Affaire Houcine Arfa Elise A Rasolo porte plainte – Newsmada du 22 janvier 2018

Des questions préparées à l’avance et des journalistes triés sue le volet. La ministre de la justice malgache est sortie de son silence, hier à Faravohitra, et une plainte sera immédiatement déposée contre le détenu évadé, Houcine Arfa. La conférence de presse devrait avoir eu lieu hier matin au ministère de la Justice à Faravohitra mais a été tout simplement reporté car apparemment beaucoup de journalistes  déjà au courant étaient en train de ejoindre les lieux. E la fameuse déclaration tant attendue n’a été proncée qu’aux alentours de 18h hier. En fait, des sources auprès du ministère avaient indiqué que seuls quelques journalistes préalablement sélectionnés seront autorisés à franchir les portes de Faravohitra. C’est dire que la conférence de presse ne fut qu’une question de formalité car la ministre semblait vouloir éviter touts questions gênantes de la part des médias. D’ailleurs à entendre l’entrevue sur RNM, visiblement tout a été préparé à l’avance. Plainte pour diffamation Pour la ministre de la Justice, Houcine Arfa n’est qu’un mafieux “Ses déclarations ne sont que mensonge et diffamation et je suis surprise que les journalistes n’ont effectué aucune investigation, a-elle expliqué. De ce fait une plainte sera déposée par cette dernière contre Houcine Arfa. “De quel droit un évadé de prison peut-il faire de telles déclarations et qui plus est cru par bon nombre de personnes ?” s’est elle interrogée. Pour la ministre, la question des 70.000 euros ne devrait même pas se poser ” Comment un prisonnier peut il approcher un directeur de cabinet et encore moins un ministre ?” Il y a une certaine incohérence”. Elle explique que le condamné a fourni ses explications pour la simple raison qu’il a été embarrassé par le mandat d’arrêt inernational lancé par les autorités malgaches. D’autre part, la ministre nie toute maltraitance los de son incacération. D’après elle, le prisonnier aurait tenté de se suicider à deux reprises, ce qui l’a d’ailleurs amenée à signer l’ordre de transfert à l’hôpital. La ministre soutient ainsi que les agents pénitentiaires ont pris l’initiative de faire un détour et le médecin chef a profité de cette occasion. Une enquête est d’ailleurs ouverte et on attend les résultats. Démission Malgré la démission réclamée du ministre de la Justice, cette dernière ne l’envisage même pas ” Ces événements ne font que m’encourager dans mes fonctions. D’ailleurs, le président e la République et le chef du gouvernement m’ont accordé leur confiance” a-t-elle affirmé. Elle explique alors que certaines personnes sont influencées par la politique et souhaitent uniquement ternir l’image de la Justice malgache. A note que le Syndicatds magistrats de Madagascar (SMM) souhaite la démission de la ministr, d’ailleurs, il a récemment déposé une demande d’ouvertue d’enquête auprès du Bianco. Néanmoins, la ministre a soutenu que l’affaire sera  en justic que ce soit à Madagascar ou en France “Nous faisons de notre mieux pour accélérer les choses” a-t-elle conclu, concenant le mandat d’arrêt international. Sous cet angle, les répliques d’Houcine Arfa sont de nouveau à attendre Rakoto News mada    

Ministre de justice malgache Élise Alexandrine Rasolo – «Nous allons porter plainte pour diffamation » expressmada du 22 janvier 2018

