La douane française a constaté 1.405.430 euros de produits envoyés par la société française EMERGENT à la société CONNECTIC contrairement au dire de RANARISON Tsilavo

RANARISON Tsilavo déclare lors de l’audience du 8 décembre 2015 : “Tous nos produits à l’arrivée sont tous accompagnés de déclaration en douane”

Il a tout fait raison et la chaîne pénale malgache acquise à la cause de RANARISON Tsilavo a tout fait pour boucler Solo pour qu’il ne puisse pas exhiber les déclarations de la douane française qui appuie les dire de RANARISON Tsilavo   [pullquote]Misy déclaration de Douane avokoa ny entanay rehetra izay tonga, Tous nos produits à l’arrivée sont tous accompagnés de déclaration de douane Plumitif du tribunal correctionnel d’Antananarivo du 8 décembre 2015 relatant les propos de RANARISON Tsilavo[/pullquote]

La douane française reconnaît elle-même que la société française EMERGENT NETWORK SYSTEMS a envoyé à Madagascar pour 1.405.430 euros à la société CONNECTIC

Bien sûr que RANARISON Tsilavo a tout à fait raison d’évoquer que tous les produits à l’arrivée sont tous accompagnés de déclaration de douane et les matériels ont également fait l’objet de déclaration au départ de la France. Puisque la douane française reconnaît elle-même que la société française EMERGENT NETWORK SYSTEMS a envoyé à Madagascar pour 1.405.430 euros à la société CONNECTIC appuyée par les formulaires douaniers français EX1 à comparer au 1.047.060 euros de virements dits sans contrepartie objet de la plainte de RANARISON Tsilavo.   Donc des produits d’une valeur de 1.405.430 euros sont bien sortis de la frontière française et entrés à Madagascar. Et ces produits ont été envoyés par la société EMERGENT NETWORK SYSTEMS à la société CONNECTIC.

Les virements supposés sans contrepartie, objet de la plainte pour abus des biens sociaux  s’élèvent à 1.042.060 euros et ont été tous signés par RANARISON Tsilavo, le plaignant, lui même

