Bianco – Hosamborina ny PM teo aloha Mahafaly Olivier ? La gazette de la grande ile du 2 mars 2019
Mipoitra indray ny antontan-taratasy na « dossiers » mahakasika ny fanodinkodinam-bola nisy teto amin’ny firenena nandritra ny fitondran’ingahy Hery Rajaonarimampianina iny. Isan’ny « dossiers » izay nalaza tamin’ireny ny mahakasika ny antsoina hoe « subvention exceptionnelle » na ny fanampiana manokana ho an’ny kaominina izay teo ambany fitantanan’ingahy minisitra ny Atitany Mahafaly Olivier Solonandrasana, izay lasa praiminisitra taty aoriana.
Efa be no voalaza tamin’ny raharaha Ambohimahamasina tany Ambalavao/ Tsienimparihy ka nitanana vonjy maika an’ingahy Tsabo Pierre izay ben’ny tanànan’ity toerana ity any am-ponjan’Antanimora. Toa izany koa tao Ialanindro, Fianarantsoa izay nitanana am-ponja ihany koa an-dramatoa ben’ny tanàna koa. Maro no kaominina hafa nahitana fanodinkodinana volam-panjakana tamin’ny alalan’ny asa fanamboarana. Isan’ny antony itanana an’i Claudine Razaimamonjy izay mpandraharaha nahazo ny tolotrasa maromaro izany. Ny mpiasam-panjakana ambony sy ny minisitra niray tsikombakomba tamin’izany nefa mbola miriaria hatramin’izao satria tsy maty manota.
Ankehitriny dia fantatra koa izao fa mipoitra indray ny fanodinkodinana volam-panjakana tamin’ny alalan’ny « subvention exceptionelle » izay nomena ny kaominina ity. Tany amin’ny kaominina Anketraka, Andrafiabe, Ambolobozobe, Antsalaka, ary Mahavanona izay any amin’ny faritra Antsiranana II. Fanamboarana biraon’ny kaominina no namoahana vola izay mitentina iray miliara ariary (1 000 000 000 ar). Ny minisitra ny Atitany ihany Ingahy Mahafaly Olivier Solonandrasana no nampanao ny asa. Voalaza nefa fa tsy nisy ny tolotrasa tamin’izany fa nozarana toa ny manome mofo eny amin’ny mangazay ny vola. Misoratra amin’ny vadin’ny tompon’andraikitra ambony tao amin’ny primatiora ireo asa rehetra ireo. Na mbola tsy nisy nanomboka aza ny asa dia nasain’ingahy minisitra ny Atitany narotsak’ireo ben’ny tanàna ireo amin’ny kaontin’ity vadin’olona ambony ity ny vola.
Fantatra tamin’izay fa nisy olona 7 no efa nanaovan’ny BIANCO (Birao mahaleo tena miady amin’ny kolikoly) fanadihadiana nanomboka ny taona 2017 ka efa nandalo ihany koa tao amin’ny PAC ( Pôle Anti corruption) koa. Ben’ny tanàna miisa dimy tamin’ireo no anaovana fanaraha-maso akaiky ara-pitsarana amin’izao fotoana izao. Fantatra fa efa olona roa no nampidirina am-ponja vonjy maika ka ny iray dia mpiasam-panajakana ambony avy eny amin’ny primatiora, ary ny faharoa dia ilay vehivavy izay nitantana ilay orinasa nahazo ny tolotrasa. Izany dia notanterahana tamin’ny faran’ny herinandro ity.
Ny loharanom-baovao koa no nahafantaranay fa hanaovana fanadihadiana tsy ho ela any amin’ny BIANCO indray ingahy Mahafaly Olivier Solonandrasana izay Praiminisitra teo aloha sady minisitra ny Atitany mahakasika ireo raharaha ireo.
Mazava izany fa tsy maintsy hisy ny fisamborana ary ny famonjana vonjy maika koa raha toa ka voarohirohy marina amin’ity raharaha ity ny praiminisitra teo aloha ity.
