La lutte contre la corruption est en première ligne des priorités des Jacques Randrianasolo, ministre de la Justice – Expressmada du 13 fevrier 2019

Le ton est donné. Tous comme ses prédécesseurs, la lutte contre la corruption est en première ligne des priorités des Jacques Randrianasolo, ministre de la Justice. Que ce soit pour les magistrats ou les justiciables, le garde des sceaux plaide pour une justice impartiale et sans étant d’âme dans l’application des lois.

L’Express de Madagascar. Votre prédécesseur a mis en œuvre un certain nombre de réformes. Allez-vous les continuer ou prévoyez-vous de changer de démarche?

Jacques Randrianasolo. Nous sommes dans un nouveau régime avec une nouvelle politique générale de l’État sur la base de laquelle nous allons cadrer le travail  au sein du  ministère.

Pourriez-vous nous dire quelles sont vos priorités?

La priorité des priorités est  la  lutte contre  la  corruption.  Ce fléau  fait  mal à  la  population  et fait partie de l’axe de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM). J’ai lutté contre la corruption durant une bonne partie de  ma  carrière.  J’ai  suivi  plusieurs  formations internationales sur ce sujet. Premièrement, je compte placer des caméras de surveillance à l’intérieur et à l’extérieur du palais  de justice.  Même  les salles  d’audience  en seront  dotées pour surveiller la ponctualité des magistrats. La circulaire selon laquelle les  magistrats  ne peuvent pas recevoir des  gens  dans  leur  bureau  sera  renforcée.  Seuls  les  hauts responsables   en  ont   l’autorisation.

Ce sera dans tout Madagascar, ou juste à Antananarivo?

Nous allons commencer par Antananarivo. Nous allons en faire un tribunal pilote. L’accès au palais de justice, mais aussi, aux bureaux sera strictement règlementé. Les contrôles d’identité à l’entrée seront renforcés. Il y aura des services de sécurité spéciaux en uniforme pour lutter contre les rabatteurs car malheureusement, ceux qui sont déjà là sont de connivences avec les rabatteurs dont les actes entachent fortement l’image de la justice. Il y aura, également, des uniformes pour le personnel à l’accueil pour qu’il soit facilement reconnaissable et que les justiciables ne soient pas induits en erreur ou manipulés lorsqu’ils requerront des services au tribunal.

«On ne peut plus accepter le laxisme dans le monde judiciaire »

Est-ce vraiment nécessaire?

J’ai travaillé 42 ans au tribunal. Je connais tous les micmacs qui s’y déroulent. Je compte, par ailleurs, mettre en œuvre  la numérisation du travail pour plus de transparence, de célérité et réduire le plus possible la manipulation humaine des dossiers. Même les badges d’accès seront, aussi, numérisés. Nous allons, par ailleurs, reprendre les programmes télévisés et radiophoniques où des magistrats vont expliquer les dispositions légales et les procédures à suivre af1n d’informer la population.

Il y a toujours des mesures annoncées, mais qu’en est-il des sanctions?

On me connaît comme ayant été sans état d’âme lorsque  j’étais  directeur  de  l’inspection judiciaire. J’ai traduit plusieurs magistrats devant  le  conseil  de  discipline.  Nous  allons intensifier le suivi et le  contrôle  du travail  des  magistrats.  Un budget  est  même  prévu  pour cela. À l’heure où nous parlons, par exemple, quatre inspecteurs ont été envoyés à Ambatondrazaka, suite à des doléances. Celui qui en fait l’objet a  été  écarté  du  service concerné.  On ne peut plus accepter  les  laxismes  dans  le monde judiciaire.

Pourrait-on s’attendre à des sanctions judiciaires et non pas seulement disciplinaires ou administratives ?

Si des abus, des faits de corruption et des infractions sont constatés et prouvés, il y aura des poursuites pénales et des sanctions administratives. Peu de gens le savent, mais il y a des gens qui ont déjà été sanctionnés. Il y en a qui ont fait l’objet de poursuite pénale et condamné. S’adonner à la corruption, du reste, est une circonstance  aggravante  pour  le  magistrat  qui  connaît  la  loi  et  qui  la  transgresse délibérément. Je serais sans état d’âme sur ce sujet.

Les intérêts politiques, ou intérêts économiques particuliers pourraient-ils préserver certaines personnes ou catégories de personne d’une poursuite judiciaire?

Il n’y aura plus d’impunité. La loi est faite pour tout le monde, doit être respectée par tout le monde et s’appliquer à tout le monde. Personne ne bénéficiera de traitement de faveur. Tous ceux qui transgresseront  la loi seront poursuivis que ce soit des Malgaches ou des Ressortissants étrangers.

Toujours dans le cadre de la lutte contre la corruption, qu’en sera-t-il du concours d’entrée à l’École nationale de la magistrature (ENMG)?

L’assainissement  est  en  cours.  Des  responsables   de   quelques   services   seront probablement remplacés. S’il y a eu des fraudes, c’est qu’il y a eu des  failles  au  sein  des services. Il va de soit qu’il faut remplacer ceux qui sont  là depuis un certain temps et, éventuellement, habitués à une certaine façon de faire par  de  nouvelles  personnes. Cela pourrait changer les choses. Le concours a été suspendu puisqu’il y a eu des anomalies constatées. L’un des témoins clés de l’infraction est décédé juste avant de finaliser la retranscription  de ses témoignages.  Un décès  à  la  suite  d’un accident  de voiture  suspect.

Qu’en sera-t-il de la suite de l’enquête dans ce cas?

Le constat des anomalies a amené mon prédécesseur à suspendre le concours. Le témoin décédé a, néanmoins, pu révéler une partie des malversations qui ont été faites à l’ENMG. Je ne veux pas faire d’accusation gratuite, mais la question est la suivante était-ce un vrai accident ou une simulation d’accident. L’enquête sur ce fait est en cours.

Le concours ne reprendra donc, qu’une fois l’assainissement terminé?

Ce  qui  est  triste,  c’est  qu’il  y  a  des enfants de personne probes, mais qui sont en difficultés financières qui aspirent à améliorer leur condition de vie, qui misent sur les études pour réussir et qui sont parmi  les meilleurs . Peu y parviennent,   pourtant,   à   cause   des malversations et des  fraudes.  Ce  sont,  également,  une  des  raisons  qui  font  que  la  justice est considérée  comme  l’un  des  domaines  les  plus  corrompus.  Evidemment,  ceux  qui  ont réussi  en  payant  de  l’argent  auront  dans  l’idée  de  récupérer  leur  investissement.  Nous allons frapper et lutter contre la corruption  à  la  base, dès  les concours  d’entrée  à  l’ENMG. Tous ceux qui sont liés de près ou  de loin à des malversations durant les concours seront remplacés.

Des poursuites judiciaires sont-ils toujours dans les plans dans cette affaire?

Effectivement, des poursuites seront engagées contre les auteurs de délits. Cette affaire ne sera pas bâclée. A quoi sert la loi si elle n’est pas appliquée?

Sur un autre sujet, le dernier conseil des ministres a parlé de renforcement de la politique pénale contre le grand banditisme. Pourriez-vous nous donner de plus amples explications?

Il s’agit de renforcer la lutte contre les actes criminels. Le constat est que des personnes censées être en détention, commettent encore des actes criminels. Il y a ceux qui, par téléphone, pilotent de leur lieu d’emprisonnement, des actes de banditismes. Aussi, l’Etat compte construire une nouvelle prison pour les grands bandits, où ils seront  isolés du monde extérieur.

Il est réputé, toutefois, que les failles soient au niveau de la surveillance des prisons.

Il faut, également, en f1nir avec les errements au sein des prisons. Les responsables qui ne feront pas leur travail correctement seront limogés sans hésitation. Personne n’est irremplaçable. Le  renforcement de la détention et de la discipline sera, par ailleurs, accompagné d’une politique de réinsertion sociale. Nous allons rouvrir les camps et les jardins pénaux pour que les prisonniers puissent travailler et pour qu’ils ne soient plus des charges pour l’État. Ils travailleront et contribueront aux ressources de la prison.

Qu’en est-il de la collaboration de la justice avec les corps des Forces de défense et de sécurité (FOS)?

Nous, responsables au sein de la justice, la défense nationale, la sécurité publique et la gendarmerie nationale, nous sommes convenus de collaborer, lutter ensemble et de taper fort pour endiguer l’insécurité. Cela se voit déjà dans les rues. Les militaires, les gendarmes et les policiers qui font des patrouilles ou accentuent leur présence au quotidien.

Pour en revenir à la lutte contre la corruption, on vous prêtait une mauvaise réputation du temps où vous étiez Procureur général de la Cour d’appel d’Antananarivo (PGCA).

Je ne peux pas empêcher les gens de parler. Mes détracteurs ont leurs raisons. Seulement, ceux qui me connaissent savent comment je travaille et ce que j’ai accompli en matière de lutte contre la corruption. Comme je l’ai dit, j’ai 42 ans de carrière sans aucun bien ostentatoire, ni un patrimoine conséquent. L:ordre à l’endroit de tous, actuellement, est de se garder de tout acte de corruption et qu’il n’y aura aucun compromis. Cela nécessite que je sois un modèle.

Quelle serait alors la cause de cette réputation ?

