L’associé d’une société victime d’un abus de biens sociaux, agissant à titre personnel, est irrecevable à se constituer partie civile sauf à démontrer l’existence d’un préjudice propre découlant directement de l’infraction , selon les termes de l’arrêt de la Cour de cassation du 5 juin 2013

Le gérant d’une société en France est reconnu coupable d’abus de biens sociaux. L’associée majoritaire, détenant 98% du capital social de la société, demande alors la réparation du préjudice moral qu’elle a personnellement subi.

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence accueille sa demande et condamne le gérant à lui verser des dommages-intérêts à ce titre, en retenant qu’« il est suffisamment démontré que la SARL dont elle était associée majoritaire à 98% a été utilisée par le gérant quasi exclusivement à son profit […] et que par les abus caractérisés, il a directement et essentiellement contribué à maintenir la société dans l’état de difficultés financières auxquelles elle a dû faire face ». Par conséquent,« l’appelante est fondée à soutenir que les abus de biens sociaux ont été générateurs pour elle d’un préjudice moral ». Un pourvoi est formé et la solution est infirmée.
Par un attendu de principe, la Cour de cassation rappelle que « l’associé d’une société victime d’un abus de biens sociaux, exerçant non l’action sociale mais agissant à titre personnel, est irrecevable à se constituer partie civile, sauf à démontrer l’existence d’un préjudice propre, distinct du préjudice social, découlant directement de l’infraction ».
En l’espèce, pour la Haute Juridiction, les difficultés financières nées de la faute du gérant et supportées par l’associée majoritaire ne permettent pas de caractériser un préjudice propre découlant directement de l’infraction.
  Cette solution n’est pas surprenante. Elle conforte les solutions restrictives retenues précédemment selon lesquelles
« le délit d’abus de biens sociaux ne cause un préjudice personnel et direct qu’à la société elle-même, ses actionnaires ne pouvant souffrir que d’un préjudice qui, à le supposer établi, est indirect » (Cass. Crim, 25 février 2009,08-80314)
 

ou encore

« la dépréciation des titres d’une société découlant des agissements délictueux de ses dirigeants constitue non pas un dommage propre à chaque associé mais un préjudice subi par la société elle-même » (Cass. Crim., 13 décembre 2000, n° 97-80664).
 
Dans notre cas, à Madagascar, l’action civile a été exercée par un associé, RANARISON Tsilavo, possédant 20 % des parts de la société CONNECTIC. Il a déposé une plainte pour abus des biens sociaux contre Solo son associé car l’EURL EMERGENT NETWORK, la société française mère de CONNECTIC, a bénéficié de virements qu’il estime être sans contrepartie de la part de CONNECTIC pour 3.663.933.565,79 ariary équivalent de 1.047.060 euros. Le tribunal correctionnel d’Antananarivo par son jugement du 15 décembre 2015 a accepté que RANARISON Tsilavo se constitue partie civile et lui ait attribué 1.500.000.000 ariary, équivalent de 428.492 euros d’intérêts civils à RANARISON Tsilavo qui ne détient que 20 % de la société CONNECTIC sans aucune explication. L’associé d’une société victime d’un abus de biens sociaux, exerçant non l’action sociale mais agissant à titre personnel, est irrecevable à se constituer partie civile, sauf à démontrer l’existence d’un préjudice propre, distinct du préjudice social, découlant directement de l’infraction. Ce qui n’est pas le cas. RAMBELO Volatsinana, le magistrat qui a condamné Solo à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 428.492 euros d’intérêts civils à payer au plaignant doit savoir également savoir qu’on verse à la caisse sociales les dommages intérêts.   POUR ALLER PLUS LOIN DANS CETTE AFFAIRE QUI A PERMIS A RANARISON Tsilavo SIMPLE ASSOCIE DE SE VOIR ATTRIBUER 428.492 EUROS D’INTERETS CIVILS DANS UN SUPPOSE AFFAIRE D’ABUS DES BIEN SOCIAUX Deux sites web spécialement créés pour expliquer ce qu’est la motivation d’une décision de justice :
  1. www.motiver.ovh
  2. www.motivation.ovh
Deux sites webs pour expliquer ce qu’est une dénaturation d’un écrit dans une décision de justice :
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Un site web qui parle de pourvoi en cassation lorsque les juges du fond comme dans notre cas violent la loi :
  1. www.pourvoi.ovh
Deux sites webs qui expliquent que l’action civile d’un associé est irrecevable dans une plainte pour abus des biens sociaux et que RANARISON Tsilavo NEXTHOPE ne peut ni déposer une plainte, ni obtenir des intérêts civils :
  1. www.abs.ovh
  2. www.abs-madagascar.ovh
De toute façon les intérêts civils sont attribués à la société et non à l’associé, RANARISON Tsilavo NEXTHOPE
  1.  www.interetcivil.ovh