Mahagaga anefa ny fahanginan’ny BIANCO ankehitriny. Tsy misy vaovao mivoaka mihitsy nefa raharaham-pirenena lehibe izay tokony ho fantatra ny vahoaka Malagasy ny raharaha toy izao. Tokony hanaovana fanadihadiana avokoa ny mpitondra firenena rehetra izay hita fa tsy nadio tanana ary tsy tokony hisy hiala maina raha tena hiady amin’ny kolikoly marina ny filoham-pirenena sy ny fanjakana ankehitriny. Ny fisian’ny tsy maty manota marobe eto amin’ny firenena hatramin’izay no mahatonga ny fahantrana eto Madagasikara izao.
Jesy Rabelaolao
Attributions de subventions exceptionnelles, l’ancien Premier ministre, Olivier Mahafaly, entendu par le Bianco – Madagascar tribune du 2 mars 2019
L’ancien Premier ministre et non moins ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Olivier Solonandrasana Mahafaly, a été entendu auprès du Bureau indépendant national de lutte anti-corruption (Bianco) hier matin. C’était dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds publics à travers des subventions exceptionnelles de cinq communes dans le district d’Antsiranana II. Une affaire qui remonte à 2017 où les plaintes y afférentes ont été reçues auprès du Bianco.
Cette affaire concerne des subventions d’un montant total d’environ un milliard d’ariary. Les cinq communes concernées sont, Anketrakabe, Ambolombozobe, Andrafiabe, Antsalaka et Mahavaninina. Le montant devait servir à la construction des infrastructures dans ces endroits. Le marché a été attribué à une société d’une femme épouse d’une haute personnalité de la primature. Malheureusement, il n’y aurait pas eu d’appels d’offres pour l’attribution de ce marché. D’autant plus qu’aucun des travaux prévus n’ont pas été livrés jusqu’ici.
A l’époque où il dirigeait le gouvernement, Olivier Solondrasana Mahafaly avait déjà promis d’apporter des preuves confirmant son innocence dans cette affaire, parce qu’il s’agit d’une affaire déjà révélé par la presse courant de l’année 2018. Mais elle a évolué et le voilà alors faire l’objet d’une audition auprès du Bianco à Ambohibao alors que sept autres personnes dont les 5 maires, la propriétaire de l’entreprise et son époux ont été présentés devant la barre du Pôle anti-corruption, une juridiction spéciale consacrée à la lutte contre la corruption.
Si les 5 élus ont pu retrouver la liberté après l’audition du tribunal, les deux autres personnes ont été jetées en prison en attendant leur sort. Ils sont accusés de détournements de deniers publics, en plus de favoritisme, cadeaux illicites, faux et usage de faux en écriture publique.
L’ancien locataire de Mahazoarivo n’est pas en effet à sa première affaire de malversation relative à l’attribution de subventions spéciales pour certaines communes. Son nom a déjà été cité dans l’affaire d’Ambohimahamasina ayant conduit à l’incarcération de la femme d’affaires, Claudine Razaimamonjy, ancienne bras droite de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina. Mais en tant que Premier ministre, donc chef d’institution de la République, c’est surtout la Haute cour de la Justice (HCJ) qui devrait le juger.
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Sahondra Rabenarivo : « Harmoniser l’IEM avec la stratégie nationale de la lutte contre la corruption » – Midi madagasikara du 2 mars 2019
La passation de service entre la présidente rentrante Sahondra Rabenarivo et le président sortant le général Herilanto Raveloharison du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) s’est tenue, hier, en son siège à Antaninarenina. En marge de cette passation, celle qui vient d’être nommée à la tête du CSI a parlé notamment que « nous sommes un organe stratégique. Nous ne sommes pas seulement là pour la répression, mais il faudrait également donner la place à la prévention et ce pour réduire les opportunités de corruption ». Cette juriste de formation, et non moins sortante de « Harvard Law School » a tenu aussi à souligner qu’il faudrait harmoniser l’IEM avec la stratégie nationale de la lutte contre la corruption. Notons que les principales missions du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité consistent à assurer le suivi et évaluation du système de lutte contre la corruption, d’élaborer et de mettre en œuvre la Politique Nationale de Bonne Gouvernance, mais aussi de veiller sur le respect de l’Etat de droit et des droits humains.
