Madagascar – Et si le ministre de la justice n’est pas un magistrat ? La gazette de la grande île du 8 mars 2018
En ce moment, il n’y a pas une seule semaine sans que la justice malagasy ne fasse parler d’elle et pas dans le bon sens. Des magistrats qui réclament la démission de la garde des sceaux, des magistrats qui demandent à fermer les portes de tous les tribunaux parce que l’un des leurs a fait l’objet d’arrestation pour enquête, des concours pour entrer à l’école nationale de la magistrature et des greffes annulés pour suspicion de corruption, des magistrats qui réclament l’ouverture d’enquête et qui finalement veulent déterminer les personnes à enquêter, un fuyard qui rapporte dans la presse étrangère avoir versé beaucoup d’argent à des hauts responsables de la justice, un magistrat qui intente une action en justice contre un décret qui le relève de sa fonction, un autre magistrat qui défend la légalité de l’abrogation… et la population qui n’avait déjà plus confiance en la justice malagasy et qui entend chaque fois cette histoire de redorer le blason de la magistrature finit par se dire que la justice de son pays fait pitié, que lorsqu’on parle de la justice de son pays c’est rarement pour entendre du bien, que ce sont les magistrats eux mêmes ces temps ci qui disent du mal de la justice, de leur justice si auparavant c’étaient les simples citoyens. Et la population voit très peu d’objectivité dans les déclarations des uns et des autres, dans les sorties médiatiques relatives à la justice malagasy… elle se rend juste compte qu’il y a une certitude il y a un fort relent de corporatisme, de deux poids deux mesures, d’impunité, bref d’INJUSTICE ou d’ennemi de la justice.
Et on en vient à se dire, puisque le poste de ministre est politique, que sous d’autres cieux les ministres ne sont pas forcément issus du corps. Le ministre de l’éducation nationale n’est pas un enseignant dans l’éducation de base, le ministre des transports n’est pas un transporteur, le ministre de l’agriculture n’est pas un agriculteur…pourquoi le ministre de la justice devrait être un magistrat? Bien-sûr, la France n’est pas un exemple à suivre en tout mais Robert Badinter n’était pas magistrat mais avocat, Nicole Belloubet était professeur d’université puis recteur d’université avant de devenir garde des sceaux. Ce serait une révolution et ce serait peut-être une bonne chose car tout de même ce que la population voit aujourd’hui c’est le corporatisme si souvent dénoncé de ce grand corps malade.
D.R.
Affaire Houcine Arfa: Dommages collatéraux et avantages par ricochet – La gazette de la grande ile du 8 mars 2018
Pour certains observateurs, Houcine Arfa est allé trop loin dans ses révélations. Les dommages collatéraux qu’il a provoqués sont incalculables. Par ses propos répandus dans les médias français, puis mondiaux, Houcine Arfa a porté atteinte à la réputation du régime malgache en général, et au système judiciaire en particulier. En raison du scandale lié à cette affaire et du défaut de sécurité juridique qui prévaut, les étrangers rechignent à investir à Madagascar qui a dégringolé de dix places dans le classement d’indice de perception de la corruption établi par Transparency International. En dénonçant la corruption parmi les agents pénitentiaires, les magistrats et les policiers, Houcine Arfa a ridiculisé ces professions qui souffraient déjà d’une mauvaise image et qui sont aujourd’hui plus démotivées que jamais. Pour sa défense, le régime a commis l’erreur de dénigrer Houcine Arfa et de blâmer les médias qui donnaient de l’importance à ce condamné évadé. Les dommages collatéraux subis par le régime sont certes réels, mais il ne faut pas oublier qu’avant cela Houcine Arfa a subi des dommages physiques, moraux et pécuniaires et que les dommages collatéraux subis par le régime présentent également des avantages par ricochet pour la nation malgache. Pour saisir cette nuance, il faut revoir le film des évènements sous un nouvel angle.
