Le BIANCO d’Antananarivo confirme que la majorité des plaintes reçues touche le domaine foncier, la Justice et les Forces de l’ordre – La vérité du 28 février 2019
Sur les 106 doléances déposées au BIANCO, 41 cas concernent la justice et les magistrats – Taratra du 28 février 2019
Pour la province d’Antananarivo, le service des domaines et la magistrature suscitent le plus de doléances dit le général RATOVOSON du BIANCO – Expressmada du 28 février 2019
Lutte anticorruption à Madagascar – Les citoyens invités à participer – Les nouvelles du 27 février 2019
Lutte contre la corruption à Madagascar – Douteux efforts pour un grand défi – La gazette de la grande île du 26 février 2019
Comme nous l’avons annoncé et prévu hier, à partir de certaines indiscrétions émanant des coulisses du pouvoir, depuis la Primature jusqu’aux départements ministériels, le coup d’envoi a été donné pour monter qu’en-haut on bouge dans le sens des objectifs présidentiels. Comme pour « faire taire l’opinion et redorer » l’image du régime qui s’installe laborieusement avec une visible lenteur toute l’équipe gouvernementale s’efforce de donner l’impression de s’agiter comme pour «faire croire que le gouvernement travaille pour le peuple et s’attèle en vue du développement». Les opérations démarrent à grand effort médiatisation et s’efforcent de convaincre le public qu’on se réveille enfin de cette torpeur engourdissante qu’avait provoqué les effervescences de l’installation dans chaque département et les premiers signes de fatigue après les dures premières nuits d’insomnie de l’élaboration des organigrammes scrutés à la loupe par qui de droit. Quand un Premier ministre prend la peine de patrouiller nuitamment avec les forces de l’ordre au grand dam des noctambules, des boîtes de nuits) et que dans les rangs des policiers et des gendarmes on s’étonne de certaines dispositions organisationnelles dans l’exercice quotidienne de leur service, personne n’est dupe…L’objectif visé est uniquement de convaincre la population que l’ordre règne et que désormais il en sera ainsi…
Dans la foulée, à partir de quelques arrestations spectaculaires et la menace d’une liste noire qui fait trembler un certain milieu proche de l’enrichissement illicite sous protection de personnalités au bras long, la lutte contre la corruption servira d’épouvantail très efficace dans l’esprit de quelques nouveaux riches qui seraient tentés les souteneurs d’un embryon d’opposition en gestation en vue des prochaines élections législatives. Eternelle épée de Damoclès la chasse aux corrompus avait traversé des décades pour aboutir à un arsenal de textes de lois truffés de toutes les contradictions possibles. Les magistrats nommés et déjà en fonction au sein de la Haute Cour de Justice eux-mêmes ne cachent plus leur inquiétude et leur impuissance devant l’arrogance des présumés suspects. Depuis belle lurette les délinquants figurant dans des listes que les autorités centrales gardent sous les coudes auraient dû traîner devant les juges et comparaître devant une juridiction compétente avant Eddy Maminirina jeté en pâture à l’opinion pour occuper les esprits. Or jusqu’à ce jour où vous tenez ce journal sous les yeux les grands voleurs et parrains notoires de tous les trafics imaginables bénéficient toujours d’une impunité complice et ont traversé sans encombre la détermination avouée de tous les régimes en faisant un pied de nez et un bras d’honneur insultant à tous ceux qui ont voulu jouer aux justiciers et aux délateurs.
