Naiditra am-ponja ilay komandà teny amin’ny primatiora – Ao raha du 6 mars 2019

Natolotra ny Fitsarana, omaly, ilay manamboninahitra kaomandà niasa teny amin’ ny Primatiora. Nilatsaka ny didim-pitsarana nampidirana am-ponja vonjimaika azy eny Antanimora taorian’izay. Fikambanan-jiolahy sy fanaovana kolikoly ny vesatra niampangana azy. Noho ny fitarainan’ny mponina tany Tsaratanàna nandritra ny fotoana nahatongavan’ny Praiminisitra, Ntsay Christian, tany an-toerana, no nivoahan’ ny anaran’io kaomandà io izay voalaza fa mpiray tsikombakomba amin’ireo jiolahy. Efa lehiben’ny Zandari- maria, kaomandin’ny kaompanian’ny Tsaratanàna teo aloha ity manamboninahitra voampanga ity. Taona vitsy lasa izay dia voatonona tamin’ ny  raharaha fikambanan-jiolahy teto an-drenivohitra ihany koa ny anarany saingy voalaza fa tsy nisy tohiny ny famotorana taty aoriana. Nivoaka indray anefa  ny anarany notononin’ireo mponina tany Tsaratanàna. Avy hatrany nisy ny baiko mampisambotra azy tamin’ ny talata 26 febroary lasa teo. Manohy ny antso hatrany amin’ireo zandary rehetra manerana ny Nosy mba hanao ny asany manaraka ny lalàna, indrindra amin’ ny  fanajana ny zon’ olombelona, ireo lehiben’ ny Zandarimaria. Ankoatra izay, dia “miantso ny rehetra izahay mba hifanampy hanome vaovao raha mahatsikaritra tranga hafahafa fa ho arovana ny momba azy. Afaka tonga mivantana eny amin’ny Sekretariam-panjakana miadidy ny Zandarimaria eny Betongolo izay manam­ baovao na handefa izany amin’ny pejy “Facebook doléances gendarmerie”, hoy ny jeneraly Andrianjanaka Njatoarisoa, kaomandin’ny zandarimaria.

Madagascar Un membre du gouvernement est éclaboussé par l’enquête sur le trafic de bois de roses – Expressmada du 5 mars 2019

Les arrestations et traductions en justice de ces derniers temps, par ailleurs, tendent à confirmer la détermination de l’Etat dans la guerre contre la corruption et l’impunité. Une partie de l’opinion publique chuchote ses doutes sur l’imparialité des intentions étatiques, alors qu’un membre du gouvernement est éclaboussé par une enquête sur le trafic de bois de rose. Le Chef de l’Etat s’est engagé à travailler vite et efficacement pour avoir des résultats rapides dans tous les domaines. IL a affirmé vouloir tranchér avec les mauvaises pratiques du passé et prône une administration exemplaire et parformante Garry Fabrice Ranaivoson     Bois de Rose – Le général RAVALOMANANA risposte – Expressmada du 5 mars 2019

Affaire Eddy Maminirina bois de rose : « L’implication d’un Général, une pure spéculation », selon son avocat – Midi madagasikara du 5 mars 2019

« Aucune enquête n’a été ouverte jusqu’à maintenant à l’encontre de mon client, Maminirina Jean Eddy. Le fait de dire qu’il aurait avoué et cité le nom d’un Général membre du gouvernement comme étant son éternel protecteur ne relève que de la pure spéculation » a frappé d’emblée l’avocat du tristement célèbre surnommé Eddy Bois de Rose. Ce dernier demeure en détention provisoire à Tsiafahy  depuis le 12 février dernier après son arrestation spectaculaire dans la cour du centre commercial La City à Ivandry. L’avocat continue dans la foulée que la manière dont son client a été arrêté, est totalement arbitraire. Opérateur économique et président d’une association apolitique dénommée Malagasy Mifankatia, le concerné a été accueilli comme un héros lors de son retour à Tamatave vers fin octobre 2018. Coup de tonnerre pour les membres de son association lors de son arrestation musclée en février. Quant au Général mentionné, le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie (SEG) a brisé par son silence, tellement la description ressemblait à sa personne. « Je sais pertinemment qu’on me vise dans cette campagne de dénigrement et je connais d’ailleurs la source des rumeurs. Il suffit de consulter ma déclaration de patrimoine et vous verrez que les informations rapportées par certains médias sont fausses. Je n’ai pas de maison à Ambohitrarahaba ni une 4X4 de marque Toyota Prado. Je n’ai qu’une maison, elle se situe à Ambohimanga. Je l’ai bâtie par mes propres moyens » a expliqué le Général de Division Ravalomanana Richard. A l’allure où vont les choses, l’affaire Maminirina Jean Eddy continue de faire des vagues dans le microcosme politique au point où l’on ose maintenant s’attaquer à un membre du gouvernement. L’enquête n’est même pas encore lancée et des gens sont déjà en effervescence. r.f