Houcine Arfa a été jalousé par de hautes personnalités proches de Hery Rajaonarimampianina. Ces dernières auraient pu l’expulser du territoire, mais il connaissait trop de secrets embarrassants pour l’entourage du Chef de l’Etat. C’est pourquoi, elles ont préféré charger la barque en l’accusant de tous les maux. Houcine Arfa a donc été la victime d’un procès pénal monté de toutes pièces. Le magistrat qui a mené l’instruction et celui qui a rendu le jugement ont pris leur décision en raison d’ordres donnés en haut lieu plutôt que sur la base de preuves matérielles et testimoniales solides. Cette méthode digne d’un régime totalitaire n’est pas nouvelle, mais elle choque toujours la morale. Arrêté de manière arbitraire et détenu dans des conditions épouvantables, Houcine Arfa a préféré sauver sa vie en s’enfuyant. Il aurait pu rester à Madagascar pour épuiser les voies de recours, mais il n’avait pas confiance dans le système judiciaire et carcéral malgache. Horrifiée par les traitements inhumains infligés à son mari, l’épouse d’Houcine Arfa a maintes fois sollicité Hery Rajaonarimampianina. Celui-ci aurait pu intervenir en tant que Raiamandreny et en sa qualité de Président du Conseil Supérieur de Magistrature. Il aurait pu réclamer en toute objectivité que toute la lumière soit faite sur cette affaire, mais il n’a pas levé le petit doigt.
Il perçoit aujourd’hui les fruits de son abstention. En vérité, il s’est laissé manipuler par certains individus qui sont bien incapables d’éteindre l’incendie qu’ils ont provoqué. Houcine Arfa s’est donc évadé dans les circonstances incroyables que l’on connaît. Persuadé qu’il n’obtiendrait pas gain de cause auprès de la justice malgache, du moins dans la configuration politique actuelle, Houcine Arfa a préféré s’adresser aux médias et à la justice de son pays afin que le monde entier soit informé des tortures et spoliations dont il avait été victime. Cette contre-attaque médiatique et judiciaire de la part de Houcine Arfa ne constitue pas un acte de subversion à l’encontre des autorités malgaches, mais celles-ci doivent assumer les responsabilités de leurs actes. Le préjudice de Houcine Arfa doit être réparé et il le sera, tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre. L’approche de Houcine Arfa peut paraître agressive et disproportionnée, mais elle est à l’image de celle des autorités malgaches. Après son retour dans l’Hexagone, Houcine Arfa aurait pu s’écraser et se faire discret. Oui, mais voilà, le personnage n’est pas du genre à se laisser faire. Ce n’est pas un enfant de chœur, mais c’est un homme d’honneur. Offensé, il est devenu offensif. On est en droit d’admirer Houcine Arfa ou de le détester, mais il faut lui reconnaître le courage d’aller au bout d’une logique implacable. De nombreux observateurs soutiennent que son action est louable et déclarent qu’il n’a fait que la moitié du chemin, en révélant au grand jour des pratiques de corruption et des arrangements politico-judiciaires notoires. Il doit continuer et il le fera. En rapportant publiquement et en détails les excès et les insuffisances des autorités policières et judiciaires dans le cadre de sa condamnation et de sa fuite, Houcine Arfa a rendu service à la population malgache. Sa démarche présente des avantages par ricochet pour les Malgaches. En effet, Houcine Arfa ne souhaite pas faire tomber la République malgache, mais il va pourchasser les voyous de la République qui oppriment le peuple malgache en bafouant l’Etat de droit.
Ranary
(Envoyé spécial à Paris)
Houcine Arfa – Nouvelle plainte contre un conseiller spécial de la Présidence – La vérité du 8 mars 2018
Nouvel épisode dans la désormais célèbre affaire Houcine Arfa. Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, ce dernier vient de déposer une seconde plainte auprès de la justice française, cette fois-ci contre un conseiller spécial de Hey Rajaonarimampianina. A la différence de la première, laquelle a été dirigée contre plusieurs personnalités malgaches aussi bien publiques que privées, cette deuxième démarche, portant violation grave du droit international, risque de ne pas être circonscrite aux deux parties malgache et française pour pendre une tournure planétaire
Madagascar Justice en difficulté la démission de la ministre réclamée les nouvelles du 7 mars 2018
Face au chaos qui règne au sein du système judiciaire actuellement, les revendications des magistrats restent d’actualité. Le syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) requiert ainsi un ministre soucieux de l’intérêt des magistrats.