  Le montant de 1.047.060 euros de virements bancaires sans contrepar Quoi de plus que cette déclaration de la douane française avec les pièces administratives correspondantes pour prouver les mensonges de RANARISON Tsilavo et pour surtout clamer haut et fort que la justice à Madagascar n’a pas effectuée son travail. Comment appelle -t- on une justice qui ne tient pas compte des preuves présentées ? une justice malgache incapable ou une justice malgache corrompue . A Madagascar, on met de suite les prévenus en mandat de dépôt comme Solo qui n’est sorti de prison que cinq mois après pour qu’il ne puisse pas bien se défendre.
  ce ne sont que des mensonges de RANARISON Tsilavo, le plaignant, et RAMBELO Volatsinana, le président du tribunal correctionnel a entre les mains la totalité des éléments produits par les conseils de Solo. On va donc rafraîchir le mémoire de RAMBELO Volatsinana et démontrer à tous ceux qui veulent investir à Madagascar le sort que la justice malgache considérée comme très corrompue va les faire subir. Pour rappel, RAMBELO Volatsinana s’est contentée de dire qu’il résulte preuve suffisante pour condamner Solo [perfectpullquote align=”full” bordertop=”false” cite=”” link=”” color=”” class=”” size=””]SUR L’ACTION PUBLIQUE : IL RÉSULTE PREUVE SUFFISANTE CONTRE LE PRÉVENU SOLO D’AVOIR COMMIS LE DÉLIT D’ABUS DE CONFIANCE À LUI REPROCHER ; QU’IL ÉCHET DE LE DÉCLARER COUPABLE ; Jugement rendu le 15 décembre par le tribunal correctionnel d’Antananarivo présidé par RAMBELO Volatsinana[/perfectpullquote] A — RANARISON Tsilavo a établi  et signé les bons de commandes des produits CISCO auprès du distributeur agréé des produits CISCO en Angleterre, WESTCON Africa et c’est bien écrit sur ces bons de commande que les produits achetés sont des produits de la société CISCO : [pullquote]– Shipping adress : Connectic Madagascar C/O Midex Orly fret 835 Zone juliette 128F 94549 Orly Aérogare Cedex France – Invoice adress : Emergent Network Systems Sarl 12, mail René Clair 91080 Courcouronnes France[/pullquote] Il n’y a pas d’équivoque possible, les produits CISCO achetés par EMERGENT NETWORK sont tous envoyés à Madagascar chez CONNECTIC  et c’est la société EMERGENT NETWORK SYSTEMS qui est facturée par la société WESTCON Africa.
il a
  B — La société WESTCON Africa reconnait avoir facturé à la société EMERGENT NETWORK SYSTEMS pour 1.288.099 USD de 2009 à 2011 des produits CISCO envoyés à la société CONNECTIC à Madagascar Le détail des emails de correspondance entre la  société WESTCON Africa, la société française EMERGENT NETWORK et la société CONNECTIC avec les factures correpondantes qui appuient ces ventes sont dans le dossier ci-dessous :  
C — La douane française reconnaît que la société française EMERGENT NETWORK SYSTEMS a envoyé à Madagascar pour 1.405.430 euros
  C — La douane française reconnaît que la société française EMERGENT NETWORK SYSTEMS a envoyé à Madagascar pour 1.405.430 euros appuyée par les formulaires EX1 
  E — RANARISON Tsilavo, le plaignant, reconnaît le 25 avril 2012 que la société française EMERGENT a envoyé à la société CONNECTIC (Madagascar) des matériels  pour 1.361.125USD et 297.032 euros RANARISON Tsilavo, le plaignant lui même, reconnaît la contre partie des virements de 1.047.060 euros que RANARISON Tsilavo a également signé lui-même la totalité de ces 76 virements. [pullquote] Monsieur Solo, en sa qualité de gérant de la société CONNECTIC, payait les factures d’EMERGENT NETWORK SYTEMS, pour un montant total de 3.663.933.565,79 ariary, soit environ 1.047.060 euros. Plainte pour diffamation de RANARISON Tsilavo déposée au TGI d’Evry (France)   [/pullquote]  
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  F — RANARISON Tsilavo dit le 4 mars 2009, aux dirigeants du distributeur agréé CISCO, WESTCON Africa, que la société française Emergent NETWORK est la maison mère de ConnecTIC. La société EMERGENT NETWORK va acheter des matériels CISCO auprès de la société WESTCON Africa pour le compte de la société malgache CONNECTIC. RANARISON Tsilavo va donc, à partir du 4 mars 2009, commander des produits CISCO pour CONNECTIC par l’intermédiaire de la société EMERGENT NETWORK, comme cette première commande de produits CISCO destinée à la banque BMOI ayant fait l’objet de deux factures de la société WESTCON Africa et payée à la société EMERGENT NETWORK par trois virements de CONNECTIC [pullquote] Aussi, on vous propose la seule solution possible. On vous paie depuis notre maison mère en france : emergent network systems suivant le planning suivant : – 50 000 usd par avance cette semaine, et – le solde 71 000 usd dans deux semaines (avant votre shipment). Par contre, vous devriez émettre une facture au nom de emergent network systems au lieu de connectic. au niveau de cisco, connectic reste le partenaire vendeur E-mail du 4 mars 2009 de RANARISON Tsilavo   [/pullquote]  
  G — RANARISON Tsilavo accuse solo d’avoir fait virer de la société CONNECTIC  vers la société française EMERGENT NETWORK 3.663.933.565,79 ariary équivalent de 1.047.60 euros alors que ce même RANARISON Tsilavo reconnaît le 25 avril 2012 que la société française EMERGENT NETWORK a envoyé pour 1.361.125USD et 297.032 euros de matériels à la société CONNECTIC [pullquote] Monsieur Solo, en sa qualité de gérant de la société CONNECTIC, payait les factures d’EMERGENT NETWORK SYTEMS, pour un montant total de 3.663.933.565,79 ariary, soit environ 1.047.060 euros. Plainte pour diffamation de RANARISON Tsilavo déposée au TGI d’Evry (France) [/pullquote] Et sans état d’âme, RAMBELO Volatsinana condamne Solo alors que les envois couvrent largement les virements envoyés en France     H — RANARISON Tsilavo est l’unique signataire des comptes bancaires de la société CONNECTIC. RANARISON Tsilavo a donc signé les 76 virements bancaires totalisant 1.042.060 objet de la plainte
  I — Le montant de 1.047.060 euros des virements dits illicites que RANARISON Tsilavo accusent Solo d’avoir fait virer de la société CONNECTIC vers la société française EMERGENT NETWORK se trouve dans la plainte pour diffamation que RANARISON Tsilavo a déposé au tribunal de grande instance d’Evry en France. [pullquote]Monsieur Solo, en sa qualité de gérant de la société CONNECTIC, payait les factures d’EMERGENT NETWORK SYSTEMS, pour un montant total de 3.663.933.565,79 ariary, soit environ 1.047.060 euros. Extrait de la plainte pour diffamation de RANARISON Tsilavo déposée au TGI d’Evry – France[/pullquote]  
 

Les preuves que la justice malgache a été manipulée par RANARISON Tsilavo pour faire condamner Solo, son patron, à 2 ans de prison avec sursis et 428.492 euros d’intérêts civils à régler à RANARISON Tsilavo, un simple associé, alors que c’est la société CONNECTIC qui est la victime directe et personnelle

