Madagascar: deux nouvelles arrestations dans l’affaire Houcine Arfa – RFI du 3 mars 2018

Houcine Arfa assure qu’il a reçu de l’aide de personnages hauts placés, dont celle de la ministre de la Justice, en échange de fortes sommes d’argent. Cependant, sur l’île, les deux arrestations de ces derniers jours suscitent déjà la controverse. C’est à la demande de la ministre de la Justice et de la procureure de la République que la brigade criminelle a procédé à ces arrestations. Sur les réseaux sociaux malgaches, les critiques fusent. « Il n’y a pas justice quand on est juge et partie », s’indignent de nombreux internautes.
En effet, même si la ministre de la Justice, la procureure de la République et le chef de la brigade criminelle ont été mis en cause par Houcine Arfa, ils restent en charge du dossier du Français et n’ont pas été auditionnés. Ces deux arrestations exaspèrent le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM). Les tribunaux de la Grande Île ont fermé leurs portes, vendredi après-midi, en signe de solidarité. « Ce sont des boucs émissaires », dénonce la présidente du SMM. « On réclame encore que la ministre, la procureure et les autres pénitenciers qui ont été mentionnés dans les déclarations d’Houcine et qui ont été mis en cause dans les signatures et les transferts des documents qui ont permis l’évasion, soient enquêtés et traduits devant la justice », ajoute Fanirisoa Ernaivo. D’après le SMM, les deux hommes sont poursuivis pour complicité d’évasion. Le juge d’instruction Haingo Ramiandrisoa a été remis en liberté conditionnelle, vendredi soir, et le secrétaire général du syndicat du personnel de l’Administration pénitentiaire, Diderot Cesar Realy, a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’Arivonimamo. En novembre 2017, la justice malgache avait condamné Houcine Arfa à trois ans de prison ferme pour extorsion de fonds et usurpation de fonction. Il est aussi poursuivi pour tentative de kidnapping, détention d’arme et de munitions et association de malfaiteurs. RFI/Volana Razafimanantsoa http://www.rfi.fr/afrique/20180303-madagascar-francais-houcine-arfa-arrestation-juge-instruction-secretaire-general-sy

Madagascar – Administration judiciaire: Du rififi chez les juges la gazette de la grande île du 3 mars 2018

L’actuel président de la République, ancien ministre des  Finances  et  du  Budget  d’un régime de  tous  les abus,  trafics et perversités, conscient du fait que «depuis bien trop longtemps, le peuple malgache a le sentiment de vivre dans un monde d’iniquité où les droits ne sont pas les mêmes pour tous »  lors  de  son investiture avait solennellement pris l’engagement de « réformer la Justice de l’Etat. La Justice devrait être accessible à tous et égales pour tous. Nous devrons lutter contre l’impunité et restaurer la confiance des Malgaches et des Etrangers dans notre Justice » disait-il ce  jour-là. En précisant avec détermination que « Des pratiques rénovées vont recréer la confiance dans les Institutions de notre pays pour que les investisseurs internationaux puissent venir investir à Madagascar sans crainte ni retenue… »

Une  telle priorisation  des objectifs du  système prouve clairement une xénophilie hautement intéressée qui,  sous le couvert des  soucis faussement  nationalistes, justifie ces honteux pillages de nos  richesses au  profits de partenaires prédateurs  étrangers. Et c’est  tant pis pour les  natifs de  ce pays. L’évasion  rocambolesque très spectaculaire  de Houcine Arfa, 53 ans, ex-conseiller du président de la République de Madagascar, deux mois après provoque toujours des  dégâts  collatéraux dans  tout le  système  judiciaire de Madagascar. Laetitia Bezaine dans une  dépêche  de  RFI daté du 25  janvier dernier rapporte que « Ses déclarations compromettantes ont fait l’effet d’une bombe dans un pays où la corruption gangrène toutes les strates de la société. La gêne et les réponses tardives des autorités n’ont fait qu’accroître la méfiance des Malgaches envers le pouvoir en place. » Pour finalement poser la question de  savoir «Comment ce fugitif est-il devenu l’homme qui fait trembler la République ? »