« Nous souhaitons réellement qu’une personne soucieuse de l’intérêt des magistrats soit nommée ministre de la Justice », a indiqué hier à Anosy, la vice-présidente du SMM, Josiane Ralaivaorarisoa, en marge de l’Assemblée générale du syndicat. Cela, par rapport aux nombreuses difficultés rencontrées au sein du système judiciaire en ce moment, notamment auprès du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Une revendication à point nommé étant donné que la ministre de la Justice devrait prendre sa retraite en tant que magistrat d’ici le 15 mars prochain. « Une personne proche de la retraite ne peut plus garantir l’intérêt commun des magistrats », a-t-elle poursuivi.
Le SMM souhaite ainsi remédier à toutes les irrégularités rencontrées au sein de la Justice, cela pour ne citer que le limogeage récent du Procureur général près de la Cour suprême, Ranary Robertson Rakotonavalona.
Pour le syndicat, cette prérogative n’appartient pas à l’Exécutif, mais revient au CSM qui devrait proposer des noms pour son successeur. Il en est de même pour l’abrogation de la nomination des chefs de Cour et de juridiction, toujours prise lors du dernier Conseil des ministres. La procédure n’est donc pas respectée.
Traitement égal
D’autre part, le SMM insiste sur l’égalité de traitement des magistrats. S’agissant d’une même affaire, certains sont inquiétés tandis que d’autres peuvent de la couler douce. Cela, pour ne citer que l’affaire du concours d’entrée à l’ENMG qui a provoqué le limogeage de son directeur administratif et financier, mais également l’arrestation du magistrat de la Cour d’appel accusé de complicité dans l’affaire Houcine Arfa.
A titre de rappel, un magistrat a fait l’objet d’une arrestation puis remis en liberté provisoire. Et après le Bianco, comme le nom de la ministre de la Justice Elise Alexandrine Rasolo a été cité dans l’affaire, elle sera prochainement entendue par le Bianco.
Sur ce point, le SMM estime que l’enquête doit-être menée sans l’immixtion de la ministre de la Justice et du Procureur général de la Cour d’appel. Cela, « Pour éviter qu’ils soient en même temps juge et partie », a souligné la présidente du syndicat.
Rakoto
Madagascar – Le SMM réclame le départ de la ministre de la justice – l’express Madagascar du 7 mars 2018
Réuni en assemblée générale extraordinaire, le syndicat des magistrats de Madagascar exige le remplacement de la ministre de la Justice par un magistrat plus jeune. Ils attendent les mesures prises par l’Exécutif.
Les jeunes magistrats doivent se préparer. Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) a tenu une assemblée générale extraordinaire dans les locaux de la Cour suprême à Anosy.
Ainsi, le SMM réclame un magistrat en exercice au poste du ministre de la Justice. « Nous souhaitons que la personne désignée au poste de ministre de la Justice se soucie des intérêts des magistrats. D’une manière générale, les personnes à la veille de la retraite ne pensent plus aux intérêts communs. L’actuelle ministre de la Justice partira à la retraite le 15 mars », souligne Josiane Ralaivaoarisoa, vice-présidente du SMM lors de la conférence de presse.
Ainsi, le divorce semble être consommé entre les syndicalistes et la ministre de la Justice. Toutefois, le SMM affirme qu’il ne vise personne. « Nous parlons des principes généraux. Nous donnons des critères et il n’y a pas de rancune. Toutefois, tous les ministres qui se sont succédé n’ont pas considéré notre demande », poursuit la vice-présidente du SMM.
Exigences
Ils proposent ainsi le profil de celui ou celle qui occupera le poste ministériel. « Il nous faut quelqu’un qui connaît bien les rouages de la Justice, doté du sens de l’écoute et qui comprend le quotidien des magistrats », continue Josiane Ralaivaoarisoa.
Pourtant, lors de la prise de fonction de la ministre de la Justice Alexandrine Elise Rasolo, Fanirisoa Ernaivo, présidente du SMM a été plutôt optimiste à la sortie de sa première rencontre. « Elle connaît très bien les difficultés et les problématiques des magistrats », a-t-elle déclaré le 30 août. Des accords même auraient été trouvés, car le ministère de la Justice s’est engagé à enclencher les réformes et à sortir les circulaires relatives aux revendications du SMM.