A cause des réels talents des jurislateurs très habiles dans l’art de semer les contradictions et le flou bloquant dans la panoplie législatif, les favoris de l’argent sale, des biens mal acquis sont pratiquement à l’abri de toutes poursuites. Leitmotiv et mimétisme opportunistes obséquieux aidant «la lutte contre la corruption » est sut toutes les lèvres d’abord pour faire plaisir au nouveau président de la République et pour se donner des airs de «personnalités pures et dures». Avec des accents de l’apostolat de la « tolérance zéro » tous les discoureurs et blablateurs du régime semblent être sujets d’une cécité morale qui ne les permet guère de réaliser que pour faire preuve de bonne foi, il faut commencer par le commencement et montrer des exemples propres à convaincre la population. A titre d’exemple Christina Ntsay se doit d’exploiter d’abord cette liste Omer Bereziky qui a fait tant de bruit à l’époque pour arriver de fil en aiguille à ces dossiers pourris et bine fournis que le Samfin avait confié à Christine Razanamahasoa en tant ministre de la Justice(démarche restée sans suite), mais suivi d’effets pervers et douteux. Réalités inacceptables qui a permis à l’avocat Me Willy Razafinjatovo alias OLALA de décortiquer certaines pratiques condamnables qui consiste perdre quelques centaines de millions d’Ariary pour influencer des juges de quelques juridictions quitte à bénéficier d’une fortune amputée du prix du silence et de la connivence. Cette forme de corruption active aidée de celle passive génère des monnaies courantes et trébuchantes. Ainsi on ferme les yeux sur les procédures impliquant des affairistes ayant acquis actuelle le titre et le statut impressionnant d’opérateurs économiques. Spécialistes du «blanchiment en bande organisée et fraudes fiscales vers les comptes offshores mauriciennes et comptes bancaires exotiques, notamment monégasques» ne sont guère des inconnus pour le Premier ministre Christian Ntsay qui, malheureusement avec un retard certain (voulu aussi peut-être ?) avait dénoncé ouvertement les maux qu’infligent cette voyoucratie au budget de l’Etat au niveau de Jirama par la fourniture d’électricité à partir des facturations faramineuses exorbitantes et scandaleuses et de location des groupes qui ne sont même pas opérationnel. Si réellement les responsables gouvernementaux ne sont pas eux aussi complices pour tromper Andry Rajoelina, il faut commencer par mettre sous les verrous les truands de cette voyoucratie qui, de tous temps avaient pillé l’argent de l’Etat pour mettre ensuite leurs butins bien au chaud à l’étranger. Ne pas oublier aussi ce grand voleur qui en 2002 avait affirmé «qu’un pays se gère comme une entreprise, Marc Ravalomanana transforme progressivement le gouvernement malgache en une extension de son groupe agroalimentaire Tiko devenu tentaculaire (surnommé par la suite l’« État-Tiko (…) En novembre 2008, l’affaire Daewoo éclate dans le journal américain Financial Times, qui révèle la cession pour 99 ans de 1,3 millions d’hectares de terres malgaches à la société sud-coréenne Daewoo.» Pour vous faciliter la tâche, il suffit de demander au général Richard Ravalomanana de sortir un mandat d’arrêt en bonne et du forme dont il a été destinataire à l’époque. Et justice sera faite ! Sinon, arrêtez vos salades car le public ne sera jamais convaincu et croira que vous avez peur de la bande à Fatsouraly & Co.
Lutte contre la corruption au sein du Ministère de la Justice, action ou comédie ? Comment se fait-il que l’ancienne ministre n’a pas été reconduite ? – La gazette de la grande île du 26 février 2019
On crie par ci, on crie par-là la lutte contre la corruption, le retour de la confiance en la justice, des réformes au sein du ministère de la Justice. Une de ces décisions consistait à suspendre le contrôle des papiers des véhicules sur les routes nationales. Mais est-ce vraiment pour la lutte contre la corruption ou tout simplement pour faciliter les trafics? Quoi qu’il en soit, vive la gabegie! On se demande, s’il n’y avait aucune autre solution à ce problème ? Les responsables sont-ils au moins conscients des dégâts que cela pourrait engendrer? Car maintenant, on doute fort que les chauffeurs de taxis brousse accepter de toujours respecter les lois, surtout en matière d’entretien technique des véhicules.
Retour en arrière, lors de la nomination des membres du gouvernement, la décision de ne pas reconduire l’ancienne ministre de la Justice, Noro Harimisa à son poste a tout de même étonné alors qu’elle a fait un parcours sans faute. Dans sa soi-disant lutte contre la corruption, le PRM ne pouvait pas trouver de meilleur élément que l’ancienne ministre pour son équipe. Jusqu’ici, le nouveau ministre n’a encore rien prouvé, un mois après sa nomination. A quand remonte un ministre qui a osé s’attaquer corps et âme aux injustices? En rien de temps, elle a accompli tellement de choses : annulation des résultats du concours d’entrée à l’ENMG, sanction à l’égard des responsables de la corruption grandissante au sein du ministère, projet de mise en place d’un système sans intervention humaine pour les examens.