Recueillis par Dominique R.
Fanodinkodinam-bolam-panjakana – Tompon’andraikitra ambony eny Mahazoarivo naiditra am-ponja – Ao raha du 2 mars 2019
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L’ancien PM Mahafaly Olivier dans le collimateur du Bianco dans une nouvelle affaire de marchés publics – Midi madagasikara du 2 mars 2019
Des dossiers brûlants qui ressemblent étrangement à ceux de la conseillère spéciale de l’ancien Président de la République sont traités actuellement par le Bianco. Une affaire Claudine Razaimamonjy bis.
La branche territoriale Antsiranana du Bureau Indépendant Anti-Corruption a été saisie, au mois d’août 2017, de plusieurs doléances sous couvert d’anonymat rapportant des faits de suspicion de favoritisme dans l’octroi des marchés relatifs à la construction des bureaux des communes rurales, dans le district d’Antsiranana II, bénéficiaires des subventions exceptionnelles octroyées par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Les marchés en question auraient été attribués sans aucun appel d’offre par les maires à une seule entreprise appartenant à une dame, épouse d’un haut responsable auprès de la Primature. Lesdites doléances feraient remarquer que ces élus auraient reçu l’ordre de virer directement les subventions au compte bancaire de l’entreprise sus-évoquée sans même que les travaux n’aient été achevés ou commencés. A y voir de près, cela ressemble à une entreprise fictive ou société écran, c’est selon. Vu qu’il n’y avait pas eu effectivement de travaux réalisés.
Subventions exceptionnelles. D’ailleurs, les indiscrétions émanant des personnes concernées ont pu faire ressortir que l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et non moins Premier ministre, qui a été récemment auditionné par le Bianco, n’est pas étranger à cette nouvelle affaire de favoritisme dans l’utilisation des subventions exceptionnelles et que parallèlement à son traitement au niveau du Pôle Anti Corruption (PAC), le dossier pourrait également faire l’objet de saisine auprès de la Haute Cour de Justice. Ce serait ainsi une nouvelle affaire de marchés publics et l’ancien Premier ministre Mahafaly Olivier se trouve dans le collimateur du Bianco.
Favoritisme. En outre, les investigations du Bianco ont pu mettre en lumière les faits de favoritisme, de cadeau illicite et de faux et usage de faux en écriture publique et l’enjeu financier de ces marchés s’élève à près d’un milliard d’ariary. sept personnes ont ainsi été déférées auprès du PAC, qui est une juridiction de référence du Bianco. En outre, 5 maires restent à la disposition de la Justice et deux personnes, en l’occurrence un haut fonctionnaire au sein de la Primature et la gérante de l’entreprise bénéficiaire ont été placées sous mandat de dépôt, avant-hier, dans la soirée. Toujours est-il qu’apparemment ces derniers sont des hommes de paille ayant servi les intérêts d’un homme bien placé.
Recueillis par Dominique R.
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Subvention exceptionnelle – l’ancien PM Olivier Mahafaly auditionné par le Bianco – Les nouvelles du 2 mars 2019
Deux personnes, dont un proche d’Olivier Mahafaly Solonandrasana, ont été placées sous mandat de dépôt hier, pour des faits de favoritisme, de cadeau illicite et de faux et usage de faux en écriture publique. Quant à l’ancien Premier ministre et ancien ministre de l’Intérieur de la décentralisation, il a été également auditionné par le Bianco.
Les entités en charge de la lutte anticorruption ne chôment pas. De sources concordantes, l’ancien Premier ministre Olivier Mahafaly a été auditionné récemment par le Bureau indépendant anticorruption (Bianco), tout comme quelques-uns de ses collaborateurs à la Primature.
