La lente lutte contre la corruption comme si le Bianco n’ose pas s’attaquer à des gens qui sont au pouvoir – La gazette DGI du 21 mars 2019

Et voilà que l’histoire du concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature, sordide histoire avec des copies brûlées,  remonte à la surface quasi une année après. Et voilà qu’une fois de plus, les personnes soupçonnées ne sont plus à leur poste de responsabilité comme si le temps lent, très lent, très très lent des investigations du Bianco est fait pour que quand tout est bouclé les personnes n’occupent plus des postes de responsabilités, comme si le Bianco n’ose pas s’attaquer à des gens qui sont au pouvoir. Bien sûr les enquêtes mettent du temps, bien sûr ce n’est pas que le travail du Bianco car après les dossiers sont transmis au Pôle Anti Corruption,  bien sûr qu’il n’est jamais facile se faire les choses mais entre temps il y a eu des milliers de candidats qui ne savaient pas et ne savent toujours pas exactement ce qui s’est passé mais qui néanmoins acceptent l’idée que cessent ces concours pourris au cours desquels le mérite entrait peu en jeu et l’actuel ministre de la justice l’a dit publiquement lors de sa passation de service et on ne peut que penser à ces concours d’entrée dans cette école prestigieuse du temps de la transition durant lesquels certains y avaient accédé grâce à leur mérite, mais d’autres moyennant contrepartie d’on ne sait quelle sorte au point de se faire renvoyer de l’école par la suite pour incompétence. On a tendance à oublier et à éviter de parler de cette période très sombre de l’école de la magistrature sous la transition! Aujourd’hui donc, le dossier ENMG est de nouveau sous les projecteurs et tous les candidats mais également le simple citoyen a besoin de savoir ce qui s’est passé,  les personnes réellement impliquées et à quel point elles avaient été impliquées, les sanctions prononcées et les mesures prises pour éviter que cela ne se reproduise encore. Les sarcasmes dont le Bianco peut être victime porte essentiellement sur sa lenteur mais surtout sur des doutes quant à sa neutralité,  probablement liés à sa lenteur. Trop lent si bien que l’on a l’impression  que le Bianco s’attaque à ceux qui viennent de quitter le pouvoir, ceux qui sont passés de l’autre côté de la barrière. Osera-t-il s’en prendre et ouvrir les dossiers, s’il y a cas de corruption, de ceux qui fraient les hautes sphères du pouvoir ? Et changera-t-il de façon de travailler en enclenchant la vitesse TGV travail bien fait et célérité ? Car si le Bianco continue de mettre une plombe pour les investigations, la confiance un peu retrouvée va vite s’envoler sans compter les décisions qui étonnent le commun des mortels, tel le limogeage de l’ancien directeur territorial du Bianco à Antananarivo. En fin de mandat bientôt,  le DG du Bianco peut être fier de son travail, le simple citoyen n’est toujours par contre pas convaincu que le Bianco s’attaque à tous et même à ceux qui exercent le pouvoir tant qu’ils sont au sommet de leur gloire. D.R.
 

Elise RASOLO, ancienne ministre de la Justice, face à la Justice après avoir brûlé les copies du concours de L’ENMG – La gazette DGI du 20 mars 2019

Madame Elise Rasolo Alexandrine, magistrate et ancienne Garde des Sceaux, Ministre de la Justice pendant le régime Rajaonarimampianina, est en disgrâce. Elle est poursuivie pénalement dans le cadre des scandales successifs qui ont entaché l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG). Pour rappel, en février 2018, Madame Elise Rasolo Alexandrine ordonne l’annulation du concours d’entrée à l’ENMG en raison de suspicion de fraudes. Un mois plus tard, elle se rend à l’ENMG avec un huissier et des membres de son cabinet pour ordonner que l’on lève les scellés et que l’on incinère les copies suspectes du concours d’entrée alors qu’elles faisaient l’objet d’une enquête par le Bureau Indépendant anti-corruption (Bianco). Les faits sont extrêmement graves et la responsabilité de Madame Elise Rasolo Alexandrine ne fait aucun doute. Dans quelques mois, Madame Elise Rasolo Alexandrine sera également entendue dans le cadre de l’affaire Houcine Arfa. Ce dernier l’accuse d’avoir exigé et perçu une forte somme d’argent. On ignore encore si l’ancienne Ministre sera traduite devant le Tribunal Correctionnel d’Antananarivo ou devant la Haute Cour de Justice, mais dans tous les cas, elle devra répondre de ses actes devant la justice française saisie d’une plainte. C’est une fin de carrière bien triste et bien minable pour Madame Elise Rasolo Alexandrine qui a péché par gourmandise et qui aura beaucoup de mal à prouver son innocence. Son passage au Ministère de la Justice aura été aussi catastrophique que celui de Charles Andriamiseza qui avait couvert l’évasion de Claudine Razaimamonjy. GASPARD    

