RAMBELO Volatsinana attribue 1.500.000.000 ariary de dommages intérêts à RANARISON Tsilavo alors qu’il n’est qu’un simple associé de la société CONNECTIC

L’article 6 du code de procédure pénale malgache et l’article 181 de la loi 2005-036 qui régit les sociétés commerciales, sont pourtant clairs : la plainte d’un simple associé est irrecevable. RANARISON Tsilavo ne peut pas donc recevoir de dommages intérêts puisque la victime du supposé abus des biens sociaux est la société CONNECTIC et non RANARISON Tsilavo.  

L’action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage direment causé par l’infraction Article 6 du code de procédure pénale malgache

 

L’action individuelle est l’action en réparation du dommage subi par un tiers ou par un associé, lorsque celui-ci subit un dommage distinct du dommage que pourrait subir la société, du fait de la faute commise individuellement ou collectivement par les dirigeants sociaux dans l’exercice de leurs fonctions. Cette action est intentée par celui qui subit le dommage. Article 181 de la loi L2003-036 qui régit les sociétés commerciales à Madagascar

Puisque RANARISON Tsilavo n’est pas la personne qui a subi un dommage personnel et direct mais la société CONNECTIC, la plainte de RANARISON Tsilavo est irrecevable. Puisque  la partie civile doit démontrer l’existence d’un préjudice certain (Crim. 13 juin 1991, Bull. n° 251). RAMBELO Volatsinana, le magistrat qui a présidé le tribunal correctionnel du 15 décembre 2015 n’a pas pu motiver que par la phrase ” Il résulte preuve suffisante contre le prévenu Solo d’avoir commis le délit d’abus de confiance à lui reprocher ” la condamnation à 1.500.000.000 ariary.  

SUR L’ACTION PUBLIQUE

Il résulte de preuve suffisante contre le prévenu A Solo-Niaina d’avoir commis le délit d’abus de confiance à lui reprocher :
Qu’il échet de le déclarer coupable.
Jugement rendu par Mme RAMBELO Volatsinana qui a présidé le Tribunal correctionnel d’Antananarivo le 8 décembre 2015
RAMBELO Volatsinana a également violé les lois malgaches puisqu’elle a attribué les intérêts civils à RANARISON Tsilavo NEXTHOPE, l’associé plaignant, au lieu et à la place de la société. La victime de ce supposé abus des biens sociaux est en effet la société CONNECTIC et non le simple associé qu’est RANARISON Tsilavo. Plus grave encore, en aucun moment elle n’explique le mode calcul des intérêts civils attribués à RANARISON Tsilavo alors que d’après l’article 1382 du code civil aux termes duquel « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Selon la Cour de cassation, «le propre de la responsabilité civile est de rétablir aussi exactement que possible l’équilibre détruit par le dommage, et de replacer la victime dans la situation où elle se serait trouvée si l’acte dommageable ne s’était pas produit ». (Cass. civ. 2e, 28 octobre 1954, J.C.P. 1955, II, 8765).

Il s’agit d’un principe de stricte équivalence entre la réparation et le dommage : le responsable du préjudice doit indemniser tout le dommage et uniquement le dommage, sans qu’il en résulte ni appauvrissement, ni enrichissement de la victime.

Non seulement RAMBELO Volatsinana accepte la plainte irrecevable d’un associé mais le montant des intérêts civils attribués est sans commune mesure avec le montant total du préjudice qui est de 3.663.933.565,79 ariary et la part de 20 % détenue par RANARISON Tsilavo dans la société CONNECTIC. Un simple règle de trois limite à 763.736.713 ariary la limite supérieure des intérêts civils à attribuer à RANARISON Tsilavo NEXTHOPE, sans commune mesure aux dommages intérêts attribués de 1.500.000.000 ariary.   Pour aller plus – sur la constitution de partie civile : www.actioncivile.ovh – sur la motivation des jugements : www.motivation.ovh ou www.motiver.ovh  

Convention de jumelage de la Cour de cassation française avec la Cour suprême de Madagascar (19 octobre 2007)

