L’action civile et l’identification des victimes de l’abus des biens sociaux d’après le livre “Droit pénal spécial et des affaires”

D’après la Cour de cassation, la seule victime de l’abus de biens sociaux est la société elle-même et non l’associé, RANARISON Tsilavo

 575. . La question de l’action civile constitue, la encore, un problème purement procédural, mais celui-ci domine également le contentieux de l’abus de biens sociaux. La Cour de cassation affirme très clairement que la seule victime de l’abus de biens sociaux est la société elle-même : autrement dit, aucune constitution de partie civile, hormis celle de la société dépouillée, n’est recevable. Bien entendu, ce sont soit les dirigeants sociaux qui agiront au nom de la société lésée, soit les actionnaires (c’est l’action ut singuli : celle effectuée au nom et pour le compte de la société par les actionnaires, notamment lorsque les dirigeants n’exercent pas l’action ut universi , au nom de la société elle­-même qu’ils représentent). D’après la jurisprudence, les deux actions peuvent être exercées en même temps. L’action civile est a lors exercée au nom de la société victime et les réparations seront allouées a la société elle-même, non individuellement aux actionnaires. Ainsi ni les dirigeants, ni les actionnaires et associes, ne pourront demander des dommages-intérêts en raison de la perte de valeurs de leurs actions, ou d’autres préjudices qu’ils prétendraient avoir subis personnellement. Et toute autre action civile est également impossible, celle des créanciers sociaux comme celle des syndicats qui argueraient d’un prétendu préjudice collectif de la profession , ou encore celles des salariés. L’action civile et l’identification des victimes de l’abus des biens sociaux d’après le livre “Droit pénal spécial et des affaires” -page 415
 

les réparations seront allouées a la société elle-même, non individuellement aux actionnaires, à Madagascar, les juges du fond ont attribué 428.492 euros sans aucune motivation à RANARISON Tsilavo, l’associé plaignant d’abus de biens sociaux

Le jugement rendu par RAMBELO Volatsinana du tribunal correctionnel d’Antananarivo sans motivation, le 15 décembre 2015
L’arrêt rendu par la Cour d’appel d’Antananarivo présidé par RANDRIARIMALALA Herinavalona du 13 mai 2016
   

Donc RANARISON Tsilavo, gérant fondateur CEO NEXTHOPE Madagascar, propriétaire des 20 % des parts de la société CONNECTIC a perçu 428.492 euros d’intérêts civils à titre personnel

 

Le montant global des virements supposés sans contrepartie s’élèvent à 1.041.060 euros : comment les juges du fond ont calculé les 428.492 euros d’intérêts civils pour RANARISON Tsilavo qui ne détient que 20 %  des parts ?

Alors que la règle veut que ” Réparation d’un abus de biens sociaux : tout le préjudice mais rien que le préjudice !”

https://www.efl.fr/actualites/affaires/societes/details.html?ref=ui-612ef938-cb84-431b-aebb-9c21daab201a

L’action civile et l’identification des victimes de l’abus des biens sociaux d’après le livre “Droit pénal spécial et des affaires”

   

Fanokafana ny taom-pitsarana Tokony ho tazana eo anivon’ny fitsarana ny fisandratana -Triatra 27 janvier 2018