I Voahangy Rajaonarimampianina no tompon’antoka tamin’ny fandoroana ireo taratasim-panadinana – Telonohorefy du 19 mars 2019

Voaresaka an-gazety sy tamin’ny haino aman-jery maro tato ho ato ny akon’ny fanadihadiana nataon’ny manam-pahefana ara-panjakana momba ny tohin’ilay raharaha “fanadinana fifaninanana nandraisana mpianatra ho mpitsara” ka nitrangan’ny fandoroana ireo taratasim-panadinana tamin’izany tao amin’ny efitrano iray efa nanagiazana azy ireo tao amin’ny Sekoly ambony Fanofanana ho mpitsara sy ho mpiraki-draharaham-pitsarana. Omaly ary, nandritra ny fotoam-pitsarana manetriketrika ho fametrahana amin’ny toerany ireo lehiben’ny fampanoavana ao amin’ny Fitsarana Tampony izay sady lehiben’ny fampanoavana (Haute Cour de Justice) ihany koa dia naresaka teo anivon’ny mpitsara, teo amin’ny mpisolovava, teo amin’ny olo-manan-kaja sasany izay nasaina tamin’ity fotoam-pitsarana ity ny momba io raharaha teny amin’ny Sekoly Ambony Fanofanana ho Mpitsara sy ho mpiraki-draharaham-pitsarana io. Raha ny vaovao nivoaka aloha dia toa efa nampanatsoina sy nohainoana teny amin’ny Bianco ny tompon’andraikitra sasany teo anivon’io sekoly io sy ny avy any amin’ny Ministeran’ny Fitsarana. Ny ako naresaka omaly teny amin’ny Lapan’ny Fitsarana teny Anosy dia manipika tamin’ny ankapobeny hoe “maro ny olona nanaovan’i Voahangy Rajaonarimampianina fanelanelanana miendrika fanerena sy fandrahonana mihitsy fa tsy maintsy nohafahana tamin’iny fanadinana fifaninanana niteraka resa-be iny, ka rehefa nandray fepetra ny tompon’andraiki-panjakana, nangeja ny taratasim-panadinana, dia noteren’i Voahangy Rajaonarimampianina ny olona tao anivon’ny Sekoly Aambony handoro ny tao amin’ilay efitrano nangiazana an’ireo antotan-taratasy”. Ny antony dia ho takalon’ny tsy ho fanafahana an’ireo olona efa nakany vola fa tsy maintsy ho afaka tamin’io fanadinana fifaninanana io, ary mba hisakanana ihany koa an’izay tena mendrika mba samy tsy ho afaka. Ny mahavariana ny mpanara-maso anefa dia hatramin’izao, tsy mba hoe voarohirohy na nampanatoina na efa andefasana taratasy fiantsoana i Voahangy Rajaonarimampianina. Sa hoe “vadin’ny filohampirenena teo aloha ka tsy maty manota?” Sa tsy misy sahy manonona mivantana eo anoloan’ny manam-pahefana ny anarany? Tsy tokony hadinoina koa aloha fa maroloha ny raharahan-keloka nahenoana ny anarany, nany fanondranana an-tsokosoko andramena na ny resaka fakana ankeriny na ny naferena olona ho tsy maintsy manome vola azy (amin’ny alalan’ny olona ihany) etsy sy eroa, na koa hatramin’ny fanelenelanana amin’ireto tontolon’ny fifanakalozana vola (transaction) any amin’ny rafi-panjakana ny Banky Foibe ka itakiany sanda aman’arivony tapitrisa, ny fanelanelanana ny baiko anerena ny tompon’andraikitra ho tsy maintsy manafaka ny olony amin’ny fifaninanana handraisana polisy na zandrary na fanadinam-panjakana amin’ny fadin-tseranana (ladoany momba ny hetra na ny fananan-tany, sy ny maro tsy voatanisa) Manara-maso ny ho fananana tommpon’andraiki-panjakana sy manam-pahefana avy amin’ny fitsarana fahasahiana handray fepetra amin’i Voahangy Rajaonarimampianina ny maro, fa raha tsy mahavita an’izany dia hosokajiana ho mpiray tsikombakomba na mpiaro olona enjehina ny fitsarana, sy ny sisa.