Convention de jumelage avec la Cour suprême de Madagascar (19 octobre 2007) Mme Isabelle Goanvic, conseiller référendaire et adjointe du directeur du Service de documentation et d’études, a effectué une mission d’appui au Service de documentation et d’études de la Cour suprême de Madagascar du 21 mai au 2 juin 2007. Le 4 septembre 2007, Mme Nelly Rakotobé, premier président de la Cour suprême de Madagascar, a été reçue par M. Vincent Lamanda, premier président de la Cour de cassation, en vue de préparer la signature de la convention de jumelage entre les deux hautes juridictions, signature qui a eu lieu le 19 octobre 2007, à la Cour de cassation, en présence de M. Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo, ambassadeur du Madagascar à Paris, et M. Jean-Louis Nadal, procureur général près la Cour de cassation. Mmes Clémentine Ravandison, Vonimbolana Rasoazanany, Francine Rasoavoninarimalalanirina, présidents de chambre de la Cour de cassation de Madagascar, Mmes Claire Ramavoarisoa, Eliane Rabariharivelo, Elise Andriamampionona, MM. Jonah Razatovo Raharijaona, Jules Randriamanantena, conseillers de la Cour de cassation du Madagascar ont été en stage à la Cour du 17 au 21 septembre 2007. Mmes Bakoly Ratovonelinjafy, Ursule Ralaisa, Rondro Vakana Rajoharison, Martine Ranindrina, MM. Mahazaka, William Noelson, Angelain Rasamimamy, conseillers à la Cour suprême de Madagascar, ont effectué un stage à la Cour de cassation du 22 au 26 octobre 2007. M. Angelain Rasamimamy, conseiller à la Cour suprême de Madagascar, a effectué en stage au Service de documentation et d’études du 29 au 31 octobre 2007. Liens avec le dossier de Solo et l’actualité juridique malgache : 1 § Mme Bakoly RATOVONELINJAFY a présidé la chambre de la cour de cassation qui a rejeté le pourvoi en cassation de Solo malgré les violation de la loi 2 § Mr Wiliam NOELSON est le rapporteur du pourvoi dans l’intérêt de la loi qui a dit que les violations de la loi ne sont pas du ressort de la cour suprême 3 § M. Angelain Rasamimamy était le directeur de l’ENMG lors des différentes scandales de 2018

Les avocats se défendent contre la corruption au sein de la justice à Madagascar – Les nouvelles du 22 février 2016

Mais pour l’heure, la justice figure parmi les institutions les plus corrompues à Madagascar et les avocats ne sont pas épargnés. Classé 123 ème sur l’indice de perception de la corruption (IPC), Madagascar a encore du chemin à faire pour éradiquer le fléau. Parmi les institutions les plus corrompues figurent le ministère de la Justice. Mais cette dernière à travers l’ordre des avocats se défend en invoquant le partage des responsabilités. Nous sommes conscients que la justice est sévèrement critiquée en matière de corruption, mais toute la faute ne nous revient pas forcément, a indiqué samedi dernier le bâtonnier, Hubert Raharison, en marge de la célébration de la journée mondiale de la justice sociale à Anosy. Le thème développé était “Les responsabilités des avocats dans la mise en oeuvre de la justice sociale “. Le président de l’ordre explique “Sans le vouloir, ce sont également les personnes ayant des affaires au sein de la justice à corrompre le personnel pour accélérer leur dossier “. Cela implique que “les responsabilités sont partagées et ne sont pas uniquement les magistrats, les avocats et les auxiliaires de justice qui sont concernés dans cette affaire”, a-t-il insisté. Mais pour l’heure, la justice figure parmi les institutions les plus corrompues à Madagascar et les avocats ne sont pas épargnés. Notons d’ailleurs que le bâtonnier de l’ordre des avocats avait déjà indiqué que la corruption et la concurrence déloyale sont les principaux problèmes des avocats. Cependant, “l’heure n’est plus aux reproches mais à la recherche de solution”, estime Me Hubert Raharison. Cela d’autant plus que, d’après lui, la corruption gangrène plusieurs servivces de l’Etat, tels que les douanes ou encore celui de la décentralisation. Malgré cela , celui de la justice reste le plus impliqué et Madagascar stagne à la 123 ème place sur les 168 pays. L’ordre des avocats ne restera pas les bras croisés face à la situation. ce dernier a tenu à avancer quelques solutions non seulement pour renforcer la lutte contre la corruption mais aussi pour améliorer l’univers de la justice, au cours de la journée du samedi12  

