Houcine Arfa – Des documents disparus – Madagascar Matin Hebdo du 23 mars 2018

Les nouvelles preuves semblent donner l’avantage à Houcine Arfa. Toujours dans son intervention à la presse française, il a déclaré que le dossier sur lequel il a écopé d’un emprisonnement de trois ens ferme était “vide”. Une déclaration niée en bloc par les responsables de l’enquête auprès de la Brigade criminelle : “Houcine Arfa est un criminel. Il a été déjà condamné à plusieurs reprises en France”. Or, les investigations menées par les journalistes ont confirmé l’existence d’une bande sonore où l’on entend le magistrat en charge du dossier déclarant devant Houcine Arfa : “Pour moi, personnellement, cette affaire est vide ! ” (voir Madagascar Matin, édition numéro 31). Cette déclaration a mis en évidence que certaines hautes personnalités voulaient coûte que coûte condamner houcine Arfa. Aussi d’après les notes déposées par l’avocat d’Houcine Arfa auprès du tribunal, des documents pendant l’affaire sommaire ont disparu ( voir la liste ci-dessous). Cette affaire est loin d’être arrivée à son terme. Vu l’allure où vont les choses, des documents compromettant les dires de nos autorités sur cette affaire risquent de survenir à tout moment. Une suite sans fin ! …

Houcine Arfa – Arme de guerre ou arme en plastique – Madagascar Matin Hebdo du 23 mars 2018

D’après les explications émanant de nos autorités, peu après l’interview vidéo diffusée par Houcine Arfa dans la presse française, des armes de guerre ainsi qu’une grosse somme d’argent ont été réquisitionnées à son domicile. Les armes de guerre destinées pour un supposé attentat contre le Président de la République, ainsi qu’une grosse somme d’argent, que les forces de l’ordre attribue au gain d’une rançon qu’Houcine Arfa a acquise lors de sa tentative de kidnapping contre la mère Vonjy Todisoa. Des faits qui ont été niés par Houcine Arfa dans son entretien. D’après les informations que nous avons pu recueillir, il y a eu effectivement une perquisition effectuée au domicile d’Houcine Arfa. Mais contrairement aux déclarations officielles, les armes retrouvées à son domicile ne sont que des armes en plastique. Et comme Houcine Arfa se retrouve comme le seul accusé devant la barre, l’on se demande si la notion d'”association des malfaiteurs” formulée à son encontre peut-elle encore tenir la route (comme il a été mentionnée ci-dessus, les autres noms des complices ont été remplacés pas X) ?

Madagascar – Ex-ministre des Finances en prison: Pourquoi lui uniquement ? La gazette de la grande île du 23 mars 2018

Jean Razafindravonona est donc incarcéré depuis mercredi pour cause de corruption. On l’accuse notamment de malversation pour un montant de 500 millions Ar, une affaire qui met aussi en cause l’ancienne proche du couple présidentiel, Claudine Razaimamonjy, une autre opératrice et un ancien DG du Trésor. Aucun nom n’a été cité malgré l’inculpation officielle de nombreuses personnalités, la présomption d’innocence étant. D’où la question évoquée unanimement devant la fuite forcément autorisée sur l’ancien ministre des Finances.

On s’étonne en effet pourquoi M. Razafindravonona fait l’objet d’un harcèlement de la part de Hery Rajaonarimampianina qu’il a pourtant bien servi depuis que ce dernier était à la tête du ministère des Finances. Economiste comme l’actuel chef d’Etat, M. Razafindravonona avait en plus suivi des études en statistique. Nommé DG du Budget durant la Transition, Jean Razafindravanona était reconnu comme l’un des bras droits du ministre des Finances d’alors  et de la stabilité budgétaire.

Ce fut sans surprise qu’il fut ministre des Finances du premier gouvernement Rajaonarimampianina sous Kolo Roger.  Il ne reste cependant à ce poste que durant un an seulement au cours duquel il a néanmoins nommé sa femme au sein de son département comme chef de bureau de coordination du FED (fonds européen de développement de l’Union européenne). Sur le coup, personne n’a rien dit, l’Union européenne ayant acquiescé. Mais un an et demi après son limogeage, le Bianco le convoque pour abus de fonction et corruption des affectations de poste. L’affaire n’a pas connu de suite et l’ancien Grand Argentier est nommé en mars 2017, administrateur de la Banque centrale.