Il s’agit d’une affaire qui remonte au mois d’août 2017, lorsque la branche territoriale du Bianco à Antsiranana a été saisie de plusieurs doléances, rapportant des faits de suspicion de favoritisme dans l’octroi de marchés relatifs à la construction des bureaux des cinq communes rurales environnantes. A l’époque, ces localités ont pu bénéficier des subventions exceptionnelles octroyées par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.
Les investigations menées par le Bianco ont pu alors mettre en lumière l’existence de favoritisme à grande échelle. En effet, aucun appel d’offre n’a été lancé, mais les élus locaux auraient attribué les marchés en question, à une seule entreprise appartenant à une épouse d’un haut responsable, auprès de la Primature.
Les doléances parvenues entre les mains du Bianco ont d’ailleurs révélé que ces élus locaux auraient reçu l’ordre de virer directement les subventions sur le compte bancaire de la personne, sans que les travaux n’aient été achevés ni commencés.
Un milliard d’ariary comme enjeu
Au-delà des faits de favoritisme, après l’examen de l’affaire, l’existence de pots-de-vin et de cadeau et de faux et usage de faux en écriture publique, a également été révélée. A noter que l’enjeu financier de ces marchés s’élève à près d’un milliard d’ariary.
Jusqu’ici, sept personnes ont ainsi été déférées, auprès du Pôle anticorruption (Pac), qui est la juridiction de référence du Bianco. Par ailleurs, cinq maires ont été mis sous contrôle judiciaire et deux personnes, en l’occurrence, un haut fonctionnaire au sein de la Primature et la gérante de l’entreprise bénéficiaire, ont été placées sous mandat de dépôt hier, dans la soirée.
Olivier Mahafaly impliqué ?
A la lumière des investigations conduites par les responsables, auprès de l’organe en charge de la lutte anticorruption, il apparait que l’ancien ministre de l’Intérieur et de la décentralisation et ancien chef de gouvernement, Olivier Mahafaly Solonandrasana, serait impliqué dans cette affaire.
Une source autorisée a d’ailleurs confirmé que cette personnalité a été récemment auditionnée par le Bianco. En charge du département Intérieur et décentralisation, en 2017, cette entité ne semble pas étrangère à cette nouvelle affaire de favoritisme en abusant des subventions exceptionnelles. Le dossier pourrait également faire l’objet de saisine auprès de la Haute cour de justice (HCJ).
Lutte contre l’impunité
D’autant que l’article 13 de la loi n°2014-043, relative à la Haute cour de justice, stipule que «La Haute cour de justice est compétente pour juger les actes accomplis, liés à l’exercice de leurs fonctions qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis, par les présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du Gouvernement et le président de la Haute cour constitutionnelle».
En tout cas, jointe au téléphone, une source auprès du Bianco ne s’est pourtant pas exprimée sur le sujet. La source indique seulement que les diverses investigations et auditions menées par le bureau ces temps-ci n’ont aucune visée politique.
«Contrairement aux informations véhiculées par certains, il ne s’agit en aucun cas d’une chasse aux sorcières (…). La lutte contre la corruption est menée pour l’intérêt de tous et de la Nation et aussi de la lutte contre l’impunité», a-t-elle indiqué, tout en notant que tous les anciens ou futurs dirigeants du pays qui ont ou auront les mains sales, devront dorénavant s’inquiéter sérieusement.
J.P
Associé à Claudine Razaimamonjy
Pour les observateurs avertis, ce n’est pas la première fois que le nom de l’ancien Premier ministre, et ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, est cité dans une affaire d’octroi de subventions exceptionnelles à des fins douteuses. C’était déjà le cas avec l’affaire du détournement de subventions exceptionnelles dans la commune d’Ambohimahamasina à laquelle son nom est aussi associé à celui de l’opératrice économique Claudine Razaimamonjy. Cette dernière se trouve d’ailleurs en prison depuis un moment. Ce qui n’est pas encore, jusqu’ici, le cas de l’ancien Premier ministre.