RANARISON Tsilavo a perdu son référé auprès du Tribunal de Grande Instance d’Evry (France) pour diffamation pour interdire la publication sur différents sites internet de l’état de la Justice à Madagascar avec RANARISON Tsilavo en toile de fond  — diffamer — Les magistrats qui ont violé les lois malgaches au bénéfice de RANARISON Tsilavo, simple associé, qui s’est vu attribué 1.500.000.000 (un milliard cinq cent millions ) Ariary d’intérêts civils. Solo a été condamné également  à deux ans de prison avec sursis. Les mensonges de RANARISON Tsilavo prouvées par des preuves écrites Les jugements rendus par les magistrats malgaches violant la loi au bénéfice de RANARISON Tsilavo L’arrêt de la cour de cassation à Madagascar viole les lois malgaches :
  • en attribuant les intérêts civils à RANARISON Tsilavo, simple associé, au lieu et à la place de la société CONNECTIC qui est la victime directe et personnelle de l’abus des biens sociaux.
  • en acceptant que la cour d’appel viole l’article 2 de la Loi sur la concurrence dans sa motivation.
Les virements de 1.047.060 euros, objet de la plainte pour abus de biens sociaux de RANARISON Tsilavo, tous les ordres de virement signés par RANARISON Tsilavo, ont une contrepartie de 1.321.125 USD et 297.032 EUROS de matériels reçus par CONNECTIC d’après l’email du 25 avril 2012 de RANARISON Tsilavo lui-même Les textes de lois applicables à Madagascar qui ont été  violé par les magistrats malgaches pour condamner Solo à deux ans de prison avec sursis et attribuer 1.500.000.000 (un milliard cinq cents millions) Ariary équivalent de 428.492 euros d’intérets civils à RANARISON Tsilavo, simple associé, alors que c’est la société CONNECTIC qui est la victime directe et personnelle. Les factures d’achat d’équipements CISCO auprès du revendeur WESTCON Africa, revendeur agréé CISCO, ainsi que les échanges de correspondance par la société française EMERGENT NETWORK d’après un schéma de travail tripartite (CONNECTIC – WESTCON AFRICA – EMERGENT NETWORK )établi par RANARISON tsilavo lui-même en mars 2009. RANARISON Tsilavo a lui même établi une facture d’IOS (logiciciel de CISCO) de 20.000 euros en mars 2009 Les douanes françaises ont constaté que la société EMERGENT NETWORK a envoyé à la société CONNECTIC pour 1.415.430 euros de matériels. La victime directe et personnelle de l’abus des biens sociaux est la société CONNECTIC et non RANARISON Tsilavo, simple associé : L’article 6 du code de procédure pénale malgache ainsi que l’article 181 de loi sur les sociétés commerciales à Madagascar sont clairs. L’arrêt de la Cour d’appel d’Antananarivo a violé l’article 2 du code de la concurrence et l’article 1598 du code civil malgache. Il a également traduit de travers une attestation pourtant claire de la société CISCO. Le jugement du tribunal correctionnel du 15 décembre 2015 est sans motivation, se contentant de dire « Il résulte preuve suffisante contre le prévenu Solo d’avoir commis le délit d’abus de confiance à lui reprocher ». Que dire de plus ? L’intérêt civil est dû au victime direct et personnel de l’infraction, la société CONNECTIC, et non à un simple associé : L’article 6 du code de procédure pénale malgache ainsi que l’article 181 de loi sur les sociétés commerciales à Madagascar sont clairs. Le pouvoir souverain des juges du fond est applicable à condition que les décisions soient motivées et s’appuyent sur une base légale. Et comme le jugement du tribunal correctionnel est sans motivation tour en violant les lois malgaches tandis que l’arrêt de la Cour d’appel ne fait que violer la loi dans motivation. Le jugement du tribunal de commerce du 27 mars 2019 présidée par RAKOTOARILALAINA Annick Rosa fait référence à l’article 301 de la LTGO concernant l’autorité de la chose jugée alors que c’est la première fois que RANARISON Tsilavo et la société CONNECTIC a affaire à la justice  

Les photos de l’expulsion de Solo suite à l’attribution des biens immobiliers de RANARISON Tsilavo à Solo

L’intégrité dans l’exercice des fonctions judiciaires par RAMANANDRAIBE Bakolalao Ancien Ministre de la justice et RAHARINAIVO Lalaina