Je me suis employé à lutter contre la corruption durant ma carrière. Plusieurs personnes, dont des magistrats qui ont été sanctionnés, n’ont pas apprécié mes actions. J’ai, également, été victimes d’usurpation d’identité à plusieurs reprises. Des individus mal intentionnés ont même réussi à produire une carte d’identité nationale à mon nom. Ils l’on utilisé pour soutirer de l’argent aux justiciables en se faisant passer pour moi. Il y en a qui ont déjà été appréhendés et jetés en prison.

Est-ce, par ailleurs, une coïncidence que vous ayez des liens familiaux avec un autre ministre et un collaborateur d’un ministre?

La composition du gouvernement est un choix du Président de la République. La nomination aux hautes fonctions étatiques, je pense, dépend surtout de son parcours politique, ainsi que de ses compétences et non pas puisque la personne est membre de la famille Randrianasolo.

Vous parliez d’intransigeance, cela prévaudra-t-il toujours si jamais un membre de votre famille est impliqué dans une affaire judiciaire?

Je vais vous raconter une chose que tous les magistrats connaissent. Un juge, membre de ma famille, il travaillait en détachement dans un autre département et a fait une chose punissable. Il a été condamné pénalement et limogé de son statut de magistrat. Je ne suis pas intervenu malgré le fait que la fonction que j’ai occupée à l’époque aurait pu, au moins, atténuer la lourde peine qu’il a écopée.

Les interventionnismes, ou encore, les tentatives de politisation ont été dénoncés par le Syndicat des magistrats. Comment allez-vous manœuvrer pour en préserver la justice?

Je n’accepterais aucune intervention ni politisation de la justice. Seulement, j’exige  une rigueur et le respect de la loi et des règlements. Ceux qui ne respectent pas les règles seront sanctionnés. Le syndicat défend l’intérêt de ses membres et du corps. En tant que ministre de la Justice, je me dois d’avoir une approche dans le souci de la bonne marche et l’intérêt du système judiciaire. Il fait rétablir l’image, l’honneur et l’autorité de la justice qui est un des piliers de la République. On ne peut pas tolérer les égarements. Je le redis, la loi est faite pour tout le monde et doit être respectée par tous.

Dans votre discours durant la passation de service, vous aviez, justement, déploré que les magistrats s’adonnent trop à la politique.

Le statut du magistrat est clair. Il ne peut pas faire de la politique. S’il veut faire de la politique, il doit choisir. Soit il fait de la politique, soit il reste dans la magistrature. Cette règle n’est, cependant, pas respectée depuis quelques temps. Des magistrats  font ouvertement de la politique.

Comment pourriez-vous recadrer les magistrats tout en sac ha nt que la Cour suprême à publier deux notes, l’année dernière, pour les rappeler à l’ordre, mais sans succès.

Il f a ut que les errements dans le comportement cessent. Vous dites que  les  rappels  à l’ordre n’ont eu aucun résultat. J’y  répondrais juste, jugez-moi par rapport à mes actes et mes résultats dans le recadrage et les sanctions contre ceux qui ne respectent pas la loi et les règles. Ce la prévaut pour les justiciables, mais aussi, les magistrats qui sont des hommes de loi. Il est  intolérable que ceux  qui sont censés  connaître et  appliquer  la  loi l’enfreignent.

Textes: Garry Fabrice Ranaivoson

Plus d’impunité à Madagascar dit le nouveau Ministre de la Justice, RANDRANASOLO Jacques – Les nouvelles du 13 février 2019

Suivant les directives du régime actuel, le ministère de la Justice entend entreprendre un grand assainissement en son sein. Corruption, impunité et autres abus ne seront plus tolérables et le ministre de la Justice, Jacques Randrianasolo, entend veiller de près sur ceux-ci. D’ après lui, les premiers constats seront palpables d’ici trois mois.

Les Nouvelles (+) : Comment percevez-vous le travail depuis que vous avez occupé le poste de ministre ?

Jacques Randrianasolo (-) : Le travail est assez difficile et la population attend beaucoup de nous. Vous serez surpris de voir le nombre de personnes qui arrivent ici chaque jour pour présenter leurs doléances. La vie quotidienne des citoyens est en grande partie basée sur la Justice.

(+) : Y a-t-il continuité entre l’ancienne et la nouvelle gestion ?

(-) : La ministre sortante a fait de sa priorité la lutte contre la corruption et c’est ce que je suis en train de poursuivre actuellement. Un grand assainissement sera opéré au sein de la Justice et les premiers résultats seront palpables dans les trois mois à venir. Cela en vue de la première évaluation du président de la République dans les six prochains mois. De nouvelles règlementations seront mises en place au sein des tribunaux pour dissuader les rabatteurs. Les vérifications des cartes d’identité et des documents de convocation seront systématiques et nous pensons changer le service de sécurité car il s’avère que les membres du personnel soient eux aussi complices des rabatteurs.

(+) : Comment se fait-il que l’assainissement de la Justice n’a jamais pu être effectif depuis toutes ces années ?

(-) : Tout dépend de la volonté, tant politique que personnelle. Le régime actuel a déjà fait de la lutte contre la corruption sa priorité, et je pense que cela va marcher. Nous sommes en train de prendre les mesures nécessaires pour aller dans ce sens, comme l’adoption du système numérique. Nous envisageons également de mettre en place des caméras de surveillance un peu partout dans les tribunaux pour optimiser la surveillance.

(+) : Qu’en est-il alors des dossiers sensibles ?

(-) : Nous sommes en plein travail. Le culte de l’impunité n’est plus tolérable. Nous sommes en train de nous pencher sur le sujet et je veillerai personnellement à ce que cela ne se produise plus.  Vous avez pu constater récemment le dossier Hugues Ratsiferana ou encore celui Mbola Rajaonah et je peux vous garantir que dans ce genre de dossier, il n’y aura pas d’impunité. Quant à l’affaire Claudine Razaimamonjy, celle-ci a été relaxée au bénéfice du doute pour un dossier, mais le ministère public a fait appel de la décision. Le dossier est donc encore en cours. L’assainissement de l’univers carcéral reste également un grand défi pour le ministère à cause des abus de plusieurs responsables du fait que tous les services sont obligatoirement monnayés. Je tiens déjà à les prévenir car des mesures seront prises et je serai intransigeant sur le sujet. Je ne tolèrerai aucun abus et les principaux concernés ne pourront que subir les sanctions y afférentes.

Tahina Navalona

Mise en mandat de dépôt du couple pour Outrage au Président de la République de Madagascar sur facebook – La verité du 9 février 2019

Utilisez à bon escient les réseaux sociaux. C’est la campagne de sensibilisation que le ministère de la Communication compte mettre en œuvre dans le plus bref délai.

En effet, des individus malveillants utilisent ce moyen de communication très répandu et prisé par bon nombre de personnes, sans distinction d’âge ni de culture, pour dénigrer ou diffamer une personne. Pire, certains profitent de la liberté d’expression pour outrager des personnalités publiques ou politiques. C’est le cas par exemple d’un facebooker dont le compte porte le nom «Ranomenjanahary François Lucien ». Celui-ci a lancé sur son mur des injures au Président de la République Andry Rajoelina. Le tout jalonné par des gros mots. Nul ne sait si c’est son vrai nom ou non qu’il utilise mais l’important c’est qu’il a été appréhendé avec sa femme par le service de la cybercriminalité. D’après l’information, c’est prouvé que c’est le couple qui administre ce compte que Facebook.

Présentés au Parquet dans la matinée d’hier, après leur audition, le mari et la femme ont été placés en détention préventive à la prison d’Antanimora. Le procès de ce couple se tiendra le 19 Février prochain.

Des individus se croient « invisibles » derrière un compte « fake » et véhiculent des fausses informations ou des propos diffamatoires. Cependant, avec l’avancée de la technologie, c’est facile maintenant de tracer et d’identifier les vrais utilisateurs ou administrateurs du compte. Bien que des internautes aient connu avant ce couple les affres de la prison à cause de leurs délits, des inconscients continuent encore de défier les autorités. Il est temps actuellement aux internautes, notamment les facebookers de remuer … 7 fois leurs doigts avant de taper sur le clavier de l’ordinateur.La Rédaction

Syndicat de magistrature de Madagascar – EMISSION SPECIALE DU 08 FEVRIER 2019 BY TV PLUS MADAGASCAR

Ampitiavana tompokolahy sy tompokovavy no hitondranay indray ny arahaba ato anatin’ity fandaharana manokana ity. Amin’ny faha 15 ny volana Febroary hoavy izao no hanatantrehana ny fifidiana izay ho Filohan’ny Sendikan’ny Mpitsara eto Madagasikara vaovao na ny filohan’ny SMM izany.

Izany no hanasantsika olona roa manodidina izay resaka izay androany dia Andriamatoa Clément Jaona izay kandida amin’io fifidianana filohan’ny SMM io. Miarahaba anao tompoko.

Misaotra mankasitraka Mr Abrahama sy ny TV Plus amin’ny nanasana anay amin’izao fandaharana manokana izao ary miarahaba antsika rehetra mpihaino ny TV Plus na eto an-toerana na any ivelany, indrindra isika mpitsara rehetra tsy ankanavana manerana an’i Madagasikara.

Nasaintsika ho an’ity androany alina ity ihany koa ny Filoha lefitra ny Sendikan’ny Mpitsara eto Madagasikara Ramatoa Ralaivaorisoa Josianne. Miarahaba anao tompoko.