Dans un entretien dont une partie a été diffusée sur la radio et la télévision nationales, la ministre de la Justice dément les accusations d’Houcine Arfa. Selon la garde des sceaux, elle compte réagir en portant plainte contre le fugitif. • Pourquoi avoir décidé de ne s’exprimer qu’aujourd’hui   ? – Il y a un temps pour tout. J’ai laissé passer une semaine, non pas parce que je minimise l’affaire, mais je ne voulais pas lui donner l’importance qu’elle n’avait pas, ni à Houcine Arfa, compte tenu de son statut de détenu évadé. Je vois cependant à quel point cette affaire est exploitée politiquement, afin de déstabiliser l’action du Gouvernement dans son ensemble. Devant les rumeurs de part et d’autre, il est de mon devoir d’éclairer l’opinion publique sur cette affaire. • Vous parlez d’exploitation politique de l’affaire. Pourquoi cette réflexion  ? – On constate que l’affaire est exploitée par des personnes qui ont une certaine orientation politique. À mon avis, elle a été montée de toutes pièces à des fins politiques. Quelle crédibilité doit-on attacher à des affirmations gratuites d’un détenu évadé, si ce n’est à d’autres fins   Moi-même je suis dépassée par tout cela. • Soupçonnez-vous des courants politiques en particulier  ? – Ce que je peux dire, c’est qu’Houcine Arfa a lancé cette accusation une semaine après la conférence de presse que j’ai tenue avec l’assistance du directeur de cabinet du ministère de la Justice. À chacun donc, d’en tirer ses propres conclusions. • Justement, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement a fait un rapprochement entre la déclaration d’Houcine avec votre conférence de presse sur la condamnation de l’ancien président Marc Ravalomanana. Vous, personnellement, pensez-vous qu’il pourrait effectivement y avoir un lien  ? -Je ne peux pas me prononcer là-dessus. • Houcine Arfa affirme vous avoir payé 70 000 euros pour permettre son évasion, que répondez-vous à cela  ? – Ces affirmations sont absolument fausses et je les démens vigoureusement. J’ai été très étonnée du crédit accordé par deux médias français pourtant réputés sérieux aux propos d’Houcine Arfa. Étonnée de leur manque de professionnalisme, car ils n’ont pas pris la peine de faire un minimum de recoupement sur la personnalité de cet évadé. Ils n’ont même pas pris contact avec moi, étant donné que je suis citée personnellement. En faisant le parallèle et en imaginant qu’un responsable français ait été mis en cause, ils n’auraient jamais publié en l’état de tels propos. Pour ne pas en dire davantage, je regrette le traitement empreint de préjugés que ces deux médias ont véhiculé, sur les officiels malgaches et sur Madagascar. • Son récit est, néanmoins, assez convaincant. Il faut reconnaître que l’histoire, avec tous les ingrédients d’un roman d’aventure, avait de quoi toucher le public. Un quidam quelconque qui débarque dans un pays en développement et qui déclare avoir une certaine importance. Ensuite, il affirme avoir été condamné sous de fausses accusations et qu’on l’a torturé en prison. Puis ce même individu s’évade et s’enfuit dans un autre pays. On a voulu rassembler dans un même récit tous les clichés négatifs sur notre pays, et je regrette, encore une fois, que des médias français censés être sérieux n’aient procédé à aucun recoupement, auprès de moi-même ou de mes services avant la publication des allégations d’Houcine Arfa. • La corruption est un acte que l’on peut difficilement prouver et démentir. Pourquoi l’opinion devrait-elle vous croire, plus qu’Houcine Arfa   ? – Encore une fois, je m’étonne du crédit accordé à cet affabulateur. Vous savez, j’ai passé quarante années de ma vie au sein de la magistrature. J’ai occupé plusieurs fonctions en gravissant tous les échelons. Celles et ceux qui me connaissent savent ce que je suis et surtout ce que je ne suis pas. Ils étaient d’ailleurs nombreux à m’avoir témoigné leur soutien après ces attaques. L’opinion publique elle-même a constaté les incohérences et contradictions dans ses déclarations. Et il importe également de souligner que le président de la République, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement m’ont accordé et réaffirmé leur confiance dans la réalisation de ma mission. • Pensez-vous que c’est  suffisant pour convaincre les sceptiques   ? – Comment un ministre en exercice ou encore son directeur de cabinet pourrait-il entrer en contact avec un détenu, même si ce dernier avait l’importance imaginaire qu’il s’accorde à lui-même Il affirme avoir des complices très hauts placés, mais ces affirmations, jusqu’alors gratuites, sont encore à recouper. Laissons l’enquête suivre son cours, et l’on saura qui l’ont véritablement aidé à s’enfuir. Mais en tout état de cause, je le réaffirme, ni moi, ni aucun de mes proches collaborateurs, n’avons jamais permis ni facilité en aucune manière son évasion. Au contraire, nous sommes les premiers à vouloir mettre toute la lumière sur les circonstances de cette affaire.
