Madagascar – Le milieu carcéral surpeuplé est en détresse des détenus préventifs ont séjourné en prison beaucoup plus de temps que les verdicts des juges qui leur sont attribués – Lagazette DGI du 7 aout 2019
Au hasard des conversations avec des gens du peuple, mais aussi avec les familles de prisonniers de droit commun, la justice malgache est en train de virer dans l’injustice. En effet, bon nombre de détenus préventifs ainsi que des mineurs croupissent en prison sans avoir été jugés. Le pire fut, quand dans certains jugements les sentences ont été enfin prononcées, les concernés (SIC). Cette distorsion dans l’application de la justice dans nos contrées nous place parmi les pays où l’injustice est coutumière. Le plus navrant sur ces faits est que dans la plupart des cas, ce sont les petites gens qui en sont victimes et cela justifie ainsi l’existence d’une justice à deux vitesses. Des organisations humanitaires ainsi que bon nombre d’articles ont déjà sonné l’alarme sur la surpopulation carcérale depuis des années. Comme actuellement c’est encore le cas, on s’est vite empressé de conclure qu’aucune mesure pour résoudre ce problème n’a jamais été prise sérieusement. Après de plus amples informations, des dispositions ont été prises pour remédier à cette insuffisance infrastructurelle, mais très vite elles se sont avérées insuffisantes. Eh oui, ce problème qui perdure est récurrent, car le nombre de délinquants fut en hausse continuelle dans toute l’île. Les mesures adoptées sont loin de suffire vu la recrudescence des petits voleurs, des bandits et des criminels qu’on doit emprisonner. En effet, certains constats ont montré que la majorité des prisonniers qui attendent leur jugement sont des pauvres hères, dont certains sont innocents des accusations qu’on leur reprochait, et les autres ne sont que des petits voleurs poussés par la pauvreté qui est le précurseur de délits en tous genres. Par ces faits, il nous est alors démontré l’interdépendance des actes délictuels avec la pauvreté qui sévit dans le pays. L’éradication de cette dernière diminuera le pourcentage de crimes et délits. Cette assertion si facile à dire, est encore loin d’être atteinte. Dans la réalité, on ne peut plus attendre l’effectivité de cette dernière pour réagir aux urgences sociales qui sont en ces lieux. Il nous faut maintenant faire preuve de créativité pour trouver des solutions de désencrassement des prisons malgaches:
-La première solution est de réviser notre système judiciaire en érigeant une procédure simplifiée de jugement qui se fera en un délai de 24 heures pour les délits mineurs. Elle pourra se faire au niveau du fokontany par où la lèse-majesté a été faite.
-La deuxième est de faire le distinguo des prisonniers, c’est-à-dire, qu’il faut séparer les délinquants mineurs, des grands voleurs et des criminels.
-La troisième est d’instaurer un système de caution comme aux États-Unis jusqu’au jugement effectif.
-La quatrième est pour les moins dangereux physiquement, à qui on peut laisser la liberté en les munissant à leurs frais, de bracelets électroniques de détection, avec une obligation de se pointer à des postes de contrôle à des heures bien déterminées par les autorités.
-La cinquième est de partir pour un camp de travail pour bénéficier d’un échange de bons procédés, qui est de faire des travaux d’utilité publique contre une remise de peine.
-La sixième est de créer pour les grands voleurs et criminels, des villes-prisons dans des contrées encore désertes qui pullulent dans le pays. Dedans ils seront libres d’assurer leur survie en cultivant, et en construisant eux-mêmes leurs habitations. Le rôle de l’Etat se résume alors à l’incarcération de ces détenus dans ces lieux, en leur fournissant des matériaux de construction et des semences pour leur culture.
Max Randriantefy
Construire quatre nouvelles universités à Madagascar alors que les universités existantes manquent cruellement de budget et d’enseignants – Lagazette DGI du 7 aout 2019
La ministre de l’enseignement supérieur a annoncé la construction de quatre universités à Fenerive Est, Vakinankaratra, Miarinarivo et Ihorombe. Une telle annonce ne peut que réjouir ceux de ces Régions qui pourront désormais envoyer leurs enfants à l’université sans qu’ils aient besoin de quitter leurs parents, sans qu’ils aient besoin de quitter leur Région…mais la même annonce étonne également un certain nombre de personnes.