D’après RANDRIANASOLO Jacques, Les investisseurs se sont rétirés de Madagascar car la sécurisation de leurs fonds n’est plus garantie – Expressmada du 19 mars 2019

Lors de leur passage à Mahajanga, le ministre de la Justice et le président du SMM ont insisté sur la lutte contre la corruption. Et les trafics illégaux doivent-être réprimés.   Fermeté. Le Garde de Sceaux, ministre de la Justice, Jacques Randrianasolo, s’insurge contre le trafic dont font l’objet nos richesses naturelles, en particulier le bois de rose et l’or. C’était en marge de l’installation du nouveau procureur de la République près de la cour d’appel de Mahajanga, vendredi dernier. “Madagascar était autrefois en tête au niveau de l’océan Indien. Aujourd’hui, nous sommes largement dépassés par l’île Maurice. Ce, à cause de la corruption. Tous les effectifs se sont retirés car la sécurisation de leur fond n’a plus de garantie. Avant, c’était toujours les petits poissons qui était arrêtés, mais depuis quelques temps, les gros bonnets sont écroués à Tsiafahy”, à mentionner le ministre de la Justice.   Engagement   “Si nous ne parlons que tu trafic de bois de rose dans les ports, les douaniers ainsi que les gendarmes et policiers ne sont pasfiables pour ne pas observer ces tonnes de bois exportés. Il en est de même de nos kilos d’or qui sortent des aéroports alors que les scanners existent. C’est à Mayotte et à Maurice qu’on les retrouve. Le président de la République est décidé, avec le gouvernement, à lutter contre les trafics et à démanteler les réseaux. La population s’appauvrit de jour en jour alors qu’une minorité jouit de nos richesses”, a-t-il ajouté Le ministre Jacques Randrianasolo a également promis que si des membres du gouvernement actuel sont impliqués dans des affaires de trafic de bois de rose ou autres, ils seront présentés devront la justice. Quant au président du syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), Jaona Clément, il a été ferme ton sa déclaration, vendredi dernier. “Restaurer le pouvoir de l’État est l’objectif. Notre engagement est de faire cesser la corruption. Les magistrats sont taxés de corrompus, mais s’il y a des corrompus il y a aussi les corrupteurs. Osez dénoncer la corruption et il n’y aura plus de corruption. Par ailleurs, c’est la première fois dans les annales du pays quel Premier ministre interpellé ministre à qui a brûlé un stop”, a encore déclaré Jaona Clément. Il reste à voir les actes suivre les paroles. Vero Andrianarisoa

Le ministère de la Justice est toujours au cœur des scandales, l’ancienne ministre RASOLO Elise déféré au PAC pour l’affaire ENMG – La gazette DGI du 18 mars 2019

  La lutte contre la corruption est toujours d’actualité en ce qui concerne le Bianco. Après le déferrement lié à l’affaire de cession de la Villa Elisabeth, le bureau a récemment clôturé l’affaire d’incendie volontaire des dossiers de concours ENMG édition 2018. Après un an d’investigation, cet organe de lutte contre la corruption a déféré au PAC le ministre de la Justice, le DG de l’ENMG et un collaborateur dont on ignore encore l’identité. Rappel des faits, en mars 2018, tous les documents sous scellés de l’affaire de corruption dans le concours d’entrée à l’ENMG sont partis en fumée alors que les enquêtes devaient commencer à l’époque. L’incendie des documents qui sont d’une extrême importance dans le déroulement de l’enquête du Bianco a constitué un obstacle pour le bureau. Ainsi, le Bianco a été saisi d’une doléance rapportant des faits suspectés d’entrave au bon déroulement d’une enquête judiciaire et de bris de scellés car il va sans dire qu’il s’agit de destruction de preuves. Ainsi, après des mois d’enquête, le Bianco a procédé au déferrement de quelques personnes directement liées dans l’affaire. Le ministère de la Justice est toujours au cœur des scandales, mais l’ancienne ministre Noro Volona Harimisa a voulu procéder au grand ménage en annulant les résultats du concours novembre dernier ou encore en remplaçant des responsables de cette défaillance. Malheureusement, ces mesures n’ont pas été poursuivies par son successeur qui demeure inactif dans la lutte contre la corruption et la mise en place des réformes dans le milieu de la justice. Annie N.