Neuf dizaines de magistrats ont assisté à l’assemblée générale extraordinaire d’hier, qui a été retransmis par téléconférence pour les magistrats dans les régions leur permettant de suivre en direct les exposés et les débats. Durant quatre heures, les syndicalistes ont discuté de la nécessité de régulariser le paiement des indemnités, du limogeage du Procureur général de la Cour Suprême (PGCS) ainsi que des péripéties de l’arrestation d’un juge d’instruction dans l’affaire Houcine Arfa.
D’ailleurs, le SMM réclame l’égalité de traitement vis-à-vis des magistrats. Ainsi, ils réclament que toutes les personnes citées dans l’affaire Houcine Arfa soient enquêtées. « La ministre et le procureur ne sont pas habilités à ouvrir une enquête, car elles sont concernées par cette affaire », résume Fanirisoa Ernaivo. Le syndicat des magistrats exige également la séparation du pouvoir entre l’Exécutif et le pouvoir judiciaire. « Le fait que le décret de nomination des magistrats relève de l’Exécutif est déjà une illustration. Actuellement, ils persistent et signent sur leur pouvoir de limoger un chef de juridiction. Cela veut dire que la Justice n’est plus indépendante », continue la présidente du SMM.
En attendant l’assemblée générale qui se tiendra le 14 mars, les magistrats suivent les réactions de l’Exécutif.
Andry Rialintsalama
http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/revendications-syndicales-le%E2%80%88smm%E2%80%88reclame%E2%80%88le%E2%80%88depart%E2%80%88de%E2%80%88la%E2%80%88garde%E2%80%88des%E2%80%88sceaux/
Madagascar – Affaire Monloup Le colon réclame la démolition de La Gazette- la gazette de la grande île du 7 mars 2018
Incroyable ! Même sur son lit de mort, Marcel Monloup ne pense qu’à ça: expulser Lola Rasoamaharo de son terrain à Tanjombato et démolir « La Gazette ». On vient d’être notifié de la décision de la Cour d’appel d’Antananarivo qui se plie à l’exigence du vieux colon.
Cette décision qui vient en appel de celle du 23 juillet 2013, ordonne l’expulsion de notre président du terrain qu’il avait acheté en bonne et due forme un quart de siècle auparavant auprès du même Marcel Monloup, et lui somme d’enlever toutes les constructions avec en prime le paiement de 500 millions de dommages et intérêts. Prière d’arrêter vos conneries !
Ce terrain d’environ 6 000 m2, situé dans la zone Forello Tanjombato a été vendu en 1989 par M. Monloup à M. Rasoamaharo. Plus tard, M. Monloup réclame au nom de l’ASALF l’annulation de la vente en invoquant le non-respect d’un soi-disant cahier de charges. L’ASALF n’est autre que l’association des propriétaires de terrain, achetés dans la zone Forello, créée par Marcel Monloup lui-même. Dans ce pseudo-cahier de charges, l’ASALF exige l’annulation de la vente sur tout terrain non aménagé (par les bons soins de l’entreprise Monloup dont les services ne sont pas gratuits, bien au contraire) au bout d’un certain temps.
L’association n’existe plus depuis, mais c’est à travers elle que M. Monloup réclame l’annulation de la vente pour que le terrain lui revienne. Depuis le début des années 2 000 commence alors une véritable saga judiciaire dans laquelle des juges se mettent littéralement à la solde de M. Monloup dont les litiges fonciers dans cette partie sud de la ville se ramassent à la pelle sans que ce monsieur n’ait jamais été condamné. Pas une seule fois.
Des fonctionnaires et même de hauts responsables du service des domaines se font aussi complices de ce gargantua. En 2005, Lola Rasoamaharo remet le titre foncier sur le terrain de Tanjombato au service des domaines pour enlever la pré-notation d’une hypothèque bancaire. En deux temps trois mouvements, pendant un week-end plus précisément, le titre a été changé au nom de Marcel Monloup et le livre foncier régularisé avec. Avec ce vrai faux titre, le terrain appartient donc à Marcel Monloup.
Une plainte pour corruption a été alors déposée au Bianco, mais elle a disparu. La seconde plainte ne fut jugée au tribunal qu’en janvier 2011. En fait, la justice a fait la jonction entre la plainte de Marcel Monloup pour occupation illégale de terrain et celle de Lola Rasoamaharo pour corruption. La justice a donné raison à Lola Rasoamaharo sur toute la ligne. Marcel Monloup et le conservateur ont été condamnés.