Génétiquement corrompus ? par Fenitra Ratejarivony – Expressmada du 4 mars 2019

Dans une  célèbre  fable  de  Bernard Mandeville, des abeilles entretiennent la prospérité de la ruche où elles vivent par la corruption. Lassé des différentes plaintes qui montent jusqu’à lui, Jupiter décida de rendre la ruche vertueuse. La corruption fut alors éradiquée mais à quel prix ? N’étant plus motivées par l’appât du gain, les abeilles dédaignèrent le luxe, l’industrie, les beaux-arts, … La corruption disparut mais les abeilles honnêtes étaient toutes pauvres se contentant du « creux d’un arbre ». La conclusion a créé la polémique : « Il faut que la fraude, le luxe et la vanité subsistent, si nous voulons en retirer les doux fruits ». « Les vices privés font la vertu publique ». Si Adam Smith a, depuis, repris cette idée et si elle continue de nous parler, c’est qu’elle possède une part de vérité. Mais alors, pourquoi Madagascar, l’un des pays les plus corrompus au monde, n’arrive toujours pas à s’extirper du gouffre abyssal de la misère ? Ne serait-ce pas parce que chez nous, contrairement à la ruche prospère, les millions de vices égoïstes forces motrices de la corruption, sont d’une grande stérilité publique ? Dans le Nouveau Testament, Paul de Tarse a popularisé une fameuse formule qui explique mieux que la fable des abeilles le cas malgache : « l’argent est la source de tous les maux ». En 1844, Karl Marx, qui était encore loin d’avoir atteint sa maturité philosophique, écrivit ceci : « un homme peut être laid, mais s’il peut se procurer les plus belles femmes ». Sans argent, un homme ne paut compter que sur ses qualités humaines. Ainsi, conclut-il, l’argent aliène l’homme en portant atteinte à sa nature humaine et en impactant son rapport à autrui. Et chaque homme porte en lui cette maladie, cette passion pour l’argent qui, selon Nietzche, est un avatar du fanatisme religieux : en elle est présent le désir de puissance. Quand une maladie s’installe et prend racine nous imposant une vie rythmée par ses symptômes que l’habitude a rendu indolores, ses maux deviennent des parties intégrantes de nous-mêmes inconscients et insensibles à la gangrène qui nous pourrit. Cette maladie, par ses manèges à fins de survivance, prend la place de l’essence du malade et parvient à créer l’illusion d’être nécessaire à la survie du malade. Ainsi est décrite la résistance d’une maladie qui, en                permanence, nous mine mais    qui s’est proclamée nécessaire et indispensable : la corruption. Quand de l’aveu même des plus fameux concernés, elle est devenue leur gagne-pain quotidien, on doit se rendre à l’évidence : le chemin de la guérison est pavé d’obstacles quasi- infranchissables, de murs incassables dont la destruction nécessite des moyens et des techniques surhumains. On ne jugule pas facilement un fléau qui s’inscrit presque dans notre patrimoine génétique.

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Enquête d’Eddy bois de rose – Un général membre du gouvernement Ntsay serait complice d’après cet opérateur suspecté – Midi madagasikara du 4 mars 2019