Est-ce pour répondre à l’ignorance de celle qui avait  révélé que  dans  cette  affaire « La ministre de la Justice en personne signe son autorisation de consultation médicale. Houcine Arfa profite de ce rendez-vous chez le médecin pour s’évader » ? Coup  sur  coup,  dans la foulée, un  décret abrogeant le décret n°2012-160 du 01 février 2012 portant nomination du Procureur Général près la Cour Suprême au cours  du conseil  de ministre du  27 février  dernier, a mis à l’écart un vieux routier  de l’administration judiciaire. En tenant  compte des indiscrétions sur le déroulement de  l’assemblée du  Conseil Supérieur de la Magistrature, la dame n’était pas  épargnée par les multiples accusations de corruption de Houcine « à l’encontre de plusieurs hauts responsables malgaches dont la ministre de la Justice. » Au cours des  débats  très houleux  au  sein du Conseil  Supérieur de la Magistrature vendredi  dernier,  suite à une interpellation  du  syndicat des Magistrats, la ministre de la  Justice citée nommément (à tort et à travers peut-être) par Houcine Arfa a vu rouge et n’a pas  caché sa  colère. Ranary  Robertson, haut  fonctionnaire prestigieux, remercié sans ménagement et dans l’irrespect le plus  total des prescriptions légales sur le corps  de la  magistrature, fera les frais de la démarche des  syndicalistes. Le Directeur Général  de l’Administration Pénitentiaire prendra aussi la porte  de  sortie. Mais voilà que comme pour jeter  de l’huile sur le  feu des  contestations syndicalistes très radicales ces  derniers temps, sur « ordre  de poursuite » émanant du ministère, un juge a été conduit par  des policiers pour être  entendu par ses pairs à  Ambatolampy. Alors qu’il est de  notoriété publique que  certains magistrats  réputés pourris semblent ne jamais être inquiétés…Irrités par  cette  forme sélective de gérer une impunité flagrante en  faveur de  quelques juges, l’ensemble  de la  corporation, l’opinion  et même  les  observateurs ne  cachent plus leur  méfiance à l’endroit de la ministre  de la Justice à la veille de partir  à la retraite. Quoi qu’on  dise en  faveur  des  uns ou  des  autres, il  faut  reconnaître  que les  récents  scandales éclaboussant l’exécutif ont provoqué des retombées pas  très honorables sur  tout le  système  judiciaire de Madagascar. Certaines  mesures disciplinaires adoptées par la hiérarchie n’ont  fait  qu’aggraver le climat  sociopolitique  déjà  suffisamment  tendu par les effervescences de la proximité de l’élection présidentielle prévue pour  cette  année …

Noël Razafilahy

Lien avec le dossier de Solo : Le Procureur général près de la Cour Suprême a fait requête pour PIL

Affaire Houcine ARFA : un magistrat (Haingo RAMIANDRISOA) arrêté l’expressmada du 3 mars 2018

Un juge d’instruction et un chef de service auprès du ministère de la Justice ont été arrêtés suite à une enquête administrative pré-disciplinaire sur l’affaire d’évasion. Le Syndicat des magistrats de Madagascar ont fermé tous les tribunaux à partir d’hier à midi. L’affaire Houcine Arfa connaît un nouveau rebondissement. Un juge d’instruction, un éducateur spécialisé de l’administration pénitentiaire en service au ministère de la Justice et un chauffeur de taxi ont été emmenés à Ambatolampy pour instruction. Ils sont suspectés d’avoir facilité l’évasion du Franco-algérien Houcine Arfa Yeres. Ces arrestations sont le résultat des enquêtes administratives pré-disciplinaires menées par le Bureau de coordination du contrôle des juridictions et des établissements pénitentiaires (BCCJEP). « Nous prenons nos responsabilités dès que des cas portent atteinte à la Justice et à l’administration pénitentiaire », souligne Solofo Razafin­drakoto, directeur de la Promotion de l’intégrité au sein du ministère de la Justice. Ainsi, le BCCJEP affirme avoir enquêté toutes les personnes citées par Houcine Arfa. « Nous avons entendu la ministre de la Justice et son directeur de Cabinet, la procureure de la République, le doyen des juges d’instruction, les chefs d’établissement pénitentiaires, le directeur général de l’Administration pénitentiaire, les agents d’escorte, les syndicalistes ainsi que plusieurs autres personnes », continue Solofo Razafindrakoto. Suite à la réquisition auprès d’opérateurs, les limiers de la Direction de la promotion de l’intégrité (DPI) ont relevé les échanges téléphoniques effectuées et reçues par l’un des agents d’escorte qui a accompagné Houcine Arfa lors des contrôles médicaux. Ils ont ainsi découvert que l’agent d’escorte a eu un contact téléphonique fréquent avec le juge d’instruction et l’éducateur spécia­lisé en service au ministère de la Justice du 25 au 29 décembre. Le SMM en grève « Nous avons envoyé les résultats de l’enquête au Parquet. En tant que fonctionnaire, le juge d’instruction est poursuivi pour violation du code de déontologie. L’éducateur spécialisé quant à lui est coupable de violations du code de conduite », explique Miadantsoa Ramalanjaona, Coordinatrice générale du contrôle des juridictions et des établissements pénitentiaires. Suite à l’arrestation du juge d’instruction, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) a réagi. Dans sa page facebook, l’on a pu lire que « Tous les tribunaux à travers Madagascar ferment leurs portes ce vendredi 2 mars. Il s’agit, selon les explications, d’un acte de solidarité envers un juge d’instruction qui vient d’être arrêté, avec quatre autres personnes, dans le cadre de l’affaire Houcine Arfa ». Aux dernières nouvelles, le juge d’instruction a obtenu une liberté provisoire. L’éducateur spécialisé de l’administration pénitentiaire a été placé sous mandat de dépôt. Andry Rialintsalama http://bit.ly/2oGVkCn

