Le BIANCO d’Antananarivo confirme que la majorité des plaintes reçues touche le domaine foncier, la Justice et les Forces de l’ordre – La vérité du 28 février 2019

Un bilan positif. C’est ainsi que le directeur territorial sortant du BIANCO Antananarivo, Ratovoson Benjamina, résume ses 8 années de service au sein de l’équipe d’Ambohibao. Il a effectué un bref compte rendu de son mandat lors de la cérémonie de passation avec son successeur Rakotondrainibe Seheno, hier à Ambohibao. « Grâce aux différentes sensibilisations que nous avons effectuées, les gens sont désormais en mesure de connaître les nombreuses démarches à faire pour déposer une plainte auprès du BIANCO », a – t – il expliqué.  Et de poursuivre que la majorité des plaintes reçues au Bureau Indépendant anti – corruption touche le domaine foncier, la Justice, et les Forces de l’ordre. A cela s’ajoutent les autres secteurs comme les ministères, les finances publiques, les marchés publics et autre gestion de projets. Son passage à la tête de la branche territoriale du BIANCO Antananarivo est d’ailleurs marqué par l’arrestation de plusieurs hauts responsables dont des ministres, des fonctionnaires de l’administration (Trésor, etc.), des élus des circonscriptions territoriales (Maires, conseillers, etc.),  des officiers de la Gendarmerie, entre autres. Il a particulièrement évoqué les dossiers marquants de l’année 2018 comme la suite de l’affaire Claudine Razaimamonjy, l’affaire de détournement au sein de la Croix Rouge ainsi que les affaires de trafic de bois de rose. Pour l’instant, aucun nom de ressortissant étranger n’a été cité ni convoqué au niveau du bureau du BIANCO Antananarivo. Concernant les déclarations de patrimoine, cette branche territoriale du BIANCO a reçu 2133 dossiers jusqu’à maintenant. Enfin, le directeur territorial sortant constate une avancée dans la lutte contre la corruption étant donné le nombre de citoyens qui refusent cette pratique malsaine et de ceux qui osent dénoncer. Néanmoins, il estime que les résultats obtenus restent encore insatisfaisants.

Sur les 106 doléances déposées au BIANCO, 41 cas concernent la justice et les magistrats – Taratra du 28 février 2019

Malgré les efforts entrepris, les résultats de la lutte contre la corruption semblent encore insuffisants. Sur ce, plusieurs dossiers seraient encore entre les mains du Bianco et de nouvelles arrestations ne sont pas à écarter. «Le Bianco se penche actuellement sur plusieurs dossiers sensibles, pour ne citer que l’affaire Claudine Razaimamonjy, la Croix rouge malgache, ou encore les bois de rose. D’autres dossiers sont en cours», a indiqué hier l’ancien directeur régional de la province d’Antananarivo, le général Benjamin Ratovoson à Ambohibao, en marge de la cérémonie de passation avec le nouveau directeur, Seheno Rakotondrainibe. «Plusieurs dossiers sont actuellement en suspens pour manque de ressources humaines», a-t-il ajouté. Parmi les secteurs les plus concernés par la corruption figurent ainsi le foncier avec 106 cas de corruption constatés, la justice et les magistrats avec 41 cas recensés suivis de près par les Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Plusieurs personnalités ont également été poursuivies l’année dernière, notamment des membres du gouvernement et institutions, des hauts fonctionnaires nommés par décret, des élus ou encore des officiers de police judiciaire. 18 PV ont ainsi déjà été envoyés au Pôle anti-corruption (Pac). Par ailleurs, les bruits courent selon lesquels, la passation d’hier pourrait faire suite à une enquête interne entreprise récemment au sein du Bianco. Une affaire qui concerne une fuite d’information en faveur d’un opérateur économique ciblé dans une enquête du Bianco. Aucune information n’a cependant filtré malgré les circonstances de la passation. Dans tous les cas, le Bianco estime que les initiatives de l’Etat de prioriser la lutte contre la corruption, devraient se poursuivre. T.N  

Pour la province d’Antananarivo, le service des domaines et la magistrature suscitent le plus de doléances dit le général RATOVOSON du BIANCO – Expressmada du 28 février 2019