2010, RANARISON Tsilavo NEXTHOPE a signé tous les avis de virement de CONNECTIC vers sa maison mère EMERGENT

C’est la signature de RANARISON Tsilavo NEXTHOPE, simple associé,  qui se trouve sur cet avis de virement de 2010 comme d’ailleurs sur les 75 autres virements qu’il a lui même signé pour accuser après Solo son patron, associé majoritaire, d’avoir fait virer 3.663.933.565,79 ariary, équivalent de 1.047.060 euros sans contrepartie à la société française EMERGENT NETWORK.

RANARISON Tsilavo NEXTHOPE accuse Solo de virements sans contrepartie pour des virements qu’il a lui-même signé pour 1.047.060 euros.

La douane française a constaté que la société EMERGENT a envoyé des équipements à la société CONNECTIC pour 1.415.430 euros

La totalité des virements signés par RANARISON Tsilavo lui-même objet de la plainte pour abus de biens sociaux

Pour régler les intérêts civils, RANARISON Tsilavo a vendu aux enchères tous les biens de Solo

Prison d’Antanimora – Conditions de détention Andry sorti de l’enfer – La ligne de mire du 11 août 2018

Au cœur de la capitale se trouve la prison d’Antanimora accueillant plus 3 500 détenus. Andry en faisait partie mais a récemment trouvé sa liberté. Il témoigne des conditions misérables auxquelles sont confrontés quotidiennement les prisonniers : conditions d’hygiène médiocre, nourritures pourries, dortoirs délabrés,…

Chaque matin est différent, on doit revivre chaque jour tous les cauchemars d’une journée passée dans une maison de détention, affirme Andry. Parfois, Il est très difficile de manger la même nourriture tous les jours, une fois dans la journée. En effet, «  nous sommes obligés de nous lever à 7 heures du matin, et que chacun possède au moins une heure pour se doucher dans un milieu invivable » annonçait encore Andry. Il existe 8 boxes de douche sans toit pour plus de 3000 prisonniers. « Ce qui est très compliqué pour la plupart d’entre nous, puisque qu’on est tous entre gars. Le complexe ne permet pas à certains prisonniers de  prendre la douche régulièrement, moi y compris ». C’est après la douche que les agents pénitentiaires passent à l’appel, suivi du culte à 9 heures. Jusque-là, c’était juste de la routine de tous les jours. Après le culte chacun va à sa besogne habituelle ; apparemment la majorité des prisonniers préfère tous jouer au foot ou au basket pour se distraire un peu. Mais le problème est que jouer nécessite un bon appui nutritionnel, ce qui est impossible, alors  la plupart décide de ne rien faire pour économiser plus d’énergie.

A noter que « j’ai considéré la vie en prison comme un enfer terrestre ». La majorité des détenus souffrent, le problème de nourriture persiste, vu que les détenus ne se nourrissent qu’une fois par jour, il s’agit du manioc sec qui n’est même pas cuit. Les activités de préparation de nourriture sont par ailleurs attribuées aux administrations pénitencières. «  Jusqu’à maintenant, je n’arrivais pas toujours à me débarrasser le goût du manioc non cuit dans ma bouche » affirme encore Andry. En effet, on appelle la prison, « village de manioc la craie ». Par ailleurs, les détenus ne bénéficient du riz avec du haricot qu’aux périodes des fêtes, fournis par l’Etat malgache. Certes, il existe des détenus chanceux qui  se nourrissent de riz de temps en temps, grâce au soutien de leur famille. Pourtant ce n’était pas toujours le cas,  il y a des familles qui abandonnent au bout de quelques mois. Toutes ces activités  se terminent par un contre appel à 17 heures ; c’était à partir de ce moment-là que l’enfer commence.

