsy manda an’izany izahay ary raha tsaroantsika mpamaky aza dia nosoritana tao anatin’ny lahatsoratra tamin’izany io didim-pitsarana io.
Amin’ny raharaham-pitsarana koa anefa dia misy ny antsoina hoe “tranga vaovao” (faits nouveaux) izay ahafahana miverina manao ny fandinihan’ny fitsarana ny raharaha, izay mety hampiova mihitsy ny didy.
Ankoatra an’izay, re izao fa nitombo iray tampoka ny isan’ireo mpianatra ho polisy eny Ivato amin’ireo andiany farany. Ny antony dia satria nisy mpianatra ho pôlisy iray tamin’ny andiany teo aloha, no lasa adala, ka najanona tamin’ny fianarany. Taty aoriana dia nambara fa sitrana izy io dia naverina nianatra, saingy hatramin’izao dia mihetsika matetika ny hadalany, ka mba rariny ve ny mbola hamelana azy io hanohy hatrany ny fianarany ao?
Raha ampifandraisina amin’ilay resaka didim-pitsarana izao io dia hoe “nahoana io lasa adala io no mbola naverina nianatra na mbola adala aza fa ny mendrika ho isan’ny mpianatra, nosakanana hatramin’ny farany?”
Misy koa mpianatra ho pôlisy izay tsy manana ny hery enti-miatrika izany asan’ny pôlisy izany ao. Raha mandeha manao dia an-tongotra lavitr’ezaka (la marche) ireo mpianatra ho pôlisy dia misy fiara manaraka hatrany ka ilay mpianatra iray izay, tsy lasa lavitra akory dia miakatra anaty fiara hatrany satria tsy manana herim-batana hiatrehana ny raharaha. Mba rariny koa ve izany? Ny re dia toa samy nanana ny olona nampidiriny (quota) ny tompon’andraikitra isan-tsehatra teo aloha, ka mety ho tafiditra ao anatin’ny anjara-pôlisin’ny sasany ireny hafahafa ireny ka tsy azo esorina na misy inona na misy inona.
Misy koa ao, olona mararin’ny voa ka tsy maintsy manadio ra (manao dialyse) in-telo isan-kerinandro. Fantatra fa tsy roa herinandro na iray volana no manao an’izany fa mandrakizay raha tsy voasolo ny voany, nefa dia mbola tsy andraisana fepetra hatrany fa avela hanohy ao. Ny hafa mahavita sady tomady, navela any, nefa raharaham-pirenena no hataon’izy ireny fa tsy hoe kilalao.
Etsy ankilany, misy mpianatra pôlisy marary koa. Efa nody nandritra ny tapa-bolana izay. Nihevitra ny hiala izy satria tsapany fa tsy ho vitany, nefa dia valin-teny hafahafa no setriny hoe “adalanareo angaha izahay nampiditra anareo ho mpianatra pôlisy?”
Hatramin’ny fisian’ireo mpianatra nohafahana ho mpianatra pôlisy no fantatra sy hita fototra fa nampiasa mari-pahaizana hosoka, nefa dia avela ho isan’ny mpianatra ara-dalàna sy ara-drariny ihany.
Isan’ny tranga tokony hidinan’ny Bianco ifotony koa izany, ka hanadihadiana ny momba ilay fifaninanana fandraisana ho mpianatra pôlisy mihitsy. Toy ny tao amin’ny sekoly ambony manofana ho mpitsara e! Sa mbola matahotra an-dRtoa Voahangy Rajaonarimampianina satria nanana olona tsy maintsy nohafahana tao izy tamin’ireny?
Tsimba