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• Quel intérêt aurait-il alors eu à vous mettre en cause ? – Un minimum de recoupement aurait permis justement aux journalistes de découvrir sur internet que   mon directeur de cabinet et moi avons tenu une conférence de presse pour informer le public sur le lancement du mandat d’arrêt contre Houcine Arfa, et ceci moins d’une semaine avant sa déclaration. Il se trouve actuellement dans une situation précaire, d’où sa volonté de discréditer les autorités malgaches. Ces allégations mensongères visent à la fois à ternir l’image de la Justice malgache qui l’a condamné à une peine de prison, et de moi-même qui suis la première à vouloir son arrestation en France après cette évasion. Quelque part, il essaie de se faire passer pour une victime aux yeux de la Justice française qui prend le relais de cette affaire en ce qui le concerne. Mais il reste avant tout un criminel dangereux, et les personnes de ce genre sont prêtes à tout pour se laver de tout soupçon, quitte à ternir la réputation de ceux qui peuvent le faire arrêter. Aujourd’hui, c’est un fugitif, il est très difficile de lui accorder une quelconque crédibilité. • Suite à ces accusations, une partie de l’opinion réclame votre démission. Que leur répondriez-vous  ? – Je réalise l’ampleur de la tâche qui m’incombe pour redorer le blason de la Justice. Mais je réponds également que beaucoup d’entre eux le font par convenance politique. Je regrette que même certains collègues saisissent cette occasion pour me dénigrer et pour désolidariser le corps de la magistrature. Mais ici, je suis consciente que chaque magistrat aura du recul dans l’analyse de cette affaire en gardant une certaine indépendance et une impartialité. Qualité essentielle et première qu’un magistrat doit avoir. Est-ce une preuve d’indépendance et d’impartialité de s’afficher dans des journaux d’opinion en prenant d’ores et déjà une position sur cette affaire   D’ailleurs, je ne peux qu’accueillir positivement la demande d’enquête, si cela est faite, car je cherche avant toute chose à éclaircir les circonstances de cette affaire et à prouver que la Justice est digne de confiance. Je suis certaine que l’enquête menée aboutira à de telles conclusions, au regret de certaines personnes qui, tout en travaillant dans la Justice, recherchent les effets contraires pour leurs propres intérêts. • La démission n’est donc pas à l’ordre du jour  ? – Pourquoi est-ce que je démissionnerais   Voilà la question que je pose à toutes les personnes qui ont émis cette demande. Je signale que ma nomination à la tête de ce département a été accueillie favorablement par une majorité de l’opinion publique et de l’ensemble du personnel de la Justice. J’ai entrepris un travail de fond pour réformer l’ensemble du monde de la Justice et de l’Administration pénitentiaire. Mes actions commencent déjà à porter leurs fruits, et je ne peux pas baisser les bras face à des accusations provenant des fugitifs ou provenant d’autres détracteurs. J’ai constaté que mes actions dérangent certains. Tout cela parce que je veux prendre mes responsabilités afin de garantir la mise en place d’une justice digne et efficace. Nous ne pouvons tolérer plus longtemps que des décisions de justice rendues en bonne et due forme ne reçoivent pas pleine exécution. Actuellement, nous nous attelons à fixer nos priorités pour 2018, et nous ne nous laisserons pas déstabiliser par des manœuvres politiques. Je pense que les personnes qui demandent cette démission cherchent à freiner ou saboter les efforts que nous avons déjà commencés. • Comment allez-vous continuer ces réformes pour redorer l’image de la Justice, après cette affaire dans laquelle votre crédibilité et celle du système judiciaire ont été fortement remises en cause  ? – Je pense que ce n’est pas la majorité des citoyens, ni celle des citoyens qui croient en cette mascarade. Parce que j’estime qu’il s’agit d’une mascarade pour atteindre le ministère de la Justice et à travers lui, l’État en général. Heureusement que ce n’est pas tout le monde qui croit en cette mascarade, et je suis très confiante sur le fait que la Justice reste digne de confiance et les efforts fournis et les réformes engagées vont dans ce sens. En ce qui concerne les failles au niveau du système judiciaire concernant cette évasion, j’ai déjà fait diligenter une enquête par la direction de l’inspection pénitentiaire qui a constaté des défaillances au niveau de l’administration pénitentiaire. Ils ont déjà préconisé des mesures que nous allons appliquer. • Que répondez-vous aux déclarations disant que vous avez autorisé son transfert depuis la Maison de Force de Tsiafahy