Mais peut-être que son abrogation consiste à ce que ce projet ne voie jamais le jour afin que les mauvaises pratiques puissent se poursuivre. Elle ne s’est pas contentée de prendre son grand air et faire un discours plus ou moins convainquant sur la lutte contre la corruption en évoquant des mesures plus ou moins drastiques envers les responsables. Elle a agi. Alors que jusqu’ici, l’Exécutif ne fait que balancer des menaces.
A.N.

Raharaha Henry Rabary Njaka izay afaka nandeha any France – Io indray ilay sinema sy kolikoly – La gazette de la grande ile du 26 février 2019
Isan’ny nahasarika ny sain’ny maro mpanara-baovao ny lahatsoratra an-gazety nivoaka omaly teto an-toerana, ny amin’ny hoe “nisy iraka ny Bianco nalefa teny amin’ny trano fonenan’i Henry Rabary Njaka, tompon’andraikitra tao
anivon’ny fitondrana Rajaonarimampianina”. Teny Ambohimangakely no misy io trano fonenan’i Henry Rabary Njaka io.
Efa talen’ny kabinetran’ny filoha Rajaonarimampianina izy tamin’ny fotoana vao niakaran’io filoha teo aloha io teo amin’ny fitondrana. Efa filohan’ny filankevi-pitondrana ny Air Madagascar koa tamin’izany. Taty aoriana kely dia voatendry ho minisitra ny Raharaham-bahiny izy, ary talohan’ny nionganan’ny fitondrana Rajaonarimampianina izy dia minisitra ny Harena ankibon’ny tany.
Ny akon’ny fandehanan’ireo iraka ny Bianco teny amin’ity tranon’i Hentry Rabary Njaka ity aloha dia hoe hisambotra azy noho ny raharahan-keloka nahavoarohirohy azy.
Akory anefa ny hagagan’ireto iraka fa efa any ampitan’ny ranomasina, hono i Henry Rabary Njaka.
Aoka hotsorina ny resaka fa “nampandosirina aloha i Henry Rabary Njaka vao mody nanaovana fihetsiketsehana hoe hampanantsoina sy hosamborina”.
Efa firy taona ny gazety, toa ny La Gazette de la Grande Ile sy ity gazety Telonohorefy ity no nanao lahatsoratra nitanisa ny zava-doza, heloka sy fandikan-dalàna nataon’i Henry Rabary Njaka teto nandritra ny fotoana nitondran-dRajaonarimampianina, fa tonga amin’ilay fitenenana hoe “vohon-tsokatra nilatsaham-baratra, ka henoy izany rey hazon-damosiko”. Nofokaina sy noenjehina aza ny gazety nanambara ny zava-misy, na tao amin’ny Air Mad na tao amin’ny ministeran’ny Harena ankibon’ny tany, eny na izy nandalo volana vitsivitsy tao amin’ny ministeran’ny Raharaham-bahiny aza dia nisy raharaha hafahafa miendrika kolikoly nataony koa.
Izahay dia mahatsapa fa misy sokajin’oloona itsikombakomban’ny tompon’andraiki-panjakana ankehitriny ihany amin’ireo nahavanon-keloka nandritra ny fitondrana teo aloha, ka izay tsy tian-dry zalahy hosamborina na hampiharana ny lalàna dia mody anaovany sinema, fa misy olona kosa, izay tena tsy anetsehany volo-maso mihitsy koa.
Sanatriavin’ny vava ve dia resa-bola sy tombontsoa manokana avokoa no ao ambadik’izany?
Na ahoana na ahoana, i Madagasikara sy i Lafrantsa dia manana fifanaraham-piaraha-miasa amin’ny resaka raharaham-pitsarana ka inona no misakana ny fitsarana Malagasy tsy hangataka amin’ny fitondram-panjakana frantsay ny hampodiana an’i Henry Rabary Njaka (extradition) mba hizaka ny valin’ny heloka vitany teto? Sa mizaka ny zom-pirenena frantsay izy ka arovan’i Frantsa ?