Affaire Houcine Arfa : Liberté provisoire pour le juge d’instruction (Haingo RAMIANDRISOA) poursuivi sur ordre du Procureur général midi-madagasikara du 3 mars 2018

Une délégation du Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) s’est rendue à Ambatolampy hier par solidarité envers leur collègue qui a finalement bénéficié d’une liberté provisoire Le torchon brûle entre la ministre de la Justice, Rasolo Elise Alexandrine et le SMM. Ce dernier a publié hier un communiqué annonçant la fermeture de tous les tribunaux, chambres et juridictions sur toute l’étendue du territoire à compter du vendredi 2 mars et ce, jusqu’à nouvel ordre. Une décision prise suite à l’arrestation d’un de leurs collègues, soupçonné d’être impliqué dans l’évasion d’Houcine Arfa. De source judiciaire, l’ordre de poursuite émane du nouveau Procureur Général près la Cour d’Appel (PGCA) d’Antananarivo Charles Andriamiseza. Une arrestation considérée comme une « injustice » dans les rangs des magistrats qui ont décidé, à travers le SMM, de procéder à la fermeture des tribunaux pour manifester leur solidarité envers leur collègue victime d’un « tsindrihazolena »(oppression). Complicité. Durant une conférence de presse tenue hier à Faravohitra, le Directeur du Bureau de Coordination du Contrôle des Juridictions et des Etablissements Pénitentiaires, Razafindrakoto Solohery a confirmé l’arrestation du Juge d’instruction responsable du dossier Houcine Arfa. Ce magistrat a été arrêté dans la soirée de jeudi en son domicile à Manjakaray par des éléments de la Brigade criminelle. Le patron du BCCJEP a affirmé que la Direction de la Promotion de l’Intégrité et la Direction de l’Inspection Pénitentiaire au niveau du ministère de la Justice a décidé d’ouvrir une enquête suite aux remous causés par les révélations faites par Houcine Arfa. « Les résultats de l’enquête confirment qu’il y a bien eu complicité dans l’évasion du prisonnier », a-t-il mentionné. Et de laisser entendre au passage que les enquêteurs disposent de preuves contre les six personnes impliquées dans cette affaire, à savoir, le juge d’instruction, trois agents pénitentiaires, un médecin et un infirmier. Appels téléphoniques. « Les recherches sur leurs téléphones suite à une réquisition effectuée auprès des opérateurs mobiles confirme qu’il y a eu de nombreuses conversations téléphoniques entre ce juge d’instruction et un agent pénitentiaire le 25, 26 et le 28 décembre, le jour de l’évasion d’Houcine Arfa ». Enfonçant le clou, Razafindrakoto Solohery d’ajouter que du 25 au 29 décembre, « il y a eu un contact téléphonique permanent entre l’un des agents pénitentiaires qui s’est porté volontaire pour accompagner Houcine Arfa lors de ses sorties médicales, le juge d’instruction, un éducateur spécialisé de l’Administration pénitentiaire en poste au ministère de la Justice, ainsi que les deux agents d’escorte qui étaient aux côtés du prisonnier au moment où il a pris la fuite ». Il s’agirait d’une dizaine d’appels téléphoniques avant, pendant et après l’évasion. Quant au prétendu braquage qui aurait favorisé la fuite d’Houcine Arfa, le Directeur du Bureau de Coordination du Contrôle des Juridictions et des Etablissements Pénitentiaires affirme qu’il n’y a jamais eu d’attaque. Selon ses dires, le chauffeur de taxi aurait avoué qu’il avait été payé pour conduire le prisonnier et les agents d’escorte depuis Ilafy jusqu’à Ampandrianomby et ensuite pour mentir aux enquêteurs qu’ils ont été victimes d’une attaque. Grève générale. En tout cas, le bras de fer continue entre le ministère de la Justice et le Syndicat des Magistrats de Madagascar qui dénonce « une arrestation arbitraire, contraire à la procédure légale ». Hier, en début d’après-midi, une délégation de magistrats dirigée par Fanirisoa Ernaivo s’est rendue à à Ambatolampy où leur collègue a été auditionné. Le SMM menace même d’appeler à la grève générale à partir de lundi. Selon les explications du Directeur du BCCJEP, les investigations menées jusqu’ici n’ont révélé aucun élément de preuve permettant d’incriminer la ministre de la Justice, Rasolo Elise Alexandrine, son Directeur de Cabinet et la Procureure de la République Razafimelisoa Odette Balsama accusés par Houcine Arfa d’avoir touché des pots-de-vin. Accusation considérée par la Garde des Sceaux comme une manœuvre visant à semer la zizanie au sein du corps de la magistrature et à ternir l’image de la Justice malgache. Bon nombre d’observateurs estiment que la lutte contre la corruption menée par le SMM dans le milieu de la Justice ne devrait pas pour autant, prendre en otage les justiciables. Davis R http://www.midi-madagasikara.mg/a-la-une/2018/03/03/affaire-houcine-arfa-liberte-provisoire-pour-le-juge-dinstruction-poursuivi-sur-ordre-du-procureur-general/   Liens avec le dossier de Solo
  • le juge d’instruction Haingo RAMIANDRISOA a instruit le dossier de Solo.
 