« Mila taratra eo anivon’ny fitsarana malagasy ny Fisandratana » io no fijery nozarain’ ny Filoham-pirenena omaly tetsy amin’ ny lapan’ny fitsarana Anosy, nandritra ny fanokafana tamin’ ny fomba ofisialin’ ny fotoam-pitsarana ho an’ny taona 2018, izay niara-dalana amin’ ny fianianana izay notanterahin’ny filohan’ny fitsarana fandravana teo anivon’ny fitsarana an-tampony, Raketamanga Odette Clementine, sy ny tonia mpampanoa lalàna ambony eo anivon’ny fitsarana fampakarana eto Antananarivo, Andriamiseza Charles. Tsiahivina hatrany fa talohan’ izao fanendrana izao dia filohan’ ny filankevitry ny fitsarana fandravana tetsy Anosy i Raketamanga Odette Clementine, ankilany kosa i Charles Andriamiseza, dia minisitry ny Fitsarana sady mpitahiry ny fitombokasem-panjakana alohan’izao fanendrena azy izao. Anisan’ ny fianianana izay nataon’ireo mpitsara ambony ireto ny hitandro tahaka ny anakandriamaso ny adidy sy ny asa izay ankinina amin’ izy ireo manaraka ny lalàna velona izay misy eto amin’ ny repoblikan’ i Madagasikara, eo ihany koa ny fitadiavana ny marina, izany dia ao anatin’ny fanjana ny tsiambarantelon’ny fampanoavana. Nambaran’ny filoham-pirenena Hery Rajaonarimampianina fa ny andro omaly dia mampatsiahy ny fandraisana andraikitra goavan’ny fitsarana, ary indrindra ny mpitsara. Notsipihin’ny Filoha tamin’ izany ny fanajana ny fototra ny fitsipiky ny fototry ny asa ny mpitsara. Ny fitsarana rahateo hoy ny filoham-pirenena dia andrin’ny fampanajana ny tany tan-dalàna sy ny fiandrianam-pirenena. Noho izany dia nilaza ny filoha fa « tena ilaina ny fampiharana ny lalàna misy eto amin’ ny tany sy ny firenena, ary tokony hajain’ny olom-pirenena tsirairay izany, mba ahafahana tonga any amin’ ny fitoniana sosialy maharitra, ary indrindra ny fanarenana ny asan’ny mpitsara sy ny fitsarana malagasy. Ny mpitsara dia tompon’andraikitra ary fitaratra eo anivon’ny fiarahamonina . Izany dia mendrika sy mitaky fahaiza-manao mba haha toteny ny mpitsara eo imason’ ny vahoaka » hoy hatrany ny Filoha Hery Rajaonarimampianina. Noho izany ny mpitsara dia tokony hametaka ny heriny sy ny fomba fijerina amin’ny fisandratana, izany dia ahafahana mamarana ny fahantrana sy ny endrika tsy fitoviana sy ny tsy fandriam-pahalemana eto amin’ ny firenena. Taorian’ny fahavitan’ny fianianana, dia niroso avy hatrany tamin’ny fametrahana amin’ ny fomba ofisialy ny fametrahana an’i Raketamanga Odette teo amin’ ny toerany, ho an’ ny tonia mpampanoa lalàna ambony kosa izany hoe Charles Andriamiseza, dia hotanterahina amin’ ny fotoana manaraka ny fametrahana azy amin’ ny toerany. Ny lanonam-pitsarana kosa no natrehan’ireo olona ambony teto amin’ny firenena, dia teo ny praiminisitra Mahafaly Solonandrasana Olivier, ny minisitry ny Fitsarana, ary ireo fianakaviamben’ny fitsarana manerana an’i Madagasikara. Iratra Raitra

La magistrature malgache rappelée à l’ordre – lexpressmada.com du 27 janvier 2018