jusqu’à Antanimora  ? – Encore une fois, Houcine Arfa essaie de détourner l’opinion publique sur les circonstances réelles de son évasion qui n’ont pas de lien direct avec son transfert depuis Tsiafahy. Ce transfert s’est décidé suite à deux tentatives de suicide de l’intéressé et à la dégradation de son état de santé, sans toutefois atteindre la gravité qu’il veut nous faire croire. J’en profite, par ailleurs, pour démentir catégoriquement ses insinuations de tortures qui seraient pratiquées dans la maison de force de Tsiafahy. Madagascar demeure un pays respectueux des droits de l’Homme. De plus, le ministère de la Justice s’est engagé, à travers les missions qui lui sont assignées, à humaniser la détention et à faire en sorte qu’elle soit plus respectueuse des droits humains. Sur cet aspect des choses, le droit à la santé figure parmi les droits fondamentaux d’un détenu. Un détenu malade a droit à ce qu’il soit ausculté par un médecin et aux soins nécessaires pour ce faire.
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• Pourquoi un transfert à Antanimora  ? – Houcine Arfa avait des problèmes de santé. Il était nécessaire alors de l’évacuer à Antanimora où l’infirmerie est mieux équipée, pour qu’il puisse recevoir les soins adéquats, en interne ou au niveau d’un hôpital. Il ne bénéficiait pas de traitement privilégié par rapport aux autres détenus, même si ses nombreuses nationalités étrangères en faisaient un détenu suivi par le consulat de France et d’autres organismes internationaux. En faisant l’amalgame entre son transfert et son évasion, il essaie, comme il le dit d’ailleurs, de protéger ses réels complices et d’essayer de me discréditer, moi-même et mes proches collaborateurs qui voulons l’arrestation de l’ensemble des personnes réellement impliquées. • Mais l’évacuation était pour un hôpital de la capitale. Quel a donc été votre rôle dans la procédure d’autorisation de son évacuation sanitaire   ? J’ai effectivement signé un avis favorable pour une sortie dans un hôpital public prévue pour le 14 décembre 2017. Cette unique autorisation, pour une seule date a été exploitée abusivement par le médecin chef d’Anta­nimora pour d’autres sorties ultérieures non autorisées, jusqu’à aboutir à son évasion. De plus, les agents pénitentiaires, qui l’ont accompagné, ont dévié de leur destination normale, à savoir un hôpital public pour décider de leur propre chef de l’amener vers un hôpital privé. Mais en tant que ministre, vous imaginez bien que je ne peux, en temps réel, contrôler chaque jour quel détenu est sorti et combien d’éléments l’accompagnent. • Le porte-parole du gouvernement a indiqué que l’escorte et les conditions de transfert du détenu auraient été à l’initiative des agents pénitentiaires. Comment cela a-t-il pu se faire  ? – Que ce soit pour un détenu malgache ou étranger, la procédure est la même. D’après le rapport qui m’est parvenu, les deux agents pénitentiaires, qui ont escorté Houcine Arfa à l’hôpital le jour de l’évasion, se sont effectivement portés volontaires. De plus, ils n’étaient pas en tenue règlementaire, pas armés. Ils n’ont pas non plus demandé de fourgon cellulaire pour le transport du détenu, notamment, malade, mais ils ont pris un taxi. Voilà ce qui a été reproché à ces deux agents. L’enquête est en cours. • Lors d’une conférence de presse, la semaine dernière, les syndicats au sein de l’administration pénitentiaire ont pourtant affirmé que ces agents n’ont fait qu’exécuter des ordres. Les ordres de qui alors  ? – Comme je l’ai dit, l’enquête est déjà entre les mains du doyen des juges d’instruction. Aussi, je ne peux pas répondre à cette question, puisque cela pourrait faire partie du secret de l’information. • Mais tout de même, que dire des failles graves  qui ont été mises en lumière par cette évasion  ? – Oui, et d’ailleurs j’ai diligenté une enquête. Cette dernière est menée par la direction de l’inspection pénitentiaire pour déterminer les responsabilités de l’ensemble des acteurs. On m’a transmis, en fin de semaine les résultats de cette enquête avec des recommandations. Je suis justement en train de mettre à exécution les recommandations qui peuvent être menées tout de suite, et de voir avec les responsables les actions sur le moyen terme. Il y a eu trop de laisser-aller pendant trop longtemps. On ne peut plus tolérer cela et je vais y remédier, je vous l’affirme. Des mesures ont été prises et d’autres suivront. • On reproche plusieurs accusations à Houcine Arfa, quels crimes a-t-il commis exactement   ? Il a un dossier criminel très chargé, déjà lorsqu’il était en France. En arrivant à Mada­gascar, son passé de criminel l’a rattrapé, et il a alors commis plusieurs infractions sur la Grande île. La police a alors ouvert une enquête en 2017, à la suite d’une plainte déposée au niveau du Parquet du Tribunal de première instance d’Antananarivo. À ce titre, il a été arrêté pour extorsion de fonds, menace de mort, menace et tentative de kidnapping, faux et usage de faux, usurpation de titre et de fonction. Ces chefs d’inculpation lui ont valu trois années de prison ferme. Il a été jugé puis condamné. C’est important de le signaler, car certains affirment qu’il a été retenu arbitrairement. Une telle affirmation ne saurait tenir.