Madagascar – Sept suspects inquiétés dans l’évasion d’Houcine Arfa – Madagascar tribune du 3 mars 2018

Nouveau rebondissement dans l’affaire Houcine Arfa après qu’un enregistrement de conversation entre lui et le directeur de la prison de Tsiafahy ait été diffusé sur les réseaux sociaux. Enregistrement qui par ailleurs n’a pas encore été authentifié à ce jour. Sept personnes seraient maintenant inquiétées voire suspectées d’avoir aidé à l’évasion d’Houcine Arfa de cette prison. Agents pénitentiaires, juges, mais également médecin, infirmière et chauffeur de taxi composeraient la liste selon les informations émanant du ministère de la Justice qui a tenu une conférence de presse hier. Dans la journée d’hier également, le juge d’instruction Haingo Ramiandrisoa, chargé du dossier Houcine Arfa, a été placé sous mandat de dépôt et transféré au parquet d’Ambatolampy. Ce dernier aurait été arrêté dans la soirée de jeudi. Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) est une fois de plus intervenu, signalant que l’arrestation de ce juge d’instruction fait fi de la loi et de son statut de magistrat et est donc tout à fait illégale. Tout d’abord parce qu’une arrestation ne peut se faire qu’en plein jour et ensuite car l’arrestation d’un magistrat devrait d’abord passer par plusieurs étapes avec à la clé une lettre du procureur général de la Cour d’Appel autorisant son arrestation. Aucune procédure n’aurait été suivie selon le SMM. Des représentants du SMM se sont alors déplacés à Ambatolampy pour s’enquérir de l’affaire et le Tribunal de première instance (TPI) d’Ambatolampy a accordé une liberté provisoire au juge Ramiandrisoa. Le secrétaire général du syndicat des pénitenciers, Cesar Diderot, aurait quant à lui été placé sous mandat de dépôt à la prison d’Arivonimamo. Après un certain mutisme dans cette affaire, les arrestations et les limogeages se multiplient d’un coup. Les enquêtes seraient en cours concernant tous ceux qui auraient permis cette évasion rocambolesque d’Houcine Arfa. Ce dernier bien loin du pays, vient de déposer une plainte, auprès du tribunal de Grande Instance de Paris, contre des hauts responsables malgaches dont la ministre de la justice. Ce désormais célèbre évadé, Houcine Arfa a été condamné à trois ans de prison ferme par la Justice malgache pour extorsion de fonds et usurpation de fonction. Il est aussi poursuivi pour tentative de kidnapping, détention d’armes et de munitions et association de malfaiteurs. L’imbroglio judiciaire dans cette affaire est encore bien loin de s’achever.