L’intégrité professionnelle est définie comme une valeur morale qui sert de référence et guide nos choix et nos actions. Elle désigne aussi la capacité d›une personne à respecter ses engagements et ses principes, malgré des pressions contraires. La personne intègre accepte dêtre tenue responsable de ses actes. L’intégrité de la justice est fonction des qualités de ses juges : intègre, incorruptible, dont la conduite et les actes sont irréprochables. Le citoyen qui comparait devant un juge doit avoir la certitude qu’il sera jugé par un juge impartial et que la décision rendue sera fondée sur la primauté du droit, et uniquement sur les preuves présentées devant lui, selon le droit en vigueur .Cf. Principes de Bangalore. Les vertus du juge : L’action du juge ne se limite pas à l’application de la loi, il lui faut inclure la dimension humaine, identifier les valeurs, les intérêts et politiques en jeu, et trouver dans un processus rationnel et normatif, un équilibre délicat entre les valeurs et intérêts contradictoires en présence. Le terme «vertu» ici utilisé englobe des notions plus modernes : aptitudes, compétences, devoirs et déontologie, qui peuvent schématiquement être classées comme suit : – D’abord les vertus de distance (impartialité, renoncement, indépendance, désintéressement, effacement), permettant de ne pas exposer sa personne dans le jugement qu’il entreprend et ainsi de juger de manière autonome, sans pression et sans préjugés. – La distance est contrebalancée par les vertus de proximité (sympathie, compassion et sollicitude) qui encouragent la proximité du juge par rapport à ce dont il doit juger, notamment sa faculté d’entendre les causes, de comprendre les demandes, et d’identifier les souffrances multiples. – Ensuite, viennent les vertus de mesure (équité, sévérité, indulgence) qui guident le juge dans la recherche d’un équilibre entre les prétentions de parties, équilibre représenté par la balance, symbole de justice. – Une attention particulière est portée aux vertus d’intégrité (rigueur, probité, droiture, cohérence) dans l’interprétation de la loi et dans la cohérence du raisonnement par rapport au droit dans son ensemble. Dans son sens courant on oppose l’intégrité à la corruption. Il ne s’agit pas seulement de l’honnêteté qui lui interdit la pratique de tout acte de corruption et de fraude. L’intégrité concerne également l’application rigoureuse de la loi, un raisonnement méthodique, une rigueur et une exactitude dans la recherche de la vérité. L’Etat de droit et la protection des droits de l’homme : Une justice indépendante et impartiale, un barreau indépendant et un parquet objectif impartial capable d’exercer ses fonctions en conséquence, ainsi que l’intégrité du système judiciaire sont des préalables indispensables à la protection des droits de l’homme, à lagarantie de procès équitables et l’absence de discrimination dans l’administration de la justice. L’indépendante et l’impartialité de la justice : Il est généralement admis que l’indépendance du juge est garantie par son inamovibilité; par sa sécurité financière en lui fournissant un revenu suffisant pour le mettre à l’abri de toute influence, et par son avancement qui ne doit pas être soumis à la discrétion de l’exécutif ou subir l’ingérence des autres pouvoirs. Dans la pratique, l’indépendance et l’impartialité des juges du siège répondent à des exigences et critères concrets, et posent un certain nombre de questionnements : 1) Des mesures sont-elles en place pour empêcher toute manipulation de l’attribution des affaires à des fins de corruption ou de favoritisme ? Dans la mesure où la distribution des affaires aux magistrats est une question interne relevant de l’administration de la justice les mesures évitant toute manipulation sont-elles réellement prises ? 2) Si la procédure de récusation est réglementée par la loi, est-ce que les juges se récusent d’eux-mêmes? Les parties osent-elles récuser le juge ? 3) Les décisions rendues par les juges sont-elles motivées et rendues dans un délai raisonnable? Quid des justiciables qui attendent pendant des mois la rédaction du factum de la décision rendue, des prorogations innombrables des délibérés (d’après la loi le délai ne doit pas excéder un mois), et des renvois qui font traîner inutilement la procédure? A titre d’exemple, un dossier de référé qui a fait l’objet de 53 renvois a été mis en délibéré une 1ère fois pour le délibéré être prorogé 5 fois avant d’être rabattu ; il a été remis en délibéré une 2ème fois et le délibéré prorogé 6 fois avant d’être rabattu ; le dossier a été mis en délibéré une 3ème fois par un autre juge qui a rendu une décision d’incompétence. Il a fallu 3 années à la juridiction pour constater que la procédure a été introduite devant une juridiction incompétente. 4) Quelle est la qualité des décisions rendues par les magistrats: est-ce que les décisions tiennent compte de l’avis opposé et indiquent pourquoi des preuves contestées sont admises ou exclues; est-ce que la décision rendue est en accord avec le raisonnement avancé, ne semble-t-il pas avoir un changement arbitraire de logique ? 5) Dans quelle mesure les décisions rendues sont exemptes de restrictions, d’influences extérieures, d’incitations, de pressions, de menaces ou d’interférences d’autres pouvoirs ? 6) Est-ce que les preuves obtenues illégalement sont exclues par les juges? Des suites sont-elles données aux preuves obtenues lorsqu’il y a allégation de torture ou de mauvais traitement? 7) Sur le respect des règles et normes internationales en matière de procédure pénale: les juges autorisent-ils systématiquement les accusés à renoncer à leur droit d’être présents au tribunal; le transport des personnes incarcérées devant le tribunal est-il effectué, ou source de retard dans le traitement du dossier ; est-ce que le droit à une assistance judiciaire est respecté ; la procédure de nomination d’un avocat d’office est-elle transparente et non entachée de corruption; les droits de la défense sont-ils respectés et la défense véritablement assurée en cas de commission d’office? 8) Les justiciables sont-ils également traités avec patience, courtoisie et dignité? 9) L’aide aux victimes et témoins est-elle assurée ; des mesures sontelles prises pour assurer la sécurité des victimes ainsi que celle de leurs familles et des témoins contre l’intimidation ou les représailles? L’objectivité, l’impartialité et l’indépendance du Parquet : Le principe est celui de la libre décision du Procureur de la République (PR) pour apprécier et décider la légalité et l’opportunité des poursuites, et il est libre de prendre une décision dans le sens qui correspond à son sentiment personnel. Comme tout un magistrat, il doit s’entourer des vertus de distance, d’intégrité et de mesure. 1) Il existe à ce principe un tempérament résultant de la subordination hiérarchique: il est possible qu’il reçoive des instructions pour classer sans suite le dossier, alors que son sentiment personnel le pousse à prendre une décision de poursuite, ou inversement. Les articles 148, 152 et 153 du CPP permettent en effet au Ministre de la justice et au Procureur général d’enjoindre aux membres du ministère public « de prendre des réquisitions écrites conformes aux instructions qui leur sont données » et d’«enjoindre d’exercer ou de faire exercer des poursuites, ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites que le Ministre juge opportunes». En droit français il est exigé que de telles instructions soient écrites: l’article 36 du CPP français dispose précisément «par instructions écrites et versées au dossier de la procédure ». Un Circulaire d’application du 24 août 1993 précise que «les dispositions de l’article 36 du CPP n’autorisent (le Garde des Sceaux) pas à ordonner le classement sans suite d’une procédure». Des précisions analogues sur lesdites instructions sont certainement utiles en droit malgache. 2) Les autres exceptions au principe : Le Procureur peut se trouver dans l’impossibilité d’engager des poursuites en présence par exemple d’un délit d’atteinte à la vie privée, ou lorsqu’une plainte de l’administration est nécessaire, ou encore en présence d’une immunité ou d’un privilège. Pendant la durée des sessions parlementaires, un membre du Parlement ne peut être poursuivi pour crime ou délit sans la «mainlevée de l’immunité parlementaire», sauf infraction flagrante (article 73 de la Constitution). Il est évident que les immunités ne doivent pas conduire à l’impunité du parlementaire et ne doivent pas interdire ou limiter les poursuites ou les arrestations notamment pour les infractions étrangères à l’exercice de fonctions. Il est clair qu’il ne faut pas non plus confondre la session parlementaire avec le mandat Est dès lors critiquable toute velléité à la transformer en mécanisme légal pour assurer l’impunité des contrevenants à des infractions pénales, au mépris du principe universel et constitutionnel d’égalité des citoyens devant la loi. 3) Les difficultés particulières autour des autorisations de poursuite: Avant toute poursuite, la loi exige pour certaines catégories de personnes nommément visées, l’obtention d’une «autorisation de poursuite» donnée par l’autorité hiérarchique: cas des magistrats, des fonctionnaires de police et de gendarmerie, des militaires… Par solidarité ou corporatisme, les demandes d’autorisation sont parfois ignorées. De bonnes pratiques existent. Cas du décret n° 63-253 du 9 septembre 1963 portant règlement sur le service de la gendarmerie, modifié par le décret n°67-361 du 12 septembre 1967 dispose en son article 96 (nouveau) : « (…) Cette autorisation sera considérée comme acquisesi elle n’a pas été refusée dans le délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande. (…) Les autorisations prévues aux deux alinéas précédents ne sont pas requises pour les infractions réprimées par l’un des articles 169, 173, 174 ou 254 du Code Pénal et les crimes et délits connexes » Pourquoi ne pas généraliser de telle solution : un délai pour répondre? une exclusion pour certaines infractions ? 4) Les difficultés particulières tenant à l’audition des magistrats au niveau de l’enquête préliminaire. Au stade de l’enquête préliminaire, les magistrats refusent de répondre aux convocations qui leurs sont adressées par les officiers du BIANCO. Or les articles 512 et suivants du CPP ne prévoient l’exigence des autorisations que pour la poursuite des auteurs des infractions. Ces refus procèdent d’une confusion entre enquête préliminaire et information, puisque les demandes d’autorisation ne concernent que l’arrestation et la poursuite. Par ailleurs les magistrats exigent d’être auditionnés à l’enquête préliminaire, par des magistrats plus gradés qu’eux, or aucun texte de loi ne vient poser une telle règle. Toujours à cause de cette confusion entre enquête préliminaire et poursuite. L’idée est même présente dans l’esprit de beaucoup pour les enquêtes disciplinaires. Il ne faut pas oublier que le principe d’égalité devant la loi et devant la justice concerne également le magistrat. Il n’est pas au-dessus des lois et doit rendre compte de ses actes. Mme RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao Ancien Garde des sceaux, Ministre de la justice Présidente honoraire de la Cour de cassation de la Cour suprême Et Mme RAHARINAIVO Lalaina Chargée de mission au Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI)