Miarahaba anao Andriamatoa Abrahama Razafy ary miarahaba ny mpijery ny TV plus rehetra rehetra manerana an’i Madagasikara sy manerana ny nosy.

Araka ny nambarantsika teo dia tanterahina amin’ny faha 15 ny volana Febroary hoavy izao ny fifidianana izay birao vaovao ny Sendikan’ny Mpitsara eto Madagasikara. Tsara ihany anefa mialohan’ny tena idirantsika amin’izay mba hitondrana fampatsahivana kely ny tantaran’ny birao nisy teo aloha teo izay nofidiana tany amin’ny 2016 tany.

Eny ary, ny birao izay mifarana ny asany amin’izao fotoana izao alohan’ny hanaovana ny fifidianana vaovao dia natsangana tamin’ny 08 Desambra 2016. Hatreo izany dia 2 taona tamin’izany no mbola tokony mandat-ny biraon’ny SMM izay tarihin’ny atao hoe Filoha moa izany, izay fantantsika fa izy moa iny hitantsika fa nilatsaka ho filohan’ny repoblika iny; dia izay no mahatonga hoe iza no mitarika ny SMM rehefa nametra-pialana izy nilatsaka ho candidate tamin’ny présidentielle dia collégiale izany no ni-diriger ny biraon’ny SMM izay ahitana sampana 4 eo amin’ny fitsarana: judiciaire, administrative, financière, ampatsahivina kely moa ny faha-efatra Mr le vise-président teo aloha, administration du ministère. Dia ireo entité anakitelo ireo izany no lasa mi-diriger collégialement ny sendikan’ny mpitsara. Rehefa nandeha moa izany taty amin’ny 07 Mars 2017, izay vao nandray ny asany ny birao vaovao, satria nahoana, taratara no nahatongavan’ny valim-pifidianana rehetra manerana ny juridiction teto Madagasikara. Dia tamin’izay nisy ny assemblé général izay natao tamin’ny toerana anakiray ka nanapahana fa hoe andao indray ary atao 3 taona satria fohy loatra ilay 2 taona, tsy dia be ny zavatra vita, dia tsy ahavitana zavatra be moa izany fa tsy hoe tsy dia be ny zavatra vita. Dia natao manomboka amin’izao izany, amin’izao birao vaovao izao rehefa lany vita ny fifidianana dia ho 3 taona indray izany ny mandat-ny birao SMM, ny fotoana hiasana. Izay ngamba no azo ampatsahivina satria amin’ny 15 Febroary izao hanentanana ny mpitsara rehetra manerana an’i Madagasikara handray anjara amin’ny fifidianana ny filohan’ny SMM vaovao, taona vaovao, fomba fiasa vaovao, izay ngambany no azo ambara ny amin’iny Mr Ambrahama Razafy.

Ia, telo taona no fepo-toana niasan’ny birao teo aloha, roa taona fa hiditra amina 3 taona amin’izay isika amin’ity. Anankiroa ny kandidat hifaninana ao anatin’izay fifidiana izay. Anisan’izany miaraka amintsika eto Andriamantoa Clément Jaona. Tao anatin’ny birao teo aloha ihany ianareo na izany na tsy izany. Tsara horesahana ny hoe inona ny bilan na ny zavatra vitan’ny birao nisongadina nandritra an’izay fotoana notantanan’ny birao teo aloha izay.

Maromaro ihany ny zavatra vita, raha ny tolona sendikaly natao tao amin’ny SMM. Ka hitantsika tamin’izany ny tolona izany, ireny travaux de commission tany amin’ny primature ireny, ary ireny asa rehetra rehetra sy fitakiana rehetra rehetra dia vita tamin’iny travaux de commission iny ary nomena ireo minisitra nifandimby. Hatramin’izao izany mbola iandrasana ny valiny, manaraka an’izay izany ny fitakiana moa dia tsy maintsy mipetraka ihany ny fitakiana ny indépendance de la justice, fampiharana ny fanjakana tandalàna. Ary raha amin’izao fotoana izao dia tena mahavelombola anay mpitsara mihitsy ny fanambarana izay nataon’i president de la république fa hankatoa tsara, hampanjaka ny fanjakana tandalàna. Ka inona no misy hatramin’izay, ny misy hatramin’izay mankony saika, raha ny fampiharana ny fanjakana tandalàna, ny lalàna dia saika natao ho an’ny daholo be fa tsy ho an’ny mpitondra, ary izany no mahatonga ilay lazaintsika hoe fitsaram-bahoaka. Mahatsapa izany ny vahoaka sy ny olona madinidinika ambany fa tsy mihatra amin’ny olon-drehetra ny lalàna, izay no mahatonga azy hoe lazaintsika amin’ilay langage mahazatra hoe: fitsaram-bahoaka, Amiko aloha ilay izy tsy fitsaram-bahoaka fa famonoana olona ankitsirano. Satria ny fitsaram-bahoaka misy eto Madagasikara izao ohatra amindry zareo Atsimo hoe kabary ambolo kily, kabary ambody madiro na malo na kabary na kabary andonaka, amin’ireny no tena fitsaram-bahoaka ireny satria ny olona voahenjika, ny fiaraha-monina sy ny mpiaro azy dia samy henoina. Fa amin’ity ilay lazaintsika, ilay lazaiko hoe famonoana olona ankitsirano ity tsy misy mihitsy ny fihainona ny feon’ilay olona lazaina fa enjehina amina zavatra anankiray. Ka mankasitraka izahay izany amin’ilay filazan’ny fanjakana amin’ny fampiharana ny fanjakana tandalàna, ny hita izao eto ohatra nataon’ny Praiminisitra hoe, la première fois ngambany, na ireny minisitra nomena avertissement raha ohatra ka ni-brûler code de la route, ny chauffeur voasazy. Ka faharoa ny hita izao raha ny eto an-tapontanana an’Antananarivo sendra amin’ireny cité des jardins amin’ny sisin-dalana ireny, ny polisy efa mi-rappeler ny olona hanaraka sisin-dalana, fiantombohan’ny zavatra lehibe izay eto anivon’ny firenena amin’ny fanajana ny fanjakana tandalàna ka miobon-kevitra tanteraka amin’izay izahay izany izao hatreto.

Tena vitan’ny birao teo aloha ve ny nametraka an’izay karazana hoe indépendance na justice fametrahana ilay état de droit izay, tena nisy ve izay raha ho an’ny birao teo aloha?

Toa manontany ianao hoe, vita ve?? Izahay tsy hiambo hoe nahavita, fa kosa ny lakolosy nosontominay foana, hoe andao hosontomina ny lakolosa satria tadidio, ny fanjakana mandalo, ny olona mipetraka, l’homme passe mantsy e, la nation reste. Ka raha ohatra sy tahaka ahy, samy mangala ny responsabilté ny olona tsirairay izay ohatran’ny nataon’ny SMM. Miteraka resabe izay rehetra natao fa kosa mahatsapa izahay fa nisy akony ihany ilay izy, satria aminay fanjakana mifandimby, anjaran’izay mandimby no manatanteraka ny tsy vita teo aloha. Ka manantena izahay sady mino fa izay rehetra nolazaina tato anivon’ny SMM mba misy nipitika ihany any amin’ny sofiny mpitondra ka ahenoinay ankehitriny izany an. Izahay izany ohatrany mahatsapa, tsy hoe satisfait, ny sendika tsy dia hoe satisfait complètement fa mahatsapa kosa fa mba nisy zavatra ihany nohenoina amin’ireo rehetra notantarainy na dia io moa izany tsy misy olona tonga lafatra e, fa tsy maintsy misy foana, hoy ny vazaha hoe: les hauts et les bas amin’ny fiainana. Fa rehefa ohatra ka nisy tsy nety an, toko tapaka, vilany mitongilana, izay tsy mety harenina. Mbola mihevitra izany izahay, fa mihevitra izahay fa mbola hanao tsaratsara kokoa ary bebe kokoa mihoatra ny nataonay teo aloha.

Eo anivon’ny fiatraikan’ny eo amin’ny olom-pirenenena izany norehanareo izay, raha maha sendika an’azy moa dia miaro ny tombontsoa sy ny manodidina an’izay mpitsara izay. Aiza ho aiza kosa ny tena vokatra mahakasika an’ireo mpitsara amin’ny maha mpitsara azy ireo?

Ny zavatra andraikitran’ny sendika moa araka ny tenin’i Ramatoa vice-président teo fanairana ny lakolosy, manome hevitra, manao concertation sociale, partenaire sociale ny sendika. Raha ny zavatra nisy izany hatreto aloha, mba efa hitanay fa nihaino ny mpitondra fanjakana. Fa ny fanatanterahana ny zavatra atao moa tsy mora, ka ny zavatra rehetra rehetra notakianay taty amin’ny SMM dia efa noraisin’ny CSM koa izay, ary noraketina ho document no nalefa ho any amin’ny ministera. Misy izany amin’ireny zavatra notakiana ireny efa misy volavola na tolo-kevitra noraketina ho amin’ny lalàna na didim-panjakana nalefa any amin’ny ministera iarahana amin’ny CSM sy ny SMM izany ny hanatanterahana azy. Raha eo anivon’ny fiaraha-monina izany ny sendikan’ny mpitsara izany dia isan’ny niankinan’ny sendika rehetra rehetra teto Madagasikara, raha nojerena izany ny fihetsika teto dia saika ninoan’ny société civil koa ny fihetsika izay nataon’ny sendikan’ny SMM teto. Ka izay no nahatonga izao hoe, niarahana tamin’ny Friedrich ebert nisy mihitsy ny vina sendikaly natao 2018 à 2024 izay. Dia ireny vina sendikaly rehetra rehetra ireny na amin’ny secteur public na amin’ny secteur privé zavatra an-tsoratra ireny ho entina amin’ny mpitondra hoe ireto ny hetahetan’ny mpiasa rehetra eto Madagasikara. Ary ny andraikitry ny SMM tamin’izay dia ny lafiny araka ny lalàna.

