Madagascar – Rapt et meurtre Annie et Arnaud – Le cerveau condamné à vie libéré par le tribunal – Expressmada du 31 mars 2018
Madagascar – Meurtre et kidnapping de Annie et d’Arnaud : Libération et voyage à Paris du condamné à perpétuité – Midi madagasikara du 31 mars 2018
Madagascar Du Bianco à la justice – La gazette de la grande ile du 28 mars 2018.
L’actuelle direction du BIANCO communique et ne laisse pas les citoyens intéressés -et tous devraient l’être-par la lutte contre la corruption dans l’ignorance. Beaucoup ignore encore qu’une fois le dossier transmis à la justice, la chaîne pénale anti-corruption ou le pôle anti-corruption, le BIANCO en est dessaisi. Ce n’est donc pas le BIANCO qui place sous mandat de dépôt, qui octroye la liberté provisoire et encore moins qui relaxe ou condamne une personne. La dernière semaine, le placement sous mandat de dépôt de l’ancien ministre des finances Jean Razafindravonona a fait la une des quotidiens, celui de Claudine pas trop en tout cas elle doit être habituée si bien qu’elle n’est plus prise de malaise quand le juge d’instruction prononce le placement sous mandat de dépôt, quant à Orlando Robimanana ancien Directeur Général du Trésor son nom a peu été cité on ne sait au juste si c’est parce qu’il a bénéficié d’une liberté provisoire ou du fait de ses accointances avec le milieu de la justice.
Toujours est-il que bon nombre de nos citoyens ignorent encore où s’arrête le travail du BIANCO bien que la direction générale du BIANCO se trouve être aujourd’hui la direction qui sait le mieux ce qu’est rendre compte aux citoyens puisqu’elle renseigne les citoyens par rapport à son travail. Certains doutent, faisant état de deux poids deux mesures, beaucoup attendent les gros poissons tels que Claudine, beaucoup attendent aussi l’issue des investigations menées par le BIANCO relatives au milieu de la justice avec notamment les affaires Houcine Arfa et les feuilles incendiées du dernier concours. Si bon nombre de personnes regardent avec la plus grande méfiance la justice malagasy (et pour cause!), un certain nombre salue de plus en plus le travail du BIANCO.
Malheureusement, le BIANCO n’est pas la justice, malheureusement la justice n’est pas aussi transparente que le BIANCO ce qui permettrait aux simples citoyens de comprendre et peut-être d’approuver ces décisions qui très souvent sont iniques. Ainsi, si un certain nombre n’a pas compris le tapage sur Jean Razafindravonona, un professeur à l’université qui a peut-être eu le malheur de faire partie du gouvernement sous ce régime, et le quasi silence sur Orlando Robimanana, au moins beaucoup ont compris que le BIANCO fait effectivement ses investigations, après à charge à la chaîne de la justice de continuer le travail de manière aussi transparente que le BIANCO.
Claude Rakelé

Madagascar Lutte contre la corruption il faut assainir tout le pouvoir exécutif – La gazette de la grande ile du 28 mars 2018
Le monde judiciaire est tellement pourri par la corruption que la population a l’impression que seul le Ministère de la Justice est contaminé par ce fléau. Il s’agit d’une contre-vérité. Tous les ministères sont gangrénés par la corruption et les notions voisines (concussions, prise d’avantage injustifié, abus de fonction, enrichissement illicite, trafic d’influence, favoritisme, népotisme, conflits d’intérêts), comme le démontrent les quelques exemples suivants.
Le Bianco devrait mener des investigations au sein du Ministère auprès de la Présidence en charge des Projets Présidentiels et de l’Aménagement du Territoire (M2PATE). La corruption concernant l’accaparement et le détournement de terrains domaniaux est colossale et scandaleuse. Celle liée à l’octroi de marchés publics dépasse l’entendement.