La construction d’université à Fenerive Est alors qu’il y a déjà l’université de Toamasina avec des infrastructures qui tombent en ruine, des établissements qui manquent cruellement d’enseignants, des formations qui ne peuvent pas respecter le système LMD faute d’enseignants qui ont le diplôme requis…les enseignants et étudiants de Toamasina se sont posés la question, dès l’annonce de la nouvelle, si dépenser de l’argent pour construire une université à Fenerive Est est bien la bonne décision ? Ne va- t-on pas voir des infrastructures sans personnel qualifié, un peu à l’image de certains de ces hôpitaux aux normes du temps de la transition? Est-il vraiment judicieux de mettre de l’argent, puisqu’il y en a donc, dans une construction d’infrastructures alors que l’université de Toamasina souffre déjà d’un manque cruel d’enseignants, des infrastructures indignes d’un établissement d’enseignement supérieur ? A moins qu’il y ait un recrutement massif d’enseignant chercheur dans les universités et que parallèlement à ces constructions il y aura aussi rénovation et construction dans les universités existantes.
Ces questions que des enseignants et étudiants de Tamatave se posent, sûrement qu’elles sont les mêmes que celles que se posent ceux de la région Soavinandriana Itasy où il y a un institut supérieur rattaché à l’Université d’Antananarivo, tout comme à Antsirabe. L’idée de construire des universités n’est pas mauvaise loin de là, mais comme les EPP en dur construites quelque part au fin fond de Madagascar sur financement des partenaires techniques et financiers, quatre murs sans enseignants ou sans enseignants qualifiés ne servent à rien si ce n’est accueillir les sinistrés lors des cyclones. Quatre murs ou même plusieurs bâtiments sans professeurs ne servent à rien si ce n’est espérer que les enseignants dans les universités existantes se déplacent pour y donner cours…et encore. Lorsqu’on songe par exemple à certaines Facultés de l’université d’Antsiranana qui fonctionne grâce à la venue d’enseignants de Mayotte ou certains départements de l’université de Toliara qui sont tributaires de la venue d’enseignants de Toamasina…on ne peut que comprendre l’enthousiasme de très courte durée suivie de l’étonnement légitime de ces enseignants et étudiants des universités. Le contenu est de loin primordial avant le contenant…former d’abord ceux qui vont y enseigner et procéder à leur recrutement avant de mettre en place les infrastructures.
D.R.
Le pire c’est la corruption au sein de la Justice à Madagascar d’après Johan Kristian Meyer Chef de bureau de l’ambassade royale de Norvège
Vous investissez dans la lutte contre la corruption. Pourquoi ?
Selon l’indice de Perception de la Corruption réalisée par Transparençy InternationalE initiative Madagascar, le pays se trouve au 052 ème rang sur 180 pays en 2018.
Madagascar est toujours dans le rouge au biveau de la corruption. les pratiques de malversation atteignent tous les niveaux. Le pire c’est la corruption au sein de la justice. La population n’a plus confiance aux autorités compétentes et a recours à la justice populaire. A Madagascar, il y a tellement de pratiques de corruption que cela gangrène le pays.
Prisca Rananjarison et Miora Randriamboavonjy dans No comment
L’image de la justice à Madagascar se dégrade avec des innocents qui se retrouvent en détention préventive pendant plusieurs mois ou années – Lagazette DGI du 30 décembre 2019
De nombreuses réformes sont encore attendues au niveau des juridictions malgaches. En principe, la justice devrait être un lieu où on cherche la vérité et là où les plus faibles pourront trouver refuge. Pourtant, que ce soit dans l’état actuel de notre législation, ou encore dans le fonctionnement même de la justice à Madagascar, ces objectifs sont encore loin d’être atteints. Abstraction faite de ce qui se passe au niveau des différents ordres et degré de juridiction, ce qui se passe au niveau de notre système répressif est celui qui semble être le plus désolant. Depuis des années, le recours à la détention préventive a toujours été d’actualité.