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Marché fictif de 1 milliard d’ariary – L’étau se resserre autour de l’ancien premier ministre Olivier Mahafaly – La verité du 2 mars 2019
Un nouveau scandale de marchés fictifs s’élevant à 1 milliard d’Ariary vient d’être révélé au grand jour ! 7 personnes dont 5 maires ont été déférées auprès du Pôle Anti-Corruption (PAC) qui est la juridiction de référence du BIANCO avant – hier. Les 5 élus ont été mis sous contrôle judiciaire tandis que les deux autres suspects, dont un haut fonctionnaire au sein de la Primature et la gérante de l’entreprise bénéficiaire, ont été placés sous mandat de dépôt. Cette affaire place, une fois de plus, l’ancien Premier ministre, Mahafaly Solonandrasana Olivier sur la sellette. En effet, le haut fonctionnaire en question n’était autre que l’un de ses conseillers à Mahazoarivo tandis que la dame est l’épouse de celui – ci.
Pour rappel, les doléances relatives à cette affaire ont été déposées auprès de la branche territoriale Antsiranana du Bureau Indépendant anti-corruption (BIANCO), au mois d’août 2017.Des doléances sous couvert d’anonymat rapportant des faits de suspicion de favoritisme dans l’octroi des marchés relatifs à la construction des bureaux des communes rurales, dans le District d’Antsiranana II, bénéficiaires des subventions exceptionnelles octroyées par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Les marchés en question auraient été attribués sans aucun appel d’offres par les Maires à une seule entreprise appartenant à une dame, épouse d’un haut responsable auprès de la Primature.
D’après lesdites doléances, ces élus auraient reçu l’ordre de virer directement les subventions au compte bancaire de l’entreprise sus-évoquée sans même que les travaux n’aient été achevés ou commencés. Les cinq communes bénéficiaires des subventions exceptionnelles, en vue de construire des nouveaux bureaux communaux et concernées par cette affaire de favoritisme de grande envergure, sont Anketrakabe, Andrafiabe, Ambolobozobe, Antsalaka et Mahavanona.
Vers une saisine de la Haute Cour de justice
Les faits évoqués ont été corroborés par les investigations du BIANCO qui ont révélé des faits de favoritisme, de cadeau illicite et de faux et usage de faux en écriture publique. Des sources au courant du dossier, l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et non moins ancien Premier ministre qui a été récemment auditionné par le BIANCO concernant cette nouvelle affaire de favoritisme dans l’utilisation des subventions exceptionnelles. Selon des sources bien informées, la gérante de l’entreprise incriminée aurait offert une voiture en guise de cadeau à l’occasion de l’anniversaire d’un des enfants de l’ancien chef du Gouvernement.
Parallèlement à son traitement au niveau du PAC, le dossier pourrait également faire l’objet de saisine auprès de la Haute Cour de justice. Cette affaire s’ajoutent aux autres dossiers de détournement de subventions exceptionnelles dans plusieurs communes dont Ambohimahamasina dans lesquels sont aussi cités le nom de cet ancien candidat à la Présidentielle.
Pour le moment, le BIANCO n’a pas encore voulu faire de commentaire sur le sujet. Toutefois, l’équipe d’Ambohibao a tenu à rappeler d’une manière générale qu’il fait et continue de faire son travail et sans distinction d’appartenance politique. Le BIANCO a aussi démenti les rumeurs de chasse aux sorcières véhiculée tout en soutenant que la lutte contre la corruption est menée pour l’intérêt de la nation.
La Rédaction
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Corruption sur les marchés publiques, l’ancien premier ministre Olivier Mahafaly auditionné – Expressmada du 2 mars 2019
L’ancien Premier ministre fait partie des personnes mises en cause dans une affaire de malversation financière. Son cas pourrait faire l’objet d’une saisine de la Haute cour de Justice.
Présumé auteur principal. Tel serait le statut de Solonandrasana Olivier Mahafaly, ancien Premier ministre, dans l’affaire qui a été transférée par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), au Pôle anti-corruption (PAC), jeudi.
