Les enquêtes sur le dossier de Claudine, copies brûlées de l’ENMG sont en cours, les dossiers ont été transmis par le BIANCO – La gazette de la grande île du 8 janvier 2019/
Il y a eu des périodes au cours desquelles la transparence et la redevabilité ont été les mots d’ordre. Le simple citoyen a besoin de savoir la ou les suites des enquêtes non pas par curiosité malsaine, mais parce que l’impunité a tellement régné que lorsqu’une affaire est connue du public, le simple citoyen a besoin de connaître la suite… et la suite, on ne la connaît jamais. L’affaire de Claudine Razaimamonjy avait un temps défrayé les chroniques, son arrestation, son séjour à l’hôpital, son départ à l’Ile Maurice et son placement à Manjakandriana. Aujourd’hui, où est-elle et surtout où en sont les dossiers de détournement de deniers publics? Y a t-il eu effectivement détournement de deniers publics ou est-ce que le Bianco s’est trompé sur toute la ligne ? Qu’a fait le fameux Pôle Anti Corruption depuis ? Les affaires sont médiatisées pour par la suite sombrer dans l’oubli et c’est ce qui démoralise les simples observateurs, comme si l’impunité est de mise ou si les organes mis en place sont incompétents et se trompent sur une affaire. Une autre affaire qui a défrayé les chroniques porte sur le concours d’entrée à l’Ecole de la Magistrature et des Greffes.
Le concours a été annulé, l’ancienne ministre Rasolo Elise et l’ancien Directeur Général de l’école avaient brûlé les copies du concours avec des prétextes fallacieux, le directeur financier avait été limogé et des milliers de candidats ont subi bien malgré eux l’annulation des concours. Qu’en est-il aujourd’hui? Les soupçons étaient-ils fondés et si oui, pourquoi les candidats ne sont pas informés de ce qui s’est réellement passé ? Les enquêtes sont-elles en cours et si oui, pourquoi prennent-elles autant de temps, du temps perdu pour ceux qui souhaiteraient intégrer le corps de la magistrature ou des greffiers ou de l’administration pénitentiaire? Si des sanctions tombent, le minimum serait aussi de tenir la population informée sur ces enquêtes ouvertes annoncées avec fracas dont on n’entend jamais la suite et les sanctions prises comme si l’impunité continue et que les annonces sont faites comme un coup d’épée dans l’eau.
Aujourd’hui, Mbola Rajaonah va se rajouter à la liste de ces enquêtes ouvertes, mais dont on ignore les suites, dont on ignore les sanctions et qui semblent même demeurer impunies alors même que des organismes ont été mis en place. “Les enquêtes sont en cours” fatiguent les honnêtes citoyens qui attendent, non pas que pour l’exemple, que des condamnations soient prononcées et que définitivement cessent ces impunités. C’est à cette condition seulement du « tous égaux devant la loi et la fin des impunités » que l’on peut espérer un réel développement du pays.
D.R.
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Madagascar, Pas cool la corruption, la justice , elle-même, n’arrive pas à éradiquer la corruption au sein de son institution, Tsycoolkoly janvier 2019
- A Madagascar, la corruption est bien ancrée dans la culture locale. Ce fléau atteintchaque sphère de la société. Selon notre perception, la corruption au sein de la justice est laplus problématique. L’heure est grave quand la justice, elle-même, n’arrive pas à éradiquer lacorruption au sein de son institution. Notons également le trafic illicite des ressourcesnaturelles dont chaque étape du circuit est minée par la corruption; viennent ensuite lespratiques frauduleuses dans les concours administratifs (gendarmerie nationale, douane, écoled’administration, etc.). La corruption atteint aussi les services hospitaliers. Ceux qui paient leplus reçoivent les meilleurs soins et les attentions des médecins. La corruption routière figureaussi parmi les cas les plus recensés à Madagascar. Les pots-de-vin offerts aux polices de laroute et aux agents de la visite technique font partie de la routine.Nous n’arrivons pas à vaincre la corruption par manque de volonté politique. Dans les discours politiques, la lutte anticorruption figure parmi les priorités. Pourtant, les dispositifspris ne reflètent pas la volonté. Par exemple, la tendance du budget alloué au Bureau indépendant Anticorruption (Bianco) n’a cessé de baisser depuis 2007. Il y a aussi la peur desreprésailles car il n’y a aucune loi sur la protection des témoins. A tout cela s’ajoutentl’instabilité politique, la pauvreté, le manque