Ce serait une bombe à retardement pour le traitement de l’affaire portant sur l’opérateur économique Eddy poursuivi pour trafic de bois de Rose. Selon des sources proches de ce dossier, cet opérateur qui est actuellement en détention préventive à Tsiafahy aurait cité le nom d’un officier général, accusant celui-ci comme étant toujours avec lui quand il a fait son affaire. Durant son enquête, Eddy aurait accusé ce général d’être son protecteur. Raison pour laquelle, il aurait affirmé avoir aidé le général dans plusieurs domaines. Ce serait grâce à lui que cet officier aurait pu construire des maisons à Ambohitrarahaba et Ambohimanga, dans le district d’Antananarivo Avaradrano. Ce général aurait également reçu une voiture 4X4 offerte par cet opérateur. Il semblerait que ce général serait proche du pouvoir actuel pour ne pas dire qu’il serait dans le gouvernement. Ce dernier qui a défini la priorité des priorités la lutte contre la corruption et les trafics illicites des bois précieux. Pour ce faire, les ministres concernés par cette mesure s’efforcent à démontrer à leurs supérieurs l’effectivité de ce programme gouvernemental. Le problème est d’entendre que ces ministres ont tendance à atteindre des résultats même si cela pourrait accueilli par leurs administrés si l’on ne cite que ce qui se passe au sein de la gendarmerie. Le nombre élevé des gendarmes poursuivis et emprisonnés dans l’application de ladite « tolérance zéro ». Des gendarmes sont frustrés car ils s’inquiètent que l’application de cette disposition risque de tourner en une sorte de règlement de compte ou un véritable chasse à l’homme. A cela s’ajoute la possibilité d’une personne jetée en prison pour des accusations gratuites. Ces gendarmes affirment ne pas contre la mise en œuvre d’un assainissement dans cette institution mais cela devrait être, d’après eux, effectué d’une manière bien réfléchie. T.M.

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Condamnation de 2 ans de prison et 428.492 euros d’intérêts civils attribués à RANARISON Tsilavo NEXTHOPE, simple associé, dans un jugement SANS MOTIVATION pour un supposé délit d’abus de biens sociaux rendu par le Tribunal correctionnel d’Antananarivo

SUR L’ACTION PUBLIQUE Il résulte de preuve suffisante contre le prévenu A Solo-Niaina d’avoir commis le délit d’abus de confiance à lui reprocher : Qu’il échet de le déclarer coupable. Attendu cependant qu’étant délinquant primaire, le prévenu peut bénéficier des dispositions bienveillantes des articles 569 et suivants du code de procédure pénal Jugement rendu par Mme RAMBELO Volatsinana qui a présidé le Tribunal correctionnel d’Antananarivo le 8 décembre 2015

On ne fait pas mieux dans l'arbitraire, "Il résulte preuve suffisante" n'est pas une motivation à ce qu'on sache alors que le prévenu a démontré et montré toutes la s preuves possibles pendant le procès (se référer au plumitif de l'audience du 8 décembre 2015). HARIMISA Noro vololona, Ministre de la justice, est claire " Il ne doit plus avoir de décision sans motif".     Alors la Ministre de la Justice, HARIMISA Noro Vololona, demande que les décisions de justice soient motivées