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• Aurait-il donc d’autres dossiers sur lui   ? – En dehors de ces infractions, d’autres dossiers l’attendent encore, notamment la détention illégale d’une quantité trop importante d’armes en l’absence de toute autorisation. L’affaire est en cours d’instruction, et les armes saisies sont actuellement retenues au niveau de la police nationale. Détenir une telle quantité pourrait menacer la sûreté de l’État, menacer la sécurité de chaque citoyen eu égard à la prolifération des actes de banditisme ces derniers temps. Dernièrement, il s’est encore rendu coupable d’évasion en fuyant la Justice malgache. Il a commis plusieurs infractions sur notre territoire. Il doit répondre de ses actes, d’où le mandat d’arrêt international lancé. • Quel est le rôle de l’ambassade de France dans cette affaire  ? – À mon avis, l’ambassade n’a joué aucun rôle dans l’évasion. C’est juste que, d’après les dires des agents pénitentiaires qui ont escorté le détenu lors de l’embuscade, les deux hommes armées qui ont emmené Houcine Arfa ont indiqué qu’ils l’amèneraient à l’ambassade. Mais celle-ci n’a rien à voir dans cette histoire. • Qu’en est-il pour son transfert, aurait-il été à la suite d’une demande de l’ambassade  ? – Lorsque j’ai reçu l’ambassadeur de France en entretien, elle n’avait juste demandé qu’à être informée concernant les ressortissants français détenus. C’est la raison pour laquelle nous l’avions informé du transfert. • Il n’y a alors pas eu de demande particulière pour Houcine Arfa  ? – Non, pas du tout. • Sur l’appel à une entraide judiciaire, quelle est la réponse de la Justice française  ? – La saisine a été faite et ils ont accusé réception du mandat d’arrêt international, qui a été émis via Interpol, mais elle n’a pas encore répondu. • Le fait qu’Houcine Arfa soit encore en liberté près d’un mois après son évasion n’indiquerait-il pas que la Justice française pourrait refuser cette demande  ? – Il est difficile de répondre à cette question, car la Justice française, au même titre que la Justice malgache, est indépendante. C’est à la Justice française de donner une réponse et de la transmettre à son homologue malgache. Le ministre n’a pas son mot à dire là-dessus, ni d’ailleurs, son homologue français. J’estime, néanmoins, qu’en vertu de l’accord de coopération, la France est tenue de donner suite au mandat d’arrêt international qu’on a lancé. Je pense que c’est juste une question de temps, parce qu’il s’est évadé le 28 décembre, et le mandat a été lancé le 4 janvier. • Après les récentes déclarations des syndicats au sein de l’administration pénitentiaire, hier, comment préserver la cohésion et la chaîne hiérarchique au sein du système judiciaire   ? – Les deux syndicats au sein de l’administration pénitentiaire ont reconnu eux-mêmes que parmi les ministres qui se sont succédé, ces dernières années, je suis celle qui leur a accordé toute la place qu’ils méritent au sein du ministère de la Justice. Je suis plus que consciente de la difficulté de leur travail et de la dureté des conditions dans lesquelles ils exercent ce métier noble. Mais dans tous les cas, un syndicat n’est pas un moyen pour garantir l’impunité de ses membres. Une enquête a été menée, elle permettra de découvrir la situation administrative des agents ayant effectué l’escorte. Côté cohésion, je travaille depuis l’année dernière à une valorisation de leurs soldes et accessoires dans la limite de ce que me permet le budget ministériel. Je fais, certes, la même démarche pour les corps des magistrats et des greffiers. Mais je fais un effort particulier pour rénover les infrastructures pénitentiaires. Cela n’a pas été fait depuis longtemps. Ils reconnaissent cet effort. • Quoi qu’il en soit, votre image a été fortement ébranlée. Que comptez-vous faire   ? – Cet épisode ne doit altérer ni les efforts menés jusqu’ici pour la mise en place d’une Justice respectée et respectable, ni la confiance des justiciables envers la Justice malgache. Nous ne pouvons pas baisser les bras et nous sommes toujours prêts à relever les défis pour accomplir la mission qui nous incombe. En tout état de cause, nous ne pouvons rester insensibles face à ces accusations faites par Houcine Arfa. À ce titre, nous allons porter plainte pour diffamation devant les instances juridictionnelles compétentes. Propos recueillis par Garry Fabrice Ranaivoson

