Madagascar Affaire Houcine Arfa Des documents explosifs sur un revirement spectaculaire – La vérité du 17 mars 2018
Madagascar Houcine Arfa, Ostrom Wehns, brigade criminelle, le défecateur , Madagascar Matin du 16 mars 2018
Contradictions
De son côté, la procureure tient des déclarations contradictoires. Dans une première version, Odette Razafimelisoa explique que le détenua tenté de la soudoyer, à trois reprises.
« C’est le commissaire de la brigade criminelle [Ostrom Whens] qui est témoin de cela et c’est pourquoi j’ai dit que je ne pouvais pas faire ça, que je n’avais pas besoin de ce qu’il me proposait », a-t-elle déclaré.
Néanmoins, lorsque nous avons rappelé la procureure avant la publication de cet article, cette dernière a avancé une toute autre version. « Je ne dis pas qu’il [Houcine Arfa] m’a proposé de l’argent mais je dis qu’il m’a envoyé trois fois le chef de la brigade criminelle », a-t-elle affirmé.
Madagascar Arfagate une gifle claquante pour l’actuel Président candidat à sa propre succession Madagascar Matin du 16 mars 2018
Madagascar – Affaires Air Mad – PGCS : Un autre « deux poids deux mesures » !- Midi madagasikara du 16 mars 2018
Madagascar , Le PGCS repêché pa le Conseil d’Etat Madagascar Matin du 16 mars 2018
Le Gouvernement soutient la plainte déposée par la Ministre de la Justice contre Houcine Arfa – Madagascar Tribune du 15 mars 2018
Affaire Houcine Arfa – Unité gouvernementale derrière la Garde des sceaux – La dépêche de Madagascar du 14 mars 2018
Concours magistrats à Madagascar le Bianco dément les dires du ministère – La gazette de la grande ile du 14 mars 2018
Nouveau rebondissement dans l’annulation des concours pour le recrutement d’élèves magistrats et de futurs greffiers. Lors de descellage des locaux d’une salle de l’école de la magistrature où ont été entreposées les copies des examens, le ministère et la direction de l’école avaient annoncé publiquement que le Bianco était au courant de la démarche.
Hier pourtant, le Bianco donne des précisions qui ne seraient ni plus ni moins qu’un démenti face aux déclarations selon lesquelles le Bianco était au courant de l’intention de briser les scellés. Ci-après les précisions du Bianco :
« Comme nous le savons tous, le jeudi 08 mars 2018, il a été constaté que les copies des candidats, ainsi que les procès-verbaux, et tous dossiers relatifs aux concours d’entrée à l’ENMG (élèves magistrats et greffiers), organisés respectivement les 06 et 07 février derniers, et qui ont été par la suite annulés et faisant l’objet d’enquêtes pour suspicion de corruption, ont été brûlés dans les salles scellées par un huissier de justice afin de sécuriser l’organisation des concours.
Face à la récente tournure des évènements, le BIANCO tient à apporter les précisions suivantes:
• La sécurisation des concours administratifs est un axe majeur dans les efforts de Lutte Contre la Corruption à Madagascar ;
• L’enjeu de la sécurisation de ces concours administratifs est de garantir l’égalité des chances quant à l’accès de la jeunesse malagasy aux Grandes Ecoles de la République sans recourir à la Corruption ;
• Contrairement aux informations véhiculées ces derniers jours, le BIANCO n’avait pas eu connaissance de l’intention du Ministère de la Justice et de l’ENMG de briser les scellés des portes des salles sécurisant les feuilles de copies des candidats, les procès-verbaux des concours, ainsi que tous dossiers y afférant, afin de les brûler ;
• Qu’il déplore les conséquences de tels agissements, du fait que ces dossiers brûlés font partie des éléments d’enquêtes concernant les suspicions de corruption et infractions assimilées dans l’organisation desdits concours ;
• Et regrette également que ces évènements malheureux vont sûrement engendrer la perte de confiance des citoyens envers ces concours et impacter gravement sur la crédibilité du processus de recrutement.