Une page se tourne à Ambohibao. Le général Benjamin Ratovoson, directeur territorial  du  Bureau  indépendant  anti-corruption  (Bianco),  pour  la  province d’Antananarivo, a passé le témoin à son successeur, Seheno Malala Rakotondrainibe, hier. Une cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’entité anti-corruption, à Ambohibao. Selon les informations, le général Ratovoson a été appelé pour reprendre du service au sein de la gendarmerie nationale, son corps d’origine. Après sept ans de service au sein du Bureau indépendant anti-corruption, l’officier général passe donc la main. À l’issue de la cérémonie de passation d’hier, le directeur territorial du Bianco d’Antananarivo, a affirmé sa relative insatisfaction face à son bilan. « Il y a des choses qui ont été faites et d’autres qui restent à faire. Je ne suis pas satisfait des résultats puisque l’indice de perception de la corruption est toujours élevé. Je suis, néanmoins, ravi puisque la lutte contre la corruption est devenue une priorité étatique », a déclaré le général Ratovoson. La cérémonie de passation d’hier, à Ambohibao, a été marquée par la présentation du bilan de la branche territoriale d’Antananarivo du Bianco. Des chiffres qui indiquent pour la province d’Antananarivo, que le service des domaines, les Collectivités territoriales décentralisées (CTD), et la magistrature sont les domaines qui suscitent le plus de doléances de la part des citoyens. Des doléances qui dénoncent des faits de corruption. Le mandat de Jean Louis Andriamifidy, directeur général du Bianco, par ailleurs, arrive, également, à échéance, cette année. Garry Fabrice Ranaivoson

Lutte anticorruption à Madagascar – Les citoyens invités à participer – Les nouvelles du 27 février 2019

Des bureaux de doléances mis en place au sein de chaque ministère. Cela pourrait être le cas dans les jours à venir. Selon des sources concordantes en effet, afin de pallier le retard du pays en matière de lutte contre la corruption, l’Exécutif entend mettre le paquet pour que chaque administration soit «clean». Le Chef de l’Etat avait initié cette lutte en mettant en place un Bureau des doléances auprès de la présidence de la République lors du conseil des ministres du 13 février dernier. Le bureau en question reçoit des plaintes liées à la mission de l’administration publique et mène par la suite des investigations préliminaires aux cas rapportés, notamment la gestion douteuse, l’inefficacité, une corruption ou un abus commis par des agents du service public. Dans une note d’information relative à la lutte anticorruption, la présidence avait souligné que ce phénomène «accentue les inégalités et injustices sociales et entrave de manière significative la croissance et le développement économiques de notre pays». Et en dépit de la mise en place des dispositifs juridiques et institutionnels, les indicateurs en matière de corruption révèlent que Madagascar reste largement en dessous de la moyenne au niveau du continent africain, en faisant référence au rapport rendu par Transparency International – Initiative Madagascar (TI-IM) pour l’année 2018 qui place la Grande île au 152e rang sur 180 pays. «Il est crucial d’inverser la tendance et de prendre les dispositions nécessaires pour atteindre l’objectif d’un score de 50/100 à l’horizon 2024», a fait savoir la Présidence en enjoignant le gouvernement à renforcer cette lutte. «Au regard de l’ampleur, de l’étendue et de l’enracinement de ce fléau dans notre société et notamment dans l’Administration, il est important d’instaurer une politique de «zéro tolérance» et d’exemplarité de la sanction en la matière. Comme dans tout Etat de Droit, cette politique s’applique à tous sans exception», avait indiqué le Chef de l’Etat. J.P

Lutte contre la corruption à Madagascar – Douteux efforts pour un grand défi – La gazette de la grande île du 26 février 2019