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Trafic de 10 072 tortues à Madagascar, Une peine exemplaire de 6 ans ferme pour les lampistes – La gazette de la grande ile du 26 octobre 2018

Le verdict est tombé hier et est amplement félicité par les acteurs dans la lutte contre le trafic des espèces protégées. Les trois trafiquants ont été condamnés à 6 ans de prison ferme et 100 millions d’ariary d’amende, sans oublier les 30 millions d’ariary à titre de dommages et intérêts au ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. La sentence est accueillie comme étant une « victoire pour la Nature, les tortues radiées et le système judiciaire malgache » En fait, c’est la condamnation la plus lourde jamais enregistrée dans le pays en matière de trafic d’espèces protégées. Dans un communiqué, le WWF, Durrell Wildlife Conservation Trust et Turtle Survival Alliance n’ont pas pu s’empêcher d’applaudir le jugement du tribunal de première instance de Toliara. Le courage, la détermination et l’engagement des acteurs dans la lutte contre le trafic des ressources naturelles dans cette affaire « marque une étape cruciale dans la lutte contre les trafics », assure le WWF. Le 9 avril 2018, la police a saisi plus de 10 000 tortues radiées à Betsinjaka Tuléar. C’est sans doute la plus grosse saisie jamais réalisée et elle a suscité la curiosité non seulement de la presse locale, mais également celle à l’étranger. Utilisée en médecine chinoise et commercialisée en tant qu’animaux domestiques, la population de tortues radiées est estimée à 3 millions si la réserve est évaluée à 12 millions dans les années 1990. Cette espèce est donc en danger critique d’extinction. Toutefois, on doute fort que le cerveau de l’opération fasse partie de ces trois individus jugés au tribunal correctionnel de Toliara ce 25 octobre 2018. Car à titre informatif, il s’agit du propriétaire de la maison où ont été parquées les « marchandises » et de deux autres hommes pris en train d’enterrer les tortues décédées, sûrement des agents sur terrain. Or, une saisie d’une telle importance implique sûrement un réseau bien organisé. Annie N.