L’homosexualité règne

On parle ici de la prison pour homme, les besoins sexuels restent un grand problème pour la plupart des détenus, affirme encore Andry. « Je n’étais pas concerné par cette situation, mais je tiens a affirmer l’existence de l’envie sexuelle entre gars à l’intérieur des murs de la prison ». Comme dans la vie quotidienne hors prison, la prostitution existe aussi dans les prisons, sauf que cela se présente d’une autre manière. Le besoin nutritionnel contre le besoin sexuel, c’est ça le marché de sexe dans la prison, affirmait Andry. «  Un  prisonnier offre du sexe contre une assiette de riz ». Pour d’autres, le sexe entre homme est devenu une habitude. «  Il n’existe pas un endroit spécialisé pour les actes sexuels en prison, les couples homosexuels le font au vu et au su de tous les détenus de la même chambre. C’est répugnant mais, c’est la réalité. Certains d’entre eux s’appellent même « rafotsy », ce qui prouve que leur relation est un peu plus sérieuse ».

A part le sexe, le non-respect du droit de l’homme règne également en prison. « On  était au nombre de 120 personnes dans une chambre prévue pour 5 à 9 personnes maximum ». Face à cette surpopulation, « on était obligé de s’organiser nous-mêmes pour avoir des places pour dormir. Une personne désignée, nous signalait tous les soirs le moment où on devait se retourner, et tout le monde obéit ».

En prison également, on était aux risques de diverses maladies. En effet, la propagation rapide des épidémies est très évidente. Andry a expliqué que «  l’endroit n’était  pas aussi spacieux alors qu’on était nombreux à l’intérieur et on suffoquait vite de chaleur. Lorsque quelqu’un était malade, ou revenait de l’infirmerie, il risquait de contaminer les autres parce qu’on était collé les uns aux autres. Et le plus difficile était durant la période de la propagation de la peste. On nous a informé l’existence de cette maladie, vu que l’équipe du ministère de la Santé Publique était venue pour l’assainissement à Antanimora. On nous a expliqué par ailleurs que la peste est causée par l’insalubrité, sauf qu’on vit généralement dans l’insalubrité totale. Certes, on est des prisonniers, mais on a peur également de mourir. Alors c’était la panique totale ». racontait encore Andry. Et le plus grand de notre souci était la médiocrité des soins auprès de l’infirmerie.

 Des petits commerces en prison

 A Antanimora, les petits commerces ne sont pas interdits. Andry a expliqué qu’on peut trouver une épicerie à l’intérieur des murs de la prison. « On vend presque tout à l’intérieur, il y a même de la vente des cigarettes. Ce que je ne vais pas affirmer, c’est comment les détenus ont parvenu à posséder un briquet ? Chose qui est normalement interdite », selon Andry. En effet, j’avais un ami possédant une épicerie en prison. En général, c’est sa famille qui lui fournit chaque semaine les produits à vendre, et ce avec une vérification stricte des agents pénitentiaires », affirme encore Andry. Et là on parle du commerce plutôt légal, et ce pour aider les détenus à avoir une meilleure condition de vie. Par contre, Andry a également affirmé l’existence du commerce illégal comme la vente de drogue, c’est une affaire entre les prisonniers. «  Encore une fois, je ne peux pas vous affirmer la provenance de ces produits. Je ne fais que dire ce que j’ai vu et ce que j’ai vécu en prison ».

Réforme nécessaire

Ce que je souhaite c’est la réforme auprès de la prison d’Antanimora, affirme Andry, et ce, pour que les détenus puissent avoir des vies carcérales plus vivables que j’ai vécues. Un souhait qui s’avère exact. En effet, c’est à cause de cette vie carcérale misérable que les associations doivent intervenir, comme L’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture et de la peine de mort (ACAT). Une association qui effectue chaque année des actions pour soutenir les personnes en détention, surtout concernant leur réinsertion sociale. A part les associations, pour le respect des droits humains, le gouvernement malgache doit procéder à l’élaboration d’un projet de réhabilitation et extension des maisons de détention à Madagascar, surtout pour la Capitale. A noter que la surpopulation carcérale est un problème de longue haleine pour la Grande île. Selon Andry, l’amélioration de la vie carcérale est encore un long chemin, vu que la gestion des fonds pénitenciers, les détenus ainsi que le commerce de location de cellule demeurent un problème.