Une situation qui n’est pas prêt de s’arrêter. En effet, si l’on se réfère à la tendance actuelle de la politique du gouvernement dans ce domaine, la réduction de cette mesure ne semble pas figurer parmi les priorités. La preuve, au lieu d’opter pour d’autres mesures de substitution du placement sous mandat de dépôt, le gouvernement veut au contraire construire d’autres prisons. La détention préventive en soi ne devrait pas poser de problème. Mais les dérives et les impacts négatifs qui l’accompagnent sont aussi nombreux. Des situations intolérables ont toujours été dénoncées par les défenseurs des droits de l’Homme. Au niveau des prisons malgaches, les détenus condamnés sont encore moins nombreux que ceux qui attendent encore leur jugement. Mais le plus désolant et que l’on en parle peu, c’est que parmi ces nombreuses personnes placées sous mandat de dépôt, nombreux sont ceux qui sont acquittés après leur jugement. Ces cas ne sont pas rares.
Parfois, une fois arrivé devant les juges, les faits qui leur ont été reprochés ne pouvaient même pas être qualifiés d’infraction punissable. Pourtant, le prévenu a déjà passé des jours, des mois, voire des années en prison. Une véritable défaillance règne donc au niveau de notre système judiciaire. C’est la seule explication qui explique ces faits qui font que des innocents se retrouvent en prison. Inversement, toujours en raison de cette défaillance, de plus en plus de coupables se retrouvent bizarrement en liberté. Des individus qui ont obtenu la liberté provisoire se trouvent condamnés à une peine d’emprisonnement ferme une fois arrivé devant les juges. S’il est de principe qu’il vaut mieux acquitter un coupable que de condamner un innocent, notre système répressif semble totalement l’ignorer au vu de ces situations.
La détention préventive qui s’étale sur plusieurs mois s’apparente fortement à une véritable condamnation à une peine d’emprisonnement ferme. Du coté des justiciables, c’est l’image même de la justice qui se dégrade de jour en jour. Ne trouvant d’autres explications, ces derniers n’hésitent plus à suspecter des cas de corruption. Si l’on veut du changement, de nombreuses réformes s’imposent. Des réformes qui ont déjà été attendues depuis des années et que l’on espère se concrétiser avec l’arrivée du régime actuel.
Ranaivo
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Les “cumulards” du Conseil Supérieur de la Magistrature qui trouvent normal de cumuler plusieurs fonctions et certainement de toucher les indemnités liées à ces deux fonctions – Lagazette DGI du 1 août 2019
Le Conseil Supérieur de la Magistrature ou CSM est l’organe qui gère la carrière des magistrats et fait office aussi de Conseil de Discipline.Un tel conseil se doit d’être à la hauteur de la tâche qui lui est confiée et est logiquement composé de personnes suffisamment “éthiques”, de personnes qui ont le respect aussi bien des magistrats que des justiciables.
Le CSM dans sa version actuelle est loin de refléter cette éthique et des magistrats qui souhaitent garder l’anonymat – et pour cause, le manque d’éthique justement de certains magistrats va les pousser à régler des comptes- nous ont fait part de ” cumulards ” du CSM. Le premier est Fanahimanana Tiaray, magistrat financier qui a été élu parmi les magistrats détachés car la personne est au conseil de la concurrence. Tout en étant au CSM, il est également Directeur général au Ministère de la Communication. Auparavant, membre actif du Mouvement pour l’Ethique et la Déontologie à Madagascar, c’est sans éthique et sans déontologie qu’il trouve normal de cumuler deux fonctions et certainement de toucher les indemnités liées à ces deux fonctions… lui qui aurait tout fait pour que l’ancienne ministre Garde des Sceaux Noro Harimisa Razafindrakoto ne regagne pas le CSM pour ne plus être représentante des magistrats de la Cour de cassation et être remplacée après élection par le sulfureux – du temps de la transition – président du syndicat de la magistrature parmi les organisateurs des assises nationales de la magistrature avec des résolutions sans suivi.