Dans tous les cas, le BIANCO confirme par le présent sa volonté d’aller de l’avant et de continuer les enquêtes, malgré l’éventuelle disparition de certains éléments potentiels de preuves déjà sécurisées dans des locaux dûment scellés par un huissier. »
Madagascar – Une justice si injuste – La gazette de la grande ile du 14 mars 2018
On aimerait bien ne pas écrire sur la justice à Madagascar mais l’impunité, le corporatisme et l’injustice sont les moteurs de cette justice que l’on ne peut qu’avoir chaque fois quelque chose à dire sur ce secteur. On se demande d’ailleurs si les magistrats tous confondus du ministre de la justice, en passant par les chefs de cours et chefs de juridiction, en passant par les membres du syndicat, en passant par les simples juges arrivent encore à assumer le regard de ceux qui voient chaque jour la déliquescence de la justice, de ceux qui découvrent ce dont ils doutaient déjà auparavant que cette justice est si injuste.
Comment peut-on admettre qu’après l’annulation du concours sans aucune explication convaincante aux candidats, des hauts responsables en arrivent à brûler les copies -pièces à conviction – au mépris des scellés posés par trois entités et donc au mépris total des lois en vigueur? Comment peut-on admettre que l’on vienne à envisager de fermer les tribunaux parce qu’un des leurs fait l’objet d’enquête sans que rien ne dise qu’il est coupable ou non? Leur arrive-t-il à ces magistrats, peu importe leur grade leur fonction, de se mettre un tant soit peu à la place des candidats au concours, de se mettre à la place de ces justiciables enquêtes et placés sous mandat de dépôt injustement ou parce que l’autre partie a des appuis solides au niveau de la magistrature ou dans les hautes sphères des pouvoirs? Ont-ils encore le sentiment que vraiment ils rendent la justice, ils représentent la justice de la garde des sceaux jusqu’au magistrat stagiaire? L’affaire Houcine et autres ne sont que la face visible de l’iceberg, ne sont que des épiphénomènes, l’injustice au sein de la » justice » à Madagascar bon nombre de justiciables l’ont vécu depuis des lustres. Les déçus des concours très critiquables organisés durant la transition sous Razanamahasoa ont leur mots à dire, des réformes s’en sont suivies tant les formateurs à l’école de la magistrature étaient effarés par le népotisme et l’incompétence des élèves, les personnes placées sous mandat de dépôt injustement sans charge durant la période Ravalomanana ont leurs mots à dire, les nombreuses victimes d’injustice durant la période Rajaonarimampianina ont leurs mots à dire…et bien que la justice populaire doive être condamnée avec la plus grande vigueur, il y a des choses qui finalement trouvent leur explication dans toute cette injustice qu’est devenue la justice malagasy.
Claude Rakelé
Madagascar – Retour de Ranary Rakotonavalona: Un coup dur pour le régime Rajaonarimampianina – La gazette de la grande ile du 14 mars 2018
Le Conseil d’Etat a émis un verdict hier par rapport aux requêtes déposées par les avocats de Ranary Robertson Rakotonavalona, Procureur général auprès de la Cour Suprême (PGCS), le 5 mars dernier relatif au décret d’abrogation de la nomination du dernier selon le rapport du Conseil des ministres du 28 février 2018. Le Conseil d’Etat a déclaré comme nul et non avenu le décret en question. A cet effet, le PGCS reste en place. Il est à noter que c’est le PGCS lui-même qui a fait part de la décision du Conseil d’Etat lors d’une conférence qui s’est tenue dans son bureau à la Cour Suprême. Une affaire qui n’a pas manqué de soulever l’opinion publique surtout le Syndicat de Magistrat de Madagascar (SMM) qui s’est senti outré et avait accusé l’Exécutif d’ingérence dans les affaires de la Justice alors que le poste de PGCS n’est ni un poste politique ni un haut emploi de l’Etat. La décision de justice a donc contesté la décision du régime, ce qui est assez surprenant. Le droit a pour une fois triomphé contre vents et marées. La justice malgache devrait aller de plus en plus dans ce sens et ainsi rétablir la confiance perdue. Il paraît maintenant clair que le gouvernement a eu tort de limoger le PGCS. La décision du Conseil d’Etat pour l’annulation du décret écartant le PGCS est perçu comme une gifle pour le régime Rajaonarimampianina prouvant qu’on est face à un Etat qui ne respecte pas la Constitution et ne tient pas compte des normes en faisant n’importe quoi.
J R