Le smm dessine le portrait de son ministre de la justice idéal – la vérité du 8 juin 2018

Le Syndicat des magistrats de Madagascar plaide en faveur de la nomination d’un homme nouveau en tant que Garde des Sceaux et ministre de la Justice. Au cours d’une conférence de presse hier à la Cour Suprême d’Anosy, les membres du bureau du Syndicat de la magistrature ont dressé le portrait type de la personnalité qu’ils souhaiteraient voir siéger à la tête du département de la Justice. Le SMM dans une déclaration lue par Ralaivaoarisoa Josianne Lalanne, vice-présidente du SMM, estime qu’il serait de bon ton de la part du Premier ministre de consulter l’avis des acteurs et particulièrement  l’avis des magistrats. Ainsi, d’emblée, le SMM indique ne vouloir revoir un ancien ministre de la Justice revenir à Faravohitra. Le Syndicat indique que le nouveau ministre ne devra pas être un ancien ministre faisant partie du Gouvernement démis de Mahafaly Solonandrasana Olivier. Et  finalement, le ministre en question devrait être impérativement un magistrat loin d’être à la retraite et qui dispose d’une moralité irréprochable et d’une rigueur à toute épreuve. « Nous dénonçons toute nomination d’une personnalité traitant des casseroles à la tête du ministère, si l’apaisement est le but recherché », indique le SMM. Le Syndicat trace deux priorités pour ce nouveau ministre : la tenue d’élections inclusives, transparentes et acceptées par tous ainsi que la lutté contre la corruption. « Le futur ministre devrait être compétent en matière de textes électoraux (…) et être convaincu de l’importance de la lutte contre la corruption », soutient la déclaration du SMM. Reste que le SMM n’a pas de nom à proposer, « Nous n’avons personne à proposer », soutient la vice-présidente du SMM, questionnée par les journalistes. Outre la préparation et l’organisation des prochaines échéances électorales, le futur ministre devrait se charger de quelque dossier non négligeable, à l’instar des dossiers Claudine Razaimamonjy, Riana Andrimandavy VII et d’autres, pensent les observateurs. L.A  

L’Economic Development Board of Madagascar annonce un recul de 83,7% de la création d’entreprise au mois de mai 2018 par rapport au mois d’avril

L’Economic Development Board of Madagascar annonce un recul de 83,7% de la création d’entreprise au mois de mai par rapport au mois d’avril. 25 opérateurs seulement se sont fait enregistrer auprès de l’EDBM entre fin avril et fin mai, selon les statistiques

Madagascar – Sommet de la Cacophonie: Responsabilité de la BCC – Basse Cour Constitutionnelle – La gazette de la grande ile du 7 juin 2018

Malgré la nomination d’un nouveau Premier ministre, on assiste actuellement à une cacophonie juridique et politique, dont la responsabilité pleine et entière incombe à la BCC. Qu’est-ce que la BBC ? La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) vient d’être rebaptisée à juste titre Basse Cour Constitutionnelle (BCC) à juste titre. En cherchant à satisfaire tout le monde à travers sa décision du 25 mai 2018, la BCC s’est perdue.  A vouloir être juge, partie, législateur, médiateur et décideur politique, la BCC ne ressemble plus à grand-chose. Le désordre institutionnel actuel n’aurait pas eu lieu si la BCC avait prononcé la déchéance du Chef de l’Etat à l’issue de la première requête des députés en 2015 et lors de la seconde tentative en 2018. La population est déçue que Hery Rajaonarimampianina n’ait pas été déchu par la BCC et que celle-ci soit devenue la complice du refus caractérisé de mettre en place de la Haute Cour de Justice. Même si cette dernière est installée depuis peu, la fonction juridictionnelle reste en perdition à tous ses niveaux. Etant donné que les tribunaux judiciaires échouent dans leur mission, les vindictes populaires se multiplient. Sachant que les décisions de la BCC ne sont susceptibles d’aucun recours devant une juridiction supérieure, le droit constitutionnel se définit et s’applique à partir de la Place du 13 Mai. La BCC n’est pas à l’origine de la faillite de l’Etat de droit, mais elle a contribué à aggraver la situation. Le pacte de conformité édicté en 2015 par la BCC n’était en réalité qu’un pacte de complicité entre Hery Rajaonarimampianina et Jean Eric Rakotoarisoa. Il fallait bien que le second remercie le Chef de l’Etat pour l’avoir nommé premier coq de la basse-cour. C’est à se demander si Jean Eric Rakotoarisoa n’a pas amené la peste aviaire dans le poulailler avec ses décisions contaminées qui ont donné lieu à des précédents et donc à une jurisprudence. Si la métaphore avec la volaille est aussi judicieuse, c’est parce que la BCC ressemble à une poule qui veut traverser la route et qui s’arrête au bout milieu, en ne sachant pas si elle doit avancer ou reculer. En 2014, la BCC accepte avec légèreté que le Président de la République viole l’article 54 de la Constitution en nommant un Premier ministre non proposé par la majorité parlementaire. En 2018, la poule mouillée fait volte-face en imposant avec la même frivolité, l’application de ce même article.

M. GASPARD

L’action civile à titre individuel des associés est irrecevable d’après le livre La victime en droit pénal des affaires de Haritini Matsopoulou

Parmi les nombreuses infractions de la vie des affaires, le délit d’abus de biens sociaux occupe une place prépondérante. Mais le problème consiste ici à savoir quelles personnes peuvent valablement prétendre être victimes de ces délits.

La chambre criminelle fournit une réponse claire, en énonçant que le délit d’abus de biens sociaux ne cause de préjudice direct qu’à la société.