Niteny Mr Abrahama Razafy, hoy ianao hoe inona izany ny anjara biriky nentiny sendika amin’ny maha sendika azy ho an’ny mpitsara satria alohan’ny hitantara, ohatra izao hoe sendika hafa SSM izay notaritin’ny SMM? Ny mpitsara aloha ny SMM no voalohany indrindra. Tena nanao ary nitaky be dia be, sarotra be manko indraindray rehefa mandeha ny assemblé général manazava an’ilay izy amin’ny namana. Fa ny zavatra azo tenenina, nisy fitakiana nataon’ny mpitsara. Tsy ela izany izay, tamin’ny minisitra teo aloha, ilay talohan’izao, nanao fivoriana niarka tamin’ny ministera araka izay notenen’ny kandida ho filohan’ny SMM teo izay, nametraka mihitsy , ary efa vita an-tsoratra, inona izany ny zavatra notakiana, tena hoe, tsy nomena moa izany fa ohatrany ni-accorder sur les principes, principes mantsy izany vao concrétisation. Dia ny principes rehetra efa accepter daholo, ohatra fotsiny no omenay, ny amin’ny hoe rehefa misotro ronono ny mpitsara. Izaho manko teto efa niteny indray mandeha izay hoe lasa katramy nge izahay ireto rehefa ohatra ka, satria tsy arakaraka ny zavatra iainanay sy takiana aminay ny tambiny omena anay rehefa avy eo, sy rehefa mba misotro ronono izahay, ronono efa matsatso, lasa matsatso be ilay ronono dia tsy mety, fa kosa ohatra mba nekeny. Ny voalohany aminay fitsarana moa izany dia ny ministeran’ny fitsarana no mi-diriger anay, no iankinanay plutôt. Dia nanaiky an’izay ny ministeran’ny fitsarana hoe ataovy ary fa ho entinay eny amin’ny fanapaha-kevitra satria mantsy isika mahalala hoe tsy maha-tapa-kevitra irery na ny ministera iray ary, fa misy hoe conseil des ministres, conseil de gouvernement. Efa vita daholo izay rehetra rehetra izay an, miandry ny vokany izahay sisa. Ary mino izahay fa hahazo, izay ny finoanay, manana finoana hono.

Ny mahatonga ahy miteny an’izay mantsy dia be dia be ny zavatra nolalovan’ny sendika tao anatin’izay roa taona izay, betsabetsaka ny nafanafana, nisy notehafana ny sendika tamin’izany fotoana izany. Betsabetsaka ihany koa ireo tao anatin’ny fiainam-pirenena noresahana, fa teo ihany koa na izany na tsy izany voaresaka teo ohatrany ny mahakasika ny hoe resaka fitsaram-bahoaka, ny resaka kolikoly eny anivon’ny fitsarana. Ahoana indray ny tetikady mety ho entina hamerenana izay fitokisana ny olom-pirenena tsirairay ny fitsarana Malagasy izay?

Ny kolikoly eo anivon’ny fitsarana no karazany hoe maresaka be. Ny antony mamparesaka azy dia izao, mitovy loatra ny salan’isa ny olona afa-po sy ny tsy afa-po, hoe 50% ny afa-po, 50% ny tsy afa-po. Ary raha ny tsikera mahazo anay mpitsara izany sy ny fitsarana, tokony efa nikatony mihitsy ny fitsarana eto Madagasikara, kanefa tsy ohatran’izay ny zava-misy, fa mitombo andro aman’alina ny dossiers miakatra eny amin’ny fitsarana. Izay fitombon’ny dossiers andro aman’alina miakatra eny amin’ny fitsarana izay, midika fa betsaka, ataoko hoe io ihany ny olona matoky ny fitsarana. Ny raharaha, maresaka ilay kolikoly ety amin’ny fitsarana satria ety tsisy match nul, tsy maintsy misy resy. Ary amin’ny kolikoly raha ohatra ka misy ny match nul anie tsy henontsika e. Ka ny maha-sarotra azy, dia izay ilay olona tsy afa-po izay, izay no tena manana zava-maneno na sônô ohatrany sôman’i Rossy tamin’ny androny angambany, maresaka be ireny, fa ny olona tsy afa-po, ny olona afa-po azafady dia tsy dia henonao feo loatra. Ka izay no mamparesaka an’io, ka ny fahaleovan-tenan’ny fitsarana, eo koa amin’izay raha ny eto amintsika ngambany vitsy ny olona manaiky an’izany fahaleovantenan’ny fitsarana izany, satria izao ny olona izay manana raharaha eny amin’ny fitsarana dia tsy manana reflexe izy hoe hitady avocat. Fa hiazakazaka hoe iza moa ny mpitsara hitsara io, iza no mpitsara hainareo any, izay dia efa milaza fa tsy fanekena fahaleovantenan’ny fitsarana. Misy ny fahaleovantenan’ny fitsarana raha ohatra ka lasa kolontsaina eto Madagasikara ny hoe avelao ny fitsarana hanao ny asany. Izay izany no mbola tsy kolontsaina eto amintsika aloha. Ny kolontsaina eto amintsika, raha misy raharaha mandalo eny amin’ny fitsarana dia hoe iza no mahalala mpitsara, iza no mahalala greffier. Izay izany ny fipetrakany ny hoe indépendance de la justice. Misy aloha ny indépendance de la justice, ny antony mbola tsy aro nisy mpitsara voasazy amin’ny didy izay navoakany, satria ny didim-pitsarana dia tsy maintsy misy foana ny fanazavana na ny motif ao anatin’ny didim-pitsarana. Ary raha ohatra ka tsy ampy, na tsy misy izay, izay ny mpitsara namoaka an’ilay didy vao mety voasazy na ilay didim-pitsarana frapper-ny appel na cassation.

Mety hanampianao an’izay, ahoana ny fomba hamerena an’izay fitokisan’ny olom-pirenena tsirairay avy ny tontolon’ny fitsarana eto Madagasikara ?

Ny voalohany indrindra ngambany Mr Abrahama Razafy, hoe tontolon’ny fitsarana, inona moa no ampiasainao, ny didim-pitsarana, lalàna no ampiasaina. Ny tena problème izany an ny tsy fahaizan’ny olona koa an’ilay lalàna. Raha hiresaka izao isika “indépendance de la justice”, vitsy ny olona mahalala ankoatran’ny tontolon’ny fitsarana hoe partiellement l’indépendance existe, partiellement hoy aho, satria nahoana, ny resaka juge mpamoaka, ny mpitsara mantsy ataon’ny olona juge daholo ny rehetra rehetra. Ny mpitsara misy karazany roa izany raha ohatra atao faran’izay tsotra ny fanazavana, dia ny mpamoaka didy sy ny ato amin’ny fitakiana ny fampiharana ny didy. Ny tonia mampanoa lalàna ambony io. Io mantsy samy manana ny anarany izy amin’ilay ambaratongam-pitsarana anakitelo dia ny hoe: ambaratonga voalohany, ambaratonga ambony, ambaratonga any amin’ny tampony, cours suprême. Dia misy foana ny atao hoe mpitsara mpamoaka didy. Misy kosa ny mpitsara ato amin’ny atao hoe ministère public. Io mpisatara mpamoaka didy io izany rah any principe no arahina independent io, izay ny principe, izany ny la logique, hoe ny mpitsara mpamoaka didy an dia masin-teny, mahaleotena amin’ny didy izay avoakany, noho ilay principe manao hoe: appreciation souveraine du juge. Fa ny ato amin’ny mpitsara amin’ny fampanoavana, na fampanovana aty amin’ny fitsarana ambaratonga voalohany io na amin’ny fitsarana ambony cours d’appel na amin’ny fitsarana antampony cours suprême dia mipetraka foana ilay atao hoe subordination hiérarchique, asa izay angamba izay principes izay no tokony amboarina kely e; hoe ahoana moa ny fipetrak’ilay subordination hiérarchique izany hoe mandray baiko fa raha ny marina izany juge du siège ilay mpamoaka didy tsy mandray baiko fa misy ihany ilay indépendance. Fa ilay resaka indépendance de la justice anie c’est très politique e. Raha vao atao fitaovana ho an’ny politika ny fitondrana, ny fitsarana; dia tsy hisy mihitsy ny atao hoe indépendance de la justice. On se sert de la justice pour assouvir son pouvoir. Raha vao izay no mipetraka dia miteny aminao aho Mr Abrahama Razafy fa na ho tapitra ary ny siècle hatrany amin’ny taona firy an, tsy hisy izany indépendance de la justice izany. Fa toe-tsaina io an, culture io an, anjaran’izay mpitondra mifandimby eo an no mametraka hoe ahoana marina moa izany, satria izahay tsy afaka andeha hiteny hoe izahay ange indépendant fa raha hoe partiellement hoy aho amin’ilay resaka principe juridique mipetraka ny hoe tsy azo baikona ny mpitsara mamoaka didy. Misy ihany, fa ilay avy ato izay mitaky ny fampiharana ny didy ilay application de la loi, ilay application de la loi moa tsy dia natao hoe hanagadrana foana anie fa hoe ampiharo amin’ny tokony ho izy ny lalàna, mety manasazy, mety koa anefa manafaka. Satria ny olona tsisy eo ambonin’ny lalàna. Izany izany, arovan’ny fampanoavana izay zavatra izay hoe, ny fomba fampiharana ny lalàna manafaka, manala. Fa ato izany an, mamoaka ny didy amin’ny anaran’ny vahoaka Malagasy, izay tsy tokony ho baikona amin’ny didy izay ataony fa. Ary ireny ilay olona mibaikobaiko ireny tokony hanao sonia koa izy e, hoe izaho dia nibaiko fa izao ny didy avokoa dia amin’izay samy tsisy maratra sady tsisy maka lagy intsony.