Selon les informations qui ont filtré, l’objet du dossier concerne des faits de malversations sur des subventions exceptionnelles octroyées par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, destinée à la construction de nouveaux bureaux communaux dans le district d’Antsiranana Il. Les communes en question sont celles d’Anketrakabe, Andrafiabe, Ambolobozobe, Antsalaka et Mahavanona.
Les marchés auraient été attribués «sans appel d’offres par les maires à une seule entreprise ». Les édiles de ces localités rurales, par ailleurs, « auraient reçu l’ordre de virer directement les subventions au compte bancaire de l’entreprise bénéficiaire du marché sans même que les travaux soient commencés ou achevés ». Les charges et les faits rapportés sont accablants pour les personnes mises en cause dans cette affaire.
« Favoritisme, cadeaux illicites, ainsi que faux et usage de faux en écriture publique », sont les chefs d’inculpation retenus dans le dossier déféré devant le PAC. Sept personnes ont été présentées devant le parquet de l’instance judiciaire sise aux 67ha. Deux d’entre elles ont été placées en détention préventive.
Saisine de la HCJ
Il s’agit d’un « haut responsable à la primature et de son épouse qui est la dépositaire de l’entreprise bénéficiaire des marchés ». Les maires des cinq communes sont, quant à eux, placés sous contrôle judiciaire. Selon les explications d’une source proche de l’enquête, «bien que parmi les principaux mis en cause, l’ancien Premier ministre et à la fois ministre de l’Intérieur à l’époque n’a pas été déféré devant le PAC=».
Son statut, au moment des faits, implique que son cas soit pris en main par la Haute cour de justice (HCJ). L’enquête sur le sujet a été déclenchée en août 2017, à la suite de «doléances anonymes rapportant des suspicions de favoritisme», dans l’octroi des marchés relatifs à la construction de ces bâtiments communaux. Le préjudice financier dans ce dossier s’élève à près d’un milliard d’ariary, selon les explications.
«L’ancien Premier ministre, et à la fois ancien ministre de l’Intérieur [au moment des faits], n’est pas étranger à cette nouvelle affaire de favoritisme dans l’utilisation des subventions exceptionnelles», confirment des indiscrétions. Il aurait déjà été auditionné par le Bianco. «Parallèlement à son traitement au niveau du PAC, le dossier pourrait, également, faire l’objet de saisine auprès de la HCJ», ajoute la source proche de l’enquête.
Contacté, Solonandrasana Olivier Mahafaly a fait part de son souhait de ne pas s’exprimer sur le dossier. « Il s’agit d’une affaire en cours, laissons la justice trancher », a-t-il juste indiqué. Du côté du Bianco, l’on se défend d’un éventuel acharnement contre les barrons de l’ancienne administration. «Nous faisons notre travail sans distinction d’appartenance politique et ne baignerons jamais dans la pratique malsaine de la chasse aux sorcières», réplique le Bureau d’Ambohibao.
L’ancien locataire de Mahazoarivo a déjà été éclaboussé par un scandale de malversation concernant les subventions spéciales. L’affaire de la commune rurale d’Ambohimahamasina notamment, qui a conduit en détention provisoire Claudine Razaimamonjy femme d’affaires, en 2017. Une requête relative à ce dossier a été formulée devant la HC, l’année dernière et vise celui qui a, aussi, été ministre de l’Intérieur.
Avec une décision d’irrecevabilité, en décembre dernier, la commission de requête de l’Assemblée nationale a, toutefois, épargné des tourmentes judiciaires à l’ancien chef du gouvernement. Trancher sur la recevabilité et la mise en accusation d’une personnalité justiciable devant la HCJ, est une prérogative de la Chambre basse.
Garry Fabrice Ranaivoson
Procédure complexe
La procédure de mise en accusation des personnalités justiciables devant la HCJ est, toutefois, complexe. Lorsque la Cour est saisie d’une affaire, la requête est transmise à l’Assemblée nationale, où une commission tranche sur sa recevabilité. Si la recevabilité est actée, une résolution de mise en accusation est, ensuite, rédigée et soumise au vote de la séance plénière de la Chambre basse. L’adoption de la résolution nécessite le vote de la majorité des deux tiers des députés.