Affaire Houcine Arfa Un magistrat (Haingo RAMIANDRISOA) arrêté, le Smm révolté la vérité du 3 mars 2018

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le corps des magistrats. Le juge d’instruction Haingo Ramiandrisoa a été interpellé par des agents armés des forces de l’ordre à son domicile à Manjakaray dans la soirée d’avant – hier. 

Complicité d’évasion, tel serait le motif de l’arrestation de ce juge d’instruction. En charge du dossier Houcine Arfa, ce juge a été amené au tribunal de première instance d’Ambatolampy en vue d’un déferrement. Pourtant, au moment de notre rédaction, vers 19 heures, l’interrogatoire venait juste de démarrer. Suite à cette arrestation, le Syndicat des magistrats de Madagascar a été le premier à réagir. « Jusqu’à maintenant, les dossiers à charge ne sont pas encore complets. Dans ce cas,  il s’agit d’une détention arbitraire voire une séquestration », déplore Fanirisoa Ernaivo, présidente du Smm. Elle dénonce une illégalité dans la procédure d’arrestation de son homologue. Plusieurs étapes auraient été ignorées dont la convocation du magistrat inquiété par le magistrat du grade le plus élevé nécessaire dans le cas actuel. En signe de solidarité, les tribunaux de Madagascar ont fermé depuis hier selon toujours le syndicat. Des représentants du Smm ont également fait le déplacement jusqu’à Ambatolampy.

Dans la matinée d’hier, les membres du Bureau de Coordination du Contrôle des Juridictions et des Etablissements pénitentiaires au sein du ministère de la justice sont montés au créneau pour révéler les avancées de l’enquête relative à cette affaire Houcine Arfa. Razafindrakoto Solohery, directeur de la promotion de l’intégrité au sein dudit bureau, soutient que toutes les personnes citées par Houcine Arfa auraient fait l’objet d’une enquête dont les directeurs des prisons de Tsiafahy et d’Antanimora et la ministre de la Justice entre autres.  Il confie également qu’ « un médecin, un magistrat, un chauffeur de taxi, trois agents pénitentiaires, et un infirmier y sont directement impliqués ». Outre le magistrat, d’autres complices au sein de l’administration pénitentiaire ont également été interpellés hier.

Détails intrigants

Plusieurs détails intriguent et suscitent des interrogations dans le cadre de cette affaire Houcine Arfa. En premier lieu, les conversations téléphoniques entre les suspects auraient suffit comme preuves de leur implication. Ensuite, après les révélations d’Houcine Arfa, les autorités étatiques dont le ministre de la Justice n’ont cessé de marteler qu’il s’agit de « la parole d’un évadé contre la Justice malgache ». Pourtant, c’est la Justice elle – même qui se conforme à ces paroles en suivant à la lettre toutes les accusations d’Houcine Arfa. En revanche, les personnes citées par l’évadé de 53 ans comme ayant bénéficié de pot- de-vin faramineux n’ont jusqu’ici pas été inquiétées. Interrogé sur le sujet, Paolo Solonavalona Raholinarivo, administrateur civile affirme que « nous sommes dans un Etat de droit et  nul ne doit être au- dessus de la loi. En revanche, il ne devrait y avoir deux poids, deux mesures dans l’exécution d’une procédure et  celle – ci ne doit en aucun cas être sélective ». Au nom de cette égalité devant la loi, il roule pour que le traitement de toutes les personnes suspectées ou impliquées dans cette affaire soit identique. Il s’interroge également sur l’acte de poursuite étant donné que les interpellations n’ont lieu que deux mois voire plus après l’évasion.

