L’un des chauffeurs qualifie son interlocutrice de « pétasse »

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    S’il s’était agi d’un receveur de bus et d’une maraichère, la conversation aurait été en langue malgache, mais là ça se passe dans la langue de Molière (l’histoire ne précise pas si les voitures parlaient entre elles dans la langue de Goethe, mais ça n’aurait sans doute pas changé grand chose quant au niveau d’incompréhension). Iharizaka est en pétard, il qualifie son interlocutrice de « pétasse ». Vous interprétez cela comme vous voulez, mais je vous recopie les définitions de mon dictionnaire :

    1. (Populaire) (Vieilli) Prostituée, ou femme facile.
    2. (Sens moderne) (Populaire) (Péjoratif) Fille d’un mauvais genre, vulgaire.
    3. (Sens moderne) (Populaire) (Péjoratif) Femme prétentieuse.
    • Hier, donc c’étaient les soldes. Donc en bonne pétasse parisienne que je suis, je suis donc allée à Hausmann, avant le taf, à 9 heures récupérer mes fringues mises de côté avant les soldes grâce à ma carte de super pétasse parisienne. — (site www .mhcestmoi.com, 2008)
    • […]  ; ils parlent fort, écoutent de la musique de sauvage et ont un humour fort particulier, surtout pour les pétasses de bourges ! s’amusa-t-il.
      — C’est moi la pétasse de bourge ?
      — Toi et les filles de ton milieu : ils ne t’appréciaient pas beaucoup non plus. Il faut dire que la seule fois où tu as tenté de passer une soirée avec nous, tu t’es comportée de façon tellement hautaine, supérieure et arrogante, qu’ils t’ont vite cataloguée : on a dû partir pour éviter que la soirée ne dégénère.
       — (Nathalie Faure Lombardot, Amnésie, BoD, 2010, p. 151)

    Voilà donc un magistrat, ayant étudié le Droit, chargé de l’appliquer, et comme l’ont fait remarquer plusieurs internautes sur Facebook, est membre de l’Association des jeunes malagasy pour la protection des Droits de l’homme, mais qui en arrive à venir aux mains pour une dispute de parking.

    Comment croire qu’une personne incapable de se maîtriser ainsi puisse appliquer le principe de sérénité qui est fondamental à l’exercice de la justice ? De plus, alors que c’est la dame qui avait bloqué la place de parking, elle s’est permis de répondre ainsi aux reproches effectués par M. Rahaingoson : « même si tu es en colère, qu’est-ce ce que tu peux faire ? ». Cette arrogance en situation de tort résulte-t-elle d’une question d’éducation, ou bien du sentiment de toute-puissance et d’impunité dû à son statut ?