Seconde plainte d’Houcine Arfa – dés révélations explosives (2ème partie)- La gazette de la grande île du 12 mars 2018
Madagascar Etat de perversion le summum de la corruption – La gazette de la grande île du 13 mars 2018.
Actuellement, la corruption est de plus en plus élevée et atteint un niveau disproportionné. En effet, la corruption atteint son summum à Madagascar et affecte tous les secteurs d’activités tant dans le secteur privé que public. L’Afrique reste l’une des régions les plus corrompues du monde, Madagascar inclus. D’autant plus que les acteurs corrompus ne manquent pas de réseau et de moyen. Les rebondissements dans l’affaire de corruption lors du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENMG) le démontrent bel et bien vu que des copies qui constituent des pièces à conviction majeures ont été réduites en cendres. Une destruction de preuve potentielle qui n’a pas manqué de choquer l’opinion publique, et ce malgré le fait que les copies aient été verrouillées dans une pièce par trois cadenas de différentes entités à savoir l’ENMG, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et le ministère de la Fonction publique (FOP). Cet incident n’a fait que démontrer une fois de plus que les acteurs dans la corruption ont les bras longs. Par ailleurs, les fraudes pendant les examens figurent parmi les actes de corruption les plus dénoncées. Déjà que la perte de confiance envers la justice est palpable au niveau de la société avec la recrudescence des actes de vindictes populaires. Il est clair que la lutte contre la corruption est encore loin d’être effective dans le pays et que beaucoup reste à faire. Tant que le pouvoir en place ne montre pas une volonté de fer à éliminer ce fléau, la lutte sera perdue d’avance. D’autant plus que l’exemple vient d’en haut. Ceci revient à dire que si la corruption ne cesse de prendre de l’ampleur, pas besoin de chercher loin, c’est la faute aux dirigeants qui montrent le mauvais exemple. Avec les détournements nationaux ou étrangers qui se multiplient, la pauvreté s’accroît et le développement n’est pas au rendez-vous. Les dirigeants s’enrichissent un peu plus à l’inverse des simples citoyens qui s’engouffrent dans un état de pauvreté extrême.
Jean Riana
Madagascar : Ecole de la Magistrature: L’Ecole du Rire et des Clowns – La gazette de la grande île du 13 mars 2018
On croyait avoir tout vu et tout entendu sur les magistrats. La corruption ne règne pas uniquement au niveau des décisions rendues par les Cours et les Tribunaux. Elle sévit également, tout en amont, au niveau de l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG). Il ne s’agit pas d’un scoop, mais les rumeurs persistantes se sont transformées en une réalité criante. Dans certains cas, il faut faire partie du quota d’une haute personnalité pour réussir le concours d’entrée à l’ENMG. Dans d’autres, il faut faire jouer ses relations en haut lieu. Dans d’autres, il faut payer cher, très cher, sans possibilité d’être remboursé si l’on n’est pas admis à l’ENMG. Celui qui s’endette pour corrompre une personne qui lui permettra d’entrer à l’ENMG, ne pense qu’à s’enrichir une fois qu’il occupe la fonction de magistrat. Le « retour sur investissement » doit être rapide. C’est pourquoi certains juges rendent des décisions iniques. C’est malheureux et c’est surtout dangereux pour l’Etat de droit. Pendant un temps, on a cru à une renaissance de l’ENMG avec la présence des agents du Bianco lors des examens, l’étroite surveillance des correcteurs et l’épreuve orale publique. Pourtant, on a fini par retomber dans les mêmes dérives teintées de corruption. On vient de franchir une nouvelle étape dans l’absurde avec les copies suspectes du dernier concours annulé de l’ENMG qui ont été réduites en cendres, alors qu’elles devaient faire l’objet d’une investigation du Bianco. Cet incendie est vraisemblablement le fait de personnes qui avaient peur que l’on découvre des fraudes grotesques, notamment l’attribution de bonnes notes à de mauvaises copies. Cet incendie criminel n’a fait que ternir davantage l’image de la profession de magistrat qui est en pleine déshérence. Les magistrats véreux en exercice nuisent à l’image de la profession, de la même manière que la mauvaise réputation de l’ENMG porte atteinte aux élèves-magistrats méritants. Bientôt, le diplôme délivré par l’Ecole de la Magistrature équivaudra à un diplôme de l’Ecole du Rire et des Clowns.Il est peut-être temps que Hery Rajaonarimpampianina, qui préside le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), se remette en cause.
M. GASPARD
Madagascar Ecole de la Magistrature L’Ecole du Rire et des Clowns – La gazette de la grande île du 13 mars 2018.