Rasolo Elise – Fandorona sujet d’examen ENMG – kolo TV du 18 mars 2019

Taorinan’ny nandorana ireo taratasim-panadinana teny amin’ny ENMG, niroso tamin’ny fankana ambavan’ireo olona voakasika izany ny ny tompon’andraikitra, raha nambaran’ny Bianco, olona telo no voakasina izany mivantana. Gaétan Andriatsilavo Ny faran’ny herinandro teo no nanateran’ny Bianco teny amin’ny Pac na ny Pole anti-corruption ny raharaha fandorana antontan-taratasy teny amin’ny ENMG iray taona lasa izay. Olona telo no voakasika mivantana amin’izany : ny minisitry ny fitsarana tamin’izay fotoana, ny tale jerenalin’ny ENMG teo aloha ary ny surveillant général ny sekoly teo aloha. Raha ny loharanom-baovaoa azo, ity farany no tonga namaly ny fiantsoana teny amin’ny Pac, ary arahina maso amin’izao fotoana. Antony tsy nahatonga ireo roa voalohany raha ny fanazavana ny hoe misy fenitra tsy maintsy arahina amin’ny fiantsoana azy ireo. Ohatra amin’izany ny ao amin’ny lalam-panorenana izay milaza fa tsy tompon’andraikitra amin’ny crime na délit mifandray amin’ny asany amin’ny fotoana nisehoany ny mpikambana eo anivon’ny governemanta teo aloha raha tsy eo anatrehan’ny Haute Cour de Justice. Raha tsiahivina, ny faha 8 ny volana Martsa 2018 no nisehoan’ny tranga fandorana ireo atontan-taratasim-panadinana notanana ho porofo natao-na tompon’andraikitra tao ambony tao amin’ny ENGM Tsaralalala. Nanamafy ny eo anivon’ny Bianco fa tsy maintsy hovitaina hatramin’ny farany avokoa ary tsy asiana fanavahana ireo fanadihadihana nandrenesana fitarainana sy nahazoana fitoriana manoloana ny trangana kolikoly teo amintsika na eo aza ny fahasarotana amin’ny fanatanterahana ny asa

Madagascar – arrestations des portes-flingues, une opération de séduction – Le blog de la voix du sud du 18 MARS 2019 – Mediapart