Depuis mercredi, la personnalité est pourtant placée en mandat de dépôt. Le DG du Trésor qui est impliqué pour avoir débloqué le fonds, a obtenu une liberté provisoire tandis que l’opératrice économique partenaire de Dame Claudine Razaimamonjy bénéficie de l’anonymat tout comme le DG du Trésor. Veut-on jeter Jean Razafindravonona en pâture ?

Toujours est-il que le comportement du Bianco ne serait pas correct. Une lutte contre la corruption ne serait pleinement efficace que si la transparence n’est pas respectée. Pourquoi le bureau anti-corruption et/ou la chaîne pénale ont organisé la fuite sur l’identité de l’ancien ministre des Finances et de l’ancien sponsor du candidat Hery Rajaonarimampinina alors que rien d’autre ne sort sur les autres inculpés ?

Sur les réseaux sociaux par exemple, certains internautes s’insurgent qu’on ne dévoile pas le nom du DG du Trésor au moment des faits incriminés, qui serait Orlando Robimanana, son successeur n’étant nommé à ce poste qu’en mars 2015, bien après le limogeage du ministre Jean Razafindravonona.

Les faits ioncriminés portent sur un bâtiment de l4institut des postes et télécommunications ùais on ne parle pas du ministre de Postes et Télécommunications comme si ce baâtiment ne lui relevait pas.

Dans ce régime, les exemples sont nombreux  sans que le Bianco agisse et surtout médiatise. Le cas de Jean Razafindravonona est-il donc un avertissement à ceux et celles membres du gouvernement qui espèrent s’en tirer à bon compte en ne contribuant pas activement et financièrement à la campagne électorale du HVM ?

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D’après Midi Madagasikara du 23 mars 2018 : SMM. « Cette dernière n’est pas directement mise en cause », réitère-t-il. Avant d’ajouter « pourquoi le DG du Trésor qui avait donné son feu vert au paiement et dont le nom et la signature figurent au bas de l’autorisation délivrée par le ministre des Finances et du Budget, a bénéficié d’une liberté provisoire ? »Répondant par une question à sa propre question, le juriste de se demander « si les charges retenues contre lui ne sont pas suffisantes ou est-ce que parce que sa femme est magistrate  ». En tout état de cause, il « invite le SMM qui n’a de cesse de prôner l’indépendance et l’impartialité de la Justice, à suivre l’affaire sous peine de faire deux poids, deux mesures ».
     

Houcine Arfa – Des accusés deviennent des plaignants – Madagascar Matin Hebdo du 23 mars 2018