Ny fijerin’ny olom-pirenena tsirairay ny SMM izany samy manana ny fomba fijeriny tao anatin’izay roa taona nitondran’ny birao teo aloha izay, araka ny nambarako teo, be dia be zavatra nolalovany. Na izany na tsy izany tsy ny olom-pirenena tsirairay no mandeha mifidy ny filohan’ny SMM fa ianareo samy mpitsara ao anatin’io ihany. Inona ny atao hoe programan’asa sy ny fampanantenana ho entinareo amin’ireo namanareo mpitsara ireo mba ahafahandry zareo misafidy hoe iza marina ny tena lalana tokony aleha?

Marina izany, ny zavatra misy moa raha izahay eto amin’ny plateau izao dia programme-na continuité ny zavatra nataon’ny bureau teo aloha izany satria tamin’izay izany ny fitakiana, ny fametrahana fanjakana tandalàna iny, ny fitakiana ny fahaleovan-tenan’ny fitsarana ireny, famerenana ny restauration de l’état de droit, ireny izany mbola mipetraka. Ary ny fahitana azy amin’izao fotoan izao, raha hitohy ny fitondran’ny fanjakana ny fipetraka ny raharaha izao dia efa tafiditra amin’ilay fitakiana sy ilay hetahetanay ilay izy. Ny sisa nampitaraina ny olona izao amin’ny raharaham-pisarahana raha arakan’ireny débat-ny Sénateur ireny isika dia hoe be dia be hoy izy amin’ny faritra misy azy ny didim-pitsarana tsy mihatra. Izay izany ny fitarainana, ka ny tsara ho fantatrintsika vahoaka ireny, ny raharaham-pitsarana dia mifarana hatreo amin’ny famoahana didy. Rehefa vita ny famoahana didy, rehefa mivoaka ny didy dia afaka tanteraka ny fitsarana. Fa ny fanantanterahana ny didy araka ny hoe maha excecution azy izay, an’ny excecutif. Dia raha izay zavatra notenenin’ny Senateur izay ny izy dia any amin’ny solontenam-panjakana no tokony hiantefa izay fitakiana ny fampiharana didy izay. Satria ny andinin’ny faha 65-ny lalam-panorenana dia milaza fa ny premier ministre no manara-maso ny fampiharana ny didim-pitsarana. Dia ny solontenam-panjakana any amin’ny faritra izany, any amin’ny prefecture, ny lehiben’ny distrika, araka ny andininy faha 15-ny lalàna mikasika ny représentation de l’état dia ny hoe ny représentant de l’état représente le premier ministre. Ka izay fahefan’ny premier ministre amin’ny fanaraha-maso ny didim-pitsarana izay, any amin’ny solontenam-panjakana izany no tokony hiantefan’izay fa tsy tokony tany amin’ny minisitry ny fitsarana no ni s’addresser-na izay fangatahana izany. Izany izany ny zavatra hitanay ka mbola mametraka ihany izahay. Ny zavatra nahavoa ny présidente-nay teo aloha, karazana sahalan’ny zavatra incident, déclaration amin’ny maha president-ny république azy no nataony, vava latsaka iny, fa ny anay anie aina nafoy mihitsy mpitsara e, ary tsy misy olo-migadra mandrak’ity niany. Ka izay izany no zavatra hoe ny fampiharana ny lalàna tokony hitovy amin’izay, izay izany no takiana, ary ny fiarovana ny mpitsara eo amin’ny fandalovana codis sanatria ny vava, iny no mbola entohan’ny sendika, tsy maintsy eny foana ny SMM miatrika sy misolotena na mi-assister ireo olona mety hiaran’ny, mety hiaran’ny sazy.

Amin’ilay hoe fiarovana ny mpitsara an, atsipinay ity mba araraotinay kely, na izahay eto amin’ity plateau ity, ny asan’ny fitsarana nge re olona ka sarotra e, sarotra, dia izay izao asiana hoe indemnité de risque moa, izay tsy mahavidy ny risques-nay akory ny valeur-ny, kanefa ihany koa raha ohatra izao izay matériellement parlant nisy circulaire izay navoaka, navoakan’ny fanjakana, hoe ny vitre fumée dia ireto ihany no olona afaka manao azy, ny minisitra e, ny autorités e, ny izao e, ireo nga misy risques? Fa ny mpitsara kosa tompoko an, tadidio fa nisy namany mpitsara an, izy ao amin’ny efitra fitsarana, ny tômôbilina-ny an mipetraka ao amin’ny parking. Fa nivoaka avy tao amin’ny parking izy a, soratsoratra kiakakiaka satria tezitra ilay olona satria nogadraina ny havany, fa iza amin’ireo fa tsy fantatra hoe iza izany no nanakiaka azy. Entiko ilazana hoe ny risques, izany ary mbola tômôbilina no nataony. Ilay vitre fumée io ange ka hoe dossier-panjakana no entinao a, dossiers sensibles no entina ao an, dia mba anatina ordinateur iray izao raha lasan’ny jiolahy any iny, ao daholo no mety momba anao manavakavaka anay io ary, mety ao anatin’iny daholo, dia ho hitan’ny olona. Ka izahay izany tsy tokony mba ahilikilika fa mba tokony ampidirina ao anatin’ilay sokajy satria izahay mandray ny miaramila hoe officiers generaux nosoratana eo. Ry zareo mbola manana basy e, mbola manana miaramila, garde du corps e; fa izahay sady tsy misy garde du corps, tsisy basy tsisy n’inon’inona, izahay nefa manana risques be dia be, dia maninona izahay raha mba avela manao an’ireny vite fumée ireny ihany koa, mba amin’ny asanay, mba hiarovana anay. Ka izay izany mba apetrakay amin’ny fitondram-panjakana, hataka manokana ho an’ny mpitsara mba ataovy anatin’ny lisitra mi-bénéficier an’izany koa ny mpitsara ho fiarovana anay amin’ilay risques

Manana zavatra ambara ohatran’izao indray izaho manko, amin’izao fotoana izao, ny fitondrana ny raharaham-panjakana eto Madagasikara dia fangaraharahana. Dia inona moa ny raison d’être an’ilay vitre fumée, inona no asitrika ao anaty tômôbilina amin’ny fangaraharahana. Ka tokony ho hitan’ny olona ilay izy, tsy misy zavatra afenina anie ao e. Ka tokony, tsy tokony hoe , na izy io generaliser-ny na izy tsy ho asiana. Izay aloha ny hevitrako amin’ilay izy raha ohatra ka hoe foto-kevi-dehibe hoy aho, mba ho hitan’ny olona modely izao na ny Premier Ministre teo an, rehefa tratran’ny emboutaillage izy dia nandeha tongotra, ary maro be ny olona manao izany. Ohatran’izany izao hoe, hitan’ny olona hoe inona no afenina ao anatin’ny voiture fumée, fa farafaharatsiny hoe hangataka porte d’arme ohatra, dia ny asa rehetra rehetra samy misy risques aby, izay.

Hanaovantsika adi-hevitra manokana mihitsy moa ilay resaka vitre fumée iny fa be dia be ihany koa no mangataka ho ampidirina ao anatin’iny lisitra iny. Fa mamarana ny fandaharana isika dia, raha mbola misy tianareo aterina farany ao anatin’ity dia fotoan’izao.