Le premier président de la Cour suprême rappelle aux magistrats l’obligation de réserve. Un devoir qui semble en conflit avec les libertés garanties par le droit syndical. Obligation de réserve. Le discours de Modeste Randrianante­naina, premier président de la Cour suprême, a sonné comme un rappel à l’ordre, en particulier à l’endroit des magistrats. Durant son allocution à l’occasion de la cérémonie pour marquer la rentrée judiciaire, au siège de la Cour suprême Anosy hier, le numéro un de cette instance juridictionnelle a mis l’accent sur l’obligation de réserve à laquelle doivent se soumettre tous les magistrats. « Permettez-moi de rappeler que les magistrats, les greffiers, tous ceux qui travaillent au sein du ministère de la Justice, en particulier les magistrats, sont tenus de respecter la déontologie, surtout l’obligation de réserve. (…) Certains pourraient m’en vouloir de tenir pareil discours, mais si je ne le fais pas, qui le fera ? », a déclaré le premier président de la Cour suprême. Le juge Modeste Ran­dria­nantenaina a ajouté que « le non-respect de l’obligation de réserve commence à prendre de l’ampleur. C’est cependant ce qui fait qu’on est magistrat. C’est en respectant ce devoir qu’il y aura un respect mutuel au sein du corps. Mais surtout, c’est en respectant l’obligation de réserve que les justiciables nous respecteront ». Pour le premier président de la Cour suprême, de cette réserve du magistrat, notamment, dépend la bonne marche, et même la crédibilité du système judiciaire. « Le système judiciaire ne fonctionnerait pas correctement, et ne serait pas respecté par les justiciables s’ils constatent qu’entre nous, il y a des discordes », a indiqué le numéro un de la Cour suprême. Sur cette ligne, Hery Rajaonarimampianina, président de la République, a lui aussi souligné la nécessité du respect des règles déontologiques. Affirmant que l’année 2017 a été particulièrement éprouvante pour le monde judiciaire et les magistrats spécialement, le locataire d’Iavoloha, dans son discours, a mis en exergue l’importance du « secret de l’instruction ». Droit syndical Aucun nom, ni fait n’a été cité dans les allocutions d’hier. Mais le discours du premier président de la Cour suprême, et ensuite celui du chef de l’État découlent vraisemblablement des fréquentes sorties médiatiques du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM). Outre les revendications syndicales qui ont conduit à un bras de fer contre l’État, le SMM a surtout réagi dans des dossiers brûlants comme l’affaire Razaimamonjy. Ce sujet, qui, dès l’instruction, a concentré les phares de l’opinion publique. Le principe de redevabilité pourrait toutefois imposer un certain niveau de transparence. L’année 2017 a été aussi le théâtre de batailles judiciaires entre magistrats, suite au processus d’élection des nouveaux membres du Conseil supérieur de la magistrature. Répliquant au rappel à l’ordre du juge Randria­nantenaina, Fanirisoa Ernaivo, présidente du SMM et de la Solidarité syndicale de Madagascar (SSM), met en avant son statut de leader syndical et des libertés y afférentes. « Je tiens à souligner que lorsque je communique dans les médias, c’est en tant que présidente du SMM, et non pas en tant que substitut du procureur », soutient-elle. Elle table sur le fait que la liberté syndicale implique « la liberté d’opinion et d’expression ». Dans son argumentation, la présidente du SMM affirme que cette liberté accorde le droit d’exprimer des opinions par voie de presse « sans autorisation préalable » des employeurs ou supérieurs hiérarchiques. Une liberté qui prévaut également, lorsque les organisations syndicales « doivent formuler des critiques à l’égard de la politique économique et sociale du gouvernement. Ce n’est pas parce que nous critiquons que l’on doit nous taxer d’opposants, ou d’avoir des visées politiques », se défend-elle. À l’appel au respect de l’obligation de réserve faite par le premier président de la Cour suprême, Fanirisoa Ernaivo répond qu’« il faut faire une distinction entre moi en tant que magistrat et moi en tant que leader syndical. Tant que je suis présidente du SMM et du SSM, je ne suis pas soumise à l’obligation de réserve dans mes activités syndicales ». L’exemplarité des magistrats dans leur comportement et dans l’exercice de leur fonction a, par ailleurs, été soulevée par le juge Randria­nantenaina. Un autre impératif pour reconquérir la confiance des justiciables, qui s’est grandement effrité l’année passée. Garry Fabrice Ranaivoson Justice – La magistrature rappelée à l’ordre l’expressmada du 27 janvier 2018

A madagascar l’affaire Houcine Arfa continue RFI du 25 janvier 2018

La justice française a indiqué aux autorités malgaches qu’elle donnait suite au mandat d’arrêt international émis le 4 janvier envers Houcine Arfa. Et à Madagascar, le Français Houcine Arfa, ancien proche de la présidence malgache, affirme avoir versé 70 000 euros à la ministre de la Justice et 30 000 au procureur pour son évasion. Houcine Arfa fait l’objet d’une inscription au fichier des personnes recherchées en France. C’est ce qu’ont indiqué les autorités françaises à la justice malgache mardi soir. Condamné à trois ans de prison ferme pour usurpation de fonction et tentative d’extorsion de fonds, Houcine Arfa s’est évadé le 28 décembre de la prison d’Antanimora. Un mandat d’arrêt international avait été émis par les autorités malgaches le 4 janvier. Mais le Français a riposté : il a accusé la semaine dernière, depuis Paris, la ministre de la Justice de lui avoir extorqué 70 000 euros pour son évasion. Elise Rasolo, la Garde de Sceaux, a porté plainte pour diffamation contre Houcine Arfa. Mais elle est aussi mise en difficulté. Le syndicat des magistrats de Madagascar a saisi lundi le CSM, Conseil supérieur de la magistrature. Il réclame la démission d’Elise Rasolo qui, impliquée dans cette affaire, ne peut être juge et partie. Le CSM peut entamer une procédure disciplinaire et décider de sa suspension, parallèlement à la procédure pénale. Le Syndicat des magistrats de Madagascar a aussi saisi le BIANCO, le Bureau indépendant anticorruption qui est en train d’enquêter. RFI  