L’autre cumulard de service est l’actuel Secrétaire général du Ministère de la Justice. Auparavant secrétaire général du CSM, il est également membre de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme et est aujourd’hui Secrétaire général du Ministère de la Justice. Un de plus qui cumule toutes ces fonctions et qui probablement touche toutes les indemnités relatives à ces fonctions. Contrairement au premier, le second n’est pas membre du Mouvement pour l’Ethique et la Déontologie à Madagascar ; mais exactement comme le premier, les deux occupent des hautes fonctions qui exigent un minimum d’éthique, qui exigent des personnes irréprochables pour mériter le respect. Ce genre de cumul de fonction ne passe pas inaperçu dans d’autres pays dont le Rwanda “modèle” de Madagascar, modèle de bonne gouvernance et d’austérité pour Madagascar…ce n’est pas le cas actuellement et là la voix de celle qui pinaillait et qui ne laissait rien passer parce que détentrice de la vérité absolue, de la morale, de l’éthique et de la déontologie manque.
D.R.
Corruption à Madagascar – Dénoncer un magistrat malgache corrompu est encore loin d’être évident – Lagazette DGI du 29 juillet 2019
Les cas de corruption demeurent encore un problème au niveau des juridictions malgaches. La lutte contre ce fléau a déjà été engagée depuis des années, mais les résultats sont encore loin d’être satisfaisant. Pour cause, une véritable impunité règne, que ce soit au niveau du corps de la magistrature ou des autres acteurs du service public de la justice. Des justiciables continuent de se plaindre. Or, dans la plupart des cas, ce sont toujours les mêmes réponses qu’on donne à ces victimes : ‘’Ceux qui ne sont pas satisfaits de la décision n’ont qu’à exercer les voies de recours’’. Mais là encore, qui peut garantir qu’il n’y aura pas encore corruption en appel. C’est la confiance même des justiciables en la justice qui se perd en raison de ces décisions suspectes. Pourtant, une simple suspicion de corruption ne suffira certainement pas à entamer une procédure pour corruption. Autant de difficultés qui doivent être reconsidérées à l’heure actuelle. Les simples suspicions de corruption ne doivent plus être négligées. La bonne administration de la justice le requiert. Les responsables doivent chercher par tout moyen à faciliter la doléance de ceux qui pensent être victimes de corruption. Autrement, c’est toujours la réputation de la justice malgache qui sera souillée par le fait de quelques-uns.
Ranaivo
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Corruption à Madagascar – Dénoncer un magistrat corrompu encore loin d’être évidente ? Lagazette DGI du 29 juillet 2019
Les cas de corruption demeurent encore un problème au niveau des juridictions malgaches. La lutte contre ce fléau a déjà été engagée depuis des années, mais les résultats sont encore loin d’être satisfaisant. Pour cause, une véritable impunité règne, que ce soit au niveau du corps de la magistrature ou des autres acteurs du service public de la justice. Des justiciables continuent de se plaindre. Or, dans la plupart des cas, ce sont toujours les mêmes réponses qu’on donne à ces victimes : ‘’Ceux qui ne sont pas satisfaits de la décision n’ont qu’à exercer les voies de recours’’. Mais là encore, qui peut garantir qu’il n’y aura pas encore corruption en appel. C’est la confiance même des justiciables en la justice qui se perd en raison de ces décisions suspectes. Pourtant, une simple suspicion de corruption ne suffira certainement pas à entamer une procédure pour corruption. Autant de difficultés qui doivent être reconsidérées à l’heure actuelle. Les simples suspicions de corruption ne doivent plus être négligées. La bonne administration de la justice le requiert. Les responsables doivent chercher par tout moyen à faciliter la doléance de ceux qui pensent être victimes de corruption. Autrement, c’est toujours la réputation de la justice malgache qui sera souillée par le fait de quelques-uns.