La douane française a constaté 1.415.430 euros de marchandises envoyées par EMERGENT à CONNECTIC de 2009 à 2011

1.047.060 euros de virements ont été envoyés par la société CONNECTIC à sa maison mère EMERGENT NETWORK  et la société EMERGENT a envoyé pour 1.415.430 euros de marchandises à la société CONNECTIC avec des documents douaniers français à l’appui.      
Justificatif douanier français des envois de la société EMERGENT à la société CONNECTIC totalisant 322.118,31 euros en 2009
 
Justificatif douanier français des envois de la société EMERGENT à la société CONNECTIC totalisant 761.118,31 euros en 2010
 
Justificatif douanier français des envois de la société EMERGENT à la société CONNECTIC totalisant 332.267 euros en 2011

La totalité des virements signés par RANARISON Tsilavo lui-même objet de la plainte pour abus de biens sociaux

Élection au Syndicat des Magistrats – Fanirisoa Ernaivo provisoirement en tête – Expressmada du 9 décembre 2016

Avec une courte avance sur son vis-à-vis, Fanirisoa Ernaivo se trouve, pour le moment, en tête de l’élection du président du SMM. Sauf changement, elle devrait être la première femme à ce poste.

Étriqué. Les membres du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) sont allés aux urnes hier, pour élire leur président. Un scrutin qui opposait Fanirisoa Ernaivo qui officie au tribunal de première instance d’Antananarivo et Herilaza Imbiky, en poste à l’École nationale de la magistrature (ENMG).

Les résultats, qui restent encore provisoires bien que complets, donnent la victoire à la magistrate Ernaivo avec trois-cent-seize voix, contre trois-cent pour le juge Imbiky, avec un taux de participation d’environ 60%, selon Alphonse Andrianjajmahery, président sortant du SMM. « Les résultats reçus sont complets, mais ne sont que provisoires. Nous devons toutefois attendre les plis électoraux en provenance des régions pour procéder aux confrontations, avant de pouvoir proclamer les résultats officiels », a-t-il ajouté.

Les réactions de quelques magistrats, suite au scrutin d’hier, indiquent que « ce résultat indique que le corps est divisé ». D’après les chiffres officieux, seize voix séparent celle qui est également la secrétaire générale sortante de SMM de son vis-à-vis, l’ancien membre de la Cour électorale spéciale (CES).

Redressement

« Près de la moitié des votants ne s’identifie donc pas à elle », indique l’un des juges contactés hier. À cela s’ajoutent ceux qui se sont abstenus.

En principe, le résultat officiel des votes ne devrait que confirmer la victoire de la juge Fanirisoa Ernaivo. Étant donné que la division existerait donc au sein des magistrats, rallier à sa cause l’ensemble des membres du SMM serait alors l’un des principaux défis qui attend celle qui devrait être la première femme à présider ce syndicat. Certains de ses pairs indiquent que la première assemblée générale pourrait donner le ton à ce challenge.

Lors d’un entretien téléphonique hier, la juge Ernaivo a soutenu : « Je me pose en rassembleur. Durant ma campagne, l’un de mes objectifs a été de faire voter massivement les magistrats, quel que soit leur choix. Je crois que j’y suis arrivée ». À elle d’ajouter que « je suis consciente de cette scission au sein du corps. Des actions pour rassembler tous les magistrats figurent dans mon programme. C’est un travail de tout un mandat ».

Rassembler le corps, ou encore défendre les intérêts des magistrats, les protéger des interventions, entre autres, figurent donc au tableau des tâches qui l’attendent. Certaines voix soutiennent que ses pairs attendent surtout de la nouvelle équipe dirigeante du syndicat qu’elle contribue à redorer l’image de la justice aux yeux des justiciables, et contribuer à reconquérir la confiance de ces derniers.