Celle-ci peut donc se constituer parti civile par l’intermédiaire de son représentant légal qui est habilité à exercer l’action sociale (ut universi)à l’encontre des anciens gérants dirigeants ayant commis des abus punissables. Si la société est en liquidation judiciaire, c’est le liquidateur qui peut exercer, en tant que représentant de la société, une telle action pour demander des dommages et intérêts au nom de la société aillant subi un préjudice direct consécutivement un délit d’abus de biens sociaux commis par ses dirigeants et leurs complices. À cet égard on doit rappeler que l’article L. 641-9,I, alinéa premier, du code de commerce indique que les droits et actions du débiteur concernant son patrimoine sans exercer pendant toute la durée de la liquidation judiciaire par le liquidateur ; il importe peu que les dirigeants sociaux demeurent en fonction pendant cette période cette solution a été clairement rappelée par la chambre criminelle, dans un arrêt du 5 décembre 2012, aillant filmer que si l’article L. 641-9 du code de Commerce prévoit que les dirigeants sociaux en fonction lors du prononcé du jugement de liquidation le demeurent cette disposition ne font toutefois pas obstacle à l’exercice, pas le liquidateur, des actions tendant à la location des dommages-intérêts en réparation du 10 résultants des infractions commises par les de la personne morale en liquidation judiciaire. Sans aucun doute, une telle déclaration confirme une jurisprudence antérieure aillant reconnu, sous le régime de la loi du 13 juillet 1967, au syndic d’une société en liquidation de biens, agissant en cette qualité, le droit de demander à la juridiction répressive la réparation du préjudice subi par ladite société du fait des abus de biens sociaux commis à son détriment. La position était consacrée par la Haute juridiction dans les décisions plus récentes. Ainsi a été jugé que le liquidateur d’une société en liquidation judiciaire, qui représente la société dans le créancier peut se constituer partie civile du chef d’abus de biens sociaux et demander la réparation du préjudice directement causé causé à la société, peu important que le délit commis a été ou non à l’origine de la cessation des paiements de la société.

Quant aux actionnaires, la chambre criminelle, a adopté par toute une série d’arrêts , en déclarant irrecevables les actions civiles que les actionnaires avaient exercées à titre individuel.

Quant aux actionnaires, la chambre criminelle, après avoir admis que le délit d’abus de biens sociaux et de nature à causer un préjudice direct, ensoleillement à la société elle-même mais également assez associés ou actionnaires, a adopté, par toute une série d’arrêts, une position diamétralement opposée, en déclarant irrecevable des actions civiles que les actionnaires exercées à titre individuel. Aussi bien a-t-il été décidé que la dépréciation des titres d’une société où la dévalorisation du capital social, consécutive à un délit d’abus de biens sociaux constitue un préjudice subi par la société elle-même et non un dommage propre à chaque associé. La jurisprudence a confirmé cette solution à de nombreuses reprises ; elle a même appliqué au début au délit d’abus de pouvoirs.

En revanche elle a reconnu aux actionnaires le droit d’agir devant le juge pénal par la par la voie de l’action sociale ut universi

Celle-ci peut être exercé aussi bien contre les auteurs que contre les complices ou le receleur de l’abus de biens sociaux, en vue d’obtenir réparation du préjudice en résultant. Le juge répressif en même déclaré recevable la constitution de partie civile des associations restrictions, même s’il achetait n’a pas été mis en cause. En particulier, la chambre criminelle a affirmé que l’obligation de mettre en cause la société ne se pose pas devant la juridiction de l’instruction. Une telle chose ne solution ne peut que susciter un certain nombre de réserves dans la mesure où le juge d’instruction rend des décisions caractère dictionnaire, qui peuvent influer sur les intérêts de la société, comme c’est le cas de l’ordonnance de clôture. Or, la société intéressée devrait être mise en cause au moins avant que n’intervienne une décision de cette nature. Ainsi pourrait-elle demander au magistrat instructeur plissements de certains actes d’information qu’elle jugerait utile ou contester la régularité, car, une fois le dossier clos instruction, il est présumé complet de tous vices .

En outre, les juridictions pénales ont déclaré irrecevable accessibilité des créanciers sociaux qui ne peuvent souffrir que d’un préjudice indirect dont la réparation ne peut être demandée qu’aux juridictions civiles.

Le même sort a été réservé aux atrocités exercées par le comité d’entreprise, pas celui d’hygiène et de sécurité, par précaution d’obligations souscrites par la société ou par des commissaires aux comptes n’éprouvent aucun préjudice indirect du fait défaut commis par le comptable de la société. La Cour de cassation s’est également prononcée dans le même sens à propos d’actions intentées par le syndicat professionnel, par une fédération de syndicats ou par des salariés., Les parts, qui avait versé des aides à une société dans les dirigeants étaient poursuivis pour avoir de la société, a été déclaré recevable dans sa constitution de partie civile, car le préjudice invoqué ne pouvait être direct.Celle-ci peut donc se constituer partie civile par l’intermédiaire de son représentant légal qui est habilité à exercer l’action sociale (ut universi) à l’encontre des anciens gérants ou dirigeants ayant commis les abus punissables. Si la société est en liquidation judiciaire, c’est le liquidateur qui peut exercer, en tant que représentant de la société, une telle action pour demander des dommages et intérêts au nom de ladite société ayant subi un préjudice direct consécutivement à un délit d’abus de biens sociaux commis par ses dirigeants et leurs complices.  
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Les actionnaires qui n’éprouvent pas de préjudice personnel, ne peuvent pas exercer l’action civile – Livre le droit pénal des affaires en schémas par Madeleine Lobe Lobas

L’abus des biens sociaux porte atteinte au patrimoine social. Il s’agit d’une infraction commise contre la société et non contre les actionnaires qui n’éprouvent pas de préjudice personnel et qui ne peuvent exercer l’action civile.

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