de civisme, le manque d’éducation, l’aspiration personnelle des individus à un enrichissement rapide, et la liste est encore longue !Selon l’Indice de perception de la corruption 2017, étude menée par TransparencyInternational Initiative Madagascar, le pays est au 155e rang sur 180 pays. On est dans le rouge. Aujourd’hui, la population lambda est frappée de plein fouet par les conséquences deces actes. Une petite enveloppe donnée à un agent de la visite technique pour masquer unedéfaillance mécanique d’un véhicule de transport en commun peut être la cause, par exemple,d’accidents.L’inégalité de traitement persistera entres les riches et les pauvres tant quel’administration sera corrompue. Pour contribuer à la lutte contre ce fléau, des jeunes engagés ont créé une plate-forme en ligne www.tsycoolkoly.org pour dénoncer tout fait de corruption.Les internautes peuvent s’y informer et évaluer les actions à mener contre ce fléau. En 2018,ils ont enchaîné avec le jeu de société éducatif i-tsycoolkoly, pour sensibiliser les citoyens d’une manière ludique sur le thème de la corruption. Pour eux, le bout du tunnel est encore loin mais la récompense reçue par leur projet en décembre 2017 à Paris, dans le cadre du concours Prix Numérique et Transparence, les encourage à redoubler d’efforts pour inciter lesjeunes à tenir tête à toute tentative de corruption.Julie Edesse ManandraharisoaMembre du comité exécutif du projet TsycoolkolyLe projet Tsycoolkoly, littéralement « pas cool la corruption », a été mis en œuvre en 2014 par cinq jeunes et une soixantaine de bénévoles. Parmi leurs activités, des sensibilisations dans les provinces et l’organisation d’événements (débats parlementaires ouverts, concours d’arts visuels et oratoires, concours de miniprojets, etc.).Contact: 034 81 478 54

Fanirisoa ERNAIVO – Marraine des vindictes populaires – Express mada du 4 janvier 2019
Récidiviste. Après avoir félicité la mort atroce de trois inspecteurs de police, tués dans desconditions innommables à Fenoarivo Atsinanana, tout en souhaitant que tous les membres desforces de l’ordre subissent les mêmes atrocités, Faniry Ernaivo a encore brillé par desdéclarations provocatrices. Elle a prévenu les juges constitutionnels qu’ils vont connaître lavindicte populaire s’ils ne tiennent pas compte des requêtes déposées par le clan de MarcRavalomanana. Des menaces diffusées sur les ondes des radios de la haine. Où est-il lerespect de la déontologie et de l’éthique ? Au « ras de pâquerettes» comme dirait l’autre. Dansl’esprit de cette magistrate à la langue bien fourchue, les plaignants qui n’ont pas eu gain decause pourront-ils massacrer le président du tribunal, le procureur général et les jurés Uneexcellente proposition pour redorer le blason du système judiciaire souillé par les crasses de lacorruption, à l’origine de la justice populaire.
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La ministre de la justice malgache appelle à la retenue dans son message de voeux – Expressmada du 4 janvier 2019
Exemplaire.
En substance c’est la demande formulée par Noro Vololona Harimisa,ministre de la Justice, dans son message de vœux du nouvel an, aux corps rattachés à sondépartement. Le début du message publié sur la page Facebook du ministère souligne que leministère de la Justice concerne les magistrats, les greffiers et les pénitentiaire.« Je profite de cet instant pour faire un appel solennel afin que vous ne soyez pashappés dans les invectives et acte de provocations dans les différentes plateformes decommunication, vis-à-vis des affaires nationales », déclare la garde des sceaux. Elle ajoute,«je vous exhorte à garder une attitude apaisée, à être exemplaire dans vos comportements etpropos, de toujours préserver le caractère requis d’un magistrat, greffier et pénitentiaire quelque soit les tendances politiques de chacun ».Une source avisée indique que préserver l’image d’une Justice impartiale etrespectable tiendrait à cœur la ministre, surtout durant ce processus électoral. Plusieursacteurs de la Justice, notamment, des magistrats, s’adonnent, en effet, aux échanges houleuxet baignent même dans les invectives dans les débats politiques, notamment, sur les réseauxsociaux.A deux reprises, portant, l’année dernière, dont le dernier en date était, en novembre,la Cour suprême rappelé l’ordre la magistrature, surtout, sur l’obligation de neutralitépolitique d’un magistrat en exercice, d’impartialité et le devoir de réserve.