« Le nouveau président et les nouveaux membres du bureau doivent ainsi convaincre par des actions concrètes, réfléchies et probantes, en impliquant tous les magistrats. Les démarches unilatérales, qui ne semblent ne se résumer qu’à des tapages médiatiques et du corporatisme, ne convainquent plus », avait indiqué un membre du syndicat lors de la campagne électorale. « (…) Pour moi, ce résultat indique qu’un courant de magistrat garde espoir qu’il y a une chance de redresser la justice (…) », a cependant répliqué la juge Ernaivo, lors de l’entretien téléphonique hier. Charge à elle de confirmer ne pas décevoir ses électeurs et convaincre les récalcitrants.

Garry Fabrice Ranaivoson

Affaire Houcine ARFA d’autres révélations attendues les nouvelles du 20 janvier 2018

  Lors de son interview dans les colonnes du journal Le Parisien, Houcine Arfa n’a pas livré tous les détails de son évasion pour « ne pas gêner certaines personnes » dit-il. Mais au fur et à mesure où cette histoire digne d’un scénario de film évolue, certaines langues commencent à se délier. Les récentes déclarations explosives de la procureure de la République, Odette Balisama Razafimelisoa, en citant clairement le chef du Brigade criminelle dans l’affaire, risquent fort de jeter de l’huile sur le feu. Suite à la conférence de presse tenue par la procureure de la République et le directeur de la Police judiciaire, jeudi dernier, à Anosy et suite à l’article paru dans les nouvelles d’hier, Odette Balisama Razafimelisoa a apporté des précisions avec d’autres éléments révélateurs. « Ce n’est pas le médecin chef qui m’a soudoyée. Ce dernier est venu une fois une fois me voir pour demander l’autorisation de transfert de Houcine Arfa. Je lui répondu que ce n’est pas dans mes prérogatives mais celles du ministre. Puis, le chef BC (ndlr :chef de la brigade criminelle), un commissaire qui est venu trois fois chez moi. Les deux premières visites, c’était pour me solliciter une rencontre en tête à tête avec Houcine Arfa, selon la requête de ce dernier avant son arrestation. La troisième fois, c’était pour me rapporter un message de Houcine Arfa me disant que j’allais regretter mon refus car il y avait quelque chose en jeu » a-t-elle indiqué. Sans doute, avant de bien préparer son évasion, Houcine Arfa a bénéficié de complicité(s) de l’intérieur… La procureure de la République a cité le chef de la brigade criminelle sans portant insinué ou dire directement qu’il est vraiment impliqué dans cette affaire. Toutefois, le fais d’affirmer que le chef de la BC en personne est venu chez elle au nom d’ Houcine Arfa, ouvre un nouveau chapitre de l’affaire. Alors qui a soudoyé qui ? Réponse du berger… Chacun a sa version des faits. Joint au téléphone, le chef de la brigade criminelle (chef BC) a souligné avec beaucoup de retenue qu’il a aussi beaucoup de choses à dire sur le sujet. « Je n’ai pas de réponse à donner suite aux déclarations de la procureure de la République, et préfère me référer à mes supérieurs hiérarchiques ». Contactés par la Rédaction, ces derniers ont indiqué qu’ils vont se réunir avant de se prononcer, mais à l’heure où la le journal met sous presse, aucune réaction. Toutefois, un haut responsable a signifié qu’il n’est pas au courant de cette fameuse déclaration de la procureure et veut d’abord s’informer auprès du chef BC avant toute chose. Rakoto

Houcine Arfa – Tonia mpampanoa lalàna Tokony hajain’ny Frantsay ny fifanarahana eo amin’ny fitsarana – Triatra 20 janvier 2018