Comme  nous l’avons  annoncé  et prévu hier, à partir  de  certaines indiscrétions  émanant  des  coulisses  du  pouvoir, depuis la Primature jusqu’aux départements ministériels, le  coup  d’envoi  a été  donné pour monter qu’en-haut on bouge dans le sens des objectifs présidentiels. Comme pour « faire  taire l’opinion et  redorer » l’image du régime  qui  s’installe laborieusement  avec une visible lenteur toute l’équipe  gouvernementale  s’efforce de donner l’impression  de s’agiter comme pour  «faire croire que le gouvernement  travaille pour le peuple et s’attèle en  vue  du  développement». Les opérations démarrent à  grand  effort médiatisation et s’efforcent de convaincre  le public qu’on  se  réveille  enfin de  cette torpeur engourdissante qu’avait provoqué les effervescences de l’installation dans  chaque département  et les premiers signes de fatigue après les dures premières  nuits  d’insomnie de l’élaboration  des organigrammes  scrutés à la  loupe par  qui  de  droit. Quand un  Premier ministre prend la peine  de patrouiller nuitamment avec les  forces  de l’ordre au grand dam des noctambules, des  boîtes de nuits)  et que dans les  rangs  des policiers  et  des  gendarmes on  s’étonne de  certaines  dispositions organisationnelles dans l’exercice quotidienne  de leur service, personne n’est  dupe…L’objectif visé est uniquement  de convaincre la population que l’ordre  règne et  que désormais il  en  sera ainsi…

Dans la foulée, à partir de quelques arrestations  spectaculaires  et la menace d’une liste noire qui fait trembler un  certain milieu proche de l’enrichissement  illicite sous protection de personnalités au  bras long, la  lutte  contre la corruption  servira  d’épouvantail très efficace dans l’esprit  de quelques nouveaux  riches qui  seraient  tentés les souteneurs  d’un  embryon  d’opposition en  gestation en  vue  des prochaines élections législatives.  Eternelle  épée  de Damoclès la  chasse  aux  corrompus  avait  traversé des  décades pour  aboutir à un arsenal de  textes de lois truffés  de  toutes les contradictions possibles. Les magistrats  nommés  et  déjà en  fonction au sein  de la Haute Cour de  Justice eux-mêmes ne cachent plus leur inquiétude  et leur impuissance devant l’arrogance des présumés suspects. Depuis  belle lurette les délinquants figurant dans  des listes que les  autorités  centrales  gardent  sous les  coudes  auraient dû traîner  devant les  juges et comparaître devant une juridiction  compétente avant Eddy Maminirina jeté en pâture à l’opinion pour  occuper les  esprits. Or jusqu’à  ce jour où vous tenez ce  journal sous les  yeux les  grands  voleurs  et parrains notoires de tous les  trafics imaginables bénéficient toujours  d’une impunité complice et ont  traversé sans  encombre la  détermination avouée  de  tous les  régimes en faisant un pied  de  nez et un  bras  d’honneur insultant à tous ceux  qui ont voulu jouer  aux  justiciers et  aux  délateurs.