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Madagascar, les vindictes populaires reprennent car la population de défoule pour exprimer leur frustration La gazette de la grande ile du 26 octobre 2018

Les cas de vindictes populaires sont assez fréquents à l’heure actuelle en raison de l’insécurité ambiante qui règne dans le pays en l’absence d’une justice équitable face à un système judiciaire corrompu. En effet, l’émergence de l’insécurité et l’incapacité des forces de l’ordre à assurer leur rôle a fait en sorte que la population veut se faire justice elle-même pour éviter d’être déçu. Il faut dire que la capacité de la justice laisse à désirer surtout qu’elle est réputée pour être l’une des institutions les plus corrompues, ce qui fait que la population n’a pas confiance. Ce manque de confiance engendre pourtant des dégâts considérables comme ce fut le cas  dernièrement à Andapa et à Ambodimanga causant de nombreux décès. La population en colère a voulu réclamer la tête d’un malfaiteur retenu au niveau du camp de la gendarmerie à Andapa, une pratique qui va à l’encontre de la loi et les éléments de la gendarmerie ont décidé de tirer à coup de rafale sur la foule en furie, ce qui a causé de nombreux décès. La corruption qui règne dans le pays fait que le peuple veut se faire justice lui-même sans passer par un procès. La justice n’a plus aucune valeur à ses yeux  si bien qu’il préfère se référer à l’adage populaire « œil pour œil, dent pour dent ». Trois inspecteurs de police ont perdu la vie suite à un lynchage à Ambodimanga dans le district de Fénérive-Est. Il semblerait que les habitants locaux les ont pris pour des voleurs. Il faut dire que l’insécurité frappe fort dans la région qu’au moindre cas suspect, la population se défoule pour exprimer sa frustration. La vindicte populaire reprend de plus belle et on se demande à qui la faute ?

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Amnesty international reconnaît le leadership de HARIMISA Noro Vololona en faveur d’un changement dans le secteur de la Justice

Une délégation du bureau régional d’Amnesty international pour la SADC, dirigée par M. Deprose MUCHENA, directeur régional et composée de Muleya MWANANYANDA, Directrice adjointe et de Tamara LEGER, Conseillère du programme Madagascar, a effectué ce vendredi 26 octobre 2018 une visite de courtoisie auprès de Madame HARIMISA Noro Vololona, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et lui ont remis une copie de leur rapport sur Madagascar. Amnesty international a tenu à préciser que l’essentiel des éléments de ce rapport ont été récoltés en août 2017. La rédaction du rapport prenant en moyenne une année, sa publication n’intervient que maintenant.
Madame le Garde des Sceaux a rappelé les mesures prises depuis sa nomination, notamment l’accélération du traitement des dossiers pénaux par diverses mesures ainsi que l’encouragement du recours à la libération conditionnelle. Face aux nombreux défis auxquels fait face l’Administration pénitentiaire, le Ministère de la Justice a sollicité et a obtenu une augmentation conséquente de son budget pour l’année 2019. Les juridictions auront une augmentation de 12 à 20 % pour mieux atteindre les objectifs du ratio de 55% de condamnés et de 45 % de prévenus. Les Directions Régionales d’Administration pénitentiaire en sont surtout les grands bénéficiaires avec une augmentation de près de 100%. Ainsi, un effort particulier a été fait pour l’amélioration de la nourriture des détenus avec l’application de la nouvelle diète carcérale qui a déjà produit des effets probants dans les deux Maisons centrales pilotes de Toliara et de Miarinarivo. L’idée consiste à alterner trois plats au lieu d’un seul constitué uniquement de manioc, à fournir deux repas par jour au lieu d’un, à fixer à au minimum 2000 Kcal par jour par détenu l’apport calorifique des aliments, à améliorer les conditions d’hygiène et à mettre en place un régime alimentaire particulier pour les malnutris sévères. Madame le Ministre a donné des ordres stricts pour une meilleure gestion du budget. La délégation d’Amnesty international reconnaît le leadership de Madame HARIMISA Noro Vololona en faveur d’un changement dans le secteur de la Justice en quelques mois seulement et constate effectivement la réelle volonté du Gouvernement d’améliorer les conditions carcérales à Madagascar. Amnesty international souhaite échanger davantage avec le Ministère de la Justice et a déjà fait part de son souhait d’une nouvelle rencontre lors de sa prochaine visite à Madagascar. FB Ministère de la Justice Madagascar