https://blogs.mediapart.fr/la-voix-du-sud/blog/180319/madagascar-arrestations-des-portes-flingues-une-operation-de-seduction Les portes-flingues, en tôle
  • Les portes-flingues, 
Les portes-flingues sont, ceux qui dans l’administration exécutent les opérations de malversations, de détournements, et les abus divers. Les seconds couteaux qui servent à réaliser les missions pas très catholique des patrons politiques à la tête et à la commande de l’Etat, seuls ayant pouvoir donner des ordres souvent  verbaux, ayant pouvoir de dissuader, et ayant pouvoir de contraindre l’administration à agir dans le sens où ” le soleil” ( nom de code du Chef de l’Etat ) veuille abonder. Les Ministres, les secrétaires généraux, les directeurs de cabinets, les directeurs généraux, jusqu’au niveau des simples directeurs et chefs de services, les nominations ont été faites suivant des sélections d’affinités, d’accointances, d’amitiés, et aussi d’accepter que le chef est avant tout celui qui est à la tête du pays. Le chef a ses amis proches qui ne se cachent pas et qui montrent à tous les niveaux et à toutes les occasions leurs capacités de nuire à tout éventuel refus d’exécuter les sollicitations et instructions venant du soleil. Bref, Un pouvoir qui prend racines sur un réseau mafieux, où l’accointance prime avant les compétences, où les courtisans  “les portes-flingues” exécutent sans vergogne les basses besognes du boss. Intérêts et menaces. Les missions pas très catholique génèrent de l’argent, beaucoup d’argents pour celui qui se met devant l’administration, pour celui qui signe et accorde l’opération de manière officielle, estampillée de son cachet officiel, là où le boss n’appose nulle part ni sa signature ni son paraphe, aucune trace, ni de signe que l’opération émane du Patron. Les menaces se font verbalement comme les ordres au cas où le fonctionnaire tente de poser des questions embarassantes qui risqueraient de nuire l’opération, les menaces de limogeage ou d’affection sont de légions, inutile de discuter, beaucoup préfèrent concéder et cherchent à soutirer des intérêts pécuniaires avant d’exécuter ceci  est d’ailleurs toléré par les chefs. Inutile de préciser que le gros des intérêts passe sous l’escarcelle du grand patron, les seconds couteaux savent et ils n’en discutent point au risque d’être limogé sur le champs. Les sollicitations du président sont des ordres, autrement gare à celui qui refuse. Les risques encourus Les exécutants savent sur quoi ils s’engagent, ils savent les conséquences éventuelles de leurs engagements et ils sont conscients de leur prise de décisions en apposant principalement leurs signatures sur les documents officiels. Les risques encourus ne sont pas minimes, ils risquent leurs carrières dès l’instant le pouvoir change de mains, et les arrestations et l’emprisonnement sont très employés par le Président actuel, Andry Rajoelina, surtout quand l’affaire ne lui touche pas de près. Ses amis, il ne les touche pas, les autres ? aucun sentiment même s’ils faisaient parti de son soutien aux élections, pas de sentiment, operation mains propres oblige d’où certains ministres de l’ancien gouvernement ont préféré quitter le pays.   Opération de séduction, opération mains propres…  Le président de République de Madagascar, peine à gagner internationalement une bonne notoriété, son passage au pouvoir pendant la transition 2009-2013, à la tète de l’État lui coûte l’image de putschiste pendant laquelle ni déontologie, ni procédures n’ont été respectées notamment sur les enrichissements subits et illicites, sur les opérations d’exportations de denrées interdites dans lesquelles nombres de ses proches sont suspectées. Beaucoup de ces biens immobiliers acquis pendant la transition à l’extérieur de Madagascar restent des objets de doutes. Le Président est évalué de facto, quant à sa sincérité et sa crédibilité pour diriger sainement et d’une impartialité exemplaire le pays, beaucoup doutent. De tous ceux-ci viennent les exigences draconiennes des institutions financières qui participent activement au développement de Madagascar, mieux la bonne gouvernance est exigée voire imposée par le respect, de la lois, de la constitution, et des procédures, sans compter l’exigence de la transparence sur les prises de décisions, sur les engagements de l’Etat, et sur les contrats qui lient et qui engagent l’État. Toutes ces contraintes de bonne gouvernance poussent le Chef d’Etat à chercher des parades dont les arrestations des seconds couteaux. Des cibles bien réfléchies sommes toutes pour une opération main propre semble-t-il Étant anciens responsables du Ministère de l’aménagement du territoire, directeur général et directeur des services fonciers peuvent avoir accès à des dossiers pas trop