L’affaire Houcine Arfa continue à faire des vagues. Le dernier épisode étant cette révélation publiée en “une” par nos confrères du quotidien La Verité du 17 mars dernier sur l’existence des documents compromettant les informations qui ont circulé depuis le début de cette affaire. Madagascar Matin a fait ses investigations. Des documents officiels en notre possession confirment l’existence d’une affaire tronquée depuis le début. Le début de l’affaire remonte en février 2017 lorsqu’une entreprise chinoise dénommée CHECKE, représentée par Me Raoelina, avocat au barreau de Madagascar, a déposé plainte contre Randriamaromanana Vonjy Todisoa, qui était l’objet du ST (Soit transmis) le 2 février 2017, envoyé par le procureur de la République du Tribunel de première instance d’Antananarivo à la Gendarmerie pour enquête. Ledit Randriamaromanana Vonjy Todisoa était poursuivi par les chinois pour “escroquerie et abus de biens sociaux” évalués à 421.962 dollars américains. Le lieutnant Razafindrajaona Zo Arisoa a été désigné par ses chefs hiérarchiques pour mener l’enquête sur cette affaire. Après plusieurs convocations lancées à son encontre, dont Randriamaromanana Todisoa a tenu à refuser de répondre favorablement, le lieutenant en charge de l’affaire a obtenu une autorisation de perquisition dûment signée par le le même procureur de la République, sous le référence de N 04436/PARQUET/17 en date du 27 avril 2017. La perquisition a été effectuée sans la présence de Randriamaromanana Todisoa, mais avec celle de Ravaonindriana Mariette et Randriamaromanana Vonjy, parents de l’accusé. D’après le dossier initia, l’accusé était Randriamaromanana Vonjy. Mais contre toute attente, les parents de l’accusé ont porté plainte, le 9 mai 2017, et cette fois-ci contre Houcine Arfa et consorts, dont maître Raoelina, le député Nirina d’Antsirabe II, et le lieutnant Razafindrajaona Zo Arisoa. Cette plainte a été l’objet du ST NR 1264-PRT/17 émanant du Tribunal de première instance d’Anosy. Et c’est l’enquêteur, en la personne de lieutenant Zo, qui a exécuté l’ordre de son chef hiérarchique dans le cadre d’une enquête judiciaire, ainsi que le plaignant maître Raoelina, représentant de la société chinoise, lesquels sont désormais devenus accusés. Pour des raisons non encore élucidées, la première plainte contre Randriamaromanana Todisoa par la société chinoise a obtenu , selon nos documents, une “suspension des investigations” émanant du procureur de la République. De surprise en surpise, au mois de juin 2017, le procureur de la République a ordonné à la SRC Antananarivo et au COM / DPJ / SLDEF, de lui transmettre le document de l’enquête telle qu’il est, sans l’audition de Randriamaromanana Todisoa Vonjy et le lieutenant Zo, ainsi que le député d’Antsirabe II. Et par la suite, Houcine Arfa se retrouve tout seul devant le banc des accusés, tandis que les autres accusés, tandis que les autres accusés et complices ont été désignés sous l’appelation anonyme de “X”.  

Madagascar Affaire Claudine : Deux poids, deux mesures ? Le DG du Trésor a bénéficié d’une LP – Midi madagasikara du 23 mars 2018

Le double mandat de dépôt décerné contre Claudine Razaimamonjy et un ancien ministre des Finances et du Budget est au centre des conversations. Tout particulièrement dans le monde judiciaire et le milieu financier sans oublier le microcosme politique. Beaucoup de questionnements sont posés par rapport à ce présumé dossier de détournements de fonds publics. Facture. Les faits : Du temps où il était encore à Antaninarenina, le ministre en question avait délivré une autorisation écrite à l’ordonnateur concerné pour émettre un ordre de paiement de 400 828 000 Ariary pour paiement de facture relative à la réhabilitation d’un bâtiment de l’INTP à Antanetibe. Et ce, au profit de Mme R. S. J.  « Le nom de Claudine Razaimamonjy n’est pas expressément cité », fait remarquer un juriste. Non sans admettre que la personne au profit de laquelle le paiement a été effectué, pourrait être un prête-nom de la propriétaire de l’hôtel A & C. SMM. « Cette dernière n’est pas directement mise en cause », réitère-t-il. Avant d’ajouter « pourquoi le DG du Trésor qui avait donné son feu vert au paiement et dont le nom et la signature figurent au bas de l’autorisation délivrée par le ministre des Finances et du Budget, a bénéficié d’une liberté provisoire ? »Répondant par une question à sa propre question, le juriste de se demander « si les charges retenues contre lui ne sont pas suffisantes ou est-ce que parce que sa femme est magistrate  ». En tout état de cause, il « invite le SMM qui n’a de cesse de prôner l’indépendance et l’impartialité de la Justice, à suivre l’affaire sous peine de faire deux poids, deux mesures ». R. O    

Madagascar, Kolikoly tao amin(ny ENMG, mitaky ny marina amin’ny minisitra ny ONG – Taratra du 23 mars 2018