Nampoina R

8.994 dossiers en attente de traitement à la Cour de cassation malgache mais le dossier géré par le “Réseau” de RANARISON Tsilavo passe en priorité

Au 31 décembre 2016, 8.994 dossiers sont en attente de traitement à la cour de cassation malgache. A cette date, on commence à traiter les dossiers datant de 2013. Malgré cela, le dossier de pourvoi en cassation déposé par Solo en juin 2016 contre RANARISON Tsilavo a été traité d'urgence, peut être par le "Réseau" évoqué par le Ministre de la Justice lors de l'émission Fantaro ny fitsarana du mois de juillet 2018. Ainsi dès le mois de mars 2017, le pourvoi a été rejeté au bénéfice de RANARISON Tsilavo NEXTHOPE.

La cour de cassation malgache n’a pas vu que l’attestation CISCO produite par RANARISON Tsilavo a été dénaturée

La cour d’appel d’Antananarivo évoque dans son jugement que la société EMERGENT n’est pas pas autorisée par la société CISCO à distribuer ses produits à Madagascar. Alors que le site web de cette même société CISCO dit que la revente des matériels CISCO est libre. Il n’est pas besoin d’une quelconque autorisation pour vendre des matériels CISCO Si vous souhaitez acheter du matériel Cisco, de nombreuses options s’offrent à vous. Vous pouvez acheter du matériel directement auprès de Cisco ou auprès des revendeurs certifiés Cisco. Vous avez également le choix entre du matériel nouveau ou d’occasion. Le matériel Cisco peut être revendu ou loué librement.  https://www.cisco.com/c/fr_ca/products/warranty-listing/hw-sw-relicensing-program-fr.html L’article 2 de la loi 2005-020 du code de la concurrence malgache est claire : ” Toute personne peut librement exercer toute activité, tout commerce et toute industrie, sous réserve du respect des conditions prescrites par les dispositions législatives et réglementaires“.

La cour de cassation malgache n’a pas constaté que les intérêts civils ont été attribués à RANARISON Tsilavo dans un dossier d’abus des biens sociaux, en violation manifeste de la loi malgache dont l’article 6 du code de procédure pénale, l’article 181 de la loi L2003-036 qui régit les sociétés commerciales et l’article 1843-5 du code civil

 

Les intérêts civils ne sont jamais attribués à un simple associé, RANARISON Tsilavo, puisque c’est la société CONNECTIC qui est la victime du soi-disant abus des biens sociaux

Fanirisoa Ernaivo présidente SMM, candidta à la présidentielle Juge et bourreau – La ligne de mire du 7 août 2018

Après l’annonce officielle de sa candidature à la Présidence, Fanirisoa Ernaivo, la très controversée présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar, revient au-devant de la scène avec un discours trop lisse et sa prétendue soif de justice et de vérité, brandis en avant pour se donner un genre. Des propos qui étayent le fait qu’au final, ses actions jusqu’ici, n’ont été motivées que pour servir ses intérêts politiques.

Devant le micro des journalistes, Fanirisoa Ernaivo a dit. « Si nous avons fait partie des décideurs, grâce à moi et mes suiveurs, on aurait certainement emprisonné un nombre considérable de personnes et coupé quelques têtes si la peine de mort était appliquée à Madagascar. Mais en tant que syndicaliste, on ne pouvait que dénoncer et négocier ». Des propos indignes d’un futur président mais plus précisément allant à l’encontre de ce qu’elle a toujours prôné, c’est-à-dire l’indépendance de l’institution judiciaire malgache. Alors que le pays a fait une avancée notoire dans la dépolitisation de la justice, Fanirisoa Ernaivo tente de nous ramener des années en arrière à travers un comportement qui favoriserait la mainmise de l’Exécutif dans les affaires judiciaires.