A  cause  des réels talents  des  jurislateurs très  habiles  dans l’art de semer les contradictions et le flou bloquant dans la panoplie législatif, les favoris de l’argent  sale, des biens mal  acquis sont pratiquement à l’abri  de  toutes poursuites. Leitmotiv  et mimétisme opportunistes obséquieux aidant «la lutte  contre la  corruption » est  sut  toutes les  lèvres d’abord pour  faire plaisir au nouveau président  de la République et pour se  donner des  airs de «personnalités pures  et  dures». Avec  des  accents de l’apostolat de la  « tolérance zéro » tous les  discoureurs  et blablateurs  du  régime semblent être sujets d’une cécité morale qui ne les permet  guère de  réaliser que pour  faire preuve  de  bonne  foi, il  faut  commencer par le commencement et  montrer des  exemples propres à  convaincre la population. A titre  d’exemple Christina Ntsay se  doit d’exploiter  d’abord cette liste Omer Bereziky qui a fait  tant  de  bruit à l’époque  pour arriver  de  fil  en  aiguille à  ces  dossiers pourris et bine  fournis que le Samfin  avait  confié à Christine Razanamahasoa en tant ministre  de la Justice(démarche restée sans suite), mais  suivi d’effets pervers  et  douteux. Réalités inacceptables  qui  a permis à  l’avocat Me Willy Razafinjatovo alias OLALA de  décortiquer certaines pratiques condamnables  qui consiste perdre quelques  centaines  de  millions d’Ariary pour influencer des juges  de quelques juridictions quitte à bénéficier d’une fortune amputée du prix du  silence et  de la connivence. Cette forme de corruption  active aidée  de  celle passive génère des monnaies  courantes  et  trébuchantes. Ainsi on  ferme les  yeux sur les procédures impliquant  des affairistes  ayant acquis actuelle le titre et le statut impressionnant  d’opérateurs  économiques. Spécialistes du «blanchiment en bande organisée et fraudes fiscales vers les  comptes  offshores mauriciennes et comptes bancaires exotiques, notamment monégasques» ne  sont  guère des inconnus pour le Premier ministre Christian Ntsay  qui, malheureusement  avec  un  retard certain (voulu aussi peut-être ?) avait  dénoncé ouvertement les maux qu’infligent  cette voyoucratie au budget de l’Etat  au niveau  de  Jirama par la  fourniture d’électricité à partir des  facturations  faramineuses  exorbitantes  et scandaleuses et de location des groupes  qui ne  sont même pas opérationnel. Si  réellement les  responsables  gouvernementaux ne sont pas  eux  aussi  complices pour  tromper  Andry Rajoelina, il  faut  commencer par mettre  sous les  verrous les  truands  de  cette  voyoucratie qui, de  tous  temps  avaient pillé l’argent  de l’Etat pour mettre  ensuite leurs  butins bien  au  chaud à l’étranger. Ne pas  oublier  aussi ce  grand voleur qui  en 2002 avait  affirmé «qu’un pays se gère comme une entreprise, Marc Ravalomanana transforme progressivement le gouvernement malgache en une extension de son groupe agroalimentaire Tiko devenu tentaculaire (surnommé par la suite l’« État-Tiko (…) En novembre 2008, l’affaire Daewoo éclate dans le journal américain Financial Times, qui révèle la cession pour 99 ans de 1,3 millions d’hectares de terres malgaches à la société sud-coréenne Daewoo.»  Pour vous  faciliter la  tâche, il  suffit  de  demander  au  général  Richard Ravalomanana de sortir un mandat d’arrêt  en bonne et du  forme dont il a  été  destinataire à l’époque. Et justice  sera  faite ! Sinon,  arrêtez vos salades car le public ne  sera  jamais  convaincu et  croira  que  vous avez peur de la bande  à  Fatsouraly  & Co.

Lutte contre la corruption au sein du Ministère de la Justice, action ou comédie ? Comment se fait-il que l’ancienne ministre n’a pas été reconduite ? – La gazette de la grande île du 26 février 2019

On crie par ci, on crie par-là la lutte contre la corruption, le retour de la confiance en la justice, des réformes au sein du ministère de la Justice. Une de ces décisions consistait à suspendre le contrôle des papiers des véhicules sur les routes nationales. Mais est-ce vraiment pour la lutte contre la corruption ou tout simplement pour faciliter les trafics? Quoi qu’il en soit, vive la gabegie! On se demande, s’il n’y avait aucune autre solution à ce problème ? Les responsables sont-ils au moins conscients des dégâts que cela pourrait engendrer? Car maintenant, on doute fort que les chauffeurs de taxis brousse accepter de toujours respecter les lois, surtout en matière d’entretien technique des véhicules.

Retour en arrière, lors de la nomination des membres du gouvernement, la décision de ne pas reconduire l’ancienne ministre de la Justice, Noro Harimisa à son poste a tout de même étonné alors qu’elle a fait un parcours sans faute. Dans sa soi-disant lutte contre la corruption, le PRM ne pouvait pas trouver de meilleur élément que l’ancienne ministre pour son équipe. Jusqu’ici, le nouveau ministre n’a encore rien prouvé, un mois après sa nomination. A quand remonte un ministre qui a osé s’attaquer corps et âme aux injustices? En rien de temps, elle a accompli tellement de choses : annulation des résultats du concours d’entrée à l’ENMG, sanction à l’égard des responsables de la corruption grandissante au sein du ministère, projet de mise en place d’un système sans intervention humaine pour les examens.

Mais peut-être que son abrogation consiste à ce que ce projet ne voie jamais le jour afin que les mauvaises pratiques puissent se poursuivre. Elle ne s’est pas contentée de prendre son grand air et faire un discours plus ou moins convainquant sur la lutte contre la corruption en évoquant des mesures plus ou moins drastiques envers les responsables. Elle a agi. Alors que jusqu’ici, l’Exécutif ne fait que balancer des menaces.