Inona no tena antony nanapahan-dRtoa minisitra hevitra hanokatra indray ny efitrano sy nandoro ireo taratasim-panadianna izay porofo? Inona marina ny tena arovan-dRtoa minisitra amin’izao?” Ireo ny fanontanian’ny firaisamonina sivily isany ONG Tolotsoa, Transparency international-Initiative Madagascar (TI-IM), ONG Ivorary, Medem, hetsika Rohy, ny 19 marsa lasa teo manoloana ny fandoroana ireo taratasim-panadianan hidirana ao amin’ny sekoly fanofanana ho Mpitsara sy mpiraki-draharaha (ENMG). Tsiahivin’izy ireo fa Rtoa minisitry ny Fitsarana sy ny tale jeneralin’ny ENMG no tonga nanokatra ny efitra nisy ireo taratasim-panadinana, miaraka amin’ny vadintany iray hafa, ny 8 marsa. Tsy nampahafantarina ireo sampadraharaha roa ny Bianco sy ny minisiteran’ny Asa sy ny lalàna sosialy, izany. Nodorana teny an-tokotany ireo taratasim-panadinana, rehefa navoaka tao anaty efitrano? “Moa ve ny famohana ny efitrano nogiazana tahaka izao tsy efa heloka bevava? Aiza ny fanajana ny fanjakana tan-dalàna sy ny fitondrana tsara tantana, satria tena voahosihosy ny ady amin’ny kolikoly?”, hoy izy ireo. Ahatarafana kolikoly ny raharaha Ahatarafana kolikoly ny raharaha, andaniny; ankilany, ao koa ny fikasana hanakana ny fanadihadihana ataon’ny Bianco mifanaraka amin’izany. Miantso ny Bianco hampihatra ny And.50 amin’ny lalàna 2016-020 izy ireo, izay milaza izany fa toy ny fanelingelenana ny asan’ny Fitsarana ny fanadihadian’ny Bianco. Heverina ho toy ny fandikan-dalàna izany, ka sazina telo taona am-ponja ary lamandy 5 tapitrisa Ar, na ny iray amin’ireo sazy ireo. Ambaran’izy ireo àry fa tokony ho mendrika ny fahatokisana ny fitsarana, ka mila mifidy tsara amin’ny fomba madio ireo izay ho mpanatanteraka afa-kampihatra fitsarana tsy mitanila sy mitovy ho an’ny rehatra. Manamafy ireo fikambanana ireo ny tsy maintsy hanaovan’ireo tomponandraikitra ambony ohatra amin’ny fahamarinana sy ny fanajana ny lalàna ho an’ny vahoaka, indrindra ho an”ny tanora manokana. R.Nd.  

Madagascar, le ministre de la Justice, Elise Rasolo, en difficulté, Matin hebdo du 23 mars 2018

Son arrivée comme garde des Sceaux,  ministre de la Justice a été saluée par la profession comme un nouveau départ  dans la lutte contre la corruption qui gangrène le système judiciaire et carcéral. Hélas, elle a été trainée dans la boue par les révélations sulfureuses faites par Houcine Arfa. Sans être vérifiées, elles ont semés le doute et les suspicions dans le sérail. La cascade d’arrestation l’atteste. Elise Alexandrine Rasolo fait face à la colère de la présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar, Ernaivo Faniry. Affronte et doit gérer la grève des agents pénitentiaire. Et invitée à clarifier l’incendie des copies d’examen au concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature et des greffes, après des conclusions accablantes du Bianco. Autant de dossiers chauds sur son bureau    

Madagascar – Scandales en série – Il y a à redire sur la justice – Les nouvelles du 23 mars 2018

Catastrophique. Voilà comment on pourrait résumer le bilan de fin de mandat du président. Autant il est vrai que la plupart des malgaches ne lui concèdent pas une seule réalisation satisfaisante durant son quinquennat. N’en déplaise à certains, la banalisation des actes de banditisme et du kidnapping, la spoliation des ressources naturelles et la multiplication de la corruption, sans parler de la démocratisation de la pauvreté, ainsi que la hausse incessante des prix ont le plus marqué les malgaches depuis 2013. Le parcours politique du président est caractérisé par des polémiques et des scandales. Ironie de l’histoire, tout a commencé le jour même de son investiture, à la suite du fameux discours plagié. Du fil en aiguille, des faits grotesques qui frisent l’absurde se sont produits. Les scandales ont en effet éclaboussé plusieurs ministères, voire l’entourage du président. Il y a quelques mois, le scandale financier issu des résultats de marché de 2016 a secoué le ministère des Finances et du budget. La liste est loin d’être close. Il y a à redire sur la Justice. Dans le sillage du scandale Houcine Arfa (Arfagate), c’est tout le régime qui est ébranlé. Le bris des scellés et la destruction des copies à l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes qui s’apparentent à une destruction de preuves sont tout simplement aberrants. Impliquée dans une affaire de détournement de fonds, la femme d’affaires et non moins conseillère du président, Claudine Razaimamonjy, a fait tomber plusieurs têtes. Pas plus tard que cette semaine, un ancien ministre a été jeté en prison dans le cadre de cette affaire dite “Clogate”. De ces faits, le cote de popularité du président s’est effritée d’année en année. A quelques mois de la fin de son mandat, la série d’inaugurations ici et là va pouvoir lui donner du tonus ou redorer son blason ? Rakoto    