Son slogan qui évoque l’importance de l’Etat de droit pour le développement, son logo de campagne qui ressemble étrangement à celui du ministère de la Justice, Fanirisoa Ernaivo veut incarner, à elle-seule, la justice malgache. Lors de l’élection des membres du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), elle a voulu faire un lynchage public des candidats afin de dévoiler les affaires les concernant. Ce qui justifie un peu le fait que sa candidature soit soutenue par des partis politiques étrangers aux mouvements syndicaux qu’elle a menés. Pire, auparavant, elle avait une certaine aura au niveau de ses pairs membres de l’institution judiciaire, après la déclaration qu’elle a faite concernant le climat sur le plan judiciaire. « Je ne suis pas d’accord avec la mise en place de la Cour spéciale pour connaître les affaires de bois de rose, du Pôle Anti-corruption, de la Haute cour de Justice, car c’est comme favoriser certaines catégories de personne mais également c’est une perte d’argent », avait-elle soutenu. Au-delà des visions idéalistes d’une justice égale pour tous, le côté technique a été mis de côté par ce magistrat qui vise la présidence. Dans une obligation de résultat, surtout face à la lutte contre la corruption, l’instruction de ces dossiers par une Cour sSpéciale permettra d’accélérer le processus. Ce n’est plus un secret pour personne que l’institution judiciaire malgache est noyée dans les affaires à instruire. Une lenteur en désaccord avec l’urgence de la lutte contre la corruption.

Armée d’un glaive, Fanirisoa a toujours prétendu de se battre pour l’indépendance de la Justice et vu les contradictions dans ses discours, il est clair et net maintenant que depuis, elle n’a fait que la promotion de sa personne pour se porter candidat à la présidentielle. Une victoire qui est encore loin d’être gagnée.

N.H.

Le concours d’entrée à l’ENMG suspendu suite à un relent de manipulation – expressmada du 4 août 2018

  De hauts responsables de l’Ecole nationale de la magistrature ont été remplacés. Une décision qui ferait suite aux récentes suspicions d’anomalies lors du concours d’entrée à l’ENMG. De nouvelles têtes. Des dossiers de passations vont être signés dans les prochains jours. Le dernier conseil des ministres a décidé de nommer de nouveaux  responsables à la tête de l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG). Au titre du ministère de la Justice, deux décrets nommant le magistrat Miadantsata Indriamanga Rakotoarisoa à la direction générale, et Andriamihaja Rajaona au poste de directeur administratif, financier et de a programmation budgétaire ont été adoptés. Une décision qui implique le limogeage des précédents responsables. Cette décision serait liée à un « constat de défaillances suspicieuses » relatif au concours de recrutement d’élèves magistrats et de greffiers. Suite à de nombreuses plaintes et doléances reçues après la publication de la liste des candidats admissibles, le ministère de la Justice a diligenté le Bureau de coordination du contrôle des juridictions et des établissements pénitentiaires (BCCJEP) pour mener une enquête. La correction des épreuves est ainsi suspendue suite à des soupçons de « trafics d’influence ». Rassurer Une source proche du dossier indique que les anciens responsables font actuellement l’objet d’une enquête liée à cette affaire. « Il faut rassurer l’opinion publique que les doléances sont prises en compte et qu’il faut être méritant pour accéder à la magistrature », indique notre source. Les 6 et 7 juillet, les épreuves d’admissibilité et d’admission se sont déroulées pour recruter des élèves magistrats et des greffiers. Le concours d’entrée y afférent est régi par une convention de partenariat tripartie entre l’ENMG, le Bianco et le ministère de la Fonction publique, de la réforme de l’administration et des lois sociales (MFPRATLS). Après enquête, le Bianco a immédiatement provoqué une réunion avec les trois partenaires et le ministère de la Justice. Il a exigé l’annulation du concours, le limogeage du comité d’organisation et du directeur Administratif financier. La ministre de la Justice a décidé l’application de ces mesures/ le concours est ainsi annulé. De nouvelles épreuves ont été organisées dont la correction aurait été prévue démarrer le 30 juillet. Suite à des suspicions d’anomalies, la ministre de la Justice a décidé de suspendre les corrections. La nouvelle Garde des Sceaux s’est donnée comme mission l’assainissement de la Justice et la restauration de la confiance des justiciables. Ainsi, une série de remplacements des hauts responsables a été opérée. Elle a posé comme critère la « compétence, rigueur et probité ». Dans cette optique, la décision de remplacement de ces responsables entre également dans la rotation des responsables au sein du ministère de la Justice. Andry Rialintsalama

Madagascar – L’après prison Repentir, une seconde vie – la ligne de mire du 3 août 2018

Tout détenu qui entre en prison sera un jour amené à en sortir. Il est dans l’intérêt de la société qu’il ne se replonge de nouveau dans des sales boulots et qu’il puisse se réinsérer. Une telle réinsertion qui ne se fait pas du jour au lendemain.  L’histoire de Randria (nom d’emprunt) nous informe la difficulté de la vie carcérale ainsi que la réinsertion au niveau de la société.