RANARISON Tsilavo NEXTHOPE – Pourquoi tant de mensonges facilement démasquables ?

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  7. www.malagasy.net
  8. www.madagasikara.net
  9. www.survivre.org
   

Les décisions de justice à Madagascar : Ebay à la sauce malgache d’après Elman d’ActuTana du 28 mai 2018

Où sont les magistrats ?

Où sont les juges, les procureurs, ces gens qui ne connaissent que le droit issu des textes votés par le peuple, ou par ses représentants. Ou sont les juges de la plus haute Cour, lorsque dépassant la demande des plaignants, statuant « ultra-petita », ils se comportent peut être en sages de l’antiquité, en ray aman-dreny? Mais pas en magistrats dont les décisions devraient être techniquement inattaquables http://www.cnrtl.fr/definition/ultra-petita Ou est le procureur qui va s’occuper sérieusement de cette affaire « Arnaud et Annie » ,affaire d’enlèvement suivi de meurtre en Novembre 2015….. https://www.lexpressmada.com/28/09/2017/rapt-darnaud-et-annie-dix-sept%E2%80%88condamnations%E2%80%88a%E2%80%88perpetuite/ Le métier de juge est de dire le droit, rien que le droit. https://journals.openedition.org/ethiquepublique/2514

Madagascar : Requête en déchéance du Président : Le Syndicat des Magistrats de Madagascar condamne l’impunité – Midi madagasikara du 29 mai 2018

Même si la Décision de la HCC n’est susceptible d’aucun recours, cela n’empêche pas le Syndicat des Magistrats de Madagascar d’avoir ses « maux » à dire sur le dossier. « Devant la Décision n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), nous, Syndicat des Magistrats de Madagascar, sommes consternés face aux violations des principes constitutionnels et des lois en vigueur qui jettent la honte et le déshonneur sur la Justice malgache en bafouant l’Etat de Droit ». Dans un communiqué publié au lendemain de la Décision en question, le SMM parle à bon …droit du verdict rendu par la HCC qui « devrait être le garant du respect de la Constitution et le dernier rempart de la Justice ». Convention politique. Se référant à l’article 2 de la Décision en question qui dispose que « la non mise en place de la Haute Cour de Justice (HCJ) est constatée », le SMM de considérer que « la HCC entretient un climat d’impunité en constatant une infraction tout en s’abstenant de prononcer la sanction prévue par la loi à l’encontre de son auteur ». Une manière pour le syndicat de dénoncer, voire de condamner implicitement le maintien à son poste du président de la République. Et d’accuser même la HCC de « déni de justice, en refusant de statuer sur l’objet de la requête qui lui a été soumise en émettant une décision de justice qui s’apparente à une convention politique ». Séparation des pouvoirs. Se basant par ailleurs sur l’article 4 de la Décision du 25 mai 2018 qui enjoint au président de la République de mettre fin aux fonctions du gouvernement et de procéder à la nomination d’un Premier ministre de consensus, le SMM estime que « la HCC foule aux pieds le principe de séparation des pouvoirs consacré par la Constitution, en se substituant à l’Assemblée nationale, entité habilitée à dissoudre le gouvernement au moyen de la motion de censure ».Soucieux de ne pas ternir l’image de leur corps, les magistrats regroupés au sein du SMM, « les membres de la HCC enfreignent les règles déontologiques de la profession judiciaire ». Décision illégale. Comme si c’était le dispositif d’une décision de justice, le SMM de terminer son communiqué en ces termes : « Par ces motifs, nous exprimons notre profonde indignation contre cette décision qui ne revêt nullement un caractère judiciaire mais politique, et qui est totalement illégale. La Haute Cour Constitutionnelle a perdu de sa dignité et de ses valeurs ».C’est le verdict prononcé par le SMM qui n’a pas le pouvoir d’intenter une voie de recours ni de sanctionner la HCC qui s’est, pour sa part, gardée de prononcer la déchéance du président de la République, tout en reconnaissant la responsabilité pour ne pas dire la culpabilité de ce dernier par rapport à la non mise en place de la Haute Cour de Justice. R.O  