Ranaivo
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A Madagascar, les juges sont maniaques de «la détention préventive abusive » mais pourtant perméables aux arguments de l’argent sale de la corruption – Lagazette DGI du 29 juillet 2019
Les observateurs qu’on ne peut absolument accuser de parti pris commencent à se demander si les nouveaux décideurs de Madagascar réalisent et ont bien choisi les priorités a prendre en charge. En ce moment où les compétences qui entourent le président Andry Rajoelina ont pris conscience de la mission pour laquelle ils sont appelés, ils doivent passer à l’action et mettre en chantier les premiers travaux des engagements dans le cadre des «Velirano» les promesses présidentielles. Pour ce qui concerne le secteur économique et les pratiques financières les débuts de l’assainissement sont visibles et promettent de donner des résultats convaincants. Visiblement la guillotine a bien fonctionné. Si l’on tient compte du nombre de têtes qui sont tombées et la liste des nouveaux riches des décades précédentes qui rasent les murs ou sont obligés de se cacher, force est de reconnaître que le rouleau compresseur est réellement en marche.
Jouer les justiciers, c’est parfois nécessaire en se lançant dans cette série de démarches punitives largement médiatisées. Mais l’épuration administrative ne doivent pas les faire oublier que « la chasse aux sorcières » n’a jamais été manière de gouverner très efficace. L’essentiel pour la population est d’arriver à goûter aux eaux de cette fontaine nourricière à laquelle tout le monde a rêvé d’une alternance à l’autre. L’amélioration du pouvoir d’achat de la masse et du contenu du panier de la ménagère reste et demeure la priorité des priorités pour tous habitants des centres urbains comme des chaumières de l’arrière-pays. Pour y parvenir, les ouvriers des usines des zones franches triment dur, les fonctionnaires des bureaux administratifs, comme les paysans producteurs et les éleveurs ne ménagent pas leurs efforts pour améliorer leur quotidien. Ils n’attendent tous de l’Etat que ce plus qui permettront finalement à tous de sentir que le pouvoir public a enfin trouvé les moyens d’aboutir à une juste répartition des revenus capable d’améliorer le niveau de vie de tout un chacun. Logiquement, il s’agit là d’objectifs qui ne doivent poser énormément de problèmes que n’importe quel orpailleur de ce pays eldorado peur produire facilement 3 à 5 kilos d’or par semaine. Faites le calcul pour une période d’un an. Et n’importe quelle famille productrice de riz et d’autres cultures vivrières avec l’espoir de recueillir suffisamment d’argent liquide pour faire vivre sa famille, économiser et assurer les semences de la prochaine récolte sans craindre d’investir pour mieux faire l’année prochaine…N’importe quel paysan vivant de l’élevage peut s’en sortir de la vente d’une partie de son bétail… Qu’est-ce qui fait donc malgré tout, le pays stagne dans la paupérisation d’un appauvrissement galopante ? La réponse se trouve dans ce constat sans complaisance de Christian Ntsay l’indéboulonnable Premier ministre qui ne cache pas que «concernant particulièrement le trafic de zébus, quant au déclin du pouvoir d’achat de certains de nos compatriotes qui est causé par la prépondérance des actes de banditisme. (…) revient aux chefs de District ainsi qu’aux délégués administratifs territoriaux de contrôler et de vérifier l’authenticité des fiches individuelles de bovins, et que tous les citoyens ne devraient pas hésiter à dénoncer les malfaiteurs. (…) un gigantesque réseau de malfaiteurs, devenu une machine à trafic de bovins existe dans le domaine, et que la recherche des initiateurs nécessite la participation de tout un chacun ». D’après toujours le Chef de gouvernement, «seul le règne de la justice sociale peut aboutir à la refonte du pays et de son histoire(…) un gigantesque réseau de malfaiteurs, devenu une machine à trafic de bovins existe dans le domaine, et que la recherche des initiateurs nécessite la participation de tout un chacun ». Pour ajouter que «seul le règne de la justice sociale peut aboutir à la refonte du pays et de son histoire ». A propos de justice justement, personne ne peut nier que «le peuple Malagasy a enduré trop d’anxiété, de doute, d’injustice, de souffrances extrêmes s’ajoutant à la pauvreté, et vit actuellement une certaine instabilité, surtout que contrairement à ce que l’on pourrait croire, la défaite de notre pays n’émane d’aucune influence étrangère mais de certains citoyens Malagasy malintentionnés. Ce phénomène traduit un manque de patriotisme ». Bref, en clair il faut bien admettre que le système judiciaire est toujours un chantier inachevé. Sinon comment expliquer autrement ces braves éleveurs qu’on jette en prison et ces condamnés à des peines de prison avec mandat de dépôt décerné à l’audience mais qui se pavanent en ville comme si de rien n’était.