RANDRIARIMALALA Herinavalona, Magistrat de la Cour d’appel , condamne sans connaître l’article 2 de la loi n°2005-020 malgache sur la concurrence

Puisque RANDRIARIMALALA Herinavalona, Magistrat, doit à tout prix trouver un argument pour condamner Solo. Mais il a oublié que  l’article 2 de la loi n°2005-020 malgache sur la concurrence existe.
Article 2  Toute personne peut librement exercer toute activité, tout commerce et toute industrie, sous réserve du respect des conditions prescrites par les dispositions législatives et réglementaires. Loi n°2005-020 malgache sur la concurrence
    EMERGENT peut très bien vendre des produits CISCO          

Madagascar – Soupçons de corruption au concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature – La vérité du 22 mars 2018

L’Organisation non gouvernementale (Ong) Tolotsoa, Transparency international initiative Madagascar, l’Ong Ivorary, le Medem et le Hetsika Rohy sortent de leur mutisme. Dans un communiqué intitulé :Concours d’entrée à l’ENMG (Ecole nationale de la magistrature  et des greffes) :indignation sur indignation, publié avant-hier, ces organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la corruption ont exprimé leur « indignation élevée devant la gravité des évènements qui se sont accumulés à l’ENMG où ont été révélés des soupçons de corruption sur le concours d’admissibilité de cette année d’une part, et de tentative en haut lieu d’entraver les enquêtes subséquentes d’autre part ». L’affaire défraye la chronique depuis le début du mois de février. Suite à des soupçons de corruption, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) avait ouvert une enquête et exigé l’annulation du concours, le limogeage du comité d’organisation et du directeur administratif et financier de l’ENMG, rappelle le communiqué. Des mesures que la ministre de la Justice a appliquées plus tard. Dans le cadre des enquêtes menées par le Bianco, les copies qui constituent une preuve significative ont été enfermées sous scellés dans les locaux de l’ENMG dans quatre salles dont les portes ont été verrouillées, en présence d’un huissier, par quatre cadenas dont les quatre acteurs détenaient chacun la clé. Au début de ce mois, pourtant, des hauts responsables au niveau du ministère de la Justice et de l’ENMG ont procédé au descellement des portes sans en avoir avisé le Bianco. Les copies d’épreuves des candidats ont été sorties dans la cour pour y être brûlées. Le Directeur de l’ENMG affirme que l’Ecole avait besoin des salles de cours et il était nécessaires de rouvrir et libérer ces salles. Le Bianco affirme ne pas être au courant de cette décision de descellement et maintient sa décision de mener l’enquête à terme. Crédibilité Pour les Osc signataires du communiqué, des questions légitimes se posent. Et de s’interroger ainsi sur les motifs réels ayant amené les responsables au niveau du ministère de la Justice à rouvrir les salles scellées et à faire brûler les copies avec autant d’empressement ? Mettant en exergue le non-respect de l’Etat de droit et des principes de bonne gouvernance, ces entités de la société civile se questionnent également si « desceller des salles ne constitue-t-il pas une infraction pénale ? ». Et eux d’inviter également le Bianco à mettre en branle l’article 50 de la loi 2016-020 sur la lutte contre la corruption relative à l’ « empêchement porté aux pouvoirs d’investigation du Directeur général dans l’exercice de ses fonctions ».  Afin de donner au futur personnel de la justice sa crédibilité, les Osc réclament qu’une communication publique transparente soit donnée par le Bianco, le ministère de la Fonction publique, de la réforme de l’administration et des lois sociales et l’Enmg sur les conditions de sécurisation qui doivent garantir l’égalité des chances de tous les candidats.