Quand les magistrats malgaches sortent de l’ombre – Idealson vs Fanirisoa La gazette de la grande ile du 3 janvier 2018
Idealson vs Fanirisoa ou quand les magistrats malgaches sortent de l’anonymat- La gazette de la grande île du 3 janvier 2019
Bon nombre de personnes ont peur des magistrats, car ils sont considérés comme étant des personnes qui ont le pouvoir de mettre quelqu’un en prison, car ils sont supérieurs même à la police et à la gendarmerie, car il y a eu une période – et on espère que cela ne se reproduira plus puisqu’il ne s’agit plus de transition cette fois-ci – où ceux qui réussissaient le concours n’étaient pas les meilleurs, mais la famille de la Ministre ou des proches à elle dont certains ont par la suite étaient renvoyés de l’école de la magistrature. Bon nombre de personnes craignent les magistrats, certains inspirent le respect, d’autres le mépris… mais les amalgames sont vite faits, les magistrats qui publient leur vie sur Facebook sont scrutés et jugés. Il en est de même quant à leur prise de position. Aujourd’hui, deux magistrats sortent du lot, mais pas forcément dans le bon sens. Certes, ce sont des simples citoyens, mais ce sont aussi des magistrats qui assument publiquement leur prise de position politique. Fanirisoa Ernaivo n’est plus une inconnue. Elle a été connue pour sa bataille contre l’impunité par rapport à l’affaire de Claudine Razaimamonjy. Cette prise de position lui a valu la sympathie d’un certain nombre de personnes et permis de faire oublier la fameuse histoire du parking d’Ampefiloha ou du moins, de mettre en sourdine cette histoire. Elle a été candidate à l’élection présidentielle. Malheureusement, comme beaucoup, elle a été incapable de gérer sa popularité si bien qu’emportée par le feu de l’action elle a fait son dérapage verbal en public à l’égard des forces de l’ordre. Aujourd’hui, elle prend clairement position pour Ravalomanana et entame une autre bataille dans ce sens. Pour le commun des mortels, si Fanirisoa revient au tribunal dans son travail de juge, on verra à travers elle la défenseure de Ravalomanana.
Idealson quant à lui, était peu connu du public. Ceux qui le connaissent savent qu’il a travaillé avec l’équipe de la transition sur un dossier, puis a occupé pendant des années un poste de directeur à la Présidence sous Rajaonarimampianina pour par la suite critiquer sans relâche Rajaonarimampianina et revenir vers Rajoelina. Des sources sûres de la magistrature et même ses anciens amis magistrats racontent qu’il était derrière les sorties de prison de criminels par le biais des mains d’œuvre pénale dont celle ayant permis à la Chinoise Stéphanie connue pour les histoires de kidnapping de sortir de prison alors qu’elle devait encore y purger sa peine. Montrant fièrement sur les réseaux sociaux qu’il est de l’équipe de Rajoelina aujourd’hui, publiant ce qu’il y fait, notamment récupérer des plis électoraux et poser devant l’hélicoptère du numéro 13, sa prise de position est aussi limpide. Le simple citoyen qui croisera désormais le magistrat y verra un fervent défenseur de Rajoelina.
Bien évidemment, ces magistrats sont d’abord des citoyens et à ce titre, ils ont leur propre opinion politique, leur préférence, mais bon nombre de magistrats ont plus de retenue et n’étalent pas sur les réseaux sociaux leur opinion politique. Les fanatiques du 13 n’ont donc pas à croiser les chemins de Fanirisoa et les fanatiques du 25 n’ont pas à croiser les chemins de Idealson… mais leurs chemins à eux deux se croiseront toujours, car ils sont dans le même corps de métier. On ne peut néanmoins s’empêcher de poser la question si cette manie de prendre une position politique et de le porter à la connaissance du grand public est bien “digne” de la profession de magistrats. Idealson et Fanirisoa ne sont pas les seuls, beaucoup sont les magistrats qui publient librement leur couleur politique et dont les comptes sont accessibles à tous. Exactement comme la police ou la gendarmerie, ce corps de métier devrait faire preuve d’un peu plus de discrétion et agir dans la droiture à l’image de leur ministre actuel.