Système judiciaire malgache : univers des corrompus LGDI du 25 janvier 2018

Des proches des familles supposés être impliqués dans des affaires de délit ou de crime en témoignent. L’on constate qu’à tout prix, il faut éviter que l’affaire ne parvienne jusqu’au tribunal. Puisqu’une fois le litige voire la plainte va au-devant du palais de justice, le payement (l’enjeu de l’argent) commence que ce soit pour un innocent ou un coupable pour ne pas avoir à écoper d’un mandat de dépôt en attendant le procès souvent repoussé sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Une affaire peut requérir entre 400 000 ariary à 10 millions d’ariary. En effet, il faut tenir compte également de la surpopulation carcérale qui est effrayante, notamment dans la capitale. Celle-ci crée son lot de problèmes dont les petites, moyennes et grandes corruptions. A titre d’illustration, pour effectuer une visite auprès d’une personne sous MD, il est fréquent de payer des agents pour atteindre la personne en question. S’ajoutant à cela, l’opinion publique ne se préoccupe pas de distinguer un mandat de dépôt de la sanction judiciaire qu’est l’emprisonnement ferme. Ainsi, les personnes faisant l’objet d’un MD sont souvent assimilées à des prisonniers et traitées comme tels. La surpopulation carcérale ne fait qu’aggraver cette situation. Et pire, cette condition touche également les maisons de correction pour enfants mineurs. En attendant des formes substantielles, les systèmes judiciaires et pénitentiaires demeurent parmi les secteurs les plus corrompus de la Grande Ile. Bref, l’instauration du réel Etat de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité restent des grands défis à atteindre pour Madagascar.

Houcine Arfa Wanted en France – expressmada du 24 janvier 2018

La Justice française a répondu à la demande de coopération judiciaire de son homologue malgache. L’évadé de Tsiafahy est placé sur la liste des personnes recherchées en France. Wanted. C’est par le biais d’une note verbale que le ministère de la Justice françaises a répondu à la  demande de coopération judiciaire faite par Madagascar, dans le cadre de l’accord de coopération  entre les deux pays. Une note verbale communiquée le 22 janvier, pour informer le ministère de la  Justice malgache qu’« Houcine Arfa a fait l’objet d’une inscription au fichier des personnes recherchées en France ». Cette note verbale indique donc, que les autorités judiciaires françaises ont répondu favorablement  au mandat d’arrêt international lancé par la Justice malgache, le 8 janvier. Condamné à trois ans de  prison ferme pour usurpation de fonction et tentative d’extorsion de fonds et poursuivi dans une  affaire d’association de malfaiteurs, Houcine Arfa s’est évadé le 28 décembre 2017. Il a profité  d’un  transfert dans des circonstances douteuses, vers la maison centrale d’Antanimora pour prendre la  fuite. De nationalité française, mais d’origine algérienne, l’évadé de Tsiafahy a rapidement rejoint la France d’où il multiplie les révélations chocs. Dans une interview accordée au journal Le Parisien et à la radio RTL, Houcine Arfa est allé jusqu’à affirmer que pour faciliter son évasion, il a soudoyé la ministre de la Justice et d’autres hauts responsables du système judiciaire et pénitentiaire. Si une partie de  l’opinion a pris ses dires pour argent comptant, une autre le qualifie « d’affabulateur », et estime  qu’il ne  s’agit que d’une stratégie de défense en vue d’une éventuelle poursuite judiciaire. Enquête L’accord de coopération entre Madagascar et la France préservant « les nationaux »,  d’une extradition, une fois appréhendé, le fugitif devra purger ce qui lui reste de ces trois ans d’emprisonnement dans l’Hexagone. La Justice malgache, sauf changement, compte également le poursuivre concernant la tentative d’extorsion de fonds et son évasion. La plainte pour diffamation annoncée  par Elise Alexandrine Rasolo, garde des sceaux, dans une interview parue lundi, devrait aussi, s’ajouter aux dossiers de poursuite contre Arfa. Le fait que ce dernier est désormais considéré comme  un fugitif dans son pays devrait accélérer son arrestation. Il a réaffirmé dans un entretien téléphonique avec les correspondants à Madagascar de Radio France internationale (RFI), hier, qu’« il n’a pas peur d’affronterla Justice ». Dans l’éventualité où il se cacherait, la recherche ne devrait pas être difficile vu qu’il est visiblement, toujours joignable par téléphone. La Justice française pourrait, par ailleurs, ouvrir une instruction concernant l’évasion d’Houcine Arfa  et la plainte pour diffamation. Une procédure qui permettrait de dissiper la nébuleuse qui recouvre  cette affaire. Bien qu’il soit un fugitif, les accusations proférées par Houcine Arfa ont fait l’effet d’une  bombe. Elles ont affaibli le système judiciaire malgache à l’image déjà écorné et ébranlé la crédibilité  des tenants du pouvoir politique. La ministre Rasolo s’est déjà défendue et a défendu la Justice dans cette interview. Les résultats de  l’enquête, qui sera menée, en France, pourraient, toutefois, contribuer à rétablir la vérité ainsi que  l’image de la Justice et de ses hauts responsables. Pareillement, pour celle ouverte  par  le Bureau  indépendant anti-corruption (Bianco), suite à une saisine du  Syndicat des  magistrats  de Madagascar  (SMM). L’ambassade de France nie toute implication En marge d’une cérémonie de remise de matériel de communication militaire dans le cadre de la coopération militaire entre l’armée malgache et les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien, à la  résidence de France Ivandry, hier, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur française a affirmé que  « l’ambassade n’a absolument rien à voir dans l’évasion d’Houcine Arfa ». La diplomate a ajouté que la représentation française « n’est absolument pas intervenue  pour  qu’il  soit  transféré.  Comme tous les Français détenus à Madagascar, il a bénéficié de la protection consulaire, sans plus. Comme tous les détenus, le médecin du consulat l’a examiné  lorsqu’il était malade.  Nous  l’avons  traité normalement ». Garry Fabrice Ranaivoson