Affaire RALEVA – Madagascar. Le prix à payer y est élevé pour contester les grandes entreprises

Madagascar. Confirmation de la condamnation d’un militant écologiste

En réaction à la décision de la cour d’appel de Fianarantsoa de maintenir une condamnation à deux ans de prison avec sursis contre le défenseur des droits humains écologiste Raleva pour avoir contesté la légalité des activités d’une compagnie minière chinoise d’extraction d’or, Deprose Muchena, directeur du Bureau d’Amnesty International pour l’Afrique australe, a déclaré :

« En maintenant le chef d’accusation ridicule d’«usurpation de titre» contre Raleva, le tribunal a confirmé nos pires craintes : à Madagascar le prix à payer pour contester les grandes entreprises est élevé.

« Raleva n’est pas un criminel. Cette condamnation avec sursis a pour but de le réduire au silence et d’envoyer un message effrayant aux autres militants qui œuvrent en faveur des droits humains et de l’environnement.

« Les autorités malgaches doivent protéger les militants comme Raleva, qui se battent pour préserver les ressources naturelles du pays pour les générations futures, plutôt que de dévoyer les tribunaux pour les bâillonner. La condamnation prononcée contre Raleva doit être annulée et toutes les charges retenues contre lui doivent être abandonnées. »

Complément d’information

Raleva a été reconnu coupable d’« usurpation de titre » en octobre 2017, après avoir remis en cause la légalité des activités d’une compagnie aurifère chinoise, Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G.) dont le gouvernement a par la suite ordonné la fermeture pour des raisons de non-conformité.

Raleva a été arrêté le 27 septembre 2017 après avoir assisté à une réunion publique organisée par des représentants de la compagnie minière et par le chef de district. Durant cette réunion, il a exigé de voir les permis miniers délivrés à l’entreprise. Il a été libéré le 26 octobre dans l’attente de son procès.

Les défenseurs des droits de l’environnement sont souvent incarcérés à Madagascar parce qu’ils s’interrogent sur des pratiques commerciales douteuses et leurs répercussions sur l’environnement, notamment concernant l’exploitation du bois de rose par les multinationales implantées dans le pays.

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec :

Robert Shivambu, responsable médias d’Amnesty International pour l’Afrique australe : +27 11 283 6000 ou +27 83 437 5732 ou robert.shivambu@amnesty.org