A.N.

Raharaha Henry Rabary Njaka izay afaka nandeha any France – Io indray ilay sinema sy kolikoly – La gazette de la grande ile du 26 février 2019

Isan’ny nahasarika ny sain’ny maro mpanara-baovao ny lahatsoratra an-gazety nivoaka omaly teto an-toerana, ny amin’ny hoe “nisy iraka ny Bianco nalefa teny amin’ny trano fonenan’i Henry Rabary Njaka, tompon’andraikitra tao

anivon’ny fitondrana Rajaonarimampianina”. Teny Ambohimangakely no misy io trano fonenan’i Henry Rabary Njaka io.

Efa talen’ny kabinetran’ny filoha Rajaonarimampianina izy tamin’ny fotoana vao niakaran’io filoha teo aloha io teo amin’ny fitondrana. Efa filohan’ny filankevi-pitondrana ny Air Madagascar koa tamin’izany. Taty aoriana kely dia voatendry ho minisitra ny Raharaham-bahiny izy, ary talohan’ny nionganan’ny fitondrana Rajaonarimampianina izy dia minisitra ny Harena ankibon’ny tany.

Ny akon’ny fandehanan’ireo iraka ny Bianco teny amin’ity tranon’i Hentry Rabary Njaka ity aloha dia hoe hisambotra azy noho ny raharahan-keloka nahavoarohirohy azy.

Akory anefa ny hagagan’ireto iraka fa efa any ampitan’ny ranomasina, hono i Henry Rabary Njaka.

Aoka hotsorina ny resaka fa “nampandosirina aloha i Henry Rabary Njaka vao mody nanaovana fihetsiketsehana hoe hampanantsoina sy hosamborina”.

Efa firy taona ny gazety, toa ny La Gazette de la Grande Ile sy ity gazety  Telonohorefy ity no nanao lahatsoratra nitanisa ny zava-doza, heloka sy fandikan-dalàna nataon’i Henry Rabary Njaka teto nandritra ny fotoana nitondran-dRajaonarimampianina, fa tonga amin’ilay fitenenana hoe “vohon-tsokatra nilatsaham-baratra, ka henoy izany rey hazon-damosiko”. Nofokaina sy noenjehina aza ny gazety nanambara ny zava-misy, na tao amin’ny Air Mad na tao amin’ny ministeran’ny Harena ankibon’ny tany, eny na izy nandalo volana vitsivitsy tao amin’ny ministeran’ny Raharaham-bahiny aza dia nisy raharaha hafahafa miendrika kolikoly nataony koa.

Izahay dia mahatsapa fa misy sokajin’oloona itsikombakomban’ny tompon’andraiki-panjakana ankehitriny ihany amin’ireo nahavanon-keloka nandritra ny fitondrana teo aloha, ka izay tsy tian-dry zalahy hosamborina na hampiharana ny lalàna dia mody anaovany sinema, fa misy olona kosa, izay tena tsy anetsehany volo-maso mihitsy koa.

Sanatriavin’ny vava ve dia resa-bola sy tombontsoa manokana avokoa no ao ambadik’izany?

Na ahoana na ahoana, i Madagasikara sy i Lafrantsa dia manana fifanaraham-piaraha-miasa amin’ny resaka raharaham-pitsarana ka inona no misakana ny fitsarana Malagasy tsy hangataka amin’ny fitondram-panjakana frantsay ny hampodiana an’i Henry Rabary Njaka (extradition) mba hizaka ny valin’ny heloka vitany teto? Sa mizaka ny zom-pirenena frantsay izy ka arovan’i Frantsa ?

Hanomboka hitsara an’ireo raharaha heloka bevava mi isa 246 ny Pôle anti corruption – Ao raha du 26 février 2019

Hiroso amin’ny fitsarana an’ireo raharaha goavana. Tanteraka, omaly, tetsy 67 ha  ny  fametrahana amin’ny fomba ofisialy an-dRazafindrakoto Solofohery, tonian’ny Fampanoavana ambony, izay hisahana ny fitantanana ny Fitsarana manokana misahana ny raharahana kolikoly (PAC). Fantatra taorian’ny lanonana ofisialy na tao teny an-toerana fa ”efa  hanomboka hiroso amin’ny fitsarana an’ireo raharahana kolikoly mifandraika amina heloka bevava ireo mpitsara ao amin ‘ny PAC”.