Ny « médecin chef” ny fonja no nangataka mafy tamin’ny ministry ny Fitsarana amin’ny hanomezana an’i Houcine Arfa fifindrana eny amin’ ny fonja Antanimora, satria nambaran’ ity “médecin chef” ity fa maro ny tsindry nahazo amin’ny tsy fanajana ny zon’olombelona. Anisan’ny fantatra fa nanatanteraka io fanerena io ny masoivoho frantsay sy ireo misehatra amin’ny fanajana ny zon’olombelona any Frantsa, ary izany rehetra izany no antony nahatonga ny fanekena ny famindrana. Noho izany dia teo no nahatonga ny fisainana ratsy nataon’ity olon-dratsy ity, ary nahatonga izao fitsoahany any ampita , ary hanotofany lainga ny rehetra amin’ny alalan’ ny haino aman-jery. Manoloana ny fitetezan’i Houcine Arfa ireo haino aman-jery any Frantsa indray dia tsotra ny fanazavana nomen’ny tonia mpampanoa lalàna “gadra nandositra izany tsy azo hinoana, ary matoa izy nanao “appel” dia mazava fa mihaiky ny heloka vitany izy” hoy hatrany Balisama Odette Razafintsoa. Mikasika io fanaratsiana sy lainga izay hinian’ity gadra nandositra ity atao amin’ izao fotoana izao dia nanamarika mazava ihany koa ny tonia mpampanoa lalàna fa taorian’ny fisamborana azy dia nogiazana avokoa ny vola tao aminy, ary mbola ao amin’ny polisy hatramin’ izao, izay nahitana 180 tapitrisa Ariary anaty sakaosy iray miampy 32 tapitrisa Ar izay sakaosy iray hafa nitokana ihany koa, ary vola vahiny 32 000 Euros. Vokany io fanagiazana ny volan’io olon-dratsy io aza moa araka ny fanazavana dia voatery nanatanteraka tsipaipaika hividianana paty hatao sakafon’ ity houcine Arfa ity . Raha ny fanazavana azo dia handrasana sisa ny valitenin’ ny fitsarana frantsay, satria dia efa azo ny antsoina hoe “ Notice Orange” mitondra ny laharana 418, izay midika fa efa misy ny fifandraisana eo amin’ ny fitsarana roa tonta mikasika ity raharaha ity. Nanamafy tanteraka ihany koa ny tonia mpampanoa lalàna eo anivon’ny fitsarana ambaratonga voalohany Balisama Odette Razafintsoa fa “ firenena manana ny fiandrianany i Madagasikara ka tokony ho hajain’ny frantsay ny fifanaraham-piara-miasa eo amin’ny lafin’ny lalàna”. Noho izany dia eo ampiandrasana ny valitenin’ ny fitsarana frantsay izany izao ny fitsarana malagasy mikasika ity raharaha Houcine Arfa ity, izay raha ny nambaran’ ny talen’ny polisy mpanao famotorana na ny DPJ, fa efa nanomboka ny taona 2001 no efa nanatanteraka raharaha maloto ity olon-dratsy mitsoaka any Frantsa ity. Raha ny fanazavana azo ihany taorian’ny fanontanian’ny polisy frantsay, dia fantatra fa efa nanomboka ny taona2001 no efa nanana raharaha maloto, ary efa niditra amponja toa ny fangalana an-keriny, fanafihana mitam-piadiana ary fandratrana iniana natao. Iratra Raitra

Ambassadeur de France à Madagascar Véronique Vouland Aneini – « La France respecte la Justice malgache » l’expremada du 19 janvier 2018

Cinq secondes. C’est la durée de l’intervention de l’ambassadeur de France à Madagascar, Véronique Vouland Aneini, pour répondre aux questions des journalistes sur l’affaire Houcine Arfa. Cela, en marge de la cérémonie de signature d’un accord de financement entre l’Agence française pour le développement et l’État malgache, hier à Anosy. Acculée par les journalistes, la diplomate française a nié toute complicité sur l’évasion du Franco-algérien. « La France a toujours respecté la souveraineté de l’État malgache et l’indépendance de sa Justice », a-t-elle déclaré. La France s’est enfin exprimée quatre jours après les déclarations d’Houcine Arfa. S’abstenant de tout commentaire, l’ambassadeur précise que « Cette affaire est actuellement entre les mains de la Justice malgache et la Justice française. Et je n’ai plus aucun commentaire sur ce sujet. » Du côté malgache, la réaction officielle a été menée par le Procureur de la République Odette Balisama Razafimelisoa, hier au tribunal d’Anosy. Après avoir exposé les péripéties de l’évasion de ce détenu, le procureur de la République a déclaré devant la presse que « Madagascar est un pays souverain. Nous avons lancé un mandat d’arrêt international, et on attend les réactions de la Justice française ». En vertu de la coopération judiciaire entre les deux pays, l’on attend la suite que la France va donner à cette requête malgache. Andry Rialintsalama