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Les conditions de détention qui s’avèrent inhumaines dans tous les établissements pénitentiaires du pays ont depuis toujours été soulevées par différentes entités et dernièrement, avant-hier par l’Amnesty International, un mouvement mondial œuvrant pour le respect des droits de l’Homme. La surpopulation carcérale qui en est la principale cause, est loin d’être résolue à Madagascar vu que 50% des détenus n’ont pas encore été jugés. Le système judiciaire malgache assez délicat, la lenteur de la procédure au niveau du tribunal, la recrudescence de la criminalité et l’augmentation de la population en général, entraînent l’accroissement constant du nombre des personnes en situation de détention préventive. A travers une réunion qui s’est tenue hier à l’Hôtel Carlton entre les parties prenantes au sein de l’Amnesty International, son directeur régional Deprose Muchena a réitéré qu’ils dénonceront toujours les cas de maltraitance qu’ils observeront dans toutes les prisons de Madagascar. Il a également expliqué que les personnes les plus démunies détenues provisoirement et qui ne pourront jamais avoir accès à un avocat, subissent toujours des traitements abusifs dans les camps. Ainsi, une fois écroués, ils doivent faire face aux conditions de vie inhumaines, à des provisions alimentaires insuffisants, aux problèmes de santé et bien entendu à la justice largement retardée, lesquels sont les principaux problèmes rencontrés dans ces établissements pénitentiaires. Plus les prisons sont éloignées de la capitale, plus les conditions de vies sont très désastreuses.  Certains détenus ont passé des dizaines d’années en détention préventive avant d’être innocentés. Quelles mesures faut-il alors prendre pour réduire au minimum le nombre des détenus en détention préventive ? L’allocation budgétaire au ministère de la Justice permettant de prendre les mesures adéquates a été également discutée au cours de cette réunion.  

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A Madagascar, les femmes enceintes avec enfant peuvent être mises en détention préventive d’après Amnesty international

 

« Le recours à la détention pour des catégories spéciales de délinquants (les femmes enceintes ou les mères de nouveau-nés ou de jeunes enfants, par exemple) devrait être restreint et l’on devrait s’efforcer de ne pas prononcer des peines d’emprisonnement prolongées pour ces catégories ». Huitième Congrès des Nations unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants

« Je ne sais pas pourquoi je suis ici. C’est mon mari qu’on accuse […] J’ai dit au juge que je ne savais rien sur cette affaire et que je ne devrais pas être impliquée. Mais il n’a rien dit, à part que je serais placée en détention préventive. » Après son arrestation, son mari a lui aussi été placé en détention, ce qui ne lui laissait pas d’autre choix que de faire venir son enfant en prison. Elle a fait part à Amnesty International de la difficulté de vivre dans de telles conditions en étant enceinte :  

« J’ai besoin de rentrer chez moi. Le fait d’avoir un bébé et d’en attendre un autre pour bientôt est un gros problème. Je n’ai pas assez d’air [ici], et la nourriture n’est pas comme celle de l’extérieur ».

La MC d’Antsirabe comptait alors 31 autres femmes en détention préventive, dont près d’un quart étaient elles aussi accompagnées d’un bébé ou enceintes. La proportion de femmes en détention préventive avec enfant ou enceintes était similaire dans les autres établissements pénitentiaires visités par Amnesty International. Les conditions de détention des femmes en attente de jugement bafouent leur droit à la dignité et à la santé établi par le droit international127 et notamment par le protocole de Maputo, ratifié par Madagascar128. Dans les établissements pénitentiaires, les installations médicales sont totalement insuffisantes. Médecins et médicaments sont pratiquement absents des infirmeries. Les femmes, notamment celles qui ont de jeunes enfants ou qui sont enceintes, manquent de soins adaptés et ont du mal à faire face à ces conditions de détention. La plupart des établissements pénitentiaires ne disposant pas d’ambulance ou de véhicule en état, l’équipe  de recherche d’Amnesty International a entendu beaucoup de témoignages de femmes enceintes obligées de se rendre à l’hôpital à pied ou en « taxi-brousse129 » pour accoucher. À la maison centrale de Manakara, par exemple, Amnesty International s’est entretenue avec Mimi*, qui allaitait son bébé, âgé de deux semaines. Au moment de l’interview, Mimi avait déjà passé sept mois en détention, poursuivie pour possession illégale d’une arme130. Elle faisait partie des nombreuses femmes enceintes ou avec enfants en détention préventive.

« J’ai dû faire deux kilomètres à pied pour aller accoucher à l’hôpital ». « Parfois, quand la famille ne peut pas payer, c’est le personnel pénitentiaire qui règle avec son propre argent letaxi-brouss epour conduire quelqu’un à l’hôpital», a déclaré à Amnesty International le directeur régional chargé de la supervision de cet établissement.

Le recours injustifié, excessif, prolongé et abusif à la détention préventive pour les femmes, notamment celles qui sont enceintes ou qui vivent avec des enfants en bas âge et qui sont poursuivies pour des infractions mineures et non violentes, contrevient aux obligations du pays en matière de droits humains et met  gravement en péril le bien-être physique et mental de ces femmes.