D.R.
Madagascar – Kidnapping 2018 – Même les femmes figurent dans la liste – La verité du 2 janvier 2019
L’année 2018 a vu un nombre record de kidnappings, soit une dizaine, se produiredans le pays, en particulier dans la Capitale. Mais les pats qui se sont passées dans le courantde l’année dernière se singularisent par un fait : les femmes et les enfants ont désormais figurédans la liste des victimes.Dans la succession alarmante d’enlèvements, c’est la première fois que des femmesétaient victimes. Vers début juillet dernier, Sabera Vasrama été kidnappée dans les environsde Pullman, à Ivandry. Les kidnappeurs conduisaient deux voitures 4×4, dont l’une était demarque Kia Sorento. Quant à la victime, elle venait de quitter un salon de thé branché duditétablissement et était déjà dans son Audi Q5 en train de manœuvrer dans le parking, lorsque 4costauds gaillards, en véritables professionnels, s’étaient rués sur l’Audi pour fracasser lavitre côté conducteur avec un objet dur. Par la suite, ils ont réussi à arracher la conductrice duposte de conduite. L’action était rapide et bien planifiée que personne n’a pu rien faire selonles témoignages. Deux jours après son kidnapping, Sabera Vasram fut relâchée par sesravisseurs sur une portion abandonnée de la route Digue. Mais son état, psychiquement etphysiquement très lamentable, laisse supposer qu’ils l’ont brutalisée. Faisons un grand saut en arrière, ou plus précisément en novembre dernier. La jeuneRahima n’avait que 13 ans et contrairement à la première, elle n’habite pas dans la Capitalemais à Manerinerinerina, une localité du nord bordant la RN 6. Mais cela n’a pas empêché lesbandits de l’enlever et surtout leur menace de l’enterrer vivante si ses parents ne se plient pasà leur exigence avec la demande d’une forte rançon. Heureusement, l’affaire a connu undénouement heureux car ses ravisseurs l’ont finalement remise entre les mains des siens, saineet sauve.C’est aussi le cas de deux petites sœurs, ces adolescentes en classe de 4e et depremière, toujours à Manerinerina en novembre dernier. Les bandits ont exigé à leurs parents,des migrants d’une Région de l’île, de vendre maisons, commerce et véhicules pour payer larançon. Entre-temps, plusieurs autres mères de famille ou des jeunes filles ont été enlevéesdans des localités du nord dont Tsaratanàna et du Sud du pays, notamment à Malaimbandy ouà Ankazoabo. Souvent, la Gendarmerie a réussi à arracher les victimes des griffes de leursgeôliers, et cela grâce au succès de son intervention. Franck Roland
Cour suprême – Johnny Andriamahefarivo, nouveau Procureur général de la cour suprême – Expressmada du 20 décembre 2018
Le dernier conseil des ministres de l’année, du lundi passé, a procédé à la nomination de quelques hauts fonctionnaires de t’État, dont celle du Procureur Général de la Cour de Cassation (PGCS). Cette désignation est dans les règles, puisque t’ancienne titulaire est admise à ta retraite.
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), est nommé nouveau PGCS Johnny Richard Andriamahefarivo. La Cour de Cassation faisant partie de la Cour Suprême est ta plus haute juridiction de t’ordre judiciaire, c’est à dire après la Cour d’appel. Elle veille à t’application des lois. Le PGCS est un parquetier de la Cour Suprême, représente l’Etat pour le contrôle de la légalité des applications de la toi.
Magistrat de 1er grade, Johnny Andriamahefarivo est une personnalité connue dans le pays. Défenseur du pouvoir judiciaire au sein du SMM dans tes années 1994, il fait fonction de Consul Général de Madagascar à Marseille entre 2003 et 2009. Conseiller juridique du ministère de la Défense t-1 2015, il occupe depuis 2017 le poste de Secrétaire Exécutif Adjoint du Haut Conseil de la Défense Nationale (HCDN). Pour dire que le nouveau PGCS maitrise les arcanes judiciaires et stratégiques de la République.
C’est aussi un homme qui fonde son engagement dans te respect de la tradition (comme dans les Zafimaniry), dans le partage et dans t’humanisme universel.