propres, surtout pendant la période de la transition où l’Etat a beaucoup concédé des terrains pour les opérateurs indo-pakistanais, chinois, Mauriciens… où les hauts responsables de la transition avaient vendu délibérément bon nombre de domaines de l’État. A ce rythme, les déballages sur les acquisitions concessionnelles illicites et les ventes aux prix dérisoires des terrains domainiaux, sur les contrats excessifs et abusifs au niveau de la JIRAMA, de l’Air Madagascar, la vente du terrain municipal de Antanimbarinandriane qui avait été concédé à une société pétrolière en contre partie des factures de carburants impayées de la Commune Urbaine d’Antananarive, terrain concédé pendant la transition, heureusement, Hery Rajaonarimampianina de concert avec les responsables actuels de la Commune Urbaine d’Antananarive, avaient refusé d’exécuter le transfert définitif profitant de l’occasion l’épouse fu président profite pour y construire et offrir une bibliothèque et un centre multimédia ouvert à tout le monde pour les jeunes, et la commune y a érigé un grand parking et un grand jardin. L’opération de séduction s’adresse aux bailleurs des fonds, l’ordre est de ne laisser aucun périmètre aux adversaires politiques, les potes d’avant surtout ceux qui étaient de près ou de loin dans le parti HVM, et ceux qui étaient dans l’entourage proche des époux Hery Rajaonarimampianina.
On ne touche pas par contre aux amis du palais et proches du président qu’ils soient ministres ou sans porte feuille, avec lesquels les”bonnes affaires et opportunités” passent et transitent toute une ramification mafieuse, ceux qui trahissent payent cher, très cher leur trahison. Les bruits courent sur beaucoup de personnalités, notamment l’ancien président de l’assemblée nationale Jean Max Rakotomamonjy, l’ancien Ministre des Projets présidentiels de l’aménagement du territoire et de l’équipement, Narson Rafidimanana, l’ancien Ministre de l’énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, le Ministre de l’Education Nationale, Paul Rabary Andrianiaina, qui comme certains de ses collègues ont soutenu officiellement la candidature tantôt au premier tour tantôt au second tour, la liste est longue, la prison de Tsiafahy risquerait d’être remplie à ce rythme. L’opinion se demande à quel moment le Président commencera à nettoyer sa cour, il y a ceux qui ont délibérément dilapidé les ressources de la JIRAMA, qui jusqu’à ce jour la société d’Etat, au bord de la faillite, traverse une longue et sévère crise financière d’où les délestages que subissent la population.
Les détournements des fonds propres, sur les contrats abusifs et excessifs tant sur les tarifs affichés que sur les consommations en énergie facturées, sans compter les années d’approvisionnement en fuel et gas oil  où on a surtout remarqué des excédents suspects, aucune poursuite, l’ami proche et le bras droit du President Andry Rajoelina était passé par là, en tant que membre du conseil d’administration. On peut aussi parler la faillite annoncée de la compagnie Air Madagascar, on ne sait par quelle magie, à la fin de la transition, la compagnie dépensait plus qu’elle ne gagne en chiffre d’affaires, les conventions de leasing ou de location d’avions gros porteurs ne sont pas clairs, qui de prime abord sentent encore une fois, le passage du bras droit du président. Inutile de chercher et de palabrer par des phrases qui endorment, il suffit de voir les biens immobiliers acquis par quoi et comment ? acquis par les deux comparses de la transition, acquisition en un temps record pour comprendre qu’il y a anguille sous roche. Ainsi on ne touche pas aux proches du Président Andry Rajoelina. On peut par exemple nommer, à titre de reconnaissance, un ministre qui a fait l’objet d’un procès scandaleux d’usage de faux diplômes. Duperie en cascade,  Les mois à venir nous confirmeront nos investigations sur beaucoup de zones d’ombre, l’opération d’importation de riz, l’operation d’achat des véhicules blindés par un privé. Pour l’instant, observons cette duperie en cascade pour séduire l’opinion locale et l’opinion internationale, une chose est sûre, tout ce qu’il entame le jeune président n’est que pure mascarade, le jour où il mettra de l’ordre dans son club mafieux en applicant la lois,  il sera crédible au point où lui même sera sacrifié en même temps que ces acolytes, c’est une duperie totale, une masterisation musicale, et d’un mixage sans nom, on a presqu’oublié que c’est un Disque Jockey qui est à la manette qui croit que les observateurs internationaux, que ses compatriotes et les intellectuels sont dupes, alors on danse ? NON ! ! ! Francois Piétot. https://blogs.mediapart.fr/la-voix-du-sud/blog/180319/madagascar-arrestations-des-portes-flingues-une-operation-de-seduction18