Les observateurs qu’on ne peut absolument accuser de parti pris commencent à se demander si les nouveaux décideurs de Madagascar réalisent et ont bien choisi les priorités a prendre en charge. En ce moment où les compétences qui entourent le président Andry Rajoelina ont pris conscience de la mission pour laquelle ils sont appelés, ils doivent passer à l’action et mettre en chantier les premiers travaux des engagements dans le cadre des «Velirano» les promesses présidentielles. Pour ce qui concerne le secteur économique et les pratiques financières les débuts de l’assainissement sont visibles et promettent de donner des résultats convaincants. Visiblement la guillotine a bien fonctionné. Si l’on tient compte du nombre de têtes qui sont tombées et la liste des nouveaux riches des décades précédentes qui rasent les murs ou sont obligés de se cacher, force est de reconnaître que le rouleau compresseur est réellement en marche.
Jouer les justiciers, c’est parfois nécessaire en se lançant dans cette série de démarches punitives largement médiatisées. Mais l’épuration administrative ne doivent pas les faire oublier que « la chasse aux sorcières » n’a jamais été manière de gouverner très efficace. L’essentiel pour la population est d’arriver à goûter aux eaux de cette fontaine nourricière à laquelle tout le monde a rêvé d’une alternance à l’autre. L’amélioration du pouvoir d’achat de la masse et du contenu du panier de la ménagère reste et demeure la priorité des priorités pour tous habitants des centres urbains comme des chaumières de l’arrière-pays. Pour y parvenir, les ouvriers des usines des zones franches triment dur, les fonctionnaires des bureaux administratifs, comme les paysans producteurs et les éleveurs ne ménagent pas leurs efforts pour améliorer leur quotidien. Ils n’attendent tous de l’Etat que ce plus qui permettront finalement à tous de sentir que le pouvoir public a enfin trouvé les moyens d’aboutir à une juste répartition des revenus capable d’améliorer le niveau de vie de tout un chacun. Logiquement, il s’agit là d’objectifs qui ne doivent poser énormément de problèmes que n’importe quel orpailleur de ce pays eldorado peur produire facilement 3 à 5 kilos d’or par semaine. Faites le calcul pour une période d’un an. Et n’importe quelle famille productrice de riz et d’autres cultures vivrières avec l’espoir de recueillir suffisamment d’argent liquide pour faire vivre sa famille, économiser et assurer les semences de la prochaine récolte sans craindre d’investir pour mieux faire l’année prochaine…N’importe quel paysan vivant de l’élevage peut s’en sortir de la vente d’une partie de son bétail… Qu’est-ce qui fait donc malgré tout, le pays stagne dans la paupérisation d’un appauvrissement galopante ? La réponse se trouve dans ce constat sans complaisance de Christian Ntsay l’indéboulonnable Premier ministre qui ne cache pas que «concernant particulièrement le trafic de zébus, quant au déclin du pouvoir d’achat de certains de nos compatriotes qui est causé par la prépondérance des actes de banditisme. (…) revient aux chefs de District ainsi qu’aux délégués administratifs territoriaux de contrôler et de vérifier l’authenticité des fiches individuelles de bovins, et que tous les citoyens ne devraient pas hésiter à dénoncer les malfaiteurs. (…) un gigantesque réseau de malfaiteurs, devenu une machine à trafic de bovins existe dans le domaine, et que la recherche des initiateurs nécessite la participation de tout un chacun ». D’après toujours le Chef de gouvernement, «seul le règne de la justice sociale peut aboutir à la refonte du pays et de son histoire(…) un gigantesque réseau de malfaiteurs, devenu une machine à trafic de bovins existe dans le domaine, et que la recherche des initiateurs nécessite la participation de tout un chacun ». Pour ajouter que «seul le règne de la justice sociale peut aboutir à la refonte du pays et de son histoire ». A propos de justice justement, personne ne peut nier que «le peuple Malagasy a enduré trop d’anxiété, de doute, d’injustice, de souffrances