Evasion d’Houcine ARFA une complice étrangère sur le tapis expressmada du 23 janvier 2018

  Houcine Arfa a atteint Paris sans difficulté. L’évadé a voyagé sans son passeport, lequel est entre les mains de la brigade criminelle. D’autres faits troublants jaillissent. L’évasion rocambolesque du français Houcine Arfa  sous le feu des projecteurs.Les enquêteurs  perdent le fil quant à la manière dont il  a réussi à quitter la Grande île. La thèse que l’évadé ait  bénéficié d’aide et de complicité étrangères se précise de plus en plus, de source auprès des forces  de l’ordre.  Arrivé à Paris le 1er janvier, Houcine Arfa  a en effet  expliqué par truchement médiatique, qu’il aurait rejoint les côtes Nord-Ouest de Madagascar  où il aurait sauté à bord d’une  embarcation  pour faire une  percée dans le département français d’Outre Mer de Mayotte. Curieusement,  le  fugitif a réussi à s’envoler en France bien que son passeport fût entre les mains de la police criminelle  depuis son arrestation à la mi- juin,  quelques  jours avant   la  célébration de la fête nationale. Mayotte est, certes, un territoire français où tout  ressortissant peut rejoindre le métropole  sans passeport ni visa, mais d’importants documents de voyage, à l’instar d’une pièce d’identité, à  défaut d’un sauf-conduit qu’ il n’aurait jamais  pu se procurer tout seul,  ainsi qu’un billet d’avion,  n’en  demeurent  pas moins incontournables. Le billet a été de visu réservé en vue de son évasion du  fait qu’il a pris l’avion  à peine  arrivé en terre mahoraise. Vingt auditions L’implication de son épouse dans ce périple épique suscite des remous. Celle-ci  travaille   pour  une  compagnie  aérienne française, de source policière.Une vingtaine de personnes dont de hauts  responsables auprès de l’administration pénitentiaire ont été entendues après que ce  quinquagénaire  a réussi à se faire la belle dans la soirée du 28 décembre. Outre les trois agents  pénitentiaires placés en détention préventive quelques jours après l’évasion, le directeur  général de l’administration  pénitentiaire,  le directeur  régional de l’administration  pénitentiaire d’Analamanga,  le directeur de  la maison  de force de Tsiafahy ainsi que le chef de  la maison centrale d’Antanimora, ont été interrogés à la brigade criminelle. Un médecin d’état en charge du milieu carcéral par lequel  est passée l’autorisation de transfert du détenu vers le centre hospitalier de  Befelatanana,  ainsi  qu’un infirmier, ont également été soumis au feu roulant des questions au même titre que des  employés du fugitif dont une femme de ménage ainsi que le gardien de sa résidence à Ambolokandrina. Ces derniers ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire. Des équipements de tireur embusqué, dont armes et camouflages, outre une somme faramineuse, à savoir180 et 35 millions d’ariary retrouvés en deux endroits, et  25500 euros, ont été découverts lors de l’arrestation. Le coup de filet a nourri une crainte d’attentat contre le Président de la République  dont la sécurité a été renforcée lors de la parade militaire du 26 juin à Mahamasina. L’évadé a été  condamné pour usurpation de fonction et extorsion de fonds d’après l’extrait des minutes de greffe  de la cour correctionnelle d’Antananarivo. Transféré au pénitencier d’Antanimora après un séjour  carcéral à Tsiafahy, il a réussi à s’évanouir  dans la nature lors d’une prétendue évacuation à l’hôpital. Seth Andriamarohasina  

