Dangereux criminel pour les uns, victime d’un complot au sommet de l’Etat pour les autres. Une affaire digne d’un roman d’espionnage. Avec un mystérieux «consultant», une prétendue tentative de coup d’Etat, des valises d’argent liquide, des accusations de torture, une invraisemblable évasion et un imbroglio diplomatique. Un vrai scénario de cinéma. En attendant, «l’affaire Houcine Arfa» ne fait pas rire du tout les autorités malgaches, accusées d’avoir délibérément facilité l’évasion de ce Français considéré comme «l’ennemi public numéro un» et détenu depuis six mois dans les geôles du pays.
L’exemplarité des magistrats dans leur comportement et dans l’exercice de leur fonction a, par ailleurs, été soulevée par le juge Randrianantenaina. Un autre impératif pour reconquérir la confiance des justiciables, qui s’est grandement effrité l’année passée.
La justice française a indiqué aux autorités malgaches qu’elle donnait suite au mandat d’arrêt international émis le 4 janvier envers Houcine Arfa. Et à Madagascar, le Français Houcine Arfa, ancien proche de la présidence malgache, affirme avoir versé 70 000 euros à la ministre de la Justice et 30 000 au procureur pour son évasion.