Seconde plainte d’Houcine Arfa – dés révélations explosives (2ème partie)- La gazette de la grande île du 12 mars 2018

Dans une seconde plante déposée en France, Houcine Arfa dénonce un commerce illégal commis par un Conseiller du Président de la République. Mais de quelles marchandises s’agit-il ? Est-ce que ce serait du bois de rose ? Non, c’est impossible, car les rondins sont plus lourds que les palettes. Est-ce que ce serait de la drogue ? L’hypothèse est peu probable, mais elle n’est pas à écarter. Il s’agit d’une importation ou d’une exportation, car Madagascar est une plaque tournante pour les drogues dures et légères. Est-ce une exportation de lingots d’or ? Cette supposition est plausible lorsqu’on sait que la Grande Ile produit énormément de ce métal précieux. Même si Madagascar n’a pas signé la Convention de Vienne sur le Contrôle et Poinçonnement des Ouvrages en Métaux Précieux, o finira tôt ou tard par connaître le nombre de lingots d’or exportés, le mode de transport utilisé (avion, hélicoptère ou bateau), ainsi que la destination (Bangkok, Dubaï, Vatican, Tel-Aviv ou Genève …). Et s’il s’agissait d’une importation illicite d’armes à feu ? Ces armes à feu et leurs munitions proviendraient-elles de Russie, de France, d’Israël, de Chine ou des Etats-Unis ? Si cette hypothèse est vérifiée, cela signifiera que le Conseiller du Président de la République Malgache dénoncé par Houcine Arfa est l’auteur ou le complice d’actes criminels puisque ces armes à feu ne sont pas destinées aux forces armées régulières malgaches. On ne se souvient que le Premier Ministre Solonandrasana Olivier Mahafaly avait annoncé publiquement que des responsables étatiques pouvaient être impliqués dans les actes de déstabilisation. Les palettes d’armes à feu pourraient être la preuve matérielle des sous-entendus du Premier Ministre. PN

Madagascar Etat de perversion le summum de la corruption – La gazette de la grande île du 13 mars 2018.

Actuellement, la corruption est de plus en plus élevée et atteint un niveau disproportionné. En effet, la corruption atteint son summum à Madagascar et  affecte tous les secteurs d’activités tant dans le secteur privé que public. L’Afrique reste l’une des régions les plus corrompues du monde, Madagascar  inclus. D’autant plus que les acteurs corrompus ne manquent pas de réseau et de moyen. Les rebondissements dans l’affaire de corruption lors du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENMG) le démontrent bel et bien vu que des copies qui constituent des pièces à conviction majeures ont été réduites en cendres. Une destruction de preuve potentielle qui n’a pas manqué de choquer l’opinion publique, et ce malgré le fait que les copies aient été verrouillées dans une pièce par trois cadenas de différentes entités à savoir l’ENMG, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et le ministère de la Fonction publique (FOP).  Cet incident n’a fait que démontrer une fois de plus que les acteurs dans la corruption ont les bras longs. Par ailleurs, les fraudes pendant les examens figurent parmi les actes de corruption les plus dénoncées. Déjà que la perte de confiance envers la justice est palpable au niveau de la société avec la recrudescence des actes de vindictes populaires. Il est clair que la lutte contre la corruption est encore loin d’être effective dans le pays et que beaucoup reste à faire. Tant que le pouvoir en place ne montre pas une volonté de fer à éliminer ce fléau, la lutte sera perdue d’avance. D’autant plus que l’exemple vient d’en haut. Ceci revient à dire que si la corruption ne cesse de prendre de l’ampleur, pas besoin de chercher loin, c’est la faute aux dirigeants qui montrent le mauvais exemple. Avec les détournements nationaux ou étrangers qui se multiplient, la pauvreté s’accroît et le développement n’est pas au rendez-vous.  Les dirigeants s’enrichissent un peu plus à l’inverse des simples citoyens qui s’engouffrent dans un état de pauvreté extrême.

Jean Riana

Madagascar : Ecole de la Magistrature: L’Ecole du Rire et des Clowns – La gazette de la grande île du 13 mars 2018

On croyait avoir tout vu et tout entendu sur les magistrats. La corruption ne règne pas uniquement au niveau des décisions rendues par les Cours et les Tribunaux. Elle sévit également, tout en amont, au niveau de l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG). Il ne s’agit pas d’un scoop, mais les rumeurs persistantes se sont transformées en une réalité criante. Dans certains cas, il faut faire partie du quota d’une haute personnalité pour réussir le concours d’entrée à l’ENMG. Dans d’autres, il faut faire jouer ses relations en haut lieu. Dans d’autres, il faut payer cher, très cher, sans possibilité d’être remboursé si l’on n’est pas admis à l’ENMG. Celui qui s’endette pour corrompre une personne qui lui permettra d’entrer à l’ENMG, ne pense qu’à s’enrichir une fois qu’il occupe la fonction de magistrat. Le « retour sur investissement » doit être rapide. C’est pourquoi certains juges rendent des décisions iniques. C’est malheureux et c’est surtout dangereux pour l’Etat de droit. Pendant un temps, on a cru à une renaissance de l’ENMG avec la présence des agents du Bianco lors des examens, l’étroite surveillance des correcteurs et l’épreuve orale publique. Pourtant, on a fini par retomber dans les mêmes dérives teintées de corruption. On vient de franchir une nouvelle étape dans l’absurde avec les copies suspectes du dernier concours annulé de l’ENMG qui ont été réduites en cendres, alors qu’elles devaient faire l’objet d’une investigation du Bianco. Cet incendie est vraisemblablement le fait de personnes qui avaient peur que l’on découvre des fraudes grotesques, notamment l’attribution de bonnes notes à de mauvaises copies. Cet incendie criminel n’a fait que ternir davantage l’image de la profession de magistrat qui est en pleine déshérence.  Les magistrats véreux en exercice nuisent à l’image de la profession, de la même manière que la mauvaise réputation de l’ENMG porte atteinte aux élèves-magistrats méritants. Bientôt, le diplôme délivré par l’Ecole de la Magistrature équivaudra à un diplôme de l’Ecole du Rire et des Clowns.Il est peut-être temps que Hery Rajaonarimpampianina, qui préside le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), se remette en cause.

M. GASPARD

Madagascar Ecole de la Magistrature L’Ecole du Rire et des Clowns – La gazette de la grande île du 13 mars 2018.  

Madagascar – Destruction de preuves à l’Enmg – Les explications suprenantes du responsable d’établissement – La vérité du 13 mars 2018

Aberrantes ! Les simples citoyens sont tombés des nues en entendant les explications du responsable de l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes, hier, à la suite de la destruction des preuves de corruption dans le cadre du concours d’entrée à cette école. Ce dernier a , en effet, affirmé que l’établissement avait besoin de la salle contenant les feuilles de copies pour expliquer le fait d’avoir brisé le scellé effectué par un huissier du Bianco. Rien n’explique cependant pas qu’une telle nécessité devait se faire par violation des lois. A cela s’ajoute l’incinération des feuilles de copies qui st qualifiée de “destruction de preuves” par les juristes. D’ailleurs, il a été surprenant que le ministère de la Justice soit muré dans le silence après cet événement scandaleux Rappelons que la semaine dernière, un huissier a brisé le scellé effectué à la porte de a salle contenant les feuilles de copies qui devaient servir de preuves dans l’enquête menée par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). Un bris de scellé qui aurait été effectué  juste après la descent d’une délégation du ministère de la Justice au sein dudit établissement. Pour sa part, la présidnte du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), Fanirisoa Ernaivo persite et signe : ” il s’agit d’une destruction de pièces de procédures en cours qui relève d’une infraction”. A entendre ses explications, un bris de scellé nécessite une décision judiciaire qui proclame une levée de scellé. Ce qui ne fut pas le cas pour cette affaire de corruption à l’ENMG dont l’enquête n’a pas encore été close. Et ce magistrat de poursuivre que “nous exigeaons des explications de la part des rsponsables et qu’une enquêt soit ouverte pour déterminer qui sont les commanditaires de et acte”.  

Affaire Houcine Arfa – Patrick Raharimanana convoqué à la gendarmerie – La vérité du 13 mars 2018

Politicien et journaliste citoyen,  Raharimanana Patrick est convoqué au service des affaires criminelles et spéciales de la Gendarmerie Toby Ratsimandrava. C’est l’intéressé lui-même qui annoncé sur son compte « facebook » de cette convocation pour aujourd’hui. « Quand on combat la corruption et pour l’indépendance du pays, on doit s’attendre à cela », philosophe le politicien qui a déjà annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2018. Bien que les motifs de la convocation ne soient pas mentionnés, ni par les gendarmes et encore moins par Patrick Raharimanana, c’est plus que certain qu’elle a trait à l’affaire Houcine Arfa, l’ex-formateur de la garde présidentielle malagasy qui s’est évadé de prison. Patrick Raharimananaa été accusé par le directeur de la maison de force de Tsiafahy d’avoir été derrière la diffusion sur les réseaux sociaux d’un élément sonore compromettant ce haut responsable. Dans la conversation entre soi-disant le directeur, Houcine Arfa et son épouse, il est question d’argent dont aucun n’est pas en mesure de connaître la destination finale. Les bruits de fond ont rendu en effet quelques passages inaudibles. La conclusion des observateurs est que le responsable de la maison de force est accusé par Houcine Arfa d’avoir reçu une somme d’argent afin de faciliter son transfert à la maison d’arrêt d’Antanimora, dernière étape de son séjour carcéral à Madagascar avant son évasion. Lors d’une conférence  de presse, le directeur mis en question a botté en touche toutes accusations de corruption et a décidé de porter plainte contre Patrick Raharimanana qui aurait relayé sur les réseaux sociaux cet élément sonore diffusé sur « You tube ». Quoiqu’il en soit, Patrick Raharimanana affirme sa détermination à aller de l’avant en espérant « que cela(ndlr :l’enquête) va déclencher la guerre pour éradiquer ce fléau (ndlr :la corruption) qui a terni l’image de Madagascar ». Attendu dans la matinée à 8 heures au Service des affaires criminelles et spéciales de la Gendarmerie, le politicien ne se dérobe pas en lançant comme mot de la fin : « je viendrai ! »… R.M

Fanafahana ireo mpangala-jaza teto Toamasina: “Tsy heloka ny fikasana hangala-jaza…” hoy ny Tonia mpampanoa lalana – Midi madagasikara du 12 mars 2018

Nanaitra ireo mpahay lalana eto Toamasina, ny fanazavana nomen’ny tonia mpampanoa, mikasika ny fanafahana vonjimaika ireo voarohirohy ho mpangala-jaza, ny talata 6 martsa 2018 teo. “Tsy heloka ny fikasana hangala-jaza izany , satria mbola tsy tontosa ny heloka, hatreto ihany koa teto Toamasina tsy mbola nisy ray aman-dreny nitory sy nitaraina fa very ny zaza”, hoy Rajaonah Thierry Lauret, tonia mpampanoa lalana ny fitsarana ambaratonga voalohany eto Toamasina. Mbola nohamafisiny fa “mbola tsy nisy ny halatra sy varotra natao tamin’ity raharaha ity, ka tsy mitombina ny heverina fa heloka tamin’izao hala-jaza izao. Noterena hanaiky ny heloka tsy nataony izy ireo teny amin’ny polisy raha nanao ny fanadihadiany ny mpitsara manadihady”. Ho an’ireo ray aman-drenin-jaza, ao anatin’ny 3 taona hatramin’ny 16 taona, tafiditra tao anatin’ilay someso nifanaovan’ireto mpangalatra sy mpivaro-jaza nahazo fahafahana vonjimaika ireto ary amidy 3 hatramin’ny 9 tapitrisa ariary, dia nomarihan’izy ireo, fa “miteraka horohoro anay ny zava-misy, saingy izay moa ny fanapahan’ny mpahay lalana malagasy ka afaka hanao inona amin’ireo debaben’ny fitsarana ireo ny vahoaka madinika”. Na izany tsy manaiky milefitra amin’ny ambaran’izy ireo, fa “didin’ny mpahay lalana” izao ireto ray aman-dreny tafaresaka tamin’ny mpanao gazety, ka sahy nilaza mihitsy fa “hisy ny fitsaram-bahoaka, satria tsy hanaiky hanaovana fitadiavam-bola amin’ny zanakay izahay na hidiranay am-ponja aza”. Telo andro taorian’ny famotsoran’ny fitsarana ilay enina mianadahy voarohirohy ho manao tamba-jotra na mpangala-jaza eto Toamasina, dia nisy tranga voalohany niseho tao Andranomadio amin’ny lalam-baovao, ny zoma 9 martsa teo tokony ho tamin’ny 5ora hariva. Zazalahy iray avy nianatra namonjy fodiana no nisy lehilahy roa niantso fa hoe misy zavatra omen’izy ireo azy. Mailo anefa ity zazalahy ity, dia tsy nanatona sy nanohy ny lalany tamin’ny hazakazaka. Hagagana ny an’ny ray aman-dreniny nony tonga tao an-trano izy, ka nanontany azy nefa raha niezaka nanara-dia ireto lehilahy roa ireto izy ireo, dia efa tsy hita ny nisy azy roa lahy. Ny hany tadidin’ilay zazalahy fotsiny, dia mikavin’ila ny iray tamin’izy ireo.  Ankoatra izay, dia nilaza ny talen’ny filaminana anatiny eto Toamasina fa “efa porofo azo itarihana ny fanadihadian’ny fitsarana ny someso voaray ho porofo; koa raha misy ny fangatahana fanampim-panadihadiana, dia anjaran’ny fampanoavana ny manome baiko ny polisy”. Ho an’ Andriamihangy Georges Florence, tonia mpampanoa lalana ambony eto Toamasina kosa, nilaza izy fa tsy mahalala ity raharaha ity , satria tsy nisy tatitra azony na tamin’ny polisy, na tamin’ny mpitsara. Malala Didier

Seconde plainte d’Houcine Arfa – dés révélations explosives – La gazette de la grande île du 12 mars 2018

Une seconde plainte déposée par Houcine Arfa a été rendue publique. Elle contient des informations plus explosives que l’on ne croit. Houcine Arfa y dénonce un trafic. Avant d’examiner le fond de la seconde plainte, il convient de déterminer si elle est recevable.

La réponse est incontestablement oui pour deux raisons. Premièrement, Houcine Arfa a parfaitement le droit de dénoncer une infraction pénale dont il a été le témoin oculaire. C’est tout à son honneur car il a fait preuve de responsabilité citoyenne. Il faut savoir que la non-dénonciation d’un crime ou d’un délit est passible de répréhensible. Deuxièmement, Houcine Arfa a le droit d’agir car il y a une relation de cause à effet entre le trafic qu’il a découvert et les poursuites judiciaires lancées ultérieurement à son encontre. C’est parce qu’il s’apprêtait à révéler un commerce illégal qu’il a été appréhendé puis condamné après un procès fantoche.

Intéressons-nous à présent au bien-fondé de la plainte. En premier lieu, Houcine Arfa dénonce, sans le nommer, un Conseiller du Président de la République Malgache. Les Conseillers officiels et officieux doivent trembler. Certains plus que d’autres. Ceux qui sont directement concernés par la plainte d’Houcine Arfa se comptent sur les doigts d’une main. Ils peuvent compter les jours qui leur restent à briller dans les palais présidentiels chauds et confortables, avant de moisir dans les geôles froides et hostiles. Houcine Arfa maintient savamment le suspense autour de l’identité du Conseiller du Président de la République Malgache. On sait seulement qu’il ne s’agit pas d’une Conseillère. En second lieu, les faits dénoncés dans la plainte sont intéressants. Houcine Arfa a été le témoin oculaire d’une cargaison illégale montée sur des palettes et appartenant à un Conseiller du Président de la République Malgache. L’élément légal constitutif de l’infraction commise par ce dernier est la violation de conventions internationales.

PN

 Tribunal de grande instance de Paris

4 Boulevard du Palais,

75001 Paris

A l’attention de Monsieur le Procureur de la République

Près le Tribunal de grande instance de Paris

Évry, le 3 mars 2018

PAR LRAR

Objet : Plainte avec constitution de partie civile

Affaire :  Monsieur Houcine ARFA c./ Monsieur le Premier conseiller de la Présidence de l’Etat de Madagascar.

Monsieur le Procureur,

Je viens vers vous en qualité de Conseil de Monsieur Houcine ARFA lequel saisir par la présente plainte.

En effet, Monsieur Houcine ARFA vous saisit dans le cadre de l’affaire dans laquelle il a été impliqué et qui lui a valu d’être détenu par les autorités malgaches sans que celui-ci ne puisse bénéficier d’une défense digne de ce nom.

Une parodie de procédure et un simulacre de procès ont abouti à la condamnation de mon client à une peine de trois ans dont il a fait appel.

Si les chefs d’accusation retenus à l’encontre de Monsieur ARFA se voulaient en apparence, basées sur des infractions régies par le code pénal Malgache, mon client ne se fait aucune illusion sur les raisons profondes et directes ayant conduit à son arrestation.

Monsieur ARFA n’exclut pas le lien entre son arrestation orchestrée de toute pièce et basée sur des motifs fallacieux et la réception par la présidence de palettes en sa présence.

La présente plainte est ainsi dirigée contre Monsieur le Conseiller spécial auprès de la Présidence de l’Etat de Madagascar, lequel au vu de ses fonctions n’était pas sans savoir que le commerce international de marchandises et quel que soit la nature desdites marchandises est régit par un certain nombre de conventions internationales d’ailleurs ratifiées par votre État.

Monsieur ARFA par la présente plainte, entend porter à votre connaissance des faits et actes accomplis en violation de desdites conventions.

Cette démarche  porte sur la réception desdites palettes et notamment les suites pénales qu’il convient de lui donner tant au regard du droit français (pour les ressortissants français impliqués) que du droit international.

Sur ce point encore, de graves accusations ont été portées et sont à ce jour portées contre mon client qui entend faire la lumière sur son innocence.

En effet, mon client entend user de tous les moyens de droit de nature à mettre en lumière les raisons profondes qui ont conduit à son arrestation arbitraire.

La violation des droits de mon client est par ailleurs caractérisée par :

–        Des traitements inhumains et dégradants,

–        Une mise en danger d’autrui,

–        Un et vol et un recèle de ses biens personnels,

Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma très haute considération.

Maître GALÉ

Avocat au Barreau de l’Essonne

 

Madagascar – L’obscur autodafé – La vérité du 12 mars 2018

Etrange mais vrai ! Les feuilles de copie de concours d’entrée à l’Ecole nationale des magistrats et de greffes (ENMG) ont été totalement détruites par le feu. Sous scellées par trois cadenas, un pour la ministre de la Fonction publique, un autre pour le Bianco et le dernier pour le compte de la direction générale de l’ENMG, les documents servent de preuves matérielles de malversation de corruption partent en fumée. L’opinion politique, les observateurs et surtout le service en charge des enquêtes (le Bianco), n’ont pu rien faire que constater le dégât. Selon les informations reçues par la presse locale, ce week-end dernier, un ministre accompagné par son staff et un huissier se seraient rendus sur place pour enjoindre la destruction par le feu de toutes les feuilles de copie, et cela en absence d’au moins les deux titulaire des cadenas, c.-à-d. Le ministère de la fonction publique et le Bianco. Ce dernier, averti discrètement par une personne de bonne volonté qui a voulu garder l’anonymat, a pu se rendre, illico, sur le lieu. Interrogé, de source RfI, le ministre de la Fonction publique avoue ne pas être au courant tandis que celui de la Justice préféra ne pas s’exprimer. Les questions coulent de source. Qui a donné l’ordre de bruler ces documents plus que précieux ? L’autorité sert l’intérêt de qui ? Qui est ce mystérieux ou nébuleux membre du gouvernement ? Il a agi au nom de qui ou dans quel intérêt ? Bref, quel est ou sont les mobiles de cet obscur autodafé ? Autant de questionnements que les contribuables aimeraient être fixés. Le 10 mai 1933, en Allemagne nazie, des enseignants nationaux-socialistes, avec de la bénédiction du Führer, incendièrent 1200 ouvrages religieux écrits, en grande partie par des juifs, et cela, pour effacer à jamais toute trace culturale de ce peuple banni par le sacro-saint, principe du nazisme  selon lequel la race juive doit disparaître. Un objectif qu’Adolf Hitler s’était fixé, contre vents et marées. En tous cas, les nazis entretenaient  une préférence ciblée à l’usage du feu pour « gemmer » les éléments susceptibles de les gênés. D’autre cas en témoignent. Serions-nous en face d’un état nazi-malagasy ? Le régime HVM, auquel nous tous avons le malheur de subir les ordres, comporte en lui un réflexe inquiétant qui consiste à « détruire » toutes personne ou objet compromettant sinon gênant : le cas subi par un certain Lylison René de Roland, sénateur élu de son état, conforte bien l’assertion. Des cas d’incendie non élucidés jusqu’à présent l’illustrent bien aussi. Avec ce réflexe nuisible de destruction s’ajoute un concept lié à un style de management basé  sur l’opacité. En somme, au royaume de l’impunité, le cadre idéal d’actions évolue dans un environnement obscur. Exiger la transparence en lieu et place du régime serait une opération voué dès le départ à l’échec, une aventure qui n’aboutirait nulle part ? La tentative de l’ONG Transparency international de « peler » les tenants du pouvoir de s’engager vers une voie priorisant la clarté nette à travers l’utilisation de l’argent public buterait à un mur infranchissable, voir, à une fin de non-recevoir. Pourtant c’est le seul moyen efficace, avance-t-on  pour améliorer le classement de notre indice de perception de la corruption(IPC). Ndrianaivo

Madagascar – Noho tsy fanarahan-dalàna, kolikoly – Mikorontana tanteraka ny fitsarana – Taratra du 12 mars 2018

Mbola to teny na didy sy azo itokisana ihany ve ny fitsarana malagasy amin’izao ? Eo ny fitsaram-bahoaka milaza azy. Efa mba niova ve ny fanadihadihan’ny Afrobaromètre sy ny Bianco, ohatra, fa anisan’ny mahabe fitarainana indrindra noho ny kolikoly ny fitsarana ? Izay ny fandraisan’ny vahoaka ifotony ny fitsarana. Mahatsara na maharatsy endrika ny fitsarana amin’izao koa ny afitsoky ny mpitondra. Nahoana ? Tsy mbola misy valiny na fafapahan-kevitra, ohatra, ny fitakian’ny Sendikàn’ny mpitsara eto Madagasikara (SMM), tamin’ny taon-dasa, ny amin’ny fanajana ny tany tan-dalàna, ny fampiharana didim-pitsarana … Vao maika miharatsy noho ny eo aloha izao aza ny toerana sy ny fiheveren’ny maro ny fitsarana amin’izao. Eo, ohata, ny amin’ireo raharaha tsy mazava na toa vitavita ho azy fa tsy hita izay tohiny sy farany : ny raharaha Antsakabary, ny raharaha Razaimamonjy Claudine, ny raharaha Andriamandavy VII Riana, … Mitohy ny tsy fanarahan-dalàna sy ny kolikoly Izao faramparany izao, maharikoriko ny amin’ny fisian’ny kolikoly amin’ny fidirana ho mpianatra ho mpitsara sy mpirkidraharaha, ananan’ny Biano porofo. Hanao ahoana ny hoavin’ny fitsarana amin’izany ? Hitady izay hamerenana ny kolikoly nomeny izay mpitsara sy mpirakidraharaha mivoaka amin’izany. Mety hatramin’izay aza ny kolikoly, fa izao vao miseho masoandro. Tsabahin’ny mpitondra ambony hatrany ny fitsarana. Tonga hatramin’ny fandoroana ny antontan-taratasy porofoana kolikoly amin’izay fidirana ho mpitsara sy mpirakidraharaha izay ny sasany. Mahavery fanahy ny maro amin’ny fisarana koa ny momba ny “Raharaha Houcine Arfa” hoe nisy andrana fanomezana kolikoly tamin’ny eo anivon’ny fampanoavana , nefa vitavita ho azy : nahoana, ohatra, no tsy notanana avy hatrany sy nenjehina araka ny lalàna ? Mahakely finoana ny vahoaka koa ny momba nanalana ny tonia voalohany mpampanoa eo anivon’ny fitsarana tampony, ifampitarihana eny anivon’ny fitsarana. Ny o anivon’ny fitonram-panjakana izao no misavoitaka sy tratran’ny fahalavona tanteraka. Mbola azo antoka sy itokisana ve ? Na mila vahaolana ny rahaaha … Be loata ny lalàna ehefa tena mpanao kolikoly ny fanjakana, hoy ny ohabolana latinina izay. Eo koa ny hoe : mivoaka na lasa ny marina, rehefa tafidity ny politika ny itsarana.