Voalohany, ny famaranana ny fitenenana dia misaotra antsika teto amin’ny TV plus sy ny mpanaraka nanaraka an’ity fandaharana manokana ity, ny foto-kevitra lehibe izay hitondrana ny sendika dia mbola tsy misy fiovana loatra fa mbola tohin’ny programa nisy antsika hatramin’izay sy ny fitakiantsika rehetra dia tsara hatramin’izay. Ny zava-baovao izao any ny fangatahan’ny sasany, namana amin’ny mba hoe hahazo hitazona basy. Fa mihabe andro aman’alina ny risques-ny mpitsara, ary efa maromaro ary ny sasany izao ohatra tany Morondava ohatran’ny tamin’ny taona iray izay, tranona Procureur mihitsy no novakian’olona, zavatra ohatran’izany saro-pady. Ka hotazomintsika ny fitakiana mikasina ny fahaleovantenan’ny fitsarana, ny fanajana ny fanjakana tandalàna. Izany ny fanajana ny fanjakana tandalàna izany tsy mijanona amin’ny hoe fampiharana ny lalàna fotsiny fa fampiharana koa ireo didim-pitsarana rehetra izay hita fa didy raikitra tokony ampiharina. Mankasitraka antsika rehetra mpitsara, manentana antsika rehetra mpitsara mba ho tonga hifidy ary mba ho pourcentage maro ambonimbony no pourcentage hahalany izay ho filoha eo mba ahafahana maha bebe feo amin’ny fitakiana izay mety ho atao, mankasitraka, mankatelina antsika rehetra naharitra nihaino hatramin’ny farany.

Hamaranako azy ngambany dia ampahafantarina ny mpitsara rehetra rehetra fa roa izany ny kandida antsika dia Andriamatoa Clément Jaona sy misy hoe Mr James izay, fa tsy hoe akory hoe manilikilika azy izahay an, satria tsy manonono azy mihitsy eto. Fa fifidianana midika hoe tsy olona iray fa misy ambonin’ny anankiray. Satria efa nihidy moa izany ny fametrahana candidature. Raikitra izany fa anankiroa ny kandida. Ny fanentanana ataonay izany amin’ny maha vice-présidente-ny SMM amin’ity birao farany alohan’ny hidiran’ny vaovao ity an dia ny mba hahatongavan’ny mpitsara maro be mba handrya anjara amin’ilay fifidianana, fa amintsika arivo latsaka ny isa an, tsy tokony hoe olona 200, 300 fotsiny no mifidy fa mba farafahakeliny mba crédible kokoa ny fitsarana sy ny valim-pifidianana, mba hampisy lanjany an’ilay olona fidiana, zava-dehibe mantsy izany amin’ny fiainana satria hoe 100% nefa mety hoe 20% ny tena marina rehefa avy eo, tsy mety izany. Fa aoka mba hoe farafaharatsiny ny antsasa-manila ny mpitsara mba tonga mifidy izay ho filohan’ny SMM vaovao. Izay ngambany ny teniko farany Mr Abrahama Razafy fa dia misaotra.

Eny ary, misaotra anareo nanaiky nasainy teo amin’ny plateau-ny TV plus Madagascar amin’ity alina ity. Ampatsahivintsika fa ny vahinintsika androany dia Andriamatoa Clément Jaona, kandida amin’ny fifidiana filohan’ny SMM sy Ramatoa Ralaivaorison Josianne izay Filoha lefitra ny SMM. Izay ihany koa no entina mametraka ny veloma amin’izao alina izao ary mametraka ny veloma amin’ny manaraka indray ary. Veloma tompoko.

Madagascar – Interview de Mme le Ministre de la communication sur la bonne gouvernance – TVM du 7 février 2019

Ny mikasika ny hoe : tsy maintsy apetraka faran’izay maika izany, ary toromarika no nataon’ny Filohan’ny Repoblika, tsy maintsy vita mialohan’ny 26 ny volana Jona, taona 2020 ny fonja vaovao, ilay fonja manokana, ny teny filamatra nambaran’ny fihoham-pirenena hoe tsy isika vahoaka malagasy intsony kosa no tokony hatahotra e, tsy isika vahoaka malagasy, ataontsika hoe tsy manana ny fahadisoana indray no matahotra fa ny manao ratsy indray no tsy matahotra eto amintsika, mila avadika izany.

Mikasika izay, ireo hevi-dehibe izay nodinihanareo tao anatin’ny filen-kevitry ny minisitra izay, sao mantsy ny olona mieritreritra hoe mivorivory fotsiny ry zareo hoe mifampiresadresaka ao andapa ao fa dia tena hoe iankinan’ny ain’ny firenena izany ny tapahana ao anatin‘izay filan-kevitry ny Minisitra izay.