Madagascar – Communiqué du Syndicat des magistrats de Madagascar du 26 mai 2018

Devant la Décision n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), nous Syndicat des Magistrats de Madagascar, sommes CONSTERNES face AUX VIOLATIONS DES PRINCIPES CONSTITUTIONNELS et des lois en vigueur qui jettent la HONTE et le DESHONNEUR à LA JUSTICE MALGACHE en bafouant l’ETAT DE DROIT. La HCC qui devrait être le garant du respect de la Constitution et le dernier rempart de la Justice :
  • entretient un climat d’impunité en constatant une infraction tout en s’abstenant de prononcer la sanction prévue par loi à l’encontre de son auteur,
  • foule aux pieds le principe de séparation des Pouvoirs consacré par la Constitution, en se substituant à l’Assemblée Nationale, entité, habilitée à dissoudre le Gouvernement au moyen de la motion de censure,
  • fait un déni de justice, en refusant de statuer sur l’objet de la requête qui lui a été soumise en émettant une Décision de justice qui s’apparente à une convention politique. Ce faisant, les membres de la HCC enfreignent les règles déontologiques de la profession judiciaire.
Par ces motifs :
  • Nous exprimons notre profonde indignation contre cette décision qui ne revêt nullement un caractère judiciaire mais politique et qui est totalement illégale.
  • La Haute Cour Constitutionnelle a perdu de sa dignité et de ses valeurs !
Antananarivo, le 26 mai 2018    

L’action exercé par un associé est irrecevable d’après le livre Droit des sociétés de Cozian, Viandier, Deboissy

Qui peut exercer l’action civile ?

947 – L’actionnaire, le salarié ou un créancier peuvent-ils se constituer partie civile ? En application du principe posé par l’article 2 du code de procédure pénale, la réponse dépend du préjudice invoqué : seul le préjudice personnel et direct, causé par l’infraction considérée permet de demander au juge répressif la réparation du dommage (A. Dekeuwer, Les intérêts protégés en cas d’abus des biens sociaux : JCP E 1995, l, 500).

L’action civile ne peut pas être exercée lorsque le préjudice invoqué est la conséquence de celui porté au patrimoine social, se trouve dépourvu de tout caractère direct.

A été ainsi rejetée l’action civile exercée par un actionnaire en vue de la réparation du préjudice individuel résultant de la dépréciation des titres découlant des agissements délictueux (Cass. crim. note J-F. Barbièri. – Cass. crim. 25 févr. 2009 : RJDA 7/2009, n°656 – Cass. crim. 5 juin 2013 n° 12-80377 : Dr. sociétés 2013, n° 168, note R. Salomon).  

RANARISON Tsilavo CEO NEXTHOPE ne peut pas exercée une action civile à titre individuel et ne peut pas obtenir d’intérêts civils

  POUR ALLER PLUS LOIN DANS CETTE AFFAIRE QUI A PERMIS A RANARISON Tsilavo SIMPLE ASSOCIE DE SE VOIR ATTRIBUER 428.492 EUROS D’INTERETS CIVILS DANS UN SUPPOSE AFFAIRE D’ABUS DES BIEN SOCIAUX Deux sites web spécialement créés pour expliquer ce qu’est la motivation d’une décision de justice :
  1. www.motiver.ovh
  2. www.motivation.ovh
Deux sites webs pour expliquer ce qu’est une dénaturation d’un écrit dans une décision de justice :
  1. www.denaturer.ovh
  2. www.denaturation.ovh
Un site web qui parle de pourvoi en cassation lorsque les juges du fond comme dans notre cas violent la loi :
  1. www.pourvoi.ovh
Deux sites webs qui expliquent que l’action civile d’un associé est irrecevable dans une plainte pour abus des biens sociaux et que RANARISON Tsilavo NEXTHOPE ne peut ni déposer une plainte, ni obtenir des intérêts civils :
  1. www.abs.ovh
  2. www.abs-madagascar.ovh
De toute façon les intérêts civils sont attribués à la société et non à l’associé, RANARISON Tsilavo NEXTHOPE
  1.  www.interetcivil.ovh

RANARISON Tsilavo NEXTHOPE – Pourquoi tant de mensonges facilement démasquables ?

  1. www.porofo.org
  2. www.virement.ovh
  3. www.emergent-network.com
  4. www.madanews.com
  5. www.madatrade.com
  6. www.spoliation.org
  7. www.malagasy.net
  8. www.madagasikara.net
  9. www.survivre.org