Hanomboka hitsara an’ireo raharaha heloka bevava mi isa 246 ny Pôle anti corruption – Ao raha du 26 février 2019
Hiroso amin’ny fitsarana an’ireo raharaha goavana. Tanteraka, omaly, tetsy 67 ha ny fametrahana amin’ny fomba ofisialy an-dRazafindrakoto Solofohery, tonian’ny Fampanoavana ambony, izay hisahana ny fitantanana ny Fitsarana manokana misahana ny raharahana kolikoly (PAC). Fantatra taorian’ny lanonana ofisialy na tao teny an-toerana fa ”efa hanomboka hiroso amin’ny fitsarana an’ireo raharahana kolikoly mifandraika amina heloka bevava ireo mpitsara ao amin ‘ny PAC”.
Miisa enina amby efapolo sy roanjato eo ho eo ny raharahana kolikoly voaray ary tokony hotsarain’ity rafi-pitsarana ity, ka mitovy amin’ny asa tanterahin’ireo Fitsarana samihafa misy eto amintsika ihany ny fomba hanatontosan’ny PAC ny asany. Mandalo fanadihadiana sy famotorana avokoa ireo raharaha voarain’ny PAC etsy 67 ha, izay avy amin’ny Birao mahaleotena iadiana amin’ny kolikoly (Bianco) ny ankamaroany.
“Mbola vao nandray ny asako aho izao, ka mbola vao hijery an ‘ir eo raharaha samihafa miandry ahy sy ireo mpikambana ao amin 1ny PAC”, hoy Rafindrakoto Solofohery, izay vao nandray ny toerany omaly.
JR
Double exécution sommaire en public par la police à Madagascar – Expressmada du 26 février 2019
L’Unité d’Intervention Rapide de la police a abattu deux hommes à Ambatomaro hier. Des témoins oculaires dénoncent une exécution quasi à bout portant.
Double exécution sommaire à Ambatomaro. Hier aux alentours de midi et demi, deux individus ont été abattus par l’Unité d’Intervention Rapide (UIR), auprès du commissariat central de la police à Antananarivo. Deux de leurs compagnons ont pour leur part échappé à la mort. Ils ont réussi à s’évanouir dans la nature en courant comme des dératés lorsque les balles ont sifflé aux oreilles.
«Les quatre individus ont pris place dans un restaurant. Alors qu’ils étaient installés, une escouade policière, constituée de quatre éléments en tenue civile et armés, les ont accostés. Sans crier gare, l’un des policiers a saisi par le cou l’un des individus encore assis, pour le plaquer à terre et l’abattre de deux balles. À côté, son compagnon terrifié a tenté de se lever, mais il a été aussitôt tué à son tour. Sur ces entrefaites, les deux derniers suspects ont sauté sur l’occasion pour prendre la fuite. Les policiers les ont laissés se faire la malle sans qu’ils n’ouvrent le feu », indique un riverain, témoin oculaire de cette double exécution extra-judiciaire.
La version n’est pas en revanche corroborée par la police. Dans un point de situation diffusée à la presse hier après-midi, le service communication et des relations avec les institutions auprès du ministère de la Sécurité publique, a indiqué que les suspects ont été tenus à l’œil depuis une semaine.
Version contradictoire
Informée que la bande allait frapper hier aux abords d’Ambohipo, la police a monté un dispositif pour prendre à contre-pied l’acte de banditisme dont elle a été mise au parfum. Les éléments d’intervention ont opéré sur la base de renseignements d’après les informations communiquées. La version policière révèle que les quatre individus se seraient aperçus qu’ils ont été pris en filature. Emportés par la panique, ils auraient pris la fuite en prenant les jambes à leur cou. Les deux camps se seraient alors engagés dans un marathon depuis Ambohipo, en passant par Ambolokandrina, puis à Antsobolo Ambatomaro, où les suspects auraient ouvert le feu sur les policiers lancés à leurs trousses. La police souligne que les quatre fuyards auraient été en possession de sabres et de pistolet, mais aucune des armes en question n’a été en revanche retrouvée sur les deux hommes abattus. Les dépouilles ont été transportées à la morgue de l’hôpital d’Ampefiloha.