Ny hanampiako azy Miora, izaho izany te hanome antoka fotsiny ny vahoaka malagasy hoe : tsy resahana kobaka am-bava fotsiny ilay hoe manao fiovana isika e, samy mahatsapa daholo izany na ny Filohan’ny Repoblika na ny Praiminisitra indrindra ny Minisitra izay notendrena ato anaty governemanta hoe mila tanterahina ho tsapan’ny vahoaka, ho azon’ny vahoaka tsapain-tanana ilay resaha hoe fiovana. Anisan’izany izao ohatra Miora, ngamba mbola tsy nisy raha tsy izao izany hoe ny Minisitra io dia tsy maintsy miaritra fitoanan’ny fifamoivoizana, mitovy amin’ny vahoaka malagasy rehetra, fa hatramin’izay ny Minisitra dia mampiasa gyrophare, mandeha afaka mandika lalànan’ny fifamoivoizana, mampiasa jiro mirehidrehitra sy feo mitabatataba na anjomara, hoy isika, dia afaka manao izay danin’ny kibony, tsy misy intsony izany. Dia nandraisana fepetra nisy Minisitra mbola nanao an’izay, dia niteny ny Filohan’ny Repoblika avy hatrany hoe tsy maintsy raisina ny fepetra mba ho modely sy ohatra tsara izany isika mpitondra aty ambony. Dia vao omaly ihany koa izao mbola nahita isika hoe nisy fiara plaque rouge na ilay takelaka menamena mbola nanao ny ataony ihany, dia avy hatrany dia nandray andraikitra ny Minisitry ny Telecommunication, satria teo ambany fiadidiany ilay tompon’andraikitra dia nandraisana fepetra avy hatrany, naato tamin’ny asany izy sy ny mpamily, dia nanaovana demande d’explication, na fangataham-panazavana sns, itenenana hoe tsy misangisangy amin’ilay fepetra noraisina, satria mantsy izao ny zavatra nisy teto amin’ny firenena nge Miora e : eny e, lazainareo fotsiny fa tsy tanterahinareo akory anie e, ianareo anie ambon’ny lalàna foana, dia maneho ohatra ny Filohan’ny Repoblika hoe ireo olona notendrena ao anaty governemanta ireo indrindra no tena tsy tokony ary voalohany tsy ambon’ny lalàna. Mandray ohatra anankiray hafa ihany koa aho izao Miora hoe: asa raha fantatrintsika fa, anisan’ny fampanantenana nataon’Andriamatoa Andry Rajoelina fa fony izy nilatsaka ny hofidiana ny hoe ; vao tonga eo amin’ny fitondrana hoa an, dia atsahatra daholo aloha ny fahafahana manondrana omby na velona na maty na hena izany, satria an, io no tena mampirongatra be halatr’omby, isika mahalala an’izany, ianao mahalala an’izany amin’ny maha mpanao gazety anao, dia notanterahiny izay tamin’ny filan-kevitry ny Minisitra farany talohan’ity izany an, hay tsy farany kay moa satria efa nisy maromaro teo fa tamin’ny filan-kevitry ny Minisitra tamin’ny 31 ny volana Janoary ngambany izy iny raha tsy diso aho an, dia notanterahina avy hatrany ny hoe, tonga dia noraisina ny didim-panjakana dia miato izany, tsy hoe miato fa nofoanana mihitsy izany ny fahafahana manondrana omby velona na hena ihany koa. Ohatran’izany ihany koa izao, ity mbola tsy nisy niresaka mihitsy ity ary dia notanterahina ny hoe ny vadin’ny Filohan’ny Repoblika tsy Filohan’ny Repoblika, izay izany apetrany ary ny vadin’ny Filohan’ny Repoblika ankehitriny tsy manana teti-bola hoe mandanindany vola atsy sy eroa e, kabinetra be tahakan’izao, mitsabatsabaka amin’ny raharaham-pirenena atsy sy eroa e, manao intervention, tsy misy an’izany intsony Miora. Fa ny vadin’ny Filohan’ny Repoblika, ny any andraikiny dia manohana ny vadiny amin’ny andraikitra izay iantsorohany, fa izy kosa dia sady tsy hiandreketan’ny Fanjakana no tsy mandany ny volam-panjakana, no tsy atao hoe misy idirany izany amin’ny fiainam-pirenena fa amin’ny maha vadin’ny Filohan’ny Repoblika azy dia manao ny asa sosialy izy a, mifanaraka izay, amin’ilay fikambanana izay iantsorohany. Mbola tsy misy izany, asa raha fantatr’isika hoe ny anisan’ny ady hevitra any ivelany any ohatra izao hoe: Ramatoa Brigitte Macron, satria izay no akaiky antsika, any Frantsa andaniana 440 000 Euro isan-taona, vola be mihitsy izany amin’ny vahoaka Frantsay. Dia izay no nangalan’ny Mpitondra antsika taty tahaka, mpitondra izay nifandimby tahaka, dia manombok’izao mba hoe tsy misy intsony izany ataontsika hoe fandanindiam-bola ho an’ny vadin’ny Filoham-pirenena izany fa mijanona amina “rôle” na andraikitra hoe manohana ny vadiny izy an dia manao ny asa sosialy ao anatin’ny fikambanana. Ny androany ihany koa izao tao anatin’ny Filan-kevitry ny Minisitra Miora dia napetraka eo anivon’ny fiadidiana ny Repoblika ny birao anankiray andraisana ny fitarainan’ny olona, bureau de doléance hoy ny filazantsika azy, tapaka tao anatin’ny Filan-kevitry ny Minisitra io. Hatramin’izay manko, mitaraina ny olona, izay an tratrana kolikoly rehefa nanao taratasim-panjakana tahaka izao, izay an misy mpitondra ambony tahakan’izao na mpitondra fanjakana tahakan’izao, fonctionnaire na mpiasam-panjaka tahaka izao dia manao izay tsy ahazahoanay taratasy mihitsy fa mila vola izy io dia mampifilafila, dia raha ohatra hono mandoa kely ohatran’izao dia vita eo noho eo, fa rehefa tsy mandoa, miverena amin’ny herinandro, miverena amin’ny tapa-bolana, ohatra ohatran’izany. Manombok’izao izany, tsy misy intsony izany hoe vahoaka malagasy dia tsy misy mihaino, fa misy sehatra natao andraisana ny fitarainan’ny vahoaka malagasy eo amin’ny fiadidiana ny Repoblika, izay ilay hoe bureau de doléance, vao notapahina androany io. Ianao izany raha manana olana hoe misy mpiasam-panjakana tahaka izao, tena mba tsy rariny ny ataony, manao fanamparam-pahefana tahakan’izao, maka vola aminay sns, dia azonao atao ny manantona ny fiadidiana ny Repoblika mitondra ny fitarainanao. Manao fanadihadihana, ary tsy maintsy mandray an-tanana ny fitarainana rehetra izay voarainy an ny eo anivon’ny fiadidiana ny repoblika, izay ilay bureau de doléance. Dia manao ny fanadihadihana, ka raha hita fa mitombona dia atolotra ny manam-pahefana mifandraika amin’izay, dia tsy maintsy andraisana ny sazy mifanaraka aminy, ary manao ny suivi na manara-maso an’izany ny eo anivon’ny fiadidiana ny Repoblika, dia mandefa azy any anatin’ny Ministera samihafa any hoe ity tato aminareo ny fitarainana fa tato aminareo hono no nanao karapanondro na nanao tsy fantatro, permis ny olona dia nakana vola, ohatra izany an, fa tsy hoe misy fikendrena manokana. Dia andraisana an’izay fepetra izay izany rehefa hita hoe mitombona. Izany rehetra izany ilay hoy izaho hoe manome mariky ny fanovana isika ary rehefa azo tsapain-tanana izany, ilay zotrantsika izany hoe an-dalana makany amin’ny fanovana izany. Ohatra ngamba farany azoko tanisaina Miora fa afaka miresaka foana isika mirahavavy, nefa ny fotoana voafetra, ny fanaovan’ny mpikambana rehetra ao anaty governemanta notarihan’ny Praiminisitra, ny fanambaram-pananana teny anivon’ny Fitsarana avo momba ny lalam-panorenana na ny HCC dia marika anankiray ny amin’ny hoe: mametraka ny mangarahara isika ary indrindra indrindra tsy hanan-karena sy hameno paosy ny hahatongavan’ireo olona ireo eo fa araha-maso izay hoe ity ny harena nolazainao fa napetrakao fa anananao tamin’ianao tonga teo an, ka raha miala eo ianao dia nitombo avo folo eny iny, tsy maintsy enjehan’ny lalàna ianao, izay ilay ataoko hoe marika izany, hafatra izany an, mila ampitaina ny vahoaka Malagasy hoe aza manahy, fa tsy hisy intsony izany hoe gaboraraka fanararaotam-pahefana sns, fa miady amin’izay mihitsy isika ankehitriny ary izay ny mariky ny fiovana izay apetrantsika ao anatin’izay fitantanana ny raharaham-panjakana izay.  Ankoatran’izay ihany koa an dia ny resaka tsy fisian’ny fandriampahalemana, io izany tena anisan’ny maha-maika ny Filohan’ny Repoblika mihitsy satria tena efa tsy leferina intsony e, efa tena hoe miaritra aman’aina izany an ny asan-dahalo, ny fakana ankeriny, ny fanafihana mitam-piadiana, sns sns. Misy fepetra maromaro noraisiny, ny anisany voalohany indrindra amin’izany izao an, maika hoy ny Filohan’ny Repoblika dia efa hoavy afaka iray volana sy tapany na roa volana raha be indrindra ny angidim-by na ny hélicoptère miisa 5 izay novidian’ny fitondram-panjakana, mba ahafahana miady amin’izay dahalo izay zany an, ahafahana hoe haingana be izany ny fandraisana fepetra, ny fandraisana andraikitra rehefa misy an’izay asan-dahalo izay, ahafahana manaraka dahalo sns ihany koa. Iray izay, dia ny faharoa ihany koa an, anisan’ny efa nampanantenain’ny Filohan’ny Repoblika ny hoe fampitaovana ny mpitandro filaminantsika, ary dia nambara tao anatin’ny filan-kevitry ny Minsitra io fa andalam-pandraisana izay fepetra izany an, mba fanatatrao ve Miora fa efa tamin’ny taona 1975 no nisy fanavaozana farany ny fitaovam-piadian’ny miaramilantsika sy ny polisintsika sy ny zandarintsika? Tsy gaga izany isika raha ohatra hoe tsy manana fitaovana, tsy afaka miatrika, ny dahalo manana fitaovana raitra be, ary manaraka ny toetr’andro be. Ny mpitandro filaminantsika mbola iny efa ilay tamin’ny 1975 iny ihany no mbola entina hatramin’izao, dia nandray fepetra ihany koa tao anatin’ny filan-kevitry ny Minisitra hijery akaiky izany ny fahafahana manafatra an’ireo fitaovam-piadiana ireo an, mba ampy fitaovana izany ny mpitandro filaminantsika mba hanara-penitra. Tao anatin’izany ihany koa ny mikasika ny hoe tsy maintsy apetraka faran’izay maika izany, ary toromarika ny nataon’ny Filohan’ny Repoblika, tsy maintsy vita mialohan’ny 26 ny volana Jiona taona 2020 ny fonja vaovao, ilay fonja manokana, satria izao ny zavatra misy Miora, hazavaiko antsika izany. Nandritra ny fotoana maro an, ny dahalo, ny mpanao kiddnaping, ireo tompon’andraikitry ny crime izany na ilay tena hoe heloka bevava eto amin’ny firenena dia migadra amin’ny fonjantsika mahazatra eo ihany, dia tsy gaga isika raha hoe avy any Tsiafaha no mandeha indray no mandeha indray ny fibaikona ny kiddnaping na fibaikona ny attaque à main armé atsy sy eroa, lasa fiofanana indray, izay mihitsy. Dia nieritreritra izany dia tahakan’izao hoe andao hanao fonja manokana isika mitoka-monina, izany hoe ohatran’ireny hoe nosilava tamin’ny fotoan’androny ireny, dia tsy misy fifandraisana amin’ny aty ivelany mihitsy ny gadra any an-toerana izany fa ohatrany hoe atao hoe karazana sesitany, ny anton’izay mba tsy ahafahany mifangaroaro amin’ilay fiaraha-monina intsony izany an, ka tsy ahafahany mamerina indray ilay asa ratsiny satria izany fepetra izany no tsy misy hatramin’izay. Dia efa nomena toromarika moa ny Minisitry ny Fitsarana izany mba hitondra ao anatin’ny filan-kevitry ny Minisitra amin’ny manaraka ny tany hananganana an’izay fonja manokana izay, izay no noteneniko hoe mihazakazaka isika satria maro loatra ilay hirifirin’ny vahoaka Malagasy tsy maintsy hitadiavana vahaolana, dia efa ao anatin’ny soso-kevitra, tsy hoe soso-kevitra fa asa nampiandraiketana ny Minisitrin’ny Fiarovam-pirenena sy ny Sekreteram-panjakana miadidy ny zandarimariam-pirenena ihany koa ny mikasika indrindra ny brigade special routière, izany hoe isaky ny 100km, dia hisy an’ilay mpitandron’ny filaminana izany, dia hisy “aire de repos”, izay no filazantsika azy, toerana fialan-tsasatra izany ho an’ny olom-pirenena mivezivezy, dia mba haingana kokoa izany ny ataontsika hoe fanaraha-maso sy ny karazana escorte ataon’ilay mpitandron’ny filaminana fa tsy hoe mandeha ianao 20, 200, 300, 400km tsy mahita mpitandro filaminana indrindra amin’ny alina, dia amin’ny alina izany an. Ny tena tanjona dia ny hoe mahatsapa izany ny vahoaka Malagasy fa manana mpiaro izy; ary eo ny fitondram-panjakana hiaro azy, izany hoe mahatsiaro “en sécurité” izany izy na aiza na aiza ny toerana alefany. Vitsivitsy moa izay notanisaiko izay fa lava, raha ohatra izao asehoko anao dia ity pejy anakiroa ity ny communication mikasika an’izay resaka ataontsika hoe fepetra maika tsy maintsy raisina mikasika ny insécurité eto Madagasikara izay, ny teny filamatra nambaran’ny Filoham-pirenena hoe tsy isika vahoaka Malagasy intsony kosa no tokony hatahotra e, ataontsika hoe tsy manana ny fahadisoana indray no mahatahotra fa ny manao ny ratsy indray no tsy mahatahotra eto amintsika, mila avadika izany, ny kiddnaping mila ialana haingana dia haingana , efa misy daholo ny ataontsika hoe tetikasa stratejika izany napetraky ny fitondram-panjakana, dia an-dalam-panatanterahana an’izany isika amin’izao fotoana izao mba hahazo vokatra maika satria maika ny vahoaka.