extrêmes s’ajoutant à la pauvreté, et vit actuellement une certaine instabilité, surtout que contrairement à ce que l’on pourrait croire, la défaite de notre pays n’émane d’aucune influence étrangère mais de certains citoyens Malagasy malintentionnés. Ce phénomène traduit un manque de patriotisme ». Bref, en clair il faut bien admettre que le système judiciaire est toujours un chantier inachevé. Sinon comment expliquer autrement ces braves éleveurs qu’on jette en prison et ces condamnés à des peines de prison avec mandat de dépôt décerné à l’audience mais qui se pavanent en ville comme si de rien n’était. Avec l’appui juridictionnel que quelques juges maniaques de «la détention préventive abusive » mais pourtant perméables aux arguments de l’argent sale de la corruption…Le moment est venu pour les magistrats de bonne foi de ne plus accepter «n’importe qui faire n’importe quoi » pour arriver à l’intégrité. Osons croire que tous les juges ne sont pas des vendus et que «la Justice statue au nom du peuple Malagasy, aussi une prise de responsabilité dans une optique de justice sociale s’impose-t-elle pour maîtriser les actions des malfaiteurs qui agissent au détriment du peuple,… »
…Le moment est venu pour les magistrats de bonne foi de ne plus accepter «n’importe qui faire n’importe quoi » pour arriver à l’intégrité. Osons croire que tous les juges ne sont pas des vendus et que «la Justice statue au nom du peuple Malagasy, aussi une prise de responsabilité dans une optique de justice sociale s’impose-t-elle pour maîtriser les actions des malfaiteurs qui agissent au détriment du peuple,… »
Les prisons malgaches surpeuplées : Les détenus préventifs, en attente de jugement, et les condamnés sont dans une même cellule à Madagascar – Lagazette DGI du 19 juillet 2019
Le problème de la surpopulation carcérale est loin d’être résolu à Madagascar. Parallèlement, les conditions de détention se dégradent dans nos prisons. Des situations tout simplement impensables auparavant commencent à devenir habituel en ce moment. C’est le cas du placement des détenus déjà condamnés et des détenus préventifs dans une même cellule. Une situation tout simplement inconcevable. Normalement, ceux qui n’ont pas encore été jugés et qui ne font l’objet que d’une détention préventive ne doivent être placés dans une même cellule. Le but étant d’éviter que les prisons ne deviennent une école du crime. Mais en outre, cette séparation éviterait aussi la mauvaise réputation des personnes détenues provisoirement. Dans la société malgache, une véritable confusion règne entre les condamnés et ceux qui font encore l’objet d’une détention préventive. D’autant plus qu’en raison de la lenteur des procédures devant les juridictions malgaches, la durée de la détention préventive a tendance à s’étaler sur plusieurs mois. Dans le cadre de la célébration des 60 ans de l’administration pénitentiaire malgache, le gouvernement envisage encore d’augmenter le nombre des prisons pour remédier à ces problèmes. Mais la limitation du recours à la détention préventive devrait aussi être envisagée. Les mandats de dépôt systématique étant une des raisons qui font que les prisons malgaches soient surpeuplées en ce moment. Une bonne moitié des détenus n’ont pas encore fait l’objet d’une condamnation définitive.
Les Malgaches déplorent l’ampleur de la corruption, mais craignent de la signaler – Enquête Afrobaromètre 302 – Coeff Ressources
La corruption freine le développement économique et démocratique, et à Madagascar elle
est présente autant dans la sphère politique que dans les services publics. C’est pourquoi,
depuis 2004, le pays s’est engagé dans la lutte contre la corruption en se dotant de plusieurs
institutions comme le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), le Service de
Renseignement Financier de Madagascar (SAMIFIN), le Comité pour la Sauvegarde de
l’Intégrité (CSI), et le Pôle Anti-Corruption (PAC). Cette chaine d’institutions permet la
réception des dossiers de doléances jusqu’au traitement juridique de la corruption.