Quelle fut donc la surprise, un véritable choc quand en 2013, un courrier émanant du greffier en chef informe une décision de justice sur un procès dont lui-même n’a été aucunement informée. Evidemment, il se fait condamner par ce procès fantôme dont la décision est en totale contradiction de celle rendue par la même justice en 2011 condamnant M. Monloup et le conservateur. Visiblement, la Cour d’appel n’a pas non plus tenu compte de la condamnation de 2011, mais curieusement, semble vouloir donner à moitié raison à Lola Rasoamaharo en enlevant les 500 millions de dommages et intérêts.
On ne sait si ces juges font partie de ceux qui ne blairent pas « La Gazette » pour son refus systématique de la compromission, mais par leur décision, ils ne se font que complices des tentatives incessantes de la part de certains politiques et de M.Monloup de démolir le journal dont l’imprimerie en est le socle avec la rédaction.
« Le colon réclame la démolition de « La Gazette », avions-nous titré le 31 janvier 2014. Et nous le reprenons volontiers pour faire remarquer la détermination de Marcel Monloup qui est aujourd’hui à La Réunion à attendre la fin de ses jours. L’appétit colonial n’est pour autant pas tari. Son fils lui succède.
La Rédaction
Madagascar – Raharaha Houcine Arfa Hanadihady ny minisitry ny Fitsarana ny Bianco Taratra 7 mars 2018
“Rehefa tonga ny fotaona hihainoana an-dRamatoa minisitry ny Fitsarana momba izay voalaza fa hoe voatonontonona tao izy, tsy maintsy ataonay koa ny fihainoana azy”,. Io no nambaran’ny tale jeneralin’ny Bianco, Andriamifidy Jean-Louis, tent Tsaralalana afakomaly, momba ny tsy maintsy hanadihadiana ny minisitry ny Fitsarana amin’ny “Raharaha Houcine Arfa”.
Tsy maintsy ataon’ny Bianco ny fihainoana ny minisitry ny Fitsarana, satria tsy tokiny hisy olona eo ambonin’ny lalàna. “Rehefa voakasika ianao, anjaranao ny mitondra fanazavana ny fiarovan-tenanao eo anatrehan’ny mpanao famotorana”, hoy ny tale jeneralin’ny Bianco. Miainga aty ambany ny famotorana amin’izany, ary miakatra hatrany. Efa vita famotorana ny mpitsara sy ny tonia mpampanoa.
Tsy manadihady ny momba ny fitsoahana ny fonja ny Bianco.
“Tsy ny amin’ny fitsoahana ny fonja no anankinanay ny fanadihadihana ataonay, fa ny momba ny kolikoly”, hoy izy. Tsy mahefa manao ny fanadihadina momba ny fitsoahana izany ny Bianco, fa ny lafiny kolikoly izay voalaza fa misy ao anatin’ny “Raharaha Houcine Arfa”. Tena misy tokoa ve ny kolikoly nahatonga an’i Houcine Arfa afa-nandositra, ary iza no nandray kolikoly tao anatin’izay ? Izay no fanadihadian’ny Bianco, mbola manao izany rizareo amin’izao.
Manampy ny Bianco amin’ny fanadihadiana ataony ny amin’ireo vaovao nilazan’i Houcine Arfa ny fanaovana kolikoly tamin’ny fitsoahany fonja. Tsy tokony hohadinoina ny amin’iny raharaha iny : misy ny fanenjehana ataon’ny borigady misahana ny heloka bevava momba ny fitsoahana ny fonja, izay raharaha hafa.
Mba hitadiavana sy hamoahana ary halalana ny tena marina no atao ? Fa ny fikarohana izay homelohina hamaranana ny rharaha ho vitavita tsy hitahita ho azy amin’izao …
R Nd
Madagascar – SMM Olona tokony mitsinjo ny mpitsara no hatao minisitra – Taratra 7 mars 2018
Nanano fanambarana ho an’ny mpanao gazety omaly ny sendikan’ny mpitsara malagasy (SMM) manoloana ny toe-draharaha mafampana, indrindra fa amin-dry zareo mpitsara. Nilaza ny SLL, tamin’ny alalan’ny filohany, Erinaivo Faniry, fa tokony olona mitsinjo marina ny tombotsoan’ny mpitsara no tendrena ministra. “Ny olona efa akaiky hisotro ronono, tsy mitsinjo ny tombotsoa iraisan’ny mpitsara. Ekenay ihany koa fa tokony hitovy avokoa ny mpitsara rehetra eo amin’ny fampanajana lalàna sy lafiny fanenjehana, saingytokony mba hajaina ny fepetra mifanaraka amin’nyizany”, hoy ny fanazavana.