Passation du Responsable Bianco de la région Analamanga – TV Plus du 2 mars 2019

  Nanamafy ny teo anivon’ny Bianco fa mbola hitohy ny fanadihadihana rehetra manoloana an’ireo tranga na tsy fanarahan-dalàna izay efa nisamborana olona teto amin’ny firenena tato ho ato. Azo lazaina fa manomboka ny ezaka eo amin’ny ady amin’ny kolikoly amin’izao fotoana izao saingy mbola tsy mahafa-po anefa ny vokatra azo hoy hatrany ny Bianco. Nahitana fihenana ihany koa ny tahan’iroe fitoriana na ny doléance tonga eny anivon’ny biraon’ny Bianco ary nihatsara ny votoatin’ny fitarainana tato ho ato. Narindra Tiana, Rivo Randrianarijaona. Taorian’ny fitoriana voaray sy ny fanadihadihana nataon’ny teo anivon’ny Bianco ka nampiakarana ny raharaha teny anivon’ny fitsarana miady amin’ny kolikoly no nahafahana nanao ny fisamborana maromaro izay mitranga tato ho ato. Ireo izay voaroiroy ho isan’ny nanao kolikoly no voasambotra tamin’izany. Nanamafy arak’izany ny Bianco fa mbola mitohy hatrany ny fanadihadihana ataon’izy ireo manoloana ity raharaha ity ary mety mbola maro ireo olona hohadihadihana ao anatin’izany. Tsy anjaran’ny Bianco intsony kosa anefa no manara-maso ny momba ireo raharaha ireo rehefa tafiakatra eny anivon’ny fitsarana misahana ny ady amin’ny kolikoly na ny Pac. Efa hita taratra fa mandroso ary misy fihatsarana ny ady amin’ny kolikoly eto amin’ny firenena raha ny hita saingy mbola tsy mahafam-po ny vokatra azo raha ny fanazavana. Mandroso ny ady amin’ny kolikoly satria efa miha-maro ireo olom-pirenena no efa manda sy tsy manaiky an’izany fanaovana kolikoly izany. Raha ny vokatra indray dia hitako hoe mbola tsy dia tena mahafa-po satria iarahantsika mahalala raha nivoaka teo ny IPC farany teo an, dia mbola ambany dia ambany isika eto Madagasikara, iznay hoe mbola ambony be ny tahan’ny kolikoly eto. Raha hiteny sy hilaza fotsiny aho ohatra ny raharaha Ramatoa Razaimamonjy, ny resaka ohatra hoe ny resaka croix rouge, ny resaka ohatra hoe resaka bois de rose; betsaka ny raharaha mafana teto ary mbola betsaka ny ho avy eto satria amin’izao ezaky ny fanjakana izao mino aho fa tsy hisalasala ny olona hitaraina na hampita ny vaovao mahakasika an’ireto fandikan-dalàna goavana ireto. Isan’ireo nahitana fihenana ihany koa ny sehatry ny fitoriana sy ny fitarainana voarain’ny Bianco na ny fitarainana amin’izao ary, hita fa nihatsara kosa ny votoatin’ireo fitoriana rehetra voaray. Notanterahina androany ny fampindram-pahefana teo amin’ny Talem-paritry ny Bianco teo Antananarivo teo aloha sy ny talem-paritra vaovao.  

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Concept de Dina ou convention populaire de justice – Chronique d’une escalade sans fin – La gazette de la grande île du 2 mars 2019