«Le rythme de vie en prison est beaucoup plus lent. Tout est contrôlé. A l’extérieur, ça va beaucoup plus vite. Il y a un décalage», c’est ce que Randria (nom d’emprunt) un ex-détenu de la prison d’Antanimora a affirmé. Il est sorti de prison le 5 juin dernier après avoir passé 4 ans derrière les barreaux. A sa sortie, il sait qu’il ne sera jamais plus la même personne aux niveaux des communautés. Parfois, les souvenirs reviennent le hanter la nuit ou bien même au quotidien. Mais la vie continue et Randria a voulu la vivre la sienne. « Commencer la réinsertion. C’était la seule solution pour tenir le coup, dès que j’ai passé la grosse porte de la prison ». a-t-il affirmé.

Randria était l’un des bandits arrêtés par les éléments des forces de l’ordre en mois de juin 2014, lors d’un cambriolage suivi d’un harcèlement et meurtre à Faravohitra. Avec ses complices, ils arrivaient à effectuer plus de deux cambriolages par semaine. A noter que, Randria est l’un des bandits possédant une arme à feu pour terroriser leurs victimes. En fait, Randria est un père de famille modèle aux yeux de sa famille surtout aux yeux  de sa femme. Il est le père idéal pour une famille, il apporte tout à la maison, ne se doutant de rien, sa femme avait une confiance aveugle concernant son travail. « J’ai choisi d’être un bandit pour subvenir aux besoins de ma famille. Certes, j’avais un boulot au sein d’une grande société dans la Capitale, sauf que je gagne ma vie avec un salaire de misère » avance encore Randria. Il a ajouté qu’il peut gagner plus de un million d’Ariary en une opération de cambriolage. Par ailleurs, dans son  explication, les bandits ne ciblent que les personnes possédant une grande somme d’argent. Avant d’attaquer,  Randria et ses complices se réunissent pour élaborer les stratégies d’attaque. L’un d’entre eux surveille les faits et gestes de leur prochaine victime et ce, durant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Il y a des fois que leurs actes ont été commandités par une autre personne, et son équipe ne fait qu’exécuter les ordres.

Redémarrer une nouvelle vie

L’enfermement et l’isolement mettent à mal la volonté des détenus. Pour Randria, être entouré de ses proches était le meilleur remède, pour avoir la force de s’avancer. « J’ai eu de la chance car j’ai toujours eu l’appui de ma famille. Ce qui m’attristait le plus était de voir ma femme pleurer le jour de mon arrestation, je n’ai pu rien faire, je ne sais pas quoi lui dire, c’était trop triste. Ma femme venait me voir toutes les semaines, en emmenant mon fils. Mes proches m’ont très vite convaincu de prendre les choses en main », a-t-il confirmé. «  C’est ce qui m’a motivé à être confiant pour redémarrer une nouvelle vie après la prison ». En effet, la situation est plus compliquée pour d’autres détenus. Certains  se trouvent à des centaines de kilomètres de leurs proches, qui n’ont pas toujours les moyens de venir apporter leur soutien toutes les semaines. D’autres ne se font plus accepter par leurs proches et coupent définitivement tous les liens avec eux.

Et oui, Randria a avoué, c’était six mois après son incarcération qu’il a appris à connaître une autre vie, qui est la vie chrétienne. Il a décidé de suivre des enseignements bibliques durant sa détention, il a également décidé de se faire baptiser au sein de l’église qu’il avait choisie de suivre. A noter qu’avant son incarcération, Randria était musulman, mais non pratiquant.