Miisa enina amby efapolo sy roanjato eo ho eo ny raharahana kolikoly voaray ary tokony hotsarain’ity rafi-pitsarana ity, ka mitovy amin’ny asa tanterahin’ireo Fitsarana samihafa misy eto amintsika ihany ny fomba hanatontosan’ny PAC ny asany. Mandalo fanadihadiana sy famotorana avokoa ireo raharaha voarain’ny PAC etsy 67 ha, izay avy amin’ny Birao mahaleotena iadiana amin’ny kolikoly (Bianco) ny ankamaroany.

“Mbola vao nandray ny asako aho izao, ka mbola vao hijery an ‘ir eo raharaha samihafa miandry ahy sy ireo mpikambana ao amin 1ny PAC”, hoy Rafindrakoto Solofohery, izay vao nandray ny toerany omaly.

JR

Double exécution sommaire en public par la police à Madagascar – Expressmada du 26 février 2019

L’Unité d’Intervention Rapide de la police a abattu deux hommes à Ambatomaro hier. Des témoins oculaires dénoncent une exécution quasi à bout portant.

Double exécution sommaire à Ambatomaro. Hier aux alentours de midi et demi, deux individus ont été abattus par l’Unité d’Intervention Rapide (UIR), auprès du commissariat central de la police à Antananarivo. Deux de leurs compagnons ont pour leur part échappé à la mort. Ils ont réussi à s’évanouir dans la nature en courant comme des dératés lorsque les balles ont sifflé aux oreilles.

«Les quatre individus ont pris place dans un restaurant. Alors qu’ils étaient installés, une escouade policière, constituée de quatre éléments en tenue civile et armés, les ont accostés. Sans crier gare, l’un des policiers a saisi par le cou l’un des individus encore assis, pour le plaquer à terre et l’abattre de deux balles. À côté, son compagnon terrifié a tenté de se lever, mais il a été aussitôt tué à son tour. Sur ces entrefaites, les deux derniers suspects ont sauté sur l’occasion pour prendre la fuite. Les policiers les ont laissés se faire la malle sans qu’ils n’ouvrent le feu », indique un riverain, témoin oculaire de cette double exécution extra-judiciaire.

La version n’est pas en revanche corroborée par la police. Dans un point de situation diffusée à la presse hier après-midi, le service communication et des relations avec les institutions auprès du ministère de la Sécurité publique, a indiqué que les suspects ont été tenus à l’œil depuis une semaine.

Version  contradictoire

Informée que la bande allait frapper  hier aux abords d’Ambohipo,  la police a monté un dispositif pour prendre à contre-pied l’acte de banditisme dont elle a été mise au parfum. Les  éléments  d’intervention  ont  opéré  sur  la  base  de  renseignements  d’après  les informations  communiquées.  La  version  policière  révèle  que  les  quatre  individus  se seraient aperçus qu’ils ont été pris en filature. Emportés par la panique, ils auraient pris la fuite en prenant les jambes à leur cou. Les deux camps se seraient alors engagés dans un marathon   depuis   Ambohipo,   en   passant   par   Ambolokandrina,   puis   à   Antsobolo Ambatomaro,  où  les  suspects  auraient  ouvert  le  feu  sur  les  policiers  lancés  à  leurs trousses. La police souligne que les quatre fuyards auraient été en possession de sabres et de pistolet, mais aucune des armes en question n’a été en revanche retrouvée sur les deux hommes   abattus.   Les   dépouilles   ont   été   transportées   à   la   morgue   de   l’hôpital d’Ampefiloha.

Claudine RAZAIMAMONJY est engluée dans une gigantesque affaire de malversations qui concerne plusieurs ministères – Expressmasa du 26 février 2019

Tentaculaire. Le mot résume la complexité et l’ampleur de l’affaire  Claudine  Razaimamonjy, femme d’affaires. Une tourmente judiciaire qui a démarré en avril 2017, touchant des délits financiers  et  des  actes  de  corruption.