Mitaky ny fanaovana fanadihadiana lalina momba ny “Raharaha Houcine Arfa” koa izy ireo ka tokony ho fanadihadiana mahaleo tena izany fa tsy ny ao amin’ny ministera ihany no hanao izany.
Ity resaka farany izay nilazan’ny avy amin’ny ministeran’ny fitsarana ka hita fa tsy marina ny filazan’i Houcine Arfa fa nandray volabe taminy izy. Ny Bianco anefa, etsy andaniny, vao hanao fanadihadiana ity ministra ity. Andrasana ny tohin’ny raharaha.
Yves S
Madagascar – Gidragidra manodidina ny minisitry ny Fitsarana – Express Madagascar du 6 mars 2013
Fitsikerana mikasika raharaha maizina maro no indray mitontona eo amin-dRamatoa minisitry ny Fitsarana. Azo an-tsaina fa miteraka fahasahiranana efa mila tsy ho omby tratra ny fiatrehana izany. Ny ao amin’ny governemanta koa samy rendrika amin’ny fitadiavana vahaolana na fikarohana fomba hanaovana amboletra toy ny tetika mitora-jofo ho fanakonana ny tena votoatin’ny volavolan-dalàna mifehy ny fifidianana izay atolotra ny Parlemanta roa tonta ho halalinin’izy ireo ao anatin’ny fotoana fohy. Noho izany, samy variana amin’izay mahasahirana azy ireo mpikambana ao amin’ny governemanta ka miady irery Ramatoa minisitra.
Maro amin’ny mpitazana moa no milaza fa raha izy no teo amin’ny toeran-dramatoa dia efa ela no nametra-pialana. Fa angaha izy ity moramora toy izany ? Niray hina, niara-dia nisitraka ny mamy dia hitsoaka an-daharana ve rehefa miseho ny sedra mangidy valin’ny fisitrahana ny matsiro ? Samy mandeha samy miaritra ! Ny fomba fanadiovany ny tenany dia nanambara moa ramatoa Minisitra fa hitory an’ilay « mpikarama an’ady vahiny » nanendrikendrika azy tamin’ny filazana fa nanome tsolotra no nafahan’izy io nitsoaka avy any am-ponja sy niporitsaka any am-pitan-dranomasina. Efa iray volana izay no nanaovan’ilay io izany fanosoram-potaka izany. Tsy mbola tafapetraka anefa ny fitoriana azy ary tsy fantatra koa ny tena marina mikasika ny fanadihadiana momba io raharaha io.
Mitohy hatrany anefa ny fandotoana ataon’io « jiolahy vahiny » nokaramain’ny Repoblika malagasy volabe io. Mpiasam-panjakana ao ambany fifehezan’io minisitra io ihany koa no nolotoiny. Nanadio tena irery ilay voampanga tamin’izany. Samy mandeha samy miharitra, samy miaro tena fa tsy misy mitsoaka an-dàlana. Ny minisitra koa moa tsy mbola naka fepetra mikasika an’ireo voaendrikendrika fa fepetra fampiantoana ny Procureur Général efa akaiky retirety no nataony. Asa izay nahamaika azy nandray an’izany fanapahan-kevitra izany. Tsy tena mazava anefa na ny antony na ny fomba nanaovany azy, araky ny tsikera ataon’ny Sendikan’ny Mpitsara. Samy mpikirakira lalàna, ka tsy mifandefitra amin’izay tratra manao tsirambina.
Isak’izay mitsako toa sendra ny taolana hatrany. Tsy azo ho lazaina anefa fa efa ela nitoratorahana ity minisitra ity. Taorian’iny raharaha Claudine Razaimamonjy iny no nanendrena azy io hisolo ny toeran’ilay ministra teo aloha izay diso nitsabaka loatra angamba tamin’ny fiarovana an’ilay olona nenjehin’ny Fitsarana. Mbola adin’ny samy mpahay lalàna ihany.
Léo Raz