Claudine RAZAIMAMONJY est engluée dans une gigantesque affaire de malversations qui concerne plusieurs ministères – Expressmasa du 26 février 2019
Tentaculaire. Le mot résume la complexité et l’ampleur de l’affaire Claudine Razaimamonjy, femme d’affaires. Une tourmente judiciaire qui a démarré en avril 2017, touchant des délits financiers et des actes de corruption.
« Il s’agit d’une affaire assez compliquée. Vu l’ensemble les poursuites concernent un même objet. Seulement, par la complexité et surtout le fait que plusieurs ministères sont concernés, les enquêteurs ont préféré sectionner les dossiers et les traiter ministère par ministère. Ceci af1n d’être plus précis et éviter des confusions au risque de ne pas s’y retrouver », explique une source avisée, s’agissant des multiples comparutions de la femme d’affaires devant le parquet du Pôle anti-corruption (PAC).
La dernière en date est, jeudi. Claudine Razaimamonjy, toujours en détention préventive, a été transférée pour l’occasion à la maison d’arrêt d’Antanimora. Bien que des voix affirment que son état de santé se serait dégradé, cette hôtelière anciennement proche des ténors de l’administration Rajaonarimampianina s’est bel et bien présentée devant le juge d’instruction du PAC, aux 67ha, jeudi. Sa comparution s’est terminée tardivement.
« Il s’agit d’une nouvelle comparution, pour un dossier qui concerne un autre ministère », est la seule information qui a f1ltré de cette audition. Arrêtée en avril 2017 et placée en détention préventive à la maison d’arrêt d’Antanimora, avant d’être transférée à la prison pour femmes de Manjakandrina, Claudine a plongé à cause d’un dossier concernant des subventions spéciales de communes. Un sujet qui concerne le ministère de l’Intérieur.
Privilège de juridiction
Détournement de deniers publics, corruption et favoritisme dans l’attribution de marchés sont les charges retenues contre la femme d’affaires, à l’époque. Les détournements des subventions destinées à la fameuse commune d’Ambohimahamasina, dans la région Haute Matsiatra, en fait partie.
Une fois en détention, pourtant, le transfert des dossiers traités par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), happant l’hôtelière, devant l’ancienne Chaîne pénale anti-corruption (CPAC), et ensuite le PAC se sont enchaînés. Des dossiers avec des charges relativement similaires, mais qui concernent donc, des département ministériels ou entités publiques différentes. La dernière comparution de Claudine Razaimamonjy qui a défrayé les chroniques remonte à mars 2018.
Il s’agit d’une poursuite pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics, détournement et recel de deniers publics. Une affaire qui touche ici, l’ancien ministère de l’Emploi et de l’enseignement technique et qui consiste en des malversations qui remontent à l’année 2016. « Co-accusée », dans cette affaire, l’hôtelière a été « relaxée au bénéf1ce du doute », à l’issue de son premier jugement. Des « responsables ministériels », ont, également, été sur le banc des accusés.
Un temps, en réponse aux interpellations quant au risque d’acharnement politique, Jean Louis Andriamif1dy, directeur général du Bianco, avait expliqué que les grosses affaires traitées par son bureau concernent souvent ceux qui sont ou ont été au pouvoir, « puisqu’on ne peut pas faire des malversations sur les deniers publics sans être détenteur du pouvoir de les gérer ». Il a déjà déploré que « les privilèges de juridiction », épargnent à une certaine catégorie de personnes, les poursuites.
Un regret partagé par un courant au sein de la magistrature, notamment, au niveau du PAC. Dans le cadre de l’affaire Razaimamonjy, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), avait déjà dénoncé que de « hauts responsables étatiques » pouvant être, «les auteurs principaux », ne sont pas inquiétés. Un point souligné par Clément Jaona, actuel président du SMM, dans une interview télévisée, il y a quelques semaines.
La Constitution prévoit que « les présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du gouvernement et le Président de la Haute cour constitutionnelle sont pénalement responsables, devant la Haute Cour de Justice, des actes accomplis liés à l’exercice de leurs fonctions et actes qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis ».
Garry Fabrice Ranaivoson