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A Madagascar, on met en mandat de dépôt des femmes pour obliger leurs maris à se rendre à la police d’après Amnesty international

Amnesty International a recueilli les témoignages de quatre femmes qui ont déclaré avoir été arrêtées pour des infractions supposément commises par leur mari ou un proche. Deux d’entre elles ont dit avoir été arrêtées et placées en détention pour inciter leur mari à se rendre quand la police ne les trouvait pas. C’est le cas de Zana*, 38 ans. La police soupçonnait son mari d’être responsable de la disparition de membres de sa famille qui avaient passé une nuit chez eux le mois précédent. Le juge d’instruction a envoyé Zana en détention préventive à la MC de Fianarantsoa, où, au moment de l’interview, elle avait passé deux ans et trois mois.

« Ils m’ont demandé où était mon mari. Je leur ai dit qu’il était au marché, où il vendait des cacahuètes. [Mais] les policiers ne sont pas partis à sa recherche […] ils m’ont emmenée. Ils m’ont dit que s’il venait, ils me libéreraient […] Depuis mon arrestation, mon mari n’est jamais venu me voir. Je ne sais pas pourquoi. Peut- être qu’il ne m’aime plus. »

La maison centrale de Fianarantsoa comptait alors 46 autres détenues. Seules 13 d’entre elles avaient été condamnées.

En 2011, le Comité contre la torture a fait part de ses préoccupations concernant cette pratique exercée à Madagascar et a déploré « les allégations suivant lesquelles des femmes auraient été arrêtées et détenues en lieu et place de leur mari pour contraindre ces derniers à se rendre aux forces de l’ordre. » « L’État partie devrait veiller à mettre fin à la pratique consistant à prendre en otage les proches des auteurs présumés d’infractions, et diligenter des enquêtes à l’effet de punir les coupables, a recommandé le Comité. Cette pratique très grave viole les lois nationales et les principes fondamentaux des droits de l’homme. » Considérant l’ampleur des souffrances infligées aux détenus par le personnel pénitentiaire, que nous décrivons dans ce rapport, Amnesty International estime que lorsque la détention est intentionnellement infligée à une personne ou un membre de sa famille aux fins de la punir, de faire pression sur elle ou de l’intimider, pour tout motif fondé sur une forme de discrimination, notamment liée à sa situation sociale, ces mauvais traitements constituent des actes de torture tels que définis à l’article 1(1) de la Convention des Nations Unies contre la torture.

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A Madagascar, 6 mois de détention préventive pour un vol de 20.000 ariary car le prévenu est dans l’incapacité de payer les 600.000 ariary de frais d’avocat d’après Amnesty international

Nathalie*, détenue de 28 ans poursuivie pour larcin, était en détention préventive avec son bébé à la maison centrale d’Antsirabe depuis plus d’un mois lorsqu’elle a rencontré l’équipe de recherche d’Amnesty International108. Bouleversée par la séparation d’avec ses deux aînés, Nathalie avait peu d’espoir de sortir rapidement. Elle a déclaré à Amnesty International qu’après la première audience, le juge lui avait décerné un mandat de dépôt de six mois.

Nathalie était inculpée pour le vol de 20 000 ariarys (environ six dollars des États-Unis).

‘’Je voulais engager un avocat, mais on me demandait 600 000 ariarys [environ 200 dollars des États-Unis]. Je n’ai pas les moyens. »

L’État ne fournissant pas d’assistance judiciaire, Nathalie devrait payer elle-même les honoraires de son avocat, qui lui coûteraient 30 fois le montant qu’elle est accusée d’avoir volé.

C’est à la MC d’Antanimora, à Antananarivo, qui compte le plus grand nombre de femmes incarcérées dans le pays. Selon les statistiques du gouvernement, en octobre 2017, elles étaient 314, dont 268 en détention préventive113. Environ 60 %114 d’entre elles étaient poursuivies pour des contraventions : escroquerie, vol, contrefaçon et falsification de documents administratifs et d’identité, abus de confiance et association de malfaiteurs115. Les conséquences physiques, émotionnelles, économiques et sociales de la détention préventive sur les femmes sont dramatiques et persistantes et les touchent différemment des hommes. Étant minoritaires au sein des établissements pénitentiaires, leurs besoins sont souvent ignorés. Les femmes sont particulièrement affectées par la séparation d’avec leurs enfants, la grossesse et la prise en charge des enfants, ainsi que par l’accès limité aux soins. Selon les normes internationales, lorsqu’une mesure de détention préventive est envisagée à l’encontre d’une femme enceinte ou d’une personne qui est le seul ou principal soutien d’un enfant, une peine non privative de liberté doit être privilégiée, lorsque cela est possible et indiqué. Les peines privatives de liberté sont réservées aux cas d’infraction grave ou violente. Les règles de Bangkok disposent que : « Les délinquantes ne doivent pas être séparées de leurs familles ni de leurs communautés sans que leur situation et leurs liens familiaux aient été dûment pris en compte. S’il y a lieu et à chaque fois que possible, des mesures de substitution […] doivent être appliquées aux femmes qui commettent des infractions. » Le système pénal malgache ne prend cependant pas ces règles en compte et place régulièrement des femmes en détention préventive.

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