Madagascar: la ministre de la Justice nie avoir accepté un pot-de-vin d’un évadé français France info du 22 janvier 2018

Condamné à Madagascar à trois ans de prison, notamment pour usurpation de fonction et extorsion de fonds, Houcine Arfa a profité d’une visite à l’hôpital à Antananarivo pour s’évader le 28 décembre. Lors d’une cavale rocambolesque, il a ensuite quitté Madagascar en pirogue jusqu’à Mayotte, avant de regagner la France.

Un versement d’argent ?

De retour en France, Houcine Arfa a affirmé à la presse avoir pu s’évader en versant de l’argent à la ministre de la Justice et à la procureur d’Antananarivo, en échange de l’allègement des conditions de sa détention qui a permis sa fuite. Il a confirmé ces accusations auprès de l’AFP. “La déclaration faite par M. Arfa, que je conteste catégoriquement, est infondée et pleine de mensonge”, a réagi dimanche soir la ministre de la Justice, Elise Alexandrine Rasolo, ajoutant qu’elle allait porter plainte. “Comment peut-on croire la parole d’un fugitif, un évadé qui accuse la ministre de la Justice ?”, a-t-elle lancé lors d’une conférence de presse à laquelle les médias français n’étaient pas invités.

Demande d’extradition ?

Elise Alexandrine Rasolo n’a pas exclu de demander l’extradition d’Houcine Arfa, tout en soulevant la possibilité que le Français puisse purger sa peine dans son pays. La ministre a expliqué lui avoir accordé “une autorisation de sortie pour suivre des soins médicaux dans un hôpital public le 14 décembre 2017”. “Mais cette unique autorisation a été utilisée abusivement par le médecin chef” de la prison “pour d’autres sorties non autorisées qui ont abouti à  cette évasion”, a-t-elle affirmé.

Controverse à Madagascar

Cette affaire tourne à la controverse à Madagascar. La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement, Harry Laurent Rahajason, a qualifié “sans fondement ni preuve” les accusations d’Houcine Arfa, un “petit minable”. Jeudi, la procureur de la capitale, Odette Balsam Razafinoelisoa, s’est à son tour défendue. Houcine Arfa, qui travaillait comme conseiller en sécurité du président malgache Hery Rajaonarimampianina depuis 2015, nie quant à lui les accusations qui lui ont valu sa condamnation. Il affirme avoir été informé, pendant son séjour malgache, de crimes et délits impliquant l’entourage présidentiel qui a, selon lui, tenté de le faire taire en le faisant emprisonner.   France Info du 22 janvier 2018  

Syndicat des magistrats de Madagascar la ministre de la justice devrait démissionner la gazette de la grande île du 22 janvier 2018