 Sandra R.

http://www.laverite.mg/politique/item/5758-affaire-houcine-arfa-un-magistrat-arr%C3%AAt%C3%A9,-le-smm-r%C3%A9volt%C3%A9.html

Madagascar corruption – Ampamoaka kolikoly misavorovoro ny tontoli’ny fitsarana Tia tanindrazana 2 mars 2018

Niteraka fifanolanana sy fifanenjehana eo amin’ny lehiben’ny Fonjan’i Tsiafahy, Zafilahy Vonjy Stéphanson sy i Patrick Raharimanana ny nanapariahan’ity farany ny horonam-peo nataon’i Houcine Arfa sy ny olona akaiky azy milaza, fa nandoa 4 tapitrisa ariary tamin’ny lehiben’ny fonja izy.

Nitory an’i Patrick Raharimanana ity tompon’andraikitra ity noho ny fanaparitahana izany tamin’ny tambajotra fesiboky. Tsy marina izany ary be dia be ny porofo azonay hoentina hanamarinana ny maha diso azy. Narahina horonam-peo io, ary hitanay fa “montage” tanteraka satria ny feo tsy feoko, be dia be ny zavatra ao anatiny, izay tsy izy, hoy io tompon’andraikitra io. Nitory an’i Patrick Raharimanana ny tenany, ary efa any amin’ny Fitsarana ambaratonga voalohany izany. Nangataka ny hanaovana fanadihadiana lalina na “expertise”, ary nanizingizina fa “Montage” na feo sy horonam-peo natambatambatra ilay naparitaka. Tsy niandry ela ny valin-kafatr’i Patrick Raharimanana tao amin’ny tampajotra fesiboky, fa namoaka sary maromaro mikasika ny fitsidihan’ny vadin’i Houcine Arfa tao am-ponja. Nambarany fa heno amin’ny horonam-peo ny tsy hifampiresahana ao amin’ny “parloire” na ny toerana voatokana hifampiresahina amin’ny voafonja fa eo an-tokontany. Nisy ny sary maneho fa navoaka teo an-tokotany i Houcine Arfa. “Voahaja ve ny lalàna mifehy ny famangiana gadra raha ao an-tokotanin’ny fonja no hihaona fa tsy any amin’ny toerana natokana amin’izany ?”, hoy i Patrick Raharimanana. Nisy ny famindrana an’i Houcine Arfa ho any Antanimora, raha ny taratasy nataon’ity lehiben’ny fonja ity araka ny baiko an-telefaonina. Ara-dalàna ve izany ? Ary na nobaikon’ny lehibenao ve ianao, dia ekenao ny handray baiko tsy ara-dalàna ? Raha tsy nafindranao tany Antanimora tamin’ny fomba tsy ara-dalàna izy dia ataoko fa tsy afaka nandositra, ka tsy ianao ve izany no voalohany tompon’andraikitra amin’ny fandosiran’i Houcine Arfa ?”, hoy hatrany izy. Andrasana izay mety ho valin-kafatry ny lehiben’ny fonja na koa fanapahan-kevitra mety hivoaka naterak’ity ampamoaka vaovao ity. Re ihany koa fa hihaona amin’ny mpanao gazety amin’ity anio ity Ramatoa minisitry ny fitsarana ka inoana fa tsy maintsy ho voaresaka ao ny raharaha Houcine Arfa sy ny antony nanesorana tompon’andraikitra ambony 4 teo anivon’ny fitsarana , izay hita fa misavorovoro sy manomboka mizarazara.