Un assainissement est également vital au sein du Ministère de l’Enseignement Supérieur avec les magouilles de certains enseignants qui perçoivent des rémunérations exorbitantes sur la base d’heures complémentaires fictives. Le nettoyage devra s’étendre à l’octroi abusif de logements à Ankatso à des étudiants qui ne le sont plus.
La corruption frappe également le Ministère de la Police. La petite corruption commise par la police des mœurs et des frontières n’est rien en comparaison aux sommes versées dans le cadre de certains avancements ou de la réussite au concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Police. On se souvient d’extorsions de fonds notoires à la Police de l’Air et des Frontières.
La corruption est et a toujours été au cœur du Ministère des Finances et du Budget. Malgré leur rémunération mensuelle et leurs primes annuelles plus élevées que tous les autres fonctionnaires, de nombreux inspecteurs et contrôleurs se gavent, notamment au niveau des Douanes. Le niveau de vie de certains douaniers est surprenant.
Le Ministère de l’Education Nationale n’est pas épargné par la corruption. Il faut dire qu’il bénéficie du plus gros budget. C’est là, et pas ailleurs, que Claudine Razaimamonjy a frappé. En utilisant des prête-noms, cette dernière a obtenu de nombreux marchés publics liés à la construction et à la réhabilitation d’écoles.
Contre toute attente, la corruption frappe également le Ministère de la Santé Publique. Certains responsables se livrent à des trafics odieux de médicaments. Certains médecins, dentistes et pharmaciens sont des charlatans qui exercent avec de faux diplômes, tandis que d’autres imposent des opérations chirurgicales abusives facturées au prix fort.
Il est urgent de faire cesser les actes de corruption et les abus d’autorité qui règnent au sein du Ministère du Commerce et de la Consommation. De nombreuses entreprises commerciales et industrielles se plaignent des menaces assorties d’extorsions de fonds commises par des agents véreux de ce Ministère.
Ces faits ne signifient pas que la corruption ne touche pas les autres Ministères. Si toutes ces dérives ministérielles ont lieu, c’est parce que la Primature et la Présidence de la République donnent le mauvais exemple, comme le montre la succession de scandales. L’assainissement des ministères ne suffira pas. C’est tout le pouvoir exécutif qu’il faut nettoyer tant il excelle dans l’art de corrompre tout ce qu’il touche.
Folojaona et PN
Pour l’adhésion de Madagascar à l’OHADA
RANARISON Tsilavo est le seul signataire des comptes bancaires de la société CONNECTIC
La plainte pour abus de biens sociaux de RANARISON Tsilavo est basée sur ces 76 virements qu’ils considère comme sans contrepartie.
Les 76 virements internationaux de CONNECTIC vers sa société mère française EMERGENT proviennent de trois banques malgaches dont l’unique signataire est RANARISON Tsilavo, directeur exécutif de la société CONNECTIC.
RANARISON Tsilavo a donc signé les 76 virements bancaires qu’il considère comme illicites
La totalité des virements signés par RANARISON Tsilavo lui-même objet de la plainte pour abus de biens sociaux
Affaire Houcine Arfa : les menottes de la honte – La gazette de la grande ile du 24 mars 2018
Houssine Arfa – Une autre plainte de Patrick Raharimanana – Les nouvelles du 24 mars 2018
Madagascar corruption, pressions… les magistrats se rebiffent – Jeune Afrique du 23 mars 2018
Des juges menacés de mort par des élus, des « rabatteurs » chargés d’enterrer des affaires, des forces de sécurité qui refusent publiquement l’exécution d’un jugement : à Madagascar, la corruption et les pressions gangrènent la justice et embarrassent le pouvoir politique.