le taux élevé de corruption dans le monde judiciaire malgache fait que ceux qui ont les moyens s’en sortent toujours si les pauvres sont très souvent livrés à leur propre sort – La gazette de la grande île du 4 février 2019

Les conditions carcérales à Madagascar sont encore loin de respecter les droits de l’Homme. A part la surpopulation carcérale qui continue de marquer les prisons malgaches, les conditions de vie des détenus sont aussi des plus médiocres. C’est à peine si les prisonniers mangent un bol de manioc par jour. Pourtant, presque toutes les catégories de personnes sont détenues dans ces établissements carcéraux. Des mineurs, des vieillards, des femmes enceintes et même des détenus malades à qui on a refusé le droit de se soigner à l’extérieur. Mais, le plus désolant, c’est que de plus en plus d’innocents se retrouvent aussi en prison avec la tendance à l’application du « mandat de dépôt systématique ». Autant de situations qui font que les prisons malgaches peuvent aussi constituer un véritable frein à la réconciliation sociale, notamment au détriment des classes sociales défavorisées. En effet, le taux élevé de corruption dans le monde judiciaire malgache fait que ceux qui ont les moyens s’en sortent toujours si les pauvres sont très souvent livrés à leur propre sort. Une situation qui fait qu’au lieu de rétablir la justice, les prisons à Madagascar tendent à devenir une institution à la merci de ceux qui ont les moyens et le pouvoir. D’un autre côté, nombreux sont les anciens détenus qui sont victimes d’une exclusion sociale une fois libérés. Un comportement de la société qui porte également atteinte au « Fampihavanana ». Ainsi, le CFM (Conseil du Fampihavanana Malagasy) se lance actuellement dans la réconciliation sociale et économique et une action a été entreprise en ce sens à Antanimora la semaine dernière. Selon leur explication, la réconciliation politique a toujours pris la première place auparavant sans trop se soucier du véritable quotidien de la population.

M.R

Kraoma – AMDP – Les deux affaires louches de 2018, selon la Revue MCI – Midi Madagasikara du 31 janvier 2019

Deux affaires à la fois glauques et nauséabondes. C’est ainsi que Raphaël Jakoba un des auteurs des articles publiés dans le dernier numéro de la Revue de MCI qualifie deux affaires qui ont marqué l’année 2018.

La première concerne « Stork International Gmbh » et la seconde le « MOU » (Memorandum Of Understanding) conclu entre une entité malgache, l’AMDP (Agence Malagasy de Développement économique et de Promotion des entreprises) et un Consortium chinois pour 330 navires de pêche qui sillonneront les eaux de Madagascar.

Vache à lait

Il s’agit selon Raphaël de « deux affaires à la fois louches, sordides, voire peu ou pas transparente, et d’une profonde répugnance dans l’ordre intellectuel ou moral ». Pour l’affaire « Kraomita », par exemple, il s’agit d’une exploitation minière qui peut être considérée comme un des fleurons de l’industrie minière malgache. Malheureusement « Kraomita » est aussi devenu une vache à lait des tenants successifs du pouvoir. Et elle n’a pas échappé à la règle en 2018 avec cette affaire où pour la redynamiser, l’Etat malgache s’est engagé dans des accords financiers avec le groupe russe STORK INTERNATIONAL et a contracté des emprunts d’une valeur de 6.400.000 USD en mai 2018. Suite à ces emprunts, plusieurs accords ont été conclus avec les Russes dont un accord de partenariat avec la société FERRUM MINING ayant pour objet de créer une coentreprise dénommée « KRAOMA MINING SA» dans laquelle FERRUM MINING détiendrait 80% du capital social contre 20% pour « Kraomita ». Cet accord a ensuite conduit à la conclusion d’un certain nombre de contrats d’amodiation, au profit de la nouvelle entreprise, et d’une promesse de transfert des infrastructures, des matériels et équipements liés à l’exploitation ainsi que l’ensemble du personnel de « Kraomita ». Absence d’appel d’offres, défaut de justification de l’intérêt économique, constitue autant d’anomalies qui amènent à qualifier cette affaire de « favoritisme » vis-à-vis des Russes et consistant à procurer ou tenter de procurer un avantage injustifié par un acte contraire aux dispositions législatives ou réglementaires ayant pour objet de garantir l’égalité d’accès et l’égalité des candidats dans les marchés publics et les transferts contractuels de gestion des services publics.

Pillage

Quant au « MOU » (Memorandum Of Understanding) conclu le 5 septembre 2018 à Pékin, pour une durée de dix ans entre l’AMDP (Agence Malgache pour le Développement économique et la Promotion des entreprises) et le consortium d’entreprises chinois « Taihe Century », c’est une promesse d’investissement à hauteur de 2,7 milliards USD par la société Taihe dont 700 millions de dollars seront consacrés à l’exploitation des ressources halieutiques par une flotte de 330 navires chinois, lesquelles ressources seront ensuite exportées vers la Chine. « Autant dire un pillage dans les règles de l’art de nos eaux territoriales bien connues pour leurs richesses halieutiques ». Cet accord a pour objectif de jeter les bases d’une « économie bleue » à Madagascar, or 330 navires de pêche sur les côtes malgaches risqueraient non seulement de nuire aux activités des pêcheurs traditionnels mais cela risque également de renforcer la surexploitation des ressources halieutiques nationales. Face à ces deux affaires, le BIANCO est appelé à procéder aux enquêtes d’usage.

Recueillis par R.Edmond.

Appel au nouveau ministre de la Justice de l’opérateur malgache Lercia pour son procès contre la Banque des Mascareignes de Madagascar – Midi madagasikara du 31 janvier 2019

Bataille judiciaire sans fin pour l’opérateur économique Lercia qui a une affaire pendante devant la Justice contre la Banque des Mascareignes de Madagascar (BMM). L’affaire va connaître un nouveau rebondissement avec le changement du régime et notamment la nomination d’un nouveau ministre de la Justice. A rappeler que la Cour Suprême a ordonné la vente aux enchères de certains biens de la BMM pour permettre à cette banque d’exécuter sa condamnation en faveur de Lercia. Mais, le ministre de la Justice de l’époque a pris un PIL (Pourvoi dans l’Intérêt de la Loi) contre l’Arrêt de la Cour Suprême. « Un Arrêt de la Cour Suprême ne peut plus faire l’objet d’un PIL. C’est du jamais vu ce qui s’est passé sur cette affaire. », affirme Lercia. Il lance un appel au nouveau ministre de la Justice à lever ce qu’il qualifie d’un « PIL manifestement illégal ».

Etat de droit. Avec l’arrivée du nouveau régime, l’opérateur économique appel au respect de l’Etat de droit. « Personne n’est au-dessus de la loi, même les étrangers. Cette fois-ci, l’Etat doit protéger l’intérêt d’un Malgache. Le nouveau ministre de la Justice doit prendre sa responsabilité pour qu’il puisse redorer le blason de la Justice. Si le PIL est levé, la décision de la Cour Suprême va être exécutée.», souligne-t-il. A en croire Lercia, la décision de la Cour Suprême n’a pas été jusqu’ici exécutée, car son adversaire aurait toujours bénéficié de la protection d’un politicien malgache. Il est temps de mettre fin à ce genre de pratique qui foule aux pieds les lois en vigueur.

  1. Eugène

Non exécution de décision de justice : Lercia contre une intervention politique

Redaction Midi Madagasikara  11 août 2016

L’affaire opposant l’opérateur économique Lercia à la Banque des Mascareignes Madagascar semble loin d’être close. Cette affaire remonte en 2013. Une décision de justice a ordonné à la Banque des Mascareignes à payer à l’opérateur économique malgache une somme d’un milliard d’Ariary. Lercia a dénoncé hier des micmacs qui favorisent la non exécution du jugement. L’affaire a été initialement instruite au Parquet de Toamasina. Insatisfait, Lercia a obtenu un dessaisissement en faveur du tribunal d’Antananarivo. « La Banque des Mascareignes a demandé auprès de la Cour d’Appel de Tana la suspension de l’exécution du jugement, et elle a obtenu gain de cause. Mais, j’ai saisi la Cour Suprême pour demander la suspension de cette suspension, et j’ai eu également gain de cause », a  expliqué l’opérateur économique.

PV de carence. D’après Lercia, malgré cette décision de la Cour Suprême, le jugement n’a pas été exécuté. « On a empêché mon huissier de faire son travail. Un PV de carence y afférent a été dressé. », a-t-il déploré. L’instruction de l’affaire a été par la suite confiée à la Police économique d’Antananarivo. « Soudain, une intervention politique a empêché le déferrement des dirigeants de la Banque des Mascareignes. Seuls les dossiers ont été transmis au parquet d’Anosy. », a-t-il dénoncé. Actuellement, la Banque des Mascareignes formule une demande de rétractation auprès de la Cour Suprême. Devant les micmacs dont il est victime, l’opérateur Lercia lance un appel au président de la République à agir pour une justice impartiale et équitable.

Recueillis par R. Eugène