Le concept de Dina, convention populaire qui consiste à donner justice soi-même par l’entremise des notabilités locales et sous l’appui agissant de quelques autorités civiles et militaires sans passer par le circuit habituel d’une plainte déposée au tribunal pour un quelconque jugement, n’est plus à présenter. C’est une pratique que plus d’un, au niveau du monde rural, tentent de parfaire, autant que faire se peut…,en espérant que chacun y trouve son compte, du moins,  apporte un modem qui sied à une sécurisation, pour le moment, autocentrée. Dina Menavozo (à la gorge rouge) où les têtes tombent; Dinan’ ny Mpihary ( de l’éleveur) ou Dinabe  (grandiose) tout court… de la contrée reculée de Betioky Sud, Sakaraha, Fiherena. En veux-tu? En voilà de nouvelles formes de justice populaire qui rendent des verdicts au pif et à la convenance de l’assemblée. Dans une juridiction digne de ce nom le spectacle est tout simplement renversant, un pied de nez à l’entendement du magistrat. Bienfait de la culture et des différences oblige, le Dina a pour autant la vie dure. Cependant, des faits marquants ne laissent présager rien de bon sur la pratique de cette culture bien malagasy. Vision du ministre de la justice sur le sujet ? Une pensée qui se veut spécieux a priori ne voulant heurter en aucun cas l’amour-propre du Malgache profondément enraciné dans les valeurs ancestrales.
Types de règlements
Ainsi pour Jacques Randrianasolo, le Dina participe au titre d’« une résurgence du manque de confiance du peuple envers l’appareil judiciaire ». Dans la pratique, cela se traduit par la déliquescence de ce que le milieu averti entend par Etat de droit. Une justice de fortune supplée. Résultats: on fait grand cas de la naissance d’une pléthore de ces dites conventions. Ce que disant, le vol…par exemple de bovidés ou tout autre article, a occasionné  plusieurs types de règlements différents d’une localité à un autre. Le grand danger. Le verdict des Dîna dépasse l’entendement dans un Etat qui se veut respectueux des droits humains.  Ainsi, on parlera des exécutions sommaires, ce que les psychologues appellent une psychologie de la foule. Un médecin, un enseignant voire un mécanicien ou une femme peuvent se trouver dans la marée…humaine, c’est cette dernière qui les mènera à pendre haut et court le malencontreux coupable de vol. C’est un phénomène de société. Ces dernières années, on ne fait plus état des Dîna mais bien plus, des justices populaires. Encore une autre forme de procès. C’est une dernière trouvaille est maintes fois impulsée par un petit groupe d’éléments turbulents. La justice se rend sur le vif, en recourant à la manière forte. Soit des coups de pieds, de bottes, de fouets. L’instant se termine toujours par le drame, la mort de la victime de la foule. Les justiciers rivalisent d’ingéniosité et de cruauté pour dissuader les récidives. Est-ce désormais l’unique moyen d’expression d’un peuple ou l’expression avérée d’un fruste entendement face à la défaillance de son milieu ?
Lécher la lame
Une autre forme de violence tirée de pareilles exactions populaires est l’immobilisation de l’individu. Celui-ci est phagocyté comme un saucisson. Ensuite, on prend soin de le placer à la partie vide d’un pneu, en lieu et place de la jante. Il sera par la suite brûlé pour assouvir l’appétit de vengeance de la foule. Un colonel de la gendarmerie nationale (dont nous taisons le nom) qui aurait ramené le calme dans l’ex-préfecture de Fort Dauphin use de même artifice. On parle ici d’un jeune de 14 ans qu’il aurait capturé en plein délit de vol. Il a pris  soin de lécher la lame de son couteau après l’avoir insérer dans le coup de sa victime. Le procédé aurait dissuadé les voleurs de bovidés dans le ressort territorial d’Amboasary Sud.  Les hommes en uniformes se plaisent à colporter cette nouvelle à l’instar des fameux skudes lancés sur Saddam Hussein fumeuse “opération Tempête du Désert » en 1991. Les critiques diront que la comparaison est tirée par les cheveux. Nos militaires toutefois se cachent derrière les dispositions de la loi fondamentale pour perpétrer leurs actes. Comme si on était en temps de guerre donc.
Que dire désormais de tout ce maelstrom sur le volet sécuritaire ?
En revenant aux préoccupations citadines,  les justiciers populaires se sont finalement faits un nom. Longtemps ils se gargarisent de la défaillance du système de l’appareil judiciaire qui est tenu pour corrompu. L’administration a la manie de perdre un procès plutôt que prévu si elle ne relâche pas purement les prévenus, comme on dit à la sauce BDD (Bénéfice du Doute). Nos éléments zélés prennent les devants plutôt que de se plier à ce qu’ils appellent une triste issue. C’est cette justice récurrente et galvaudée  qui écume nos rues. L’ancien régime Rajaonarimampianina a essayé d’y suppléer. Vainement d’ailleurs car les dahalos miova fo (bandits reconvertis) ne l’auront été que pour récupérer les mannes des 3 milliards d’Ariary que le gouvernement Kolo Roger aura mise en tête d’offrir comme dans les films western.  Ces derniers récidiveront contre toute attente. Les analystes concluent que c’était plutôt pour masquer les dérives génocidaires de l’armée et de son bouillant colonel que tout ce remue-ménage a été orchestré.
Dina difficile à vivre
L’Église Catholique Romane serait la première à Madagascar à mettre le doigt sur pareilles exactions. Faut-il en pleurer? Cette institution morale se scandalise aujourd’hui du meurtre d’un prêtre, violenté et passé à tabac. Rien ne va plus sur le volet sécuritaire. Faudrait-il que le nouveau régime Rajoelina fasse quelque chose ? En tous les cas, la situation sécuritaire à Madagascar  n’a rien à voir avec le contexte des premiers hommes d’église où l’on n’hésitait pas à sacrifier quelques chrétiens. De bonnes mesures peuvent être prises. En revenant par exemple sur les Dina et les exécutions sommaires, il faudrait mettre un terme à cette justice inopérante qui peine à trouver les bers sur lesquels roulera le train des réformes. Le ministre de la Justice Jacques est confiant. Il figure parmi ceux qui réclament une indépendance des hommes de robe. Connu pour être un personnage clé aujourd’hui (ministre de la justice), , Jacques Randrianasolo a gravi tous les échelons en commençant par le poste de greffier, magistrat, président de Cour, Juridiction, Directeur de Contrôle,  Substitut, Procureur.  Le cursus du bonhomme est à son image même. Beloha ou grosse tête disent les proches, soit 46 ans de métier. Sa mission dans le régime naissant de Rajoelina est de redorer le blason de la justice et de mettre en place l’Etat de droit. Beloha vient de réunir en conclave le Conseil Supérieur de la Magistrature. Il vient de mettre sous les verrous trois gros poissons connus pour malversations financières. Il prévoit, entre autres, des mesures drastiques en vue d’asseoir une meilleure image de la justice malgache. C’est à Ihosy que Jacques Randrianasolo a eu affaire avec les Dina. Il était alors en poste dans cette juridiction. Une colonne de 2000 personnes est venue de Vaingaindrano, Manakara pour forcer le tribunal à rendre un prévenu. Alerté au départ de cette percée massive, Beloha a pris sur lui d’en arrêter les meneurs. Sa décision a stoppé net le mouvement grâce au concours des éléments des forces de l’ordre. Le ministre ne réjouit pas outre mesure devant la gravité de la situation.’ “C’était moins un” comme il se plaît à le dire. Le ministre de la justice Jacques Randrianasolo pense qu’il faut prendre les problèmes des Dina très au sérieux. De véritables phénomènes de société qu’il faut plus que jamais maîtriser. Selon Beloha, c’est souventes fois facile à dire, raconter mais difficile à vivre! Ampingaratse
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Corruption en haut lieu – L’ancien PM Mahafaly Olivier dans la ligne de mire du BIANCO – La gazette de la grande ile du 2 mars 2019