Et puis un jour, grâce à sa volonté de changer de vie, les barreaux s’écartent et s’ouvrent sur la liberté, et Randria a obtenu une réduction de peine de deux ans. « C’était un miracle », avouait-il, «  et ce après tout ce que j’ai fait ».  On peut dire que Randria a encore des difficultés à réintégrer la société. Avec sa petite famille, Randria a construit une nouvelle vie aux 67ha.  Certes, les habitants sont ingrats, désagréables envers lui. «  J’avoue que je dois m’habituer  à entendre les gens me dire que je suis un ex-détenu, et ce qui m’attriste, c’est de savoir que cela impactera la vie de ma famille surtout de mon enfant. Il restera pour toujours le fils d’un ex-détenu, d’un bandit ou d’un malfrat. Et même si j’essaie de faire comprendre à tout le monde que j’ai changé, que la prison m’avais changé, cela n’empêche pas les gens à me juger », avouait-il.

Côté travail, on peut dire que Randria a réussi son insertion. Deux semaines après sa sortie,  il est en période d’essai pour peut-être décrocher un CDI au sein d’une société dans la capitale, sauf que son embauche nécessite une signature de convention avec l’employeur.  Il essaie par contre de cacher son passé à ses collègues de travail pour ne pas semer du doute auprès de la société. Il a pris conscience que c’était en entrant en prison qu’il devait préparer sa nouvelle entrée en société.

Les détenus reviennent dans ce monde qu’ils avaient, pour beaucoup oublier. S’ils ont obtenu de nouvelles compétences en prison, nombreux sont ceux qui n’ont plus rien en sortant : plus de famille, plus d’amis, plus de boulot, plus de logement. Pour de nombreux détenus, cette situation est plus compliquée. Les conditions d’incarcération les déconnectent entièrement de la réalité. Une fois en dehors, difficile de les rattraper. Et si on ne trouve plus sa place dans cette société, que fait-on ? On retourne en prison.

Nampoina R.

Campagne contre les violences populaires – FB ministère de la Justice du 2 août 2018

A l’initiative du Ministère de la Justice avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), une mobilisation sociale pour lutter contre le phénomène de violences populaires a été organisée les 1 et 2 Août à Sambava. L’objectif est de contribuer à restaurer la confiance de la population aux institutions judiciaires et sécuritaires et au renforcement de l’Etat de droit à Madagascar suite aux cas de vindicte populaire alimentant des cycles de violences et de vengeances, et détruisant le tissu social. A l’ouverture officielle de ces journées de sensibilisation, la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Mme Noro Vololona Harimisa a déploré la recrudescence de ces actes condamnables, portant atteinte à l’État de Droit et favorisant par la même occasion “la loi du plus fort”. La Ministre de la Justice a exhorté tout un chacun à prendre conscience de la situation, et prendre les responsabilités qui lui incombent selon les fonctions et rôles assignés au sein de l’administration et dans la société. Cette initiative engage l’ensemble des ministères parties prenantes à la consolidation de la paix sociale, la sécurité et l’Etat de Droit dont le Ministère de la Justice, le Ministère de la Défense Nationale, le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le Ministère de la Sécurité Publique et le Secrétariat d’Etat en charge de la Gendarmerie. Au côté de la ministre de la Justice, le Ministre de la Sécurité Publique et le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie ont ainsi honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture officielle de ces journées, auxquelles ont aussi répondu présents les parlementaires, les notables et les autorités locales. Le dialogue avec les autorités locales, incluant les responsables de l’application de la loi a été privilégié durant ces deux jours à Sambava. Il visait à les conscientiser sur leurs rôles dans la prévention et la répression de la vengeance populaire. L’approche de sensibilisation misait sur une série de présentations, des travaux de groupe, le tout suivi d’un débat en vue d’esquisser une proposition de solutions spécifiques au contexte local. Pour se rapprocher de la population locale, une journée « portes ouvertes » a été tenue jeudi. Chacun des Départements ministériels partenaires ont tenu un stand pour présenter des informations utiles, favorisant l’appropriation d’une attitude citoyenne face à une colère de foule. La campagne « tous contre les violences populaires et pour l’Etat de Droit » a été officiellement lancée à Ambovombe Androy en novembre 2017. Après la région Sava, le Ministère de la Justice avec l’appui du PNUD envisage de poursuivre la campagne dans la région Vatovavy Fitovinany, à Vatomandry dans la région Atsinanana, à Mampikony dans la Sofia, et à Analanjirofo à travers notamment la sensibilisation des autorités et de l’opinion publique en général et l’intensification de la vulgarisation juridique. Ministère de la Justice