Toky R

Resaky ny mpitsimpona akotry : Gidragidra manodidina ny Fitsarana

Fitsikerana mikasika raharaha maizina maro no indray mitontona eo amin-dRamatoa minisitry ny Fitsarana. Azo an’tsaina fa miteraka fahasahiranana efa mila tsy ho omby tratra ny fiatrehana izany. Ny ao amin’ny governemanta koa samy rendrika amin’ny fitadiavana vahaolana a fikarohana fomba hanaovana amboletra toy ny tetika mitora-jofo ho fanokanana ny tena votoatin’ny volavolan-dalàna mifehy ny fifidianana izay atolotra ny Parlemanta roa tonta ho halalinin’izy ireo ao anatin’ny fotoana fohy. Noho izany, samy variana amin’izay mahasahirana azy ireo mpikambana ao amin’ny governemanta ka miady irery Ramatoa minisitra. Maro amin’ny mpitazana moa no milaza fa raha izy no teo amin’ny toeran-dramatoa dia efa ela no nametra-pialana. Fa angaha izy ity moramora toy izany? Niray hina, naira-dia nisitraka ny mamy dia hitsoaka an-daharana ve rehefa miseho ny sedra mangidy valin’ny fisitrahana ny matsiro? Samy mandeha samy miaritra! Ny fomba fanadiovany ny tenany dia nanambara moa ramatoa Minisitra fa history a’ilay”mpikarama an’ady vahiny” nanendrikendrika azy tamin’ny filazana fa nanome tsolotra no nahafan’izy io nitsoaka avy any am-ponja sy niporitsaka any am-pitan-dranomasina. Efa iray volana izay no nanaovan’ilay io izany fanosoram-potaka izany. Tsy mbola tafapetraka anefa ny fitoriana azy ary tsy fantatra koa ny tena marina mikasika ny fanadihadiana momba io raharaha io. Mitohy hatrany anefa ny fandotoana ataon’io “jiolahy vahiny” nokaramain’ny Repoblika Malagasy volabe io. Mpiasam-panjakana ao ambany fifehezan’io minisitra io ihany koa no nolotoiny. Nanadio tena irery ilay voampanga tamin’izany. Samy mandeha samy miharitra, samy miaro tena fa tsy misy mitsoaka an-dàlana. Ny minisitra koa moa tsy mbla naka fepetra mikasika an’ireo voaendrikendrika fa fepetra fampiantoana ny Procureur Général efa akaiky retirety no nataony. Asa izay nahamaika azy nandray an’izany fanapahan-kevitra izany. Tsy tena mazava anefa na ny antony na ny fomba nanaovany azy, araky ny tsikera ataon’ny Sendikan’ny Mpitsara. Samy mpikirakira lalàna, ka tsy mifandefitra amin’izay tratra manao tsirambina. Isak’izay mitsako toa sendra ny taolana hatrany. Tsy azo ho lazaina anefa fa efa ela nitoratorahana iy minisitra ity. Taorian’iny raharaha Claudine Razaimamonjy nitsabaka loatra angamba tamin’ny fiarovana an’ilay olona nenjehin’ny Fitsarana. Mbola adin’ny samy  mahay lalàna ihany. Léo Raz

Affaire Houcine ARFA – Communiqué de presse du Ministère de la justice du 2 mars 2018

A la suite des différentes dénonciations dont ont fait l’objet des responsables et des personnes travaillant au sein du Ministère de la Justice et des juridictions dans le cadre de l’affaire ARFA, le Bureau de Coordination et de Contrôle des Juridictions et des Etablissements Pénitentiaires, conformément à ses attributions, a mené une enquête aboutissant à des résultats inquiétant deux personnes.  Les dossiers ont été transmis aux autorités compétentes aux fins de poursuites. Etant donné que les personnes concernées – un magistrat et un cadre de l’Administration pénitentiaire – bénéficient d’un statut particulier prévu par les articles 511 et suivants du Code de procédure pénale, des procédures spécifiques doivent être suivies concernant l’instruction de l’affaire. Pour le cas du magistrat poursuivi, une autorisation de poursuite a été délivrée par le Procureur Général près la Cour d’Appel d’Antananarivo et le concerné a été emmené auprès du Tribunal de Première Instance d’Ambatolampy pour la suite de la procédure. A cet effet, un magistrat plus gradé que lui sera chargé de son enquête. En ce qui concerne le cadre de l’Administration pénitentiaire, il a été poursuivi après avis de l’administration pénitentiaire et à la suite de l’autorisation du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Il a été auditionné par la Brigade Criminelle d’Anosy puis déféré devant le Parquet du Tribunal de première instance d’Antananarivo. Le Ministère de la Justice a tenu à ce que l’ensemble des procédures soit respecté pour garantir les droits des personnes citées. Le Ministère de la Justice réaffirme également son attachement au respect des principes de la présomption d’innocence d’une part et du secret de l’instruction d’autre part. Actuellement, l’affaire est transmise aux juridictions qui accompliront leur fonction en toute indépendance et impartialité. Antananarivo, le 02 mars 2018 MINISTERE DE LA JUSTICE COMMUNIQUE DE PRESSE