La corruption est devenue une mauvaise habitude à Madagascar que la majorité des personnes haut placées s’attèlent dans la pratique notamment pour des dossiers de subvention exceptionnelle. A l’exemple du cas décelé à Antsiranana où la branche territoriale Antsiranana a été saisie de plusieurs doléances sous couvert d’anonymat rapportant des faits de suspicion de favoritisme dans l’octroi des marchés relatifs à la construction des bureaux des communes rurales, dans le district d’Antsiranana II, bénéficiaires des subventions exceptionnelles octroyées par le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation. Les marchés en question auraient été attribués sans aucun appel d’offre par les Maires d’Anketrakabe, Andrafiabe, Ambolobozobe, Antsalaka et Mahavanona à une seule entreprise appartenant à une dame, épouse d’un haut responsable auprès de la primature. Il semblerait que les subventions ont été avancées avant que les travaux n’aient encore commencé. Les éléments du Bianco ont mené des investigations suite aux doléances reçus ce qui a pu mettre en lumière les faits de favoritisme, de cadeau illicite et de faux et usage de faux en écriture publique et l’enjeu financier de ces marchés s’élève à près d’un milliard Ariary (1 000 000 000 Ar). 7 personnes ont ainsi été déférées auprès du Pôle Anti Corruption (PAC), qui est la juridiction de référence du BIANCO. Par ailleurs,  cinq (5) maires ont été mis sous contrôle judiciaire et deux (2) personnes, en l’occurrence un haut fonctionnaire au sein de la Primature et la gérante de l’entreprise bénéficiaire ont été placées sous Mandat de Dépôt hier dans la soirée. Les indiscrétions émanant des personnes concernées ont pu faire ressortir que Mahafaly Olivier Solonandrasana, l’ancien Ministre de l’intérieur et de la Décentralisation, et non moins ancien Premier Ministre est impliqué de près dans l’histoire. Selon les informations recueillies, il semblerait que ce dernier a été récemment auditionné par le Bianco ce qui n’est sûrement pas étranger à cette histoire. A rappeler que la dame de fer connue sous le nom de Claudine Razaimamonjy a fini sous les barreaux pour des subventions exceptionnelles de ce genre. Le Bianco est sous silence radio par rapport à l’affaire puisqu’ils n’ont pas voulu faire de commentaire que ce soit à ce sujet ou aux précédentes affaires traitées par le Bianco. Cependant, ils ont affirmé que leur travail en vue de la lutte contre la corruption continue son cours et que les anciens ou futurs dirigeants du pays devront s’inquiéter sérieusement. Espérons seulement que ça ne soit pas des paroles en l’air pour que l’impunité qui règne dans le pays cesse et que la lutte contre la corruption prenne forme. Notons que nombreux sont ceux qui se posent la question qu’en est-il de l’affaire concernant les permis biométriques dont Mahafaly Olivier est aussi impliqué ? D R