Raharaha kolikoly tao amin` ny ENMG Misy minisitra teo aloha voarohirohy – Gasy tia tanindrazana du 18 mars 2019

Niakatra fampanoavana ny zoma lasa teo teny aminny Pole Anti-Corruption (PAC) ny raharaha fifaninana hidirana ao aminny sekoly ambony fanofanana mpitsara sy mpiraki-draharaha (ENMG).   Olona telo no voarohirohy ho tomponantoka amin ity raharaha ity: ny Minisitry ny fitsarana teo aloha, ny tale jeneralinny ENMG teo aloha ary mpiara-miasa amin izy ireo no iray farany. Herintaona aty aoriana vao nanokatra ny fanadihadiana nataony teny anivonny fitsarana miady aminny kolikoly ny BIANCO momba ny fandorana antontan-taratasy teo anivonny sekoly ambony ENMG. Ho an ilay minisitra manokana dia ny Fitsarana ambony na Haute cour de Justice (HCJ) no mandray an-tanana ny raharaha. Raha tsiahivina, ny 8 martsa 2018 no may nisy nandoro tao aminny foibe toeran ny ENMG ireo antontan-taratasim-panadianana izay nokendrena ho atao porofo taminny fanadihadiana nataon ny BIANCO. Ity fanadinam-panajakana ity moa dia nofoanana noho ny fisianny fitarainana maro aminny fisian` ny kolikoly. Saropady ny tontolon’ny fitsarana, izay efa malaza amin’ny resaka kolikoly koa anefa, miandry ny ho tohin’ity raharaha ity ny rehetra satria maro no efa nitaraina momba io kolikoly any anaty fitsarana io; ary mazava tsara izao fa vao mianatra kay izany ny mpitsara sy ny mpiraki-draharahan’ny fitsarana dia mety efa misy manao kolikoly ka tsy mahagaga raha manohy izay izy ireo rehefa am-perinasa. Marigny A

Corruption à l’ENMG, L’étau se resserre autour de RASOLO Elise, ancienne Ministre de la Justice – Expressmada du 16 mars 2019

Les résultats de l’enquête sur l’affaire ENMG ont été déférés au Pôle anti-corruption, hier. La Garde des Sceaux et le directeur de l’établissement, à l’époque des faits, sont parmi les mis en cause.   Un an. D’après les informations, c’est le temps qu’il a fallu au Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO), pour boucler les investigations sur l’incendie des documents de concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature (ENMG). Le dossier déféré, hier, au Pôle anti-corruption (PAC), indique que la ministre de la Justice et le directeur général de l’établissement, au moment des faits, figurent parmi les mis en cause. Au total trois personnes sont happées par les résultats de l’enquête, présentés, hier, au parquet du PAC, aux 67 ha, par le BIANCO. Aux côtés de l’ancienne ministre et de l’ex directeur général, il y a eu l’ancien surveillant général de l’ENMG. Ce dernier a été le seul à se présenter pour l’instruction d’hier, à l’issue de laquelle il a été placé sous contrôle judiciaire. «La raison pour laquelle les deux autres personnes ne se sont pas présentées au PAC, hier, est qu’il y a des procédures particulières les concernant », explique une source avisée. Comme  le  veut  la  Constitution,  notamment,  l’ancienne   membre  du  gouvernement   n’est responsable « des crimes ou délits »,  liés à l’exercice de sa fonction  au moment des faits, que  devant  la  Haute  cour  de  Justice   (HCJ).  En  tant  que  magistrat,  l’ancien  directeur général  de  I’ENMG, ne  peut être  soumis  à  l’instruction  que  sous  réserve d’une  procédure particulière. Il était le 8 mars 2018, lorsque des documents ayant servi au concours d’entrée à l’ENMG, dont des feuilles de copies ont été incendiés. S’ensuivit alors, une doléance formulée auprès du Bureau d’Ambohibao.   Dysfonctionnements   Elle faisait état d’une suspicion d’entrave au bon déroulement d’une enquête et de bris de scellés, ainsi que de destruction de pièces de procédure. Les documents brûlés étaient, en effet, mis sous scellés dans un des bureaux de I’ENMG. Ils devaient servir d’éléments de preuve dans le cadre d’une enquête déjà menée par le BIANCO, à l’époque, sur des soupçons de malversation et corruption autour du concours d’entrée dans cet établissement. Un dossier dans lequel l’ancienne Garde des sceaux a déjà été l’une des mis en cause, avec l’ancien directeur administratif et financier de l’École. L’incinération des documents ayant servi au concours n’est alors, qu’une partie de l’affaire. Tous ces faits ont amené à la suspension du processus du concours d’entrée à I’ENMG. Un concours qui sera finalement annulé. Une  décision  prise  le  2 novembre,  par  Noro  Vololona  Harimisa,  alors  dépositaire  du ministère de la Justice, au sein du gouvernement de consensus, formé en juin 2018. Cette annulation découle du constat « de plusieurs dysfonctionnements entachant la propreté du concours », à l’issue des investigations menées, notamment, par le Bureau de coordination et de contrôle des juridictions (BCCJ), entité au sein du ministère, a affirmé l’ancienne ministre Harimisa. Les personnes impliquées dans cette affaire, membres du corps de la magistrature devaient, par ailleurs, passer devant le conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), en décembre dernier. Des indiscrétions émanant du BIANCO chuchotent que mener à terme l’enquête sur l’incendie des documents de concours n’a pas été aisé. « Des personnalités ont fait preuve de résistance, il fallait attendre beaucoup de temps pour avoir des réponses aux réquisitions auprès de divers  services  publics et  sociétés  privées dans  la  collecte  des  preuves »,    déplore-t-on   du  côté  du  Bureau  d’Ambohibao.   Noro Vololona Harimisa avait annoncé l’opportunité d’engager des poursuites  judiciaires contre les responsables  de « ces dysfonctionnements  graves ». Une intention réaffirmée par Jacques Randrianasolo, actuel Garde des sceaux, dans une interview publiée le 13 février. Les investigations faites, c’est à la Justice de prendre le relais. Les privilèges de procédure et de juridiction dont jouissent certains des mis en cause pourraient, toutefois, compliquer sa tâche. Garry Fabrice Ranaivoson.