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Intervenant samedi sur Viva Tv, Fanirisoa Ernaivo, présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) a fait écho à notre article en une de mercredi dernier. En effet, sur l’affaire Houcine Arfa où ce dernier a déclaré avoir remis 70 000 euros à la ministre de la Justice Rasolo Elise, elle a donné le commentaire suivant : « Selon nous, la ministre de la Justice Rasolo Elise devrait avoir la sagesse de démissionner. Sa grandeur serait de déclarer qu’elle est disposée à affronter une enquête sur le sujet. Bien sûr, si plus tard son innocence est prouvée, elle peut réintégrer son poste de ministre de la Justice et garde des Sceaux ». D’après la présidente du Syndicat des Magistrats, comme la ministre de la Justice est une magistrate qui est la supérieure hiérarchique de tout l’appareil judiciaire, l’enquête devrait être diligentée par le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Poursuivant un peu plus loin son raisonnement, Fanirisoa Ernaivo estime que les deux chambres du Parlement devraient monter des commissions d’enquête parlementaire pour mener des investigations sur la question. Bref La Gazette de la Grande Ile peut se considérer satisfaite car sa thèse a été reprise par une magistrate qui bénéficie de l’estime des gens de sa corporation. Selon nous en effet dans cet article de mercredi, tous les titulaires de mandat public doivent être irréprochables car sont tenus à un devoir d’exemplarité. Et quand leur honnêteté et leur droiture sont mises en doute, ils devraient démissionner afin de donner le champ libre à une enquête judiciaire. En tout cas, notons qu’avant de prendre en charge la fonction de ministre de la Justice en août dernier, Rasolo Elise bénéficiait d’une réputation d’ « incorruptible ». Ce qui explique certainement sa nomination, à l’heure où l’appareil judiciaire est décrié en raison de multiples affaires de corruption et passe pour un secteur particulièrement pourri. On s’est étonné de la voir siéger sans désemparer à son poste malgré les dénonciations graves émanant de Houcine Arfa, lequel a quand même figuré parmi les hommes de confiance de Hery Rajaonarimampianina, chef de l’Etat. Il est vrai que ce dernier, malgré ses déclarations répétées sur les exigences d’honnêteté se rapportant aux gros bonnets du régime, est plutôt enclin aux discours creux et au blabla et ne donne aucune suite à ses promesses. S’il se conformait à ses affirmations, il devrait pousser Rasolo Elise à la démission. On notera en effet que dans les authentiques démocraties, les ministres mis en cause dans des affaires démissionnent sans hésitation. Et cela, en invoquant le besoin de démontrer leur bonne foi et de prouver leur innocence. Aucun pour l’instant, même si son innocence a été établie, n’a été reconduit à son poste gouvernemental. Mais en faisant le sacrifice de son fauteuil ministériel comme gage de son honnêteté, le ministre incriminé fait honneur à l’exigence de droiture à laquelle sont astreints les titulaires de mandat public. En tout cas, en raison de la déclaration de Fanirisoa Ernaivo, l’étau se resserre autour de la ministre Rasolo Elise. Celle-ci serait peut-être sous la Quatrième République la première à démissionner de son poste ministériel pour permettre aux enquêteurs d’agir sur sa personne sans aucune pression. Mais cela n’est pas sûr sous le régime Rajaonarimampianina où tous les hauts responsables s’accrochent à leurs fauteuils juteux et ne veulent sous aucun prétexte démissionner. La ministre concernée a-t-elle effectivement touché les 70 000 euros annoncés par Houcine Arfa ? On ne sait au juste. Mais comme elle s’agrippe à son poste, la voix de sa conscience en même temps que le « barbouze » a peut-être …pris le large. Adelson RAZAFY LGDI 22 janvier 2018 Syndicat des magistrats la ministre de la justice ancienne présidente de la cour de cassation devrait démissioner  

Minisitry ny Fitsarana : “ Fanalam-baraka ny Fitsarana Malagasy no nataon’i Houcine Arfa” – Triatra 22 janvier 2018