« Il s’agit  d’une  affaire  assez  compliquée.  Vu  l’ensemble  les  poursuites  concernent  un même objet. Seulement, par la complexité et surtout le fait que plusieurs ministères sont concernés, les enquêteurs ont préféré sectionner les dossiers et les traiter ministère par ministère. Ceci af1n d’être plus précis et éviter des confusions au risque de ne  pas s’y retrouver », explique une source avisée, s’agissant des multiples comparutions  de  la femme d’affaires devant le parquet du Pôle anti-corruption (PAC).

La dernière en date est, jeudi. Claudine Razaimamonjy, toujours en détention préventive, a été transférée pour l’occasion à la maison d’arrêt d’Antanimora. Bien que des voix affirment que son état de santé se serait dégradé, cette hôtelière anciennement proche des ténors de l’administration Rajaonarimampianina s’est bel et bien présentée devant le juge d’instruction du PAC, aux 67ha, jeudi. Sa comparution s’est terminée tardivement.

« Il s’agit d’une nouvelle comparution, pour un dossier qui concerne un autre ministère »,  est la  seule  information  qui  a  f1ltré  de  cette  audition.  Arrêtée  en  avril  2017  et  placée  en détention préventive  à  la  maison d’arrêt  d’Antanimora, avant  d’être transférée  à  la  prison pour femmes  de  Manjakandrina, Claudine  a  plongé  à  cause  d’un  dossier  concernant  des subventions spéciales de communes.  Un sujet qui concerne le ministère de l’Intérieur.

Privilège  de juridiction

Détournement de deniers publics, corruption et favoritisme dans l’attribution de marchés sont les charges retenues contre la femme d’affaires,  à l’époque. Les détournements des subventions destinées à la fameuse commune d’Ambohimahamasina, dans la région Haute Matsiatra, en fait partie.

Une fois en détention, pourtant, le transfert des dossiers traités par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), happant l’hôtelière, devant l’ancienne Chaîne pénale anti-corruption (CPAC), et ensuite le PAC se sont enchaînés. Des dossiers avec des charges relativement similaires, mais qui concernent donc, des département ministériels ou entités publiques différentes. La dernière comparution de Claudine Razaimamonjy qui a défrayé les chroniques remonte à mars 2018.

Il  s’agit   d’une   poursuite   pour   favoritisme   dans   l’attribution   de   marchés   publics, détournement et recel de deniers publics. Une affaire qui touche ici, l’ancien ministère de l’Emploi et de l’enseignement technique et qui consiste en des malversations qui remontent à l’année 2016. « Co-accusée », dans cette affaire, l’hôtelière a été « relaxée au bénéf1ce du doute », à l’issue de son premier jugement.  Des « responsables ministériels »,  ont, également, été sur le banc des accusés.

Un temps,  en réponse  aux  interpellations  quant  au  risque  d’acharnement  politique, Jean Louis  Andriamif1dy,  directeur  général  du  Bianco, avait  expliqué  que  les  grosses  affaires traitées  par  son  bureau  concernent   souvent  ceux  qui  sont  ou  ont  été  au  pouvoir,  « puisqu’on ne peut  pas faire  des malversations  sur  les deniers publics sans  être  détenteur du pouvoir de les gérer ».  Il a déjà déploré que « les privilèges de juridiction »,  épargnent à une certaine catégorie de personnes, les poursuites.

Un regret partagé par un courant au sein de la magistrature, notamment, au niveau du PAC. Dans le cadre de l’affaire Razaimamonjy, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), avait déjà dénoncé que de « hauts responsables étatiques » pouvant être, «les auteurs principaux », ne sont pas inquiétés. Un point souligné par Clément Jaona, actuel président du SMM, dans une interview télévisée, il y a quelques semaines.

La Constitution prévoit que « les présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du gouvernement  et le Président de la Haute cour constitutionnelle sont pénalement responsables, devant la Haute Cour de Justice, des actes accomplis liés à l’exercice de leurs fonctions et actes qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis ».

Garry Fabrice Ranaivoson