Corruption à l’ENMG, Rasolo Elise en mauvaise posture – Les nouvelles du 16 mars 2019

Tout porte à croire que l’incinération des milliers de copies du concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature (ENMG), à Tsaralalàna le 9 mars 2018, avait pour seul but de faire disparaître des preuves de corruption. Après enquête, il semblerait que l’ancienne ministre de la Justice, Elise Alexandrine Rasolo et un ancien DG de l’ENMG soient impliqués dans l’affaire. Le dossier est déféré au Pac hier.

A peine l’affaire de la Villa Elizabeth bouclée que celle de l’ENMG  est déjà au centre de l’actualité. N’étant pas informé de l’intention des responsables de brûler les copies d’examen et des procès-verbaux, le Bianco est déterminé à faire toute la lumière sur cette affaire.

L’entité en charge de la lutte contre la corruption  a porté le dossier rapportant des faits suspectés d’entrave au bon déroulement d’une enquête judiciaire et de bris de scellés ainsi que de destruction de pièces de procédure, auprès du Pôle anti-corruption (Pac) hier, aux 67 Ha. En fait dans cette histoire d’incendie, il y anguille sous roche.

Selon le rapport de l’enquête, les personnes directement impliquées seraient l’ancienne ministre de la Justice, Elise Alexandrine Rasolo, l’ancien DG, l’ancien directeur administratif et financier, et le surveillant général. Ce dernier a d’ailleurs été le seul à être déféré au Parquet du Pac hier, et placé sous contrôle judiciaire. Quand à l’ancienne ministre, son destin sera remis entre les mains de la Haute cour de justice (HCJ), l’ancien DG, lui, attendra la décision de la Cour suprême.

Pour rappel, l’affaire remonte à 2018 lorsque des suspicions de corruption ont été constatées lors du concours d’entrée à l’ENMG. Le concours ayant été suspendu, les feuilles de copies ont été scellées dans une salle à Tsaralalàna. Ces preuves ont par la suite été incendiées volontairement alors qu’elles devaient servir de preuves. Il semblerait même qu’elles aient été brûlées sous les yeux de hauts responsables.

A noter que jusqu’à ce jour, le concours d’entrée à l’ENMG est suspendu jusqu’à nouvel ordre. L’actuel ministre, Jacques Randrianasolo serait en train de s’y pencher si l’ancienne ministre, Noro Vololona Harimisa, avait déjà quelques projets quant à la suite à donner à ce concours, notamment l’informatisation de tout le processus. L’affaire est à suivre de très près.

Tahina Navalona