Devant l’ampleur du phénomène, les magistrats malgaches ont lancé une grève de sept jours jusqu’à mardi, le deuxième mouvement social depuis début juin. Les juges « s’indignent de la multiplication des cas d’obstruction de la justice et de violation des décisions de justice », fulmine le vice-président du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), Bora Rojovola. Les exemples d’atteinte à l’indépendance de la justice ne manquent pas : • À Ampanihy (sud-ouest), un sénateur a proféré des menaces contre des magistrats pour qu’on libère le maire. Ce dernier a finalement obtenu une libération provisoire en juin. • À Manakara (sud-est), des agents pénitentiaires en état d’ébriété se sont introduits, avec leurs armes de service, dans une salle d’audience pour contester la condamnation de l’un de leurs collègues pour mauvais traitement contre des détenus. • À Toamasina (est), un officier de gendarmerie a refusé publiquement l’exécution d’un jugement. Dans les couloirs des tribunaux, des rabatteurs offrent leurs services aux accusés. « On peut nous proposer une voiture ou un bout de terrain » pour enterrer une affaire, lâche le juge financier James Rakotomahanina. Mais c’est une affaire impliquant une proche du président malgache Hery Rajaonarimampianina, qui a mis le feu aux poudres et fait éclater au grand jour la colère des magistrats. Claudine Razaimamonjy, une conseillère du chef de l’Etat accusée de corruption, a refusé à maintes reprises de se soumettre à la justice, avant d’être finalement placée mi-juin en résidence surveillée.Le pouvoir est à nous aujourd’hui, mettez vous bien ça dans le crâneLa situation s’est encore envenimée avec la diffusion début juillet d’un enregistrement où la conseillère s’en prend violemment au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). « Vous feriez mieux d’attendre que le président Hery quitte le pouvoir avant de me convoquer », crie-t-elle, avant de lancer : « Le pouvoir est à nous aujourd’hui, mettez vous bien ça dans le crâne. »
La « dérive » de trop
Ces propos compromettants ont contraint le président à réagir : « Je laisse la justice faire son travail », a affirmé Hery Rajaonarimampianina, avant de lâcher sa conseillère. « Tout le monde peut se dire être proche d’un président de la République, mais cela ne dédouane personne », a-t-il encore ajouté sur TV5 Monde. Ces déclarations n’ont cependant pas calmé les magistrats. « Lorsque c’est un proche du régime qui est accusé, alors les poursuites s’arrêtent rapidement après intervention de hautes personnalités de l’État, mais lorsque c’est un membre de l’opposition qui est accusé, l’emprisonnement ne tarde pas », affirme le juge Clément Jaona à l’AFP, dénonçant un système de deux poids deux mesures. Pour l’opposition, « l’affaire Claudine » est la « dérive » de trop. Elle contribue à tendre un peu plus le climat politique dans la Grande Île à l’histoire tourmentée. « Le président et des gens du pouvoir se comportent comme des intouchables, en se croyant au-dessus des lois », dénonce Augustin Andriamananoro, membre du parti d’opposition TGV. « Le régime actuel ne supporte pas la démocratie », affirme-t-il. Avant d’accuser le pouvoir d’avoir intimidé un présentateur de vidéos postées sur YouTube, aujourd’hui en fuite. Ce dernier, Barry Benson, avait parodié la conversation entre Claudine Razaimamonjy et un enquêteur du Bianco. Il « a dû fuir quand des individus en tenue civile sont venus le chercher à son domicile », selon le Mouvement pour la liberté d’expression (MLE), qui regroupe des journalistes. La grogne contre le pouvoir politique a cependant ses limites, estime l’analyste Toavina Ralambomahay, interrogé par l’AFP. « Le contre-pouvoir est très faible » à Madagascar, relève-t-il, et « le gouvernement en place dispose d’une grande marge de manoeuvre ». Sous pression toutefois, il a reconnu vendredi des dysfonctionnements. « On va résoudre les problèmes en fonction de nos moyens, mais on ne va pas non plus faire des promesses d’ivrogne », a prévenu le chef du gouvernement Mahafaly Solonandrasana, avant de rapidement diluer les responsabilités : « Tout le monde est responsable, et le gouvernement demande des actions concrètes des fonctionnaires pour la lutte contre la corruption. »