Nitondra fanazavana mazava mikasika an’ilay gadra nandositra izay miezaka manely vaovao tsy marina ny minisiteran’ ny Fitsarana omaly, ambaran’ izy ireo fa « mitsipaka tanteraka ireo rehetra izay voalazan’ingahyArfa Houcine izay miendrika ho fanasoketana sy fanalam-baraka ny Fitsarana malagasy, ny Ministeran’ny Fitsarana ary ireo andrim -panjakana malagasy iray manontolo. Misy tokoa ireo olona izay manana tombontsoa hanaparitahana vaovao tsy marina sy hamafy lainga tahaka itony entina hanakorontanana ny saim-bahoaka, ka izay indrindra no nahatonga ny minisitera manao izao fanambarana izao. Efa nisy ny fanadihadihana natao sy fepetra noraisina nandritra izay fotoana tsy nitenenana izay ». Manoloana ny fihetsika izay tsy nanaovan’ny mpanao gazety vahiny fanadihadiana, na ihany koa fanontaniana ny voakasika amin’ny fanasoketana dia mazava ny nambaran’ny ministeran’ ny Fitsarana fa « tsy nieritreritra ny hamotopototra akory ireo haino aman-jery ireo àry tsy mba niezaka nijery raha marim-pototra tokoa ny voalazan’ity gadra nitsoaka ity. Azon’izy ireo tokoa ny nanantona ny minisitra izay voatonona manokana tamin’ity raharaha ity kanefa tsy nataon’izany, fihetsika izay heverina fa tsy matihanina ». Noho izany dia mbola manamafy hatrany ny ministeran’ny Fitsarana fa olona meloka izay efa misazy ity Houcine Arfa ity. « Tsiahivina hatrany fa olo-meloka ingahy Arfa Houcine, ary nahavita heloka teto amin’ny firenena malagasy alohan’izao fitsoahany any ivelany izao. Mbola maro ireo raharaha hafa mahavoarohivohy an’ingahy Arfa Houcine toa ny fikambanan-jiolahy sy ny fitazomana fitaovam-piadiana maro izay tsy misy alalana, ary isan’ny heloka nataony farany izao fitsoahana ny fonja izao » hoy hatrany ny fanazavana azo avy amin’ ny minisiteran’ ny Fitsarana. Manoloana ny fandraisana fepetra amin’ny famindrana ity gadra nandositra ity teny amin’ ny fonja Antanimora dia mazava ihany koa ny fanazavana izay nentin’ny minisiteran’ ny Fitsarana « Natao ny famindrana an’ingahy Arfa Houcine avy any Tsiafahy ho any Antanimora noho ny antony ara-pahasalamana satria lasa narefo tokoa ny toe-pahasalamany taorinan’ireo fikasany hamono tena. Firenena manaja ny zon’olom belona ny firenena Malagasy, ary manan-jo hotsaboina ingahy Arfa Houcine. Tokana ihany ny fahazoan-dalana hamonjy hopitalim-panjakana nomen’ny minisitry ny Fitsarana, fahazoan-dalana tamin’ny 14 desambra 2017 kanefa nanjary nampiasaina lava sy nohararaotina izany, ka niafara tamin’ny fitsoahana ny 28 desambra 2017». Taorian’ ny faharenesan’ ny minisitry ny Fitsarana fa nitsoaka kosa ity gadra ity, dia nisy avy hatrany ny fandraisana andraikitra tamin’ ny famoahana didy fampisamborana iraisam-pirenena. Ankoatra izay dia efa misy ny fiaraha- miasa amin’ ny firenena frantsay izay efa mandeha araka ny tokony ho izy amin’ izao fotoana izao. Ireo rehetra izay niray tsikombakomba tamin’i Houcine Arfa ihany koa dia efa nanaovana fanadihadiana ,ary araka ny tatitra dia efa nahitam-bokany izany. Noho izany dia tsy mipetraka fotsiny ny minisiteran’ ny Fitsarana manoloana izao raharaha izao, ary manamafy izy ireo fa mitohy hatrany ny fanadihadiana mikasika ity raharaha ity. «Mitohy hatrany ireo fanadihadiana efa natomboka entina maneho ny marina rehetra momba ity raharaha ity. Tsy afaka ny hitazam-potsiny ihany koa anefa ny minisitera taorian’ireny fanasoketana sy fanaratsiana olona sy andrim-panjakana ireny ka hametraka fitoriana eny anivon’ireo Fitsarana mahefa amin’izany». Noho ireo rehetra ireo dia manao antso avo amin’ireo mpiara-miasa ao amin’ny fitsarana ny minisitera. «Eto dia manao antso amin’ireo mpiara-miasa rehetra eto amin’ny minisiteran’ny Fitsarana mba hampiseho hatrany fahaiza-mandinika sy mandalina manoloana izao raharaha izao. Tsy tokony hampiseho fiandaniana , ary tokony ho saro-piaro hatrany amin’ny fiandrianan’ny Fitsarana». Ankoatra izay ihany koa dia eo ny fanambaran’ny minisiteran’ ny Fitsarana amin’ny fanamafisana hatrany ny tany tan-dalàna «Miezaka hatrany ny minisiteran’ny Fitsarana hanamafy ny maha tany tan-dalàna ny firenena, ny hametraka fitsarana mendrika sy atokisan’ny vahoaka». Iratra Raitra