Cependant, la corruption ne cesse d’être ressentie par les citoyens, à travers l’inégalité
devant la loi, les versements de pots-de-vin, et la nécessité parfois de payer quelque chose
pour obtenir effectivement des services publics courants. Selon l’Indice de Perception de la
Corruption (IPC) de Transparency International (2018), entre 2012 et 2018, Madagascar perd
7 points (32 à 25), classant le pays du 118e rang au 152e rang sur 180 au niveau mondial.
De fait, on observe d’après la plus récente enquête d’Afrobaromètre à Madagascar que
trois quarts des Malgaches perçoivent une assez grande augmentation de la corruption. Les
plus corrompus sont, d’après la population, les policiers et les gendarmes, mais aussi les juges
et les magistrats.
Cependant, presque 90% des Malgaches pensent que signaler un acte de corruption auprès
du BIANCO a de grandes chances d’être entendu. En revanche, la grande majorité des
citoyens, quels que soient le sexe, le lieu de résidence, l’éducation, le niveau de vie et l’âge,
ont peur de signaler des faits de corruption à cause des risques de représailles ou d’autres
conséquences négatives.
Au lendemain des élections présidentielles, ces résultats sur l’évolution de la corruption au
niveau du pays constituent un outil de prise de décision en matière de réforme et de
priorisation des actions en faveur de la promotion de la bonne gouvernance.
Afrobaromètre 302 – Les malgaches déplorent l’ampleur de la corruption à Madagascar mais craignent de la signaler publié par infos3
L’enquête Afrobaromètre
Afrobaromètre est un réseau de recherche panafricain et non partisan qui mène des
enquêtes d’opinion publique sur la démocratie, la gouvernance, les conditions
économiques, et les questions connexes en Afrique. Six séries d’enquêtes ont été réalisées
dans 37 pays africains entre 1999 et 2015, et les résultats de la Série 7 (2016/2018) sont
actuellement en cours de dissémination. Afrobaromètre mène des entretiens face-à-face
dans la langue du répondant avec des échantillons représentatifs à l’échelle nationale.
L’équipe Afrobaromètre à Madagascar, dirigée par le cabinet COEF Ressources, a
interviewé 1.200 adultes malgaches en janvier-mars 2018. Un échantillon de cette taille
donne des résultats au niveau du pays avec une marge d’erreur de 3 points de pourcentage
à un niveau de confiance de 95%. Des enquêtes précédentes ont été menées à
Madagascar en 2005, 2008, 2013, et 2014.
Résultats clés
▪ La majorité des Malgaches pensent que les gens sont « souvent » ou « toujours »
inégalement traités devant la loi (56%) et que les officiels qui commettent des crimes
sont « souvent » ou « toujours » impunis.
▪ Selon les Malgaches, les officiels les plus touchés par la corruption sont les policiers et
gendarmes (dont 44% des répondants pensent que « la plupart » ou « tous » sont
corrompus) et les juges et magistrats (39%). Le tiers environ des répondants estiment
que les membres du gouvernement (34%), les officiels de la Présidence (33%), et les
parlementaires (31%) sont aussi impliqués dans des affaires de corruption.
▪ Parmi les citoyens ayant eu des contacts avec la police, 41% déclarent avoir dû
verser un pot-de-vin au moins une fois, pendant l’année écoulée, pour éviter des
difficultés, et 34% pour avoir effectivement une assistance policière.
▪ Trois citoyens sur quatre (76%) affirment que le niveau de corruption à Madagascar a
« un peu » ou « beaucoup » augmenté dans les 12 mois précédant l’enquête.
▪ Une très grande majorité (87%) des Malgaches jugent qu’il est « quelque peu
probable » ou « très probable » de faire réagir le BIANCO s’ils signalent un acte de
corruption.
▪ Mais sept habitants sur 10 (69%) affirment que les citoyens ordinaires signalant des
actes de corruption risquent des représailles ou d’autres conséquences négatives s’ils
en parlent. Les mieux nantis (49%) et les répondants de niveau post-secondaire (56%)
sont les moins inquiets à ce sujet.