Madagascar – Destruction de preuves à l’Enmg – Les explications suprenantes du responsable d’établissement – La vérité du 13 mars 2018
Affaire Houcine Arfa – Patrick Raharimanana convoqué à la gendarmerie – La vérité du 13 mars 2018
Fanafahana ireo mpangala-jaza teto Toamasina: “Tsy heloka ny fikasana hangala-jaza…” hoy ny Tonia mpampanoa lalana – Midi madagasikara du 12 mars 2018
Seconde plainte d’Houcine Arfa – dés révélations explosives – La gazette de la grande île du 12 mars 2018
Une seconde plainte déposée par Houcine Arfa a été rendue publique. Elle contient des informations plus explosives que l’on ne croit. Houcine Arfa y dénonce un trafic. Avant d’examiner le fond de la seconde plainte, il convient de déterminer si elle est recevable.
La réponse est incontestablement oui pour deux raisons. Premièrement, Houcine Arfa a parfaitement le droit de dénoncer une infraction pénale dont il a été le témoin oculaire. C’est tout à son honneur car il a fait preuve de responsabilité citoyenne. Il faut savoir que la non-dénonciation d’un crime ou d’un délit est passible de répréhensible. Deuxièmement, Houcine Arfa a le droit d’agir car il y a une relation de cause à effet entre le trafic qu’il a découvert et les poursuites judiciaires lancées ultérieurement à son encontre. C’est parce qu’il s’apprêtait à révéler un commerce illégal qu’il a été appréhendé puis condamné après un procès fantoche.
Intéressons-nous à présent au bien-fondé de la plainte. En premier lieu, Houcine Arfa dénonce, sans le nommer, un Conseiller du Président de la République Malgache. Les Conseillers officiels et officieux doivent trembler. Certains plus que d’autres. Ceux qui sont directement concernés par la plainte d’Houcine Arfa se comptent sur les doigts d’une main. Ils peuvent compter les jours qui leur restent à briller dans les palais présidentiels chauds et confortables, avant de moisir dans les geôles froides et hostiles. Houcine Arfa maintient savamment le suspense autour de l’identité du Conseiller du Président de la République Malgache. On sait seulement qu’il ne s’agit pas d’une Conseillère. En second lieu, les faits dénoncés dans la plainte sont intéressants. Houcine Arfa a été le témoin oculaire d’une cargaison illégale montée sur des palettes et appartenant à un Conseiller du Président de la République Malgache. L’élément légal constitutif de l’infraction commise par ce dernier est la violation de conventions internationales.
PN
Tribunal de grande instance de Paris
4 Boulevard du Palais,
75001 Paris
A l’attention de Monsieur le Procureur de la République
Près le Tribunal de grande instance de Paris
Évry, le 3 mars 2018
PAR LRAR
Objet : Plainte avec constitution de partie civile
Affaire : Monsieur Houcine ARFA c./ Monsieur le Premier conseiller de la Présidence de l’Etat de Madagascar.
Monsieur le Procureur,
Je viens vers vous en qualité de Conseil de Monsieur Houcine ARFA lequel saisir par la présente plainte.
En effet, Monsieur Houcine ARFA vous saisit dans le cadre de l’affaire dans laquelle il a été impliqué et qui lui a valu d’être détenu par les autorités malgaches sans que celui-ci ne puisse bénéficier d’une défense digne de ce nom.
Une parodie de procédure et un simulacre de procès ont abouti à la condamnation de mon client à une peine de trois ans dont il a fait appel.
Si les chefs d’accusation retenus à l’encontre de Monsieur ARFA se voulaient en apparence, basées sur des infractions régies par le code pénal Malgache, mon client ne se fait aucune illusion sur les raisons profondes et directes ayant conduit à son arrestation.
Monsieur ARFA n’exclut pas le lien entre son arrestation orchestrée de toute pièce et basée sur des motifs fallacieux et la réception par la présidence de palettes en sa présence.
La présente plainte est ainsi dirigée contre Monsieur le Conseiller spécial auprès de la Présidence de l’Etat de Madagascar, lequel au vu de ses fonctions n’était pas sans savoir que le commerce international de marchandises et quel que soit la nature desdites marchandises est régit par un certain nombre de conventions internationales d’ailleurs ratifiées par votre État.
Monsieur ARFA par la présente plainte, entend porter à votre connaissance des faits et actes accomplis en violation de desdites conventions.
Cette démarche porte sur la réception desdites palettes et notamment les suites pénales qu’il convient de lui donner tant au regard du droit français (pour les ressortissants français impliqués) que du droit international.
Sur ce point encore, de graves accusations ont été portées et sont à ce jour portées contre mon client qui entend faire la lumière sur son innocence.
En effet, mon client entend user de tous les moyens de droit de nature à mettre en lumière les raisons profondes qui ont conduit à son arrestation arbitraire.
La violation des droits de mon client est par ailleurs caractérisée par :
– Des traitements inhumains et dégradants,
– Une mise en danger d’autrui,
– Un et vol et un recèle de ses biens personnels,
Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma très haute considération.
Maître GALÉ
Avocat au Barreau de l’Essonne
Madagascar – L’obscur autodafé – La vérité du 12 mars 2018
Madagascar – Noho tsy fanarahan-dalàna, kolikoly – Mikorontana tanteraka